Billets classés sous «liberté d’expression»

Clavier d'ordinateur

La police vietnamienne a arrêté l’un des blogueurs les plus connus du pays pour avoir critiqué le gouvernement communiste.

L’arrestation de Truong Duy Nhat, 49 ans, est le plus récent épisode d’une campagne de répression contre la dissidence envers le parti unique.

Le journal Tuoi Tre a rapporté lundi que la police avait arrêté le blogueur dimanche à sa résidence de Danang, dans le centre du pays. Il a été conduit sous escorte policière dans la capitale, Hanoï, pour y être interrogé.

Truong Duy Nhat est accusé d’« abus des libertés démocratiques », un délit passible de sept ans de prison, selon le journal.

M. Nhat était journaliste dans un quotidien gouvernemental avant de quitter son emploi, il y a plus de deux ans, pour se concentrer sur son blogue. Ses publications sont très souvent critiques envers le gouvernement. Dans l’un de ses textes, il a déjà appelé à la démission du premier ministre et du chef du Parti communiste.

The Associated Press

Twitter pourrait retirer des tweets jugés antisémites en France. L’Union des étudiants juifs de France (UEJF) affirme avoir obtenu de l’avocat représentant le réseau social le retrait des messages que l’association lui signalera.

« On a obtenu qu’ils appliquent spontanément la loi française, pour laquelle une injonction judiciaire n’est pas nécessaire au retrait d’un contenu manifestement illicite », a soutenu Me Stéphane Lilti, qui représente l’UEJF.

L’association compte donc soumettre une liste à Twitter d’ici la fin de la journée; liste qui pourrait évoluer, mentionne-t-elle. L’UEJF avait auparavant menacé l’entreprise américaine de poursuites judiciaires.

Twitter, qui n’a pas confirmé cette entente, se réserve le droit de choisir quels messages retirer. Pour l’instant, aucune demande ne figure sur la liste des demandes de retrait reçues par Twitter.

L’un des sujets les plus débattus en France

Le mot-clic #unbonjuif s’était hissé parmi les sujets les plus discutés en France sur Twitter le 10 octobre dernier. Les messages avec ce mot-clé contenaient des propos visant la communauté juive. Plusieurs utilisateurs disaient alors faire de l’humour et revendiquaient la liberté d’expression.

En laissant passer ces messages, Twitter n’a « pas pris la mesure du racisme et de l’antisémitisme en France alors que la situation n’a jamais été aussi grave », a plaidé de son côté le président de l’UEJF, Jonathan Hayoun.

« Les acteurs du numérique doivent prendre leurs responsabilités. Twitter ne peut être un lieu d’expression hors la loi. » – L’Union des étudiants juifs de France

L’UEJF a aussi réclamé les coordonnées de plusieurs auteurs des tweets incriminés, ce que l’entreprise refuse pour l’instant. L’association compte déposer une requête auprès de la justice française pour obtenir gain de cause à ce sujet. Mais comme le précise Le Monde, il faudrait ensuite une action de la justice américaine pour faire plier Twitter.

Un compte néonazi bloqué en Allemagne

Ce retrait de tweets survient au lendemain de la fermeture du compte d’un groupe néonazi en Allemagne, à la demande des autorités allemandes. C’est la première fois que Twitter se plie à une requête officielle en vertu d’une législation locale. Les messages antérieurs à la requête des autorités allemandes restent visibles en Allemagne et les messages suivants le seront à l’étranger.

Le réseau de microblogage s’est doté d’une politique de retrait du contenu en janvier dernier. Si nous recevons une demande valide et correctement ciblée et d’une autorité compétente, il pourrait être nécessaire de retirer l’accès à certains contenus dans un pays donné de temps à autre », peut-on y lire.

Dans ses conditions d’utilisation, Twitter assure tout mettre en œuvre pour le respect de la liberté d’expression, notamment en rendant public les demandes de retrait de tweets et en informant les utilisateurs concernés.

L’entreprise ajoute ne pas être en mesure de modérer la centaine de millions de tweets quotidiens.

Par ailleurs, le mot-clic #unbonmusulman a fait son apparition sur Twitter ces derniers jours, avec des messages de même nature que #unbonjuif. Aucune plainte pour faire retirer ces messages ne semble avoir été déposée pour le moment.

Avec l’AFP

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Bruno MaltaisLa revue du web – 30 avril 2012

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 publié le 30 avril 2012 à 18 h 16

Quelques sujets qui ont retenu notre attention aujourd’hui sur le web. Des suggestions? Écrivez-nous un courriel ou un commentaire au bas de cet article.

 

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Avec Johanne J. Lapierre

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À l’occasion de la Journée mondiale contre la cybercensure, Reporters sans frontières (RSF) publie son rapport 2012 des ennemis d’Internet. Son constat : l’année 2011 « restera comme une année d’une violence sans précédent » contre les citoyens actifs sur la toile, avec la mort de cinq d’entre eux alors qu’ils étaient engagés dans une mission d’information.

« Les net-citoyens ont été, en 2011, au coeur des changements politiques qui ont affecté le monde arabe. Ils ont tenté, aux côtés de journalistes, de tenir la censure en échec, mais en ont, en contrepartie, payé le prix fort », souligne RSF.

RSF répertorie près de 200 arrestations de blogueurs et de citoyens du web en 2011, une hausse de près de 30 % par rapport à l’année précédente.

La nouvelle liste des pays « ennemis d’Internet » de RSF

  • Bahreïn (nouvelle entrée en 2012)
  • Bélarus (nouvelle entrée en 2012)
  • Arabie saoudite
  • Birmanie
  • Chine
  • Corée du Nord
  • Cuba
  • Iran
  • Ouzbékistan
  • Syrie
  • Turkménistan
  • Vietnam

Liste des pays « sous surveillance » de RSF

  • Australie
  • Corée du Sud
  • Émirats arabes unis
  • Égypte
  • Érythrée
  • France
  • Inde
  • Russie
  • Sri Lanka
  • Malaisie
  • Thaïlande
  • Tunisie
  • Turquie
  • Kazakhstan

* RSF retire cette année la Libye et le Venezuela de la liste. L’organisation souligne qu’en Libye, si les défis restent nombreux, la chute du régime de Kadhafi a mis fin à une ère de censure. RSF juge qu’au Venezuela, l’adoption de législations potentiellement liberticides sur le web n’a pour le moment pas été suivie d’effets particulièrement néfastes.

Le Canada montré du doigt

Dans son rapport, Reporters sans frontières souligne des pratiques de démocraties que l’organisation juge « loin d’être vertueuses ». Elle fait notamment référence dans cette section de son rapport au Canada et à son projet de loi C-30.

« Sous le couvert de la lutte légitime contre la pédophilie, le Canada a élaboré un projet de loi liberticide pour le Net », écrit RSF.

Le prix du Net-citoyen à des militants syriens

Reporters sans frontières, avec le soutien de Google, a aussi remis aujourd’hui son prix du Net-citoyen, qui récompense un internaute, blogueur ou cyberdissident qui s’est illustré par ses activités de défense de la liberté d’expression sur Internet. Le centre des médias des comités locaux de coordination en Syrie, un groupe de militants syriens qui relaie de l’information sur le terrain, dans un contexte où peu ou pas de journalistes peuvent y oeuvrer, a été récompensé.

À lire, une très intéressante entrevue avec une expatriée ayant reçu le prix au nom du centre dans le journal Le Monde.

Avec AFP et Reporters sans frontières

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