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Le nouveau service Helpouts de Google
Le nouveau service Helpouts de Google

Google a lancé lundi un service de vidéo payant permettant d’obtenir en direct les conseils d’un expert sur des sujets allant de la cuisson d’une dinde à la thérapie de couple.

La plateforme Google Helpouts (littéralement « coups de main ») permet à près d’un millier de partenaires – des particuliers ou des grandes marques comme Sephora ou Weight Watchers – de proposer des consultations personnalisées dans des domaines aussi divers que la mode, la remise en forme ou l’informatique.

« La plus grande part de l’information utile se trouve encore dans la tête des gens », a déclaré lundi lors d’un point presse Udi Manber, vice-président de la technique chez Google, en décrivant ce nouveau service comme un moyen d’accéder à ce type de savoir.

Pour tenter d’attirer des internautes se tournant de plus en plus vers des réseaux sociaux comme Facebook pour obtenir des conseils ou des recommandations auprès de leurs amis, Google a donc développé ce service qui s’inscrit dans la continuité de son activité de moteur de recherche et représente une nouvelle source de revenus.

Le géant de l’internet s’octroie 20 % du montant de la transaction, mais les prestataires dans le domaine de la santé seront dans un premier temps exemptés de ce prélèvement.

Google compte au début contrôler de près la plate-forme pour déterminer le type de services susceptibles d’y être proposés, a indiqué Udi Manber.

Les références des prestataires dans le domaine médical seront notamment dûment vérifiées.

Les utilisateurs du service peuvent commenter la prestation et la firme de Mountain View s’engage à rembourser ceux qui n’auraient pas été satisfaits.

Reuters

Une deuxième offre de Google pour régler à l’amiable un contentieux avec l’Union européenne répond mieux aux préoccupations de Bruxelles, a indiqué mardi le commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia.

La Commission européenne, qui enquête depuis 2010 sur le sujet, reproche à la compagnie de désavantager ses concurrents tels que Microsoft dans la présentation des pages de recherches. Passible d’une amende de 5 milliards de dollars, Google a présenté une première proposition en avril et une deuxième en septembre.

« Nous sommes à un tournant dans cette affaire. Avec les améliorations significatives désormais sur la table, je pense que nous pouvons travailler à nouveau », s’est félicité le commissaire, devant le Parlement européen.

« Je pense que la voie du règlement à l’amiable reste le meilleur choix », a-t-il poursuivi, ajoutant qu’une décision pourrait être prise au printemps.

En avril, Google qui détient 80 % de parts de marché dans le secteur européen des moteurs de recherche, avait proposé, entre autres, de distinguer ses propres services de ceux de ses concurrents dans les pages de résultats.

Selon Kent Walker, avocat de Google, la Commission européenne a réclamé d’importantes modifications dans la présentation de ces pages.

« Bien que la concurrence soit vive sur internet, nous avons pris la décision difficile de répondre à leurs exigences afin de parvenir à un règlement », dit-il dans un communiqué.

Reuters

La PDG de Yahoo, Marissa Mayer

AFP/MARIO TAMA

La PDG de Yahoo, Marissa Mayer

Yahoo est la plus récente entreprise Internet à publier le nombre de demandes sur ses usagers qui lui ont été faites par les autorités américaines.

Dans un communiqué publié lundi soir, la PDG Marissa Mayer et l’avocat principal Ron Bell indiquent que du 1er décembre 2012 au 31 mai 2013, entre 12 000 et 13 000 requêtes ont été faites à Yahoo, notamment en vertu de la Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA). « Les requêtes les plus courantes concernent des fraudes, des homicides, des enlèvements et d’autres enquêtes criminelles », disent-ils.

Ils indiquent toutefois ne pas être en mesure, pour des raisons légales, de publier le nombre précis de requêtes faites suivant la FISA. « Nous pressons fortement le gouvernement de revoir sa position à ce sujet », disent-ils.

Yahoo emboîte ainsi le pas à d’autres entreprises qui tentent de blanchir leur réputation. Lundi, Apple disait avoir reçu entre 4000 et 5000 demandes pour la même période. Vendredi, Microsoft (entre 6000 et 7000 entre juillet et décembre 2012) et Facebook  (entre 9000 et 10 000 de juillet à décembre 2012) l’ont aussi fait. Ces données sont également disponibles dans les rapports de transparence de Twitter (815 demandes de juillet à décembre 2012) et de Google (8348 demandes de juillet à décembre 2012).

Dans son communiqué, Yahoo a également ajouté son intention de rapport sur la transparence des données deux fois par année. Le premier sera publié plus tard cet été.

Depuis les révélations sur le programme surnommé Prism,  ces entreprises ont vivement nié avoir donné un accès direct ou indirect à leurs serveurs à la National Security Agency (NSA). Toutefois, dans une séance de clavardage organisée par le Guardian lundi, Edward Snowden, à l’origine des révélations, a réitéré que les compagnies étaient au courant.

Une cinquantaine de complots déjoués

Par ailleurs, selon le directeur de la NSA, Keith Alexander, et le directeur adjoint du FBI, Sean Joyce, le programme de la NSA a permis de déjouer une cinquantaine de complots terroristes, dont un projet de s’attaquer au système de métro new-yorkais ainsi qu’à la Bourse de New York. MM. Alexander et Joyce comparaissaient devant un comité du Congrès, mardi.

Comme le souligne CNN, la communauté du renseignement est actuellement divisée. Certains souhaitent déclassifier des documents pour démontrer que le programme est efficace, tandis que d’autres croient que tout devrait rester secret, de crainte de dévoiler des sources et des façons de faire des services secrets américains.

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Vincent.Grou@Radio-Canada.ca

Google dit avoir repéré des tentatives d'hameçonnage en Iran, à la veille de l'élection présidentielle.
Google dit avoir repéré des tentatives d’hameçonnage en Iran, à la veille de l’élection présidentielle.

Alors que les Iraniens sont appelés aux urnes, vendredi, pour élire un successeur à Mahmoud Ahmadinejad, Google dit avoir détecté et contrecarré d’importantes campagnes d’hameçonnage en Iran.

Selon un billet d’Eric Grosse, vice-président à la sécurité chez Google, des tentatives d’hameçonnage ont lieu depuis trois semaines et proviennent de l’intérieur du pays.

Il s’agit de tentatives classiques : les personnes visées reçoivent un courriel dans lequel se trouve un lien qui mène à une prétendue opération d’entretien de son compte. Si l’usager clique sur le lien, un formulaire l’invite à entrer son nom d’utilisateur et son mot de passe.

Le moment et les cibles de ces attaques laissent croire à Google qu’elles ont des motivations politiques.

Candidate virtuelle

La campagne électorale a par ailleurs été l’occasion de voir émerger une candidate virtuelle, en la personne de Zahra.

Il s’agit d’un personnage de fiction imaginé par le journaliste iranien Amir Zoltani, exilé aux États-Unis. Il a scénarisé la bande dessinée Zahra’s Paradise, dont les dessins sont réalisés par l’artiste Khalil. Elle raconte l’histoire de Zahra, une mère de 52 ans qui habite Téhéran qui cherche son fils, Mehdi, 19 ans, disparu lors des manifestations qui ont suivi l’élection de 2009.

L’œuvre, qui a connu un succès mondial, a été traduite dans plus d’une douzaine de langues. Si bien que ses créateurs ont décidé de la prolonger en faisant entrer Zahra dans la course à la présidence. Tout au long de la campagne présidentielle, de nouvelles pages ont été mises en ligne sur le site de Zahra, qui est également très active sur Twitter et Facebook.

Cette plateforme a permis aux auteurs de s’exprimer sur différents enjeux, comme les droits de la personne, la démocratie et les exécutions.

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Vincent.Grou@Radio-Canada.ca

Logo de la National Security Agency

AFP/PAUL J. RICHARDS

Chaque jour apporte son nouveau lot de lectures intéressantes au sujet du programme de surveillance des données de la National Security Agency (NSA) surnommé PRISM (rappelons que ce n’est pas le nom officiel du programme, mais celui du réseau d’ordinateurs qui le propulse).

On apprend d’abord qu’Edward Snowden promet de nouvelles révélations.

On apprend aussi que Google, Microsoft et Facebook réclament plus de transparence de la part du gouvernement américain. Twitter a par la suite emboîté le pas, par la voix de son principal avocat, Alex Macgillivray. Ces firmes demandent à Washington la possibilité de dévoiler davantage de détails sur les demandes de données qui leur sont faites en vertu du Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA).

Google,  Microsoft et Twitter (pas Facebook) publient un rapport annuel sur la transparence des données. La loi leur interdit toutefois, dans leurs rapports, d’inclure les demandes faites en vertu du FISA ou des lettres de sécurité nationale, notamment utilisées par la NSA pour avoir accès à des données.

Les entreprises, qui se défendent depuis la semaine dernière de donner à la NSA un accès direct ou indirect à leurs serveurs. Selon Google, l’interdiction d’inclure les demandes faites via le FISA et les des lettres de sécurité nationale entretient les spéculations selon lesquelles le gouvernement a accès à ses serveurs.

Pas de lobbying

Dans cette optique, Sam Biddle, de Valleywag, pose une intéressante question : pourquoi Google n’a-t-elle pas fait de lobby contre FISA? Les occasions de le faire ont été nombreuses et d’autres entreprises, comme Microsoft, Verizon, AT&T et HP ont mené des activités de lobbying contre FISA. Facebook n’a pas fait de lobbyisme contre FISA non plus.

Vaut mieux en rire?

Si les révélations de la semaine dernière ont semé leur lot d’inquiétudes en matière de protection de la vie privée, elles suscitent également leur lot d’humour. Pensons à certains comptes parodiques, sur Twitter, comme @nsa, ou le très drôle et très suivi @PRISM_NSA, qui depuis la semaine dernière envoie des messages comme « Ça vous est déjà arrivé de vous lever un matin et d’avoir un milliard de courriels à lire en arrivant au bureau? », « Quand on appelle à des émissions de radio, on commence toujours en disant qu’on est de fidèles auditeurs », ou « Depuis que notre existence a été révélée, vous êtes devenus très créatifs avec vos mots de passe. Vous êtes si adorables! »

« Troller » la NSA

Autre initiative plutôt loufoque, l’opération Troll the NSA, qui doit commencer à 19 h (HAE) mercredi soir. Les organisateurs de cette initiative invitent les internautes à copier un texte qui se trouve sur leur site et à l’envoyer à quelqu’un par courriel. Il s’agit d’un texte anodin, mais qui contient plusieurs termes (bombe, radical, frapper n’importe quand, etc.) qui sont tout à fait anodins dans le contexte du texte, mais qui peuvent passer pour des appels au terrorisme lorsqu’ils sont pris hors contexte. Le but de l’opération : engorger les serveurs de la NSA.

À voir également, le Tumblr Obama is checking your emails, qui réunit tout simplement des dizaines de photos tirées du compte Flickr de la Maison-Blanche, dans lesquelles on peut voir le président américain devant des ordinateurs ou son téléphone portable, et qui laisse avec humour entendre qu’il est en train d’espionner les communications de ses concitoyens.

Pour me joindre :

Vincent.Grou@Radio-Canada.ca