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Bradley Manning, lors d'une comparution devant une cour martiale à Fort Meade, en décembre 2011.

Bradley Manning, lors d'une comparution devant une cour martiale à Fort Meade, en décembre 2011.

Un juge militaire a refusé mercredi d’abandonner les accusations retenues contre le soldat Bradley Manning, soupçonné d’avoir transmis des documents confidentiels du gouvernement américain au site WikiLeaks, la plus grosse fuite de l’histoire de l’administration américaine.

Le colonel Denise Lind a rejeté mercredi la requête déposée par la défense lors d’une audience préliminaire avant la comparution en cour martiale de Bradley Manning. La défense a déposé une autre motion demandant l’abandon du chef le plus grave, aide à l’ennemi, passible de la prison à perpétuité.

Le procès du soldat Manning est prévu pour l’heure du 21 septembre au 12 octobre prochain. Il est accusé d’avoir transmis au site WikiLeaks, qui milite pour la transparence, des centaines de milliers de documents confidentiels. Le site a publié notamment des documents de la défense américaine sur l’Afghanistan et des câbles diplomatiques du Département d’Etat.

The Associated Press

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Vous vous souvenez peut-être des projets projets de loi américains SOPA et PIPA qui avaient suscité un tollé il y a quelques mois. Ils ont été abandonnés depuis, mais voilà qu’un autre projet de loi fait couler beaucoup d’encre : le CISPA.

Une chronique de l’émission Phare Ouest à réécouter ici.

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florent.daudens@radio-canada.ca

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Le ministère américain de la Justice a lancé mercredi des poursuites contre Apple et des éditeurs pour entente visant à « relever le prix des livres numériques et limiter la concurrence » dans le secteur.

Selon les autorités américaines, cette entente « a eu pour résultat que les consommateurs de livres numériques ont payé des dizaines de millions de dollars supplémentaires ».

Les éditeurs qui font l’objet de soupçons dans cette affaire sont Hachette (propriété de Lagardère), Simon & Schuster (CBS Corp.), Penguin (Pearson), MacMillan (Verlagsgruppe Georg von Holzbrinck) et HarperCollins (News Corp.).

Le gouvernement américain a annoncé s’être entendu avec Hachette, HarperCollins et Simon & Schuster, qui ont accepté de changer leur politique de prix des livres numériques en réaction aux reproches de Washington. Si l’entente est approuvée par les tribunaux, ces éditeurs devront permettre aux commerçants (comme Amazon et Barnes & Noble) de réduire le prix des livres électroniques à leur guise.

Selon la poursuite, disponible sur le site du Wall Street Journal, l’entente entre Apple et les éditeurs permettrait aux éditeurs de choisir le prix de vente du livre en acceptant de verser 30 % à Apple. Elle limitait ainsi la capacité d’Amazon, principal distributeur de livre numérique, à vendre les livres électroniques à bas prix.

L’entente aurait été conclue avant l’arrivée de l’iPad, en 2010, au moment où Amazon avait fait descendre le prix des livres électroniques en vendant les nouveautés et les meilleurs vendeurs à 9,99 $ afin de favoriser la vente de ses propres liseuses électroniques Kindle. Dans certains cas, les livres étaient vendus en bas du prix coûtant.

Les éditeurs n’auraient pas apprécié la stratégie d’Amazon, de crainte qu’elle n’habitue les clients à des bas prix, qu’elle ne compromette l’attrait de titres plus chers, et qu’elle ne nuise aux librairies traditionnelles. Selon eux, cela aurait permis à Amazon de déterminer les prix de vente.

À ce moment, les éditeurs vendaient généralement leurs livres aux détaillants pour la moitié du prix de vente suggéré. Les détaillants conservaient la liberté de vendre les livres à un prix inférieur à ce prix de vente. Ce modèle d’affaires était semblable à celui qui s’applique dans les librairies.

Or, ce système aurait été modifié peu après que le fondateur d’Apple, Steve Jobs, eut proposé un autre modèle, dit d’agence. Dans ce système, les éditeurs fixeraient le prix de vente des livres, en tenant compte de la part de 30 % que voulait récolter Apple.

« Nous avons dit aux éditeurs : « Nous allons adopter le modèle d’agence, où vous fixez les prix, et nous obtenons notre 30 % et, oui, le consommateur paie davantage, mais c’est ce que vous voulez de toute façon », aurait déclaré Steve Jobs, selon des propos rapportés dans sa biographie, rédigée par Walter Isaacson. Cette citation est d’ailleurs reprise dans la poursuite du gouvernement américain.

Les éditeurs « sont allés voir Amazon et ont dit : vous allez signer ce contrat d’agence, où nous ne vous donnerons plus de livres », a précisé M. Jobs, selon le même ouvrage.

Selon l’Association des éditeurs américains, les livres électroniques ont représenté un marché de 970 millions de dollars en 2011, en hausse de presque 100 % par rapport à l’année précédente.

En Europe, les autorités antitrust se penchent également sur ce dossier.

Au Canada, le Bureau de la concurrence refuse d’indiquer s’il a reçu des plaintes à ce sujet, ni s’il se penche sur ce dossier d’une manière ou d’une autre, expliquant que « la loi oblige le Bureau à mener ses enquêtes de façon confidentielle ».

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Bruno MaltaisMichelle Obama vous invite à la Maison-Blanche

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 publié le 3 avril 2012 à 12 h 53
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Qui de Mitt Romney, Rick Santorum ou Barack Obama habitera à la Maison-Blanche à l’issue de l’élection présidentielle du 4 novembre prochain?

Peu importe, ils pourront tous prendre le temps qu’ils veulent pour regarder les oeuvres d’art du 1600 Pennsylvania Avenue.

Mardi, Michelle Obama a ouvert – virtuellement – les portes de la résidence présidentielle pour permettre au public de découvrir les tableaux et bibelots exposés dans les pièces publiques.

« La Maison-Blanche n’est pas seulement la résidence de la famille du président ni un lieu de rencontres pour les dirigeants du monde. C’est aussi une « maison du peuple », un lieu qui doit être ouvert à tous », a souligné Michelle Obama dans un message vidéo. Depuis trois ans, plus de 2,5 millions de personnes ont visité la demeure officielle des Obama.

Dans le cadre du Google Art Project, qui permet aux internautes de voir des oeuvres d’art de 151 musées dans 40 pays, il est désormais possible de se promener dans la Maison-Blanche et de prendre tout le temps souhaité pour regarder un portrait de George Washington ou une assiette de service utilisée sous la présidence de Ronald Reagan. Bref, un Google Street View intérieur axé sur les oeuvres d’art.

Il existait déjà une visite virtuelle de la résidence présidentielle sur le site officiel de la Maison-Blanche. Moins interactive, dans celle-là, on peut toutefois accéder à l’aile ouest, qui abrite les bureaux du président…

Et pour en savoir davantage sur la manière dont Google réussit à produire de telles images:

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Je vous parlais hier de la mise en ligne du film The Road We’ve Traveled (La route que nous avons parcourue) par l’équipe de campagne de Barack Obama. Le film de 17 minutes est disponible sur YouTube depuis hier