Billets classés sous «Julian Assange»

http://youtu.be/QWU6tVxzO1I

Une perruque blonde, un chandail serré aux couleurs de l’Australie et un air d’une vedette rock des années 1980, Julian Assange tente de montrer un côté plus ludique de lui dans une vidéo publiée il y a deux jours sur YouTube.

Le fondateur de Wikileaks y interprète une chanson australienne You’re the voice de John Farnham, dont les paroles ont été modifiées pour refléter les valeurs de son parti politique.

En juillet dernier, Assange a créé le Parti Wikileaks en vue des élections sénatoriales australiennes.

Le tournage de cette vidéo dans le cadre d’une émission qui parodie l’actualité a eu lieu à Londres. Rappelons que Julian Assange est retranché dans l’ambassade de l’Équateur depuis plus d’un an, où il s’est réfugié pour échapper à son extradition en Suède, qui veut l’interroger sur des allégations d’inconduite sexuelle.

Le jeune parti politique connaît quelques difficultés a récemment rapporté Le Monde. Des membres ont démissionné pour dénoncer des ententes électorales qu’ils jugent contre nature avec des formations d’extrême droite.

Est-ce que Julian Assange réussira à séduire l’électorat avec cette vidéo ludique? Réponse dans les prochaines semaines.

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WikiLeaks : un million de documents seront publiés en 2013

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 publié le 20 décembre 2012 à 17 h 29

Julian Assange a fait une allocution du balcon de l'ambassade de l'Équateur, à Londres.
Julian Assange a fait une allocution du balcon de l’ambassade de l’Équateur, à Londres.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a émergé jeudi de son refuge dans l’ambassade d’Équateur, à Londres, pour faire une rare déclaration publique.

Devant une centaine de partisans et de nombreux journalistes, M. Assange a déclaré, à partir d’un balcon de l’ambassade équatorienne, que Wikileaks publiera un million de documents en 2013.

« L’année prochaine sera aussi bien remplie [que 2012]. WikiLeaks prépare la publication d’un million de documents, des documents qui touchent tous les pays dans le monde, tous les pays dans ce monde », a déclaré l’Australien âgé de 41 ans.

L’homme, qui a passé les six derniers mois enfermé dans un petit appartement qu’il partage avec le personnel diplomatique équatorien, a semblé en forme et en bonne santé. Il n’a toutefois rien dit qui pourrait laisser croire qu’il sortira bientôt de l’impasse dans laquelle il se trouve. Il a précisé qu’il resterait sur place tant que pèsera sur lui la menace d’une extradition en Suède, où la justice veut l’interroger sur des accusations de viol portées contre lui.

Julian Assange a aussi déclaré qu’il était retranché dans l’ambassade pour échapper à l’enquête du gouvernement américain sur ses activités. « Pendant que cette enquête immorale continue, et pendant que le gouvernement australien ne défend pas le journalisme et les publications de WikiLeaks, je dois rester ici », a-t-il dit.

WikiLeaks a déjà notamment publié des rapports de l’armée américaine sur l’Irak et l’Afghanistan, ainsi que 250 000 télégrammes américains, provoquant l’ire de Washington.

Julian Assange affirme que s’il est envoyé en Suède, il risque d’être extradé vers les États-Unis, et d’y encourir la peine de mort. Plusieurs partisans de WikiLeaks pensent d’ailleurs que les allégations d’agression sexuelle en Suède font partie d’un complot pour y extrader M. Assange, avant de l’extrader aux États-Unis. Or, le gouvernement suédois et les victimes alléguées de M. Assange nient ces affirmations et affirment vouloir simplement que la justice soit rendue.

Des félicitations à Bradley Manning

D’autre part, dans son allocution, Julian Assange a cité les noms de plusieurs personnes détenues, dont Nabeel Rajab, un militant bahreïnien des droits de la personne, et Jeremy Hammond, un présumé pirate informatique du mouvement Anonymous.

La foule a applaudi quand il a félicité le soldat américain Bradley Manning, considéré comme la source de la plupart des documents secrets américains révélés par WikiLeaks. Il a déclaré que le jeune soldat de 25 ans avait « maintenu sa dignité après avoir passé plus de dix pour cent de sa vie en prison, dont une partie dans une cage, nu et sans ses lunettes ».

Bradley Manning, arrêté en 2010, subit présentement son procès pour répondre de 22 accusations, dont celle d’avoir aidé l’ennemi.

C’était la deuxième fois que Julian Assange s’exprimait ainsi d’un balcon de l’ambassade, après une première intervention le 19 août dernier.

De son côté, l’ambassade d’Équateur a « réitéré » jeudi son « soutien » à M. Assange.

Avec AFP, Associated Press et Reuters

Le site de divulgation de documents confidentiels WikiLeaks suspend temporairement la publication de documents, pour des raisons financières.

C’est ce qu’a déclaré le fondateur du site, Julian Assange, lundi, lors d’une conférence de presse. Vous pouvez voir la conférence de presse ici.

