Billets classés sous «France»

Google

Google et les éditeurs de presse français ont conclu vendredi un accord selon les termes duquel le géant américain de l’Internet créera un fonds de 60 millions d’euros pour faciliter la transition de la presse française vers la diffusion numérique.

Les associations d’éditeurs de presse demandaient à Google de les rémunérer pour les articles qu’il indexe dans son moteur de recherche d’informations Google Actualités, ce que le géant américain refusait, menaçant de son côté de ne plus référencer les médias français.

Cet accord prévoit également un partenariat commercial destiné à aider la presse à se développer sur Internet et à accroître ses revenus en ligne.

L’accord a été annoncé à l’Élysée à l’issue d’une rencontre entre le président français François Hollande et le président de Google, Eric Schmidt.

« Il s’est produit aujourd’hui un événement mondial », s’est félicité le président français, qui avait menacé Google de légiférer faute d’accord avec la presse française.

De son côté, le patron de Google s’est réjoui de l’entente, jugeant que la décision de sceller l’accord sous la forme d’un fonds avait facilité les négociations.

En décembre, Google et la presse belge ont également conclu une entente sur un litige semblable.

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bruno.maltais@radio-canada.ca

TwitterTwitter avec des hashtags, ou partager des gazouillis avec des mots-clics?

La popularité de Twitter et l’apparition du concept de mot cliquable pour référencer le contenu d’un message a poussé les autorités linguistiques à se pencher sur le nom que l’on devrait donner à cette nouvelle réalité.

Au Québec, l’Office québécois de la langue française a proposé en janvier 2011 le « mot-clic » pour définir une « série de caractères précédée du signe #, cliquable, servant à référencer le contenu des micromessages, par l’indexation de sujets ou de noms, afin de faciliter le regroupement par catégories et la recherche thématique par clic ».

En France, la Commission générale de terminologie et de néologie vient d’officialiser le néologisme « mot-dièse », qui définit « suite signifiante de caractères sans espace commençant par le signe # (dièse), qui signale un sujet d’intérêt et est insérée dans un message par son rédacteur afin d’en faciliter le repérage ».

Les mots-clics sont essentiellement utilisés sur le réseau social Twitter, mais aussi sur Google+ et Tumblr.

Le site d’information Rue89 souligne par ailleurs que le symbole # n’est pas un dièse, mais un croisillon. Au Québec, sur les claviers, on parle plutôt d’un carré.

Franciser avant qu’il ne soit trop tard

L’an dernier, le bureau de la traduction du Canada a publié une liste de termes français liés à Twitter. L’organisme fédéral notait qu’« en l’absence d’une terminologie française clairement définie, on constate dans l’usage que les termes anglais dérivés de tweet sont francisés, voire simplement repris », ajoutant qu’« il est essentiel de proposer une terminologie française correcte et uniformisée avant que l’usage ne se fige ».

Les ministères canadiens ne « twitteraient » plus; ils « gazouilleraient » et partageraient des « gazouillis ».

Hélas, pendant ce temps, le mot « tweet » et le verbe « twitter » ont tout de même fait leur apparition dans Le Petit Robert dans l’édition 2012.

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bruno.maltais@radio-canada.ca

La photo d’un légionnaire français, portant un masque frappé d’une tête de mort, provoque des réactions sur Internet et même au sein de l’état-major, depuis deux jours.

Un légionnaire français arborant un masque frappé d'une tête de mort.

L’image montre un soldat français, le visage près du canon d’un véhicule militaire, les bras croisés. L’air est poussiéreux car un hélicoptère vient d’atterrir dans ce secteur situé au centre du Mali, explique Issouf Sanogo, le photographe de l’Agence France-Presse auteur du cliché, sur le blogue de la compagnie.
La plupart des soldats se sont alors protégés le visage, selon lui. « J’ai repéré ce soldat qui portait un drôle de foulard et j’ai pris la photo. Sur le moment je n’ai pas trouvé la scène particulièrement extraordinaire, ni choquante. Le soldat ne posait pas. Il n’y a aucune mise en scène dans cette image », dit M. Sanogo.

 

 

Le soldat ne pose pas, mais sa ressemblance avec « Ghost », un personnage du violent jeu vidéo Call of Duty, est frappante. Il s’agit d’un jeu de guerre très réaliste, dans lequel les joueurs sont des militaires en mission, aux méthodes parfois musclées.Le personnage Ghost du jeu vidéo Call of Duty.

L’armée française condamne

Visiblement, les responsables militaires français ne sont pas de grands amateurs de Call of Duty.

« C’est un comportement qui n’est pas acceptable », a déclaré le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major, rapporte le site Internet du Monde.  » Cette image n’est pas représentative de l’action que conduit la France au Mali à la demande de l’État malien  » et de celle que mènent ses soldats souvent  » au péril de leur vie « , a-t-il souligné, dans Le Monde. L’armée française tente d’identifier le légionnaire.

Le masque, quant à lui, peut facilement être acheté sur Internet. En fait, d’autres soldats ont déjà arboré des masques similaires, d’après ce que nous avons pu constater sur un forum de discussion hébergé sur le site Internet de Call of Duty.

Un soldat arborant un masque de Call of Duty
Un des participants y a publié deux photos de lui, les armes à la main et le masque en question sur le visage. « J’ai acheté le mien avant de me rendre en Afghanistan. J’ai vu quelques copains qui en avaient et j’en voulais un aussi. C’est génial lorsque tu te trouves dans un convoi en tant qu’artilleur, parce que tu te prends plein de poussière dans la figure (…) en plus, ça fait dur à cuire. (…) Je sais que quand je portais le mien, ça a refilé la trouille à quelques habitants du coin « , écrit-il, en anglais.

 

 

En complément, notre dossier sur le Mali.

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Le géant américain de la vente en ligne est dans le collimateur du fisc français, qui veut lui faire payer quelque 255 millions de dollars (200 millions d’euros).

Selon un document officiel d’Amazon disponible sur le site de l’autorité américaine des marchés financiers (la Securities and Exchange Commission, SEC), l’administration fiscale française réclame 255 millions de dollars à l’entreprise pour des arriérés d’impôts et des pénalités pour les années allant de 2006 à 2010.

Amazon s’oppose à la demande du fisc français et entend la contester par voie judiciaire. La société américaine justifie sa position par le fait que ses activités commerciales françaises sont pilotées depuis son siège européen du Luxembourg, un pays à la fiscalité plus légère que celle pratiquée en France.

« Nous sommes soumis à fiscalité dans plusieurs États et pays étrangers dont la Chine, l’Allemagne, le Luxembourg et le Royaume-Uni », précise Amazon toujours dans son communiqué à la SEC, avant d’admettre qu’il « pourrait être l’objet de procédures par ces administrations fiscales pour les exercices clos depuis 2003 ».

La compagnie américaine indique d’ailleurs qu’un contentieux similaire avec le Japon a été réglé en mars dans le cadre d’un accord entre les autorités fiscales des deux pays.

Le sénateur français Philippe Marini, spécialiste des questions de fiscalité du numérique, rapportait récemment que le Conseil national du numérique chiffrait les revenus générés en France par Google, iTunes (Apple), Amazon et Facebook « entre 2,5 et 3 milliards d’euros », et que ces quatre géants d’Internet acquittent en moyenne 4 millions d’euros par an en impôts alors qu’ils pourraient être redevables d’environ 500 millions d’euros, selon le sénateur Marini.

Avec l’AFP et La Presse Canadienne

Twitter

Alors que la série de messages associée au mot-clic « UnBonJuif » publiée sur Twitter suscite la polémique en France, la question de la modération de ce réseau social se pose. Ce dernier, qui se défend de pouvoir surveiller tous les contenus, laisse pour le moment à ses utilisateurs le soin de signaler les abus, en accord avec sa charte.

Les messages liés à « UnBonJuif », dont certains sont à caractère antisémite, ont fait partie des sujets les plus discutés sur Twitter en France la semaine dernière. Dans un communiqué publié dimanche, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a fustigé les commentaires « haineux et racistes » et interpellé Twitter pour que de tels propos ne soient plus accessibles sur le site de microblogage avant d’insister sur la nécessité d’un contrôle.

Selon la charte qui régit le fonctionnement de Twitter, les micromessages ne peuvent être supprimés sur la base de leur contenu, le réseau social revendiquant la défense de la liberté d’expression comme étant un « droit humain inaliénable ».

Twitter explique également qu’il lui est impossible d’effectuer une modération exhaustive, car il ne peut passer en revue la centaine de millions de micromessages envoyés chaque jour, comme le précise son site. Dans les faits, Twitter confie la surveillance du réseau à ses propres utilisateurs, qui ont la possibilité de lui signaler toutes sortes d’abus.

Le réseau social s’est tout de même doté d’un certain nombre de règles qui lui permettent de vérifier le contenu des messages. Elles concernent entre autres les violences et les menaces, l’utilisation de Twitter à des fins illégales, l’usurpation d’identité et les comportements abusifs, sans toutefois donner de détail sur ce dernier point.

Par ailleurs, il est très compliqué pour Twitter de modérer le contenu des micromessages mis en ligne en France puisque le gestionnaire de Twitter France est installé aux États-Unis et qu’il n’existe pas de structure dans l’Hexagone.

Concernant la polémique créée par « UnBonJuif », l’UEJF ne devrait pas porter plainte, comme avancé dans un premier temps dans son communiqué. « Nous préférons la concertation plutôt que l’action en justice », a déclaré lundi à Sipa son président, Jonathan Hayoun, qui privilégie le dialogue avec Twitter.

Dans l’hypothèse d’une procédure, Twitter, en tant qu’hébergeur, stipule que ce sont bien ses utilisateurs qui sont responsables du contenu qu’ils publient. Cependant, « la responsabilité de l’hébergeur peut être mise en cause en cas d’inaction de celui-ci alors qu’il a été averti d’un contenu illicite », a précisé à Sipa Me Antoine Chéron, avocat spécialisé en droit sur Internet.

Me Chéron doute toutefois qu’une telle démarche aboutirait. « Il est très difficile de déterminer dans une situation donnée s’il y a un abus de la liberté d’expression ou non. Ainsi, en l’espèce, il est difficile de déterminer si ces propos sont des blagues de très mauvais goût ou des propos antisémites », a conclu l’avocat.

La Presse Canadienne