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La PDG de Yahoo, Marissa Mayer

AFP/MARIO TAMA

La PDG de Yahoo, Marissa Mayer

Yahoo est la plus récente entreprise Internet à publier le nombre de demandes sur ses usagers qui lui ont été faites par les autorités américaines.

Dans un communiqué publié lundi soir, la PDG Marissa Mayer et l’avocat principal Ron Bell indiquent que du 1er décembre 2012 au 31 mai 2013, entre 12 000 et 13 000 requêtes ont été faites à Yahoo, notamment en vertu de la Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA). « Les requêtes les plus courantes concernent des fraudes, des homicides, des enlèvements et d’autres enquêtes criminelles », disent-ils.

Ils indiquent toutefois ne pas être en mesure, pour des raisons légales, de publier le nombre précis de requêtes faites suivant la FISA. « Nous pressons fortement le gouvernement de revoir sa position à ce sujet », disent-ils.

Yahoo emboîte ainsi le pas à d’autres entreprises qui tentent de blanchir leur réputation. Lundi, Apple disait avoir reçu entre 4000 et 5000 demandes pour la même période. Vendredi, Microsoft (entre 6000 et 7000 entre juillet et décembre 2012) et Facebook  (entre 9000 et 10 000 de juillet à décembre 2012) l’ont aussi fait. Ces données sont également disponibles dans les rapports de transparence de Twitter (815 demandes de juillet à décembre 2012) et de Google (8348 demandes de juillet à décembre 2012).

Dans son communiqué, Yahoo a également ajouté son intention de rapport sur la transparence des données deux fois par année. Le premier sera publié plus tard cet été.

Depuis les révélations sur le programme surnommé Prism,  ces entreprises ont vivement nié avoir donné un accès direct ou indirect à leurs serveurs à la National Security Agency (NSA). Toutefois, dans une séance de clavardage organisée par le Guardian lundi, Edward Snowden, à l’origine des révélations, a réitéré que les compagnies étaient au courant.

Une cinquantaine de complots déjoués

Par ailleurs, selon le directeur de la NSA, Keith Alexander, et le directeur adjoint du FBI, Sean Joyce, le programme de la NSA a permis de déjouer une cinquantaine de complots terroristes, dont un projet de s’attaquer au système de métro new-yorkais ainsi qu’à la Bourse de New York. MM. Alexander et Joyce comparaissaient devant un comité du Congrès, mardi.

Comme le souligne CNN, la communauté du renseignement est actuellement divisée. Certains souhaitent déclassifier des documents pour démontrer que le programme est efficace, tandis que d’autres croient que tout devrait rester secret, de crainte de dévoiler des sources et des façons de faire des services secrets américains.

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Vincent.Grou@Radio-Canada.ca

Logo de la National Security Agency

AFP/PAUL J. RICHARDS

Chaque jour apporte son nouveau lot de lectures intéressantes au sujet du programme de surveillance des données de la National Security Agency (NSA) surnommé PRISM (rappelons que ce n’est pas le nom officiel du programme, mais celui du réseau d’ordinateurs qui le propulse).

On apprend d’abord qu’Edward Snowden promet de nouvelles révélations.

On apprend aussi que Google, Microsoft et Facebook réclament plus de transparence de la part du gouvernement américain. Twitter a par la suite emboîté le pas, par la voix de son principal avocat, Alex Macgillivray. Ces firmes demandent à Washington la possibilité de dévoiler davantage de détails sur les demandes de données qui leur sont faites en vertu du Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA).

Google,  Microsoft et Twitter (pas Facebook) publient un rapport annuel sur la transparence des données. La loi leur interdit toutefois, dans leurs rapports, d’inclure les demandes faites en vertu du FISA ou des lettres de sécurité nationale, notamment utilisées par la NSA pour avoir accès à des données.

Les entreprises, qui se défendent depuis la semaine dernière de donner à la NSA un accès direct ou indirect à leurs serveurs. Selon Google, l’interdiction d’inclure les demandes faites via le FISA et les des lettres de sécurité nationale entretient les spéculations selon lesquelles le gouvernement a accès à ses serveurs.