WikiLeaks, qui vit essentiellement des dons des internautes, a vu ses revenus baisser considérablement depuis que Bank of America, Visa, Mastercard, Paypal et Western Union ont imposé un « blocus financier » à son endroit, en cessant de traiter les dons qui lui étaient destinés. Cette décision est survenue en décembre dernier, dans la foulée de la publication de milliers de notes diplomatiques confidentielles par WikiLeaks.

« Cette attaque a détruit 95 % de nos revenus », a déclaré Julian Assange, selon qui « des dizaines de millions de dollars en dons ont été perdus, à un moment où les coûts opérationnels sont sans précédent ». Il a souligné que ce blocus avait notamment été dénoncé par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme en décembre dernier. Il a également rappelé qu’en janvier dernier, le Trésor américain avait jugé que l’inclusion de WikiLeaks sur une liste noire était sans fondement.

L’organisation qui a fonctionné sur ses réserves au cours des 11 derniers mois, a ainsi décidé de concentrer ses énergies (et ses ressources financières) à combattre ce blocus financier devant les tribunaux. Une série de plaintes a déjà été déposée, dont une plainte antitrust devant la Commission européenne. Si WikiLeaks échoue, l’organisation ne sera pas en mesure de poursuivre ses activités, a déclaré M. Assange.

WikiLeaks lance d’ailleurs un nouvel appel à la générosité des internautes, en présentant de nouveaux moyens d’effectuer des dons. Dans cette vidéo qui vient d’être mise en ligne, Julian Assange affirme « nous avons encore des milliers de révélations qui sont en attente d’être publiées », ajoutant que « nous ne pouvons permettre à ces banques de contrôler nos vies ».

Je vous invite par ailleurs à lire ce très intéressant éditorial de James Ball, du Guardian. Dans un premier temps très critique à l’endroit de WikiLeak, le texte rappelle que l’organisation n’a rien publié de nouveau depuis avril, alors qu’elle révélait les documents secrets sur les prisonniers de Guantanamo. Il rappelle également que le système de soumission de documents n’est plus en ligne. Julian Assange a d’ailleurs indiqué que le 28 novembre, un nouveau système de soumissions de documents sera mis en ligne.

L’éditorial ajoute toutefois que. quelle que soit notre opinion à propos de WikiLeaks, la bataille juridique qui s’amorce sera une bataille pour la liberté d’expression. Il rappelle qu’aux États-Unis, WikiLeaks n’a jamais été accusé ni condamné pour quoi que ce soit. Il estime que le blocus actuel « est l’un des développements les plus sinistres de ces dernières années, et peut-être l’exemple le plus extrême, dans une démocratie occidentale, des actions extrajudiciaires visant à étouffer la liberté d’expression ».

Il souligne également que les organisations qui bloquent les dons à WikiLeaks continuent d’accepter ceux qui sont destinés à des organisations qui véhiculent un discours haineux, comme le Ku Klux Klan.

En attente d’une décision des tribunaux

Mentionnons que Julian Assange est toujours en attente d’une décision de la justice britannique au sujet de son extradition vers la Suède, pour laquelle il a fait appel. La justice suédoise veut le questionner au sujet d’allégations de crimes à caractère sexuel à l’endroit de deux femmes. Le fondateur de WikiLeaks assure toutefois que ses démêlés judiciaires n’ont rien à voir avec les problèmes financiers de son organisation.

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Le site de la maison d'édition Canongate

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, est en colère à la suite de la publication, aujourd’hui, de son autobiographie non autorisée (terme contradictoire, s’il en est un…!).

Dans un communiqué publié hier, la maison d’édition Canongate affirme que Julian Assange a rompu le contrat, ce qui l’a poussée à aller de l’avant avec la publication du livre.

De son côté, dans une déclaration publiée sur le site de WikiLeaks, Julian Assange accuse la maison d’édition d’avoir trahi sa confiance en publiant un brouillon erroné et inachevé, et d’en tirer profit. Il ajoute que l’écrivain Andrew O’Hagan, qui a rédigé le manuscrit à la suite d’une cinquantaine d’heures d’entrevues, est toujours un « ami proche » et était également en désaccord avec la publication du livre.

The Independent publie aujourd’hui une série d’extraits de l’autobiographie. Dans un premier extrait, il affirme qu’il savait que le projet WikiLeaks allait changer sa vie. Dans un deuxième passage, il revient sur son passé de pirate informatique et il affirme être « comme tous les pirates, un peu autiste ». Dans le troisième extrait, il se défend d’avoir violé les deux femmes qui l’accusent, accusations pour lesquelles la justice britannique doit se prononcer sous peu sur son extradition en Suède. Le Monde a traduit certains passages de ces extraits.

De son côté, le Guardian souligne que l’ouvrage paraît bel et bien inachevé, la portion narrative se termine avant la publication des notes diplomatiques, fin 2010. Celles-ci ne sont abordées que dans un appendice.

