Cinq pirates informatiques ont donc été inculpés, mardi aux États-Unis, après des arrestations des deux côtés de l’Atlantique. Ces personnes, qualifiées de pirates informatiques de « haut niveau », étaient affiliées à Anonymous et/ou aux groupes LulzSec, Internet Feds et AntiSec.
Les autorités auraient réalisé leur coup de filet grâce à un résident de New York, identifié comme Hector Xavier Monsegur, alias « Sabu ». Ce dernier avait été démasqué en juin par le FBI. Il aurait coopéré avec les autorités, jusqu’à plaider coupable le 15 août à 12 chefs d’accusations reliées au piratage. L’information a d’abord été lancée par Fox News, puis les autorités américaines ont affirmé qu’il coopérait à l’enquête.
Selon l’acte d’accusation d’Hector Xavier Monsegur, publié sur le site du Guardian, l’homme de 28 ans avait participé à des attaques informatiques contre les gouvernements tunisien, algérien, yéménite et du Zimbabwe. Il avait aussi été impliqué dans le piratage des sites des cartes de crédit Visa, Mastercard et PayPal.
« C’est un coup dévastateur contre cette organisation », a déclaré à Fox News un responsable de la police fédérale (FBI) impliqué dans l’enquête. « Nous sommes en train de décapiter LulzSec », a-t-il ajouté.
Anonymous et LulzSec ont revendiqué depuis plus d’un an des dizaines d’attaques contre des sites de grandes entreprises et des autorités, y compris le FBI et la CIA. En janvier, après la fermeture de Megaupload, Anonymous avait notamment riposté en attaquant plusieurs sites d’importance comme celui du département de la Justice américain.
Avec AFP
Anonymous a violé les privilèges de Vic Toews, juge le président de la Chambre
Par ailleurs, suite à une plainte du ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, le président de la Chambre des communes a déclaré mardi que des vidéos « troublants » du groupe Anonymous ont porté atteinte aux privilèges parlementaires du ministre.
Ces vidéos, a rapporté Andrew Scheer, ont dévoilé des informations personnelles sur le ministre et contenaient des menaces « spécifiques et inquiétantes ». Le président de la Chambre a estimé qu’il s’agissait d’une tentative d’intimidation. Les menaces et les tentatives d’influencer les actions d’un député constituent un bris des privilèges des parlementaires.
Fort de cette décision rendue en matinée mardi, Vic Toews a aussitôt déposé une motion pour que cette affaire soit référée en comité parlementaire. Il n’a pas précisé le mandat qu’il souhaite donner au comité. Le vote sur la motion de M. Toews devrait avoir lieu mardi soir.
Avec la Presse canadienne
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