Billets classés sous «grève»

Bruno MaltaisLe conflit étudiant parodié par Guy Nantel (vidéo)

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 publié le 30 avril 2012 à 15 h 11

L’humoriste Guy Nantel vient de mettre en ligne une parodie du conflit étudiant, dans laquelle il incarne le premier ministre Jean Charest et Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ). La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et le porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) n’y sont pas épargnés.

Du côté gouvernemental, la « proposition quasiment finale » prend des allures de promotion sur des électroménagers. Et le premier ministre parodié d’ajouter : « Mon gouvernement s’engage à adopter des mesures plus souples pour dialoguer avec les étudiants, comme ramollir les matraques de polices et même offrir des cours de rattrapage dans les fourgons cellulaires ».

« Mon gouvernement ne cédera jamais à la terreur, la violence et l’intimidation. Parce qu’au Parti libéral, chaque jour, on négocie avec des gens beaucoup plus intimidants du crime organisé, alors ce n’est pas trois petits morveux de 140 livres qui vont me faire peur », soutient-il.

De leur côté, les étudiants sont présentés comme peu informés et plus intéressés par la joute politique que par l’accessibilité aux études.

« Ce serait bien que la population comprenne que, contrairement à une grève normale, on est logé et nourri par nos parents, alors ça se peut que le conflit soit très très long », affirme la caricature de Léo Bureau-Blouin.

« Notre priorité à nous, c’est de rentrer en classe le plus tôt possible, de reprendre les trois mois ratés en deux semaines, et de devenir des avocats, des ingénieurs et des chirurgiens compétents et qualifiés », ajoute-t-il.

Et si les cours ne reprennent pas?

« On se lancera en politique. On commence à avoir l’habitude des points de presse où il ne se dit rien, et des dossiers qui n’avancent pas! »

Qu’en pensez-vous?

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Image : Sopastrike.com

Comme nous vous l’annoncions hier, l’encyclopédie en ligne Wikipédia a confirmé qu’elle participerait au mouvement de protestation contre le projet de loi antipiratage SOPA (Stop Online Piracy Act), à l’étude à la Chambre des représentants aux États-Unis, et de son équivalent au Sénat américain, le Protect IP Act (PIPA).

Ainsi, la version en anglais de Wikipédia sera inaccessible à compter de minuit ce soir (HNE), pour une période de 24 heures. C’est la première fois que l’encyclopédie en ligne participe à une manifestation de cette nature. Bien que hautement symbolique, la portée de cette éclipse sera toutefois relative. Comme le souligne Gawker, même si Wikipédia arrive au 6e rang des sites les plus consultés, et que ses pages en anglais sont consultées 234 millions de fois chaque jour, les débrouillards n’auront pas trop de mal à y accéder en passant par la mémoire cache de Google…

Rappelons que le site SopaStrike.com répertorie les sites qui ont l’intention de protester demain. Notons que cette protestation peut prendre d’autres formes que la mise hors ligne. Par exemple, ces sites pourraient afficher une bannière qui dénonce le projet de loi.

Selon Bloomberg, sans aller hors ligne demain, Google proposera en page d’accueil un lien qui expliquera son opposition au projet de loi.

Au Canada

Et qu’en est-il au Canada? Un certain nombre de sites canadiens ont déjà annoncé leur participation : Codelabs.ca, Greenpowerplant.ca, Digibase.ca, Identi.ca, et le gestionnaire de nom de domaines Tucows.ca, entre autres.

J’attire d’ailleurs votre attention sur ce billet de Michael Geist, professeur à l’Université d’Ottawa et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit d’Internet et du commerce électronique, qui explique les raisons pour lesquelles les Canadiens devraient se sentir concernés par les projets de loi et participer aux manifestations en ligne.

Il rappelle que si elles sont adoptées, ces lois auront d’importantes répercussions au Canada, car les adresses IP des sites canadiens sont allouées par l’American Registry for Internet Numbers, une entité américaine. Les sites canadiens tomberaient donc sous la coupe de SOPA/PIPA, des entreprises canadiennes pourraient également être visées.

M. Geist souligne également que le Canada a l’habitude de calquer sa stratégie en matière de propriété intellectuelle sur celle des États-Unis. C’est pourquoi il recommande aux Canadiens de contacter leurs élus et de leur faire part de leurs craintes. Les internautes peuvent également afficher le bandeau STOP SOPA sur leur photo de profil.

Pour en savoir davantage sur les effets des projets de loi SOPO/PIPA, voici un excellent billet de CNET.

Pour me joindre :

vincent.grou@radio-canada.ca

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Note : cet article a été écrit avant l’annonce de l’entente de principe entre Air Canada et le syndicat qui représente les agents de bord.

Les négociations entre Air Canada et ses agents de bord semblent dans l’impasse, alors que l’échéance avant l’éventuel déclenchement d’une grève approche à grands pas (12 h 01 dans la nuit de mardi à mercredi).

Lundi, la ministre fédérale du Travail, Lisa Raitt, a brandi la menace d’une loi spéciale pour forcer le retour au travail des agents de bord, si ceux-ci débrayent.

