Billets classés sous «Lulzsec»

Le drapeau des Anonymous - Source : Wikipédia

Les autorités internationales poursuivent leurs efforts pour tenter de freiner les activités du mouvement de pirates informatiques militants Anonymous et d’un des principaux groupes de pirates liés au mouvement, LulzSec. Mardi, un important coup de filet a été mené contre ces pirates. Et pour trouver des coupables, il semble que le FBI ait obtenu une aide précieuse : celle de l’un des chefs de file de LulzSec, surnommé « Sabu », qui a choisi de collaborer avec les autorités après son arrestation.

Cinq pirates informatiques ont donc été inculpés, mardi aux États-Unis, après des arrestations des deux côtés de l’Atlantique. Ces personnes, qualifiées de pirates informatiques de « haut niveau », étaient affiliées à Anonymous et/ou aux groupes LulzSec, Internet Feds et AntiSec.

Les autorités auraient réalisé leur coup de filet grâce à un résident de New York, identifié comme Hector Xavier Monsegur, alias « Sabu ». Ce dernier avait été démasqué en juin par le FBI. Il aurait coopéré avec les autorités, jusqu’à plaider coupable le 15 août à 12 chefs d’accusations reliées au piratage. L’information a d’abord été lancée par Fox News, puis les autorités américaines ont affirmé qu’il coopérait à l’enquête.

Selon l’acte d’accusation d’Hector Xavier Monsegur, publié sur le site du Guardian, l’homme de 28 ans avait participé à des attaques informatiques contre les gouvernements tunisien, algérien, yéménite et du Zimbabwe. Il avait aussi été impliqué dans le piratage des sites des cartes de crédit Visa, Mastercard et PayPal.

« C’est un coup dévastateur contre cette organisation », a déclaré à Fox News un responsable de la police fédérale (FBI) impliqué dans l’enquête. « Nous sommes en train de décapiter LulzSec », a-t-il ajouté.

Anonymous et LulzSec ont revendiqué depuis plus d’un an des dizaines d’attaques contre des sites de grandes entreprises et des autorités, y compris le FBI et la CIA. En janvier, après la fermeture de Megaupload, Anonymous avait notamment riposté en attaquant plusieurs sites d’importance comme celui du département de la Justice américain.

Avec AFP

Anonymous a violé les privilèges de Vic Toews, juge le président de la Chambre

Par ailleurs, suite à une plainte du ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, le président de la Chambre des communes a déclaré mardi que des vidéos « troublants » du groupe Anonymous ont porté atteinte aux privilèges parlementaires du ministre.

Ces vidéos, a rapporté Andrew Scheer, ont dévoilé des informations personnelles sur le ministre et contenaient des menaces « spécifiques et inquiétantes ». Le président de la Chambre a estimé qu’il s’agissait d’une tentative d’intimidation. Les menaces et les tentatives d’influencer les actions d’un député constituent un bris des privilèges des parlementaires.

Fort de cette décision rendue en matinée mardi, Vic Toews a aussitôt déposé une motion pour que cette affaire soit référée en comité parlementaire. Il n’a pas précisé le mandat qu’il souhaite donner au comité. Le vote sur la motion de M. Toews devrait avoir lieu mardi soir.

Avec la Presse canadienne

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Des membres d'Anonymous manifestent à Madrid, en Espagne, en février 2011. Crédit : AFP/Javier Soriano

Le présumé porte-parole des groupes de pirates informatiques LulzSec et Anonymous, un Britannique âgé de 18 ans, a été remis en liberté aujourd’hui à Londres.

Arrêté la semaine dernière à sa résidence, en Écosse, Jake Davis est accusé d’accès non autorisé à un système informatique, de complicité et d’encouragement de délits et de conspiration en vue de commettre des délits. Il doit également répondre à des accusations de complot en vue de mener une attaque par déni de service, une méthode qui consiste à submerger des sites web de messages.

Jack Davis, 18 ans, est accusé d'être le porte-parole des groupes de pirates informatiques LulzSec et Anonymous. (photo: AFP)

L’adolescent, connu sous son nom d’usager « Topiary », est aujourd’hui libre, à condition de ne pas avoir accès à Internet, ni à un ordinateur ni à un téléphone portable, et doit respecter un couvre-feu de 22 h à 7 h. Il demeurera avec sa mère dans leur maison située dans le comté de Lincolnshire.

Depuis plusieurs mois, les groupes Lulzsec et Anonymous ont multiplié les cyberattaques, s’en prenant notamment aux sites web de l’Église de la scientologie, de la FBI, du CIA, du Sénat américain, de l’Agence britannique de lutte contre le crime organisé (SOCA) et de Sony. Après avoir annoncé son démantèlement en juin, Lulzsec a refait surface à la mi-juillet en piratant le site du journal The Sun, propriété de News International (branche britannique de News Corp, le groupe de Murdoch).

Plusieurs personnes aux États-Unis et en Europe ont été arrêtées dans les dernières semaines dans le cadre d’une enquête internationale sur les groupes de pirates Anonymous et LulzSec.

Avec Catherine Bolduc.