Pas de lobbying

Dans cette optique, Sam Biddle, de Valleywag, pose une intéressante question : pourquoi Google n’a-t-elle pas fait de lobby contre FISA? Les occasions de le faire ont été nombreuses et d’autres entreprises, comme Microsoft, Verizon, AT&T et HP ont mené des activités de lobbying contre FISA. Facebook n’a pas fait de lobbyisme contre FISA non plus.

Vaut mieux en rire?

Si les révélations de la semaine dernière ont semé leur lot d’inquiétudes en matière de protection de la vie privée, elles suscitent également leur lot d’humour. Pensons à certains comptes parodiques, sur Twitter, comme @nsa, ou le très drôle et très suivi @PRISM_NSA, qui depuis la semaine dernière envoie des messages comme « Ça vous est déjà arrivé de vous lever un matin et d’avoir un milliard de courriels à lire en arrivant au bureau? », « Quand on appelle à des émissions de radio, on commence toujours en disant qu’on est de fidèles auditeurs », ou « Depuis que notre existence a été révélée, vous êtes devenus très créatifs avec vos mots de passe. Vous êtes si adorables! »

« Troller » la NSA

Autre initiative plutôt loufoque, l’opération Troll the NSA, qui doit commencer à 19 h (HAE) mercredi soir. Les organisateurs de cette initiative invitent les internautes à copier un texte qui se trouve sur leur site et à l’envoyer à quelqu’un par courriel. Il s’agit d’un texte anodin, mais qui contient plusieurs termes (bombe, radical, frapper n’importe quand, etc.) qui sont tout à fait anodins dans le contexte du texte, mais qui peuvent passer pour des appels au terrorisme lorsqu’ils sont pris hors contexte. Le but de l’opération : engorger les serveurs de la NSA.

À voir également, le Tumblr Obama is checking your emails, qui réunit tout simplement des dizaines de photos tirées du compte Flickr de la Maison-Blanche, dans lesquelles on peut voir le président américain devant des ordinateurs ou son téléphone portable, et qui laisse avec humour entendre qu’il est en train d’espionner les communications de ses concitoyens.

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Vincent.Grou@Radio-Canada.ca

Facebook s'engage à resserer ses règles en matière de violence faite aux femmes.
Facebook s’engage à resserer ses règles en matière de violence faite aux femmes.

Nous vous parlions mardi d’une campagne visant à enrayer de Facebook les images et les commentaires violents faits à l’endroit des femmes.

La stratégie du groupe féministe Women, Action & the Media (WAM!), qui ciblait les annonceurs sur Facebook, a fonctionné. En effet, le site de réseautage social a annoncé, mardi après-midi, qu’il allait resserrer ses règles.

Tout en soutenant que la ligne est souvent mince entre l’humour de mauvais goût (qui est autorisé sur Facebook en vertu notamment de la liberté d’expression) et les propos haineux (qui sont interdits), le réseau social a reconnu qu’il était possible de faire mieux, et qu’il avait l’intention de le faire.

« Récemment, nos systèmes qui identifient et retirent les propos haineux n’ont pas été aussi efficaces qu’on l’aurait souhaité, particulièrement en ce qui a trait à la haine liée au sexe. Dans certains cas, le contenu n’est pas retiré aussi rapidement qu’on le souhaiterait. Dans d’autres cas, le contenu qui aurait dû être retiré a été évalué à l’aide de critères obsolètes », a déclaré Marne Levine, vice-présidente aux affaires publiques chez Facebook.

Ainsi, le site s’engage à :

  • Metttre à jour les directives qui servent à évaluer le contenu haineux.
  • Mettre à jour la formation des équipes qui traitent les signalements de contenu haineux.
  • Accroître la responsabilité des gens qui mettent en ligne du contenu cruel ou insensible.
  • Établir des liens directs avec des représentants de groupes de défense des droits de la personne, notamment de défense des droits des femmes.
  • Consulter les représentants de ces groupes (dont WAM!) afin de tirer une ligne plus claire entre l’humour, la liberté d’expression et les propos haineux.