Pendant ce temps, le transporteur aérien doit composer avec les humeurs de ses clients sur les réseaux sociaux. Depuis quelques jours, la page Facebook d’Air Canada est l’objet de centaines de messages de passagers inquiets de subir les contrecoups d’un conflit de travail.

Et au cours des dernières heures, les messages ont gagné en acrimonie à l’endroit du transporteur.  Par exemple, Tim Ashby dit s’attendre à un remboursement pour les réservations de tous ceux qui doivent assister à son mariage, en fin de semaine, et qui ne pourront pas y être en cas de grève. Wendy Johnston se plaint du manque de mises à jour de la part du transporteur. Pour sa part, Fran Johnson urge Air Canada de faire part de son horaire partiel, qui sera mis en place advenant une grève.

Il est à noter que certains internautes en ont aussi contre les agents de bord, comme Ian Rogers, qui estime que les syndiqués du transporteur « méritent moins, pas davantage ».

En anglais seulement

Il est également à noter que les dernières mises à jour d’Air Canada sur sa page Facebook (ici et ici) n’ont été faites qu’en anglais.

Lundi, le Commissariat aux langues officielles sommait Air Canada d’en faire davantage afin de se conformer à la Loi sur les langues officielles.

Mise à jour : Air Canada a publié cette première mise à jour en français sur Facebook environ une demi-heure après la publication de cet article.

Davantage de dialogue sur Twitter

Alors que sur Facebook, Air Canada ne répond qu’à certains commentaires ou questions des internautes, il semble y avoir davantage de dialogue sur Twitter. @AirCanada a répondu à plusieurs questions au cours des dernières heures, et la place du français semble un peu plus grande, même si, en grande majorité, les messages sont en anglais.

Soulignons par ailleurs que le compte Twitter @AirCanadaStrike, qui se présente comme indépendant du transporteur, dit tenter d’aider les passagers qui seraient touchés par un conflit de travail. Le profil du compte dit également faire pression pour un remboursement intégral en cas de vols annulés.

Air Canada et le SCFP malmenés sur Facebook par des agents de bord

J’attire par ailleurs votre attention sur cet article du Globe and Mail, qui porte sur ce groupe de discussion des agents de bord d’Air Canada.

Il s’agit d’un groupe Facebook réservé à ses membres, mais que le quotidien a pu consulter. Selon le Globe, plusieurs messages en ont contre la direction du transporteur, mais également contre les dirigeants du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) qui représentent  les agents de bord à la table de négociation.

Selon Jeff Taylor, président de la composante d’Air Canada du SCFP, les critiques de la part de membres du syndicat rendent les négociations difficiles. Nathalie Stringer, présidente de la division du transport aérien du SCFP, a déclaré à Radio-Canada.ca que le syndicat, sans inciter ses membres à ne pas faire partie du groupe, avait tenté de leur faire comprendre que leurs commentaires pouvaient nuire aux discussions. Elle ajoute qu’il y a beaucoup moins de commentaires sur le groupe Facebook depuis que le dernier blitz de négociation a été entamé.

Le mois dernier, rappelle le Globe, une entente de principe avait été rejetée dans une proportion de 88 % par les syndiqués qui ont voté.

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Le militant pacifiste Anna Hazare, qui lutte contre la corruption en Inde, entreprendra demain une grève de la faim de 15 jours, après sa sortie de prison, pour forcer le gouvernement à adopter une loi anticorruption musclée. (notre article)

L’incarcération mardi dernier d’Anna Hazare a entraîné une vague de manifestations dans le pays, en appui à celui qui est considéré comme le nouveau Gandhi de l’ère moderne. Mais contrairement à cette figure emblématique, M. Hazare peut compter sur les nouvelles technologies, dont les réseaux sociaux, pour rallier les gens à sa cause.

Plus de 290 000 personnes sont abonnées à sa page Facebook officielle, qui donne des informations en temps réel sur sa lutte.

Selon le site indien afaqs!, spécialisé en média, marketing et publicité, quelque 150 pages Facebook ont été créées au cours des derniers mois en lien avec l’activiste et sa lutte contre la corruption en Inde. Parmi ceux-ci, on retrouve la page India against corruption  (L’Inde contre la corruption) qui rassemble plus de 360 000 adeptes. Ces dernières heures, des vidéos de M. Hazare enregistrées en prison ont été mises en ligne.

Sur Twitter, le compte officiel du mouvement, @Janlokpal, rejoint plus de 45 000 personnes. Les mots-clés #anna #annahazare et #janlokpal sont parmi les plus populaires en Inde, selon Trendsmap.

Aux origines de la crise

La croisade actuelle d’Anna Hazare a commencé en avril. Le septuagénaire a alors entrepris une grève de la faim afin de forcer le gouvernement à adopter une loi permettant de lutter efficacement contre la corruption. Il y a mis un terme après quatre jours, lorsque le gouvernement a promis de déposer un projet de loi créant un ombudsman anticorruption. Le dépôt du projet de loi, début août, a mis le feu aux poudres. M. Hazare et d’autres activistes anticorruption l’ont dénoncé, parce qu’il place le premier ministre et les juges à l’abri de toute enquête. Anna Hazare a alors établi un plan pour une nouvelle grève de la faim. Mais il a été arrêté, mardi, avant de pouvoir l’entreprendre.

Avec Marie-Ève Maheu

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