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Les deux nébuleuses de pirates informatiques ont lancé dans la nuit de mardi à mercredi une nouvelle offensive contre le service de paiement PayPal, mais légale cette fois.

Sur leurs comptes Twitter et dans une déclaration disponible ici, ils appellent la population à se désabonner de PayPal, qui bloque les transferts d’argent à WikiLeaks.

L’impact s’est rapidement fait sentir à la bourse : l’action d’eBay, société mère de PayPal, a perdu près de 3 % de sa valeur en début de séance. En milieu de journée, Anonymous estimait sur un de ses comptes Twitter @AnonymousIRC que déjà 35 000 personnes s’étaient désabonnées de PayPal.

Cette information a toutefois été réfutée par une porte-parole d’eBay, qui a affirmé au Wall Street Journal que la compagnie n’avait constaté « aucun changement dans ses opérations ».

Rappelons que le FBI a porté un dur coup à Anonymous et Lulz Security la semaine dernière en arrêtant 16 présumés membres de ces groupes, accusés d’avoir participé à des attaques par déni de service contre PayPal (en saturant les serveurs). D’autres arrestations ont eu lieu au même moment en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.

Un membre influent de LulzSec arrêté par Scotland Yard

Par ailleurs, la police britannique a annoncé mercredi avoir arrêté le présumé porte-parole de Lulz Security, connu sous le pseudonyme Topiary, à sa résidence, en Écosse. Il serait âgé de 19 ans, selon le communiqué de la police. Un autre jeune de 17 ans serait interrogé.

Topiary a accordé des entrevues à plusieurs médias dans les derniers mois, dont celle-ci au Guardian dans laquelle il parle de ses motivations et de celles de LulzSec.

Lulz Security s’est fait connaître pour avoir piraté notamment les sites web de la FBI, du CIA, du Sénat américain, de l’Agence britannique de lutte contre le crime organisé (SOCA) et de Sony. Le groupe a connu une ascension éclair, avant de se saborder 50 jours plus tard plus tard, fin juin. Il est toutefois sorti de sa retraite récemment pour pirater le site du journal The Sun, propriété de News International (branche britannique de News Corp, le groupe de Murdoch), dans la foulée du scandale des écoutes téléphoniques.

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Le centre des opérations de la Computer Emergency Readiness Team, en Virginie, lors de son inauguration en 2009. Win McNamee/Getty Images/AFP

Le chef de l’agence américaine chargée de combattre les attaques informatiques a démissionné subitement, vendredi dernier.

C’est ce que révèle un courriel envoyé à certains employés de cette branche du département de la Sécurité intérieure, et dont Reuters a obtenu copie.

Le directeur de la Computer Emergency Readiness Team, Randy Vickers, était en poste depuis 2009. Le courriel ne fournit aucun détail sur les raisons de sa démission. Le département de la Sécurité intérieure a refusé de commenter la nouvelle, mais la confirme.

Ce départ soudain fait suite au piratage dans le dernier mois et demi de plusieurs sites web d’agences gouvernementales, dont ceux de la CIA, du FBI et du Sénat américain. Ces attaques ont été revendiquées par la nébuleuse de pirates informatiques LulzSec, qui s’est sabordée fin juin.

Le groupe Anonymous a aussi volé, début juillet, de l’information sensible à deux sous-traitants d’agences fédérales américaines Booz Allen Hamilton et IRC Federal.

Sur un des comptes Twitter de la nébuleuse Anonymous, proche de LulzSec, un message fait d’ailleurs état de cette démission.« Un de tombé », écrit le groupe.

Rappelons que la semaine dernière, le FBI a procédé à l’arrestation de 14 présumés membres d’Anonymous et 2 présumés pirates de LulzSec. Ils sont accusés d’avoir participé à des attaques par déni de service contre le service de paiement PayPal, après que celui-ci eut bloqué les transferts d’argent à WikiLeaks.

Randy Vickers sera remplacé par le directeur adjoint de la division, Lee Rock, en attendant que son successeur soit nommé.

Avec Reuters

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Le groupe de pirates informatiques, qui s’est attaqué lundi au site du journal The Sun (propriété de News Corp) en guise de représailles au scandale des écoutes électroniques, a fait savoir jeudi qu’il détenait l’équivalent de 4 Go de courriels obtenus grâce au piratage du serveur du journal.

L’information a été publiée sur le compte Twitter @anonymouSabu, qui appartient à l’un des présumés leaders d’Anonymous et LulzSec.

Mais LulzSec a finalement décidé de ne pas diffuser les courriels pour éviter que cela ne compromette les procédures judiciaires auxquelles News Corporation et ses filiales font face, selon un message mis en ligne sur le compte Twitter @anonymousRC.

Deux heures plus tard, LulzSec a écrit sur son propre compte « travailler avec certains médias à qui [il a] donné un accès exclusif à des courriels de News of the World ».

Selon un expert en sécurité de l’information, interviewé par The Guardian, le piratage de ces courriels pourrait effectivement compromettre leur utilisation en cour. News Corporation, société mère de News International qui publie The Sun, pourrait arguer que la sécurité de ses archives a été compromise, ce qui les rendrait inutilisables, indique-t-il. Tout dépend de l’endroit d’ où les courriels ont été tirés.

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