L’annonce a été accueillie très favorablement par WAM!, selon qui « Facebook a admirablement fait davantage que la plupart des autres compagnies pour s’attaquer à ce problème ».  Le groupe dit avoir bon espoir qu’il s’agira d’une « transition historique pour les médias et les droits des femmes ».

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Image : http://www.womenactionmedia.org/facebookaction/

Une campagne lancée mardi dernier à l’endroit de Facebook semble commencer à porter ses fruits.

La campagne, entreprise par le groupe féministe Women, Action & the Media (WAM!), vise à faire retirer du contenu à caractère violent envers les femmes, sexiste et misogyne du site de réseautage social.

Le groupe déplore l’empressement de Facebook à retirer de son site des photos de femmes en train d’allaiter ou des représentations artistiques du corps féminin, tout en laissant passer des images sexistes et violentes, de même que des pages ou des groupes qui en font l’apologie, souvent sous le couvert de l’humour et de la liberté d’expression, et en dépit des Standards de la communauté Facebook . Ceux-ci interdisent notamment la violence, l’intimidation, le harcèlement, ainsi que les discours incitant à la haine.

On peut voir ici de nombreux exemples répertoriés par WAM!, qui viennent avec l’avertissement qu’il s’agit de contenu extrêmement troublant.

Dans une lettre ouverte cosignée par une centaine d’organismes envoyée le 21 mai à Facebook, WAM! Réclame trois  mesures rapides et concrètes :

  1. Reconnaître comme un discours incitant à la haine les propos qui banalisent ou célèbrent la violence infligée aux filles et aux femmes et prendre un engagement formel à ne plus tolérer ces contenus.
  2. Former efficacement votre personnel de modération à reconnaître et à retirer les discours incitant à la haine sexiste.
  3. Sensibiliser efficacement votre personnel de modération au fait que le harcèlement en ligne affecte différemment les femmes et les hommes, en partie en raison de la pandémie de violence infligée aux femmes dans le monde réel.

Estimant que Facebook n’agit pas assez promptement pour retirer les contenus sexistes et violents à l’endroit des femmes qui lui sont signalés, WAM! a décidé de cibler les annonceurs qui paient pour de la publicité sur le site.

Ainsi, le groupe invite les internautes à interpeller les annonceurs dont les publicités côtoient, sur Facebook, les images dénoncées plus haut, notamment en passant par Twitter et en utilisant le mot-clé #FBrape. Et de les inciter à  retirer leurs publicités, jusqu’à ce que Facebook ait corrigé la situation.

La stratégie connaît un certain succès. En une semaine, WAM! a recensé près de 60 000 tweets et 5000 courriels envoyés aux entreprises. De plus, depuis la semaine dernière une quinzaine d’entreprises ont retiré leurs publicités de Facebook. Une dizaine d’autres ont déclaré être conscientes du problème (en soulignant que leurs publicités se retrouvent à côté de ces images de façon aléatoire) et disent travailler de concert avec le site de réseautage social pour remédier à la situation.

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À peine élu, voilà que le pape François est victime d’un faux compte Twitter: des milliers de personnes se sont laissées surprendre par de faux tweets publiés par un imposteur.

Le compte @JMBergoglio ressemble à s’y méprendre au compte du nouveau pape. Il utilise sa photo, sa biographie et son nom « Jorge M Bergoglio ». Il est actif depuis le 20 avril 2012.
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Des milliers de personnes se sont mises à le suivre dès l’annonce de l’élection du pape François, et des centaines de personnes ont repris les tweets du compte. Mais très vite, le contenu des publications du compte a laissé de nombreuses personnes incrédules.
Ainsi, 18 000 personnes ont repris un de ses tweets dans lequel il explique qu’il est immensément fier d’être devenu le nouveau pape.

Dans un récent tweet, @JMBergoglio souhaite que l’encyclopédie en ligne Wikipédia, change sa biographie.

Le porte-parole du Vatican, Elaine Filadelfo, a confirmé au site Poynter qu’il ne s’agit pas du compte du nouveau pape. Finalement, le compte a été suspendu, mais une page Facebook reliée au compte existe encore.

Avez-vous été victime du faux compte @JMBergoglio?

Pour me joindre : bahador.zabihiyan@radio-canada.ca
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