La publication de cet ouvrage suscite diverses réactions dans les réseaux sociaux. Plusieurs, à l’instar de la journaliste Jess Hill, ne manquent pas de souligner que WikiLeaks a récemment publié des milliers de notes diplomatiques non censurées et que c’est un retour de balancier pour Julian Assange, qui voit son autobiographie publiée contre son gré.

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Vincent GrouWikiLeaks ouvre les vannes

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 publié le 2 septembre 2011 à 11 h 26

Le site de dénonciation en ligne WikiLeaks a pris, jeudi soir, la décision controversée de publier l’intégralité des 251 000 notes diplomatiques qu’il avait en sa possession, dans une version non censurée.

L’organisation réfléchissait à cette éventualité depuis quelques jours. Mercredi, elle avait mené un « sondage » auprès de ses abonnés Twitter et affirmait que ceux-ci étaient pour la publication intégrale dans une proportion de 100 contre 1. WikiLeaks n’a toutefois pas dévoilé les chiffres de ce coup de sonde mené sur Twitter.

Jeudi soir, l’organisation a annoncé qu’elle ouvrait les vannes. Toutes les notes diplomatiques sont donc toutes disponibles sur son site, ainsi qu’à l’adresse http://www.cablegatesearch.net/search.php (mise à jour, 15 h 30 : il semble que ce dernier lien ne fonctionne pas, vraisemblablement trop engorgé). Ce moteur de recherche permet également de fouiller le contenu des documents. WikiLeaks demande d’ailleurs aux internautes qui y trouveraient de nouvelles informations intéressantes de les signaler sur Twitter en utilisant le mot-clé #wlfind (trouvaille).

Décision critiquée

Cette décision a été vivement dénoncée par les cinq journaux qui avaient conclu un partenariat avec WikiLeaks et commencé à publier ces notes, dans leur version expurgée, en décembre 2010. Le New York Times, le Guardian, Der Spiegel, El Pais et Le Monde estiment que ces notes diplomatiques non censurées peuvent mettre en danger la vie de certaines personnes qui y sont nommées. Ils affirment en outre que cette décision appartient au fondateur du site, Julian Assange, et à lui seul.

Selon le Guardian, on retrouve dans cette nouvelle publication plus de 1000 notes qui contiennent les noms d’informateurs et d’activistes, en plus de faire référence à des gens persécutés par leur gouvernement, à des victimes d’abus sexuels, ainsi qu’à des installations gouvernementales confidentielles.

L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a pour sa part suspendu le site miroir de WikiLeaks qu’elle hébergeait. «L’organisation avait ouvert le site miroir en précisant défendre « la liberté de circulation des informations sur Internet et le principe de protection des sources, sans lesquelles le journalisme d’investigation ne peut exister. » La protection des sources étant aujourd’hui remise en cause, l’organisation a décidé de suspendre le site dans l’attente d’un nouvel éclairage sur l’affaire », explique RSF. « L’organisation continuera d’alimenter la page spéciale WikiLeaks sur son site, afin d’informer sur la publication de câbles en liens avec la liberté de la presse, ainsi que sur l’actualité d’un site contribuant à la diffusion d’une information libre », précise RSF.

Les notes étaient déjà disponibles, explique WikiLeaks

Sur Twitter, WikiLeaks a laissé entendre que la décision de publier l’entièreté des notes diplomatiques avait été prise parce que celles-ci étaient déjà « téléchargeables sur des centaines de sites ».

Rappelons en effet que depuis quelques jours, WikiLeaks et le Guardian s’accusaient mutuellement d’être responsable de la fuite de documents, à la suite de la publication d’un mot de passe dans un livre publié par le journaliste Mike Leigh, du Guardian.

Ce mot de passe donnant accès à un fichier contenant les notes, soutient le Guardian, ne devait être valable que pour quelques heures, d’où sa publication dans le livre. Or, il semble qu’il était toujours actif. Toutefois, le quotidien britannique soutient que le fichier en question était difficile à trouver et nécessitait certaines connaissances en informatique. De plus, en date de jeudi, il n’avait été consulté qu’une seule fois en un mois, ajoute le Guardian.

En revanche, les notes publiées hier par WikiLeaks sont dans un format beaucoup plus facile à consulter.

Baisse d’intérêt?

Parmi les autres hypothèses soulevées pour expliquer cette publication, certains mentionnent que Julian Assange, irrité par la baisse de l’intérêt des médias pour les notes diplomatiques, aurait voulu remettre le dossier à l’avant-plan. Gawker estime pour sa part que maintenant que tout est en ligne, Julian Assange « n’est plus qu’un fanfaron mal léché en résidence surveillée ».

Rappelons que l’Australien de 40 ans, qui se trouve actuellement en Grande-Bretagne, saura dans quelques semaines s’il sera extradé vers la Suède, où la justice veut l’interroger sur des allégations d’agressions sexuelles à l’endroit de deux jeunes femmes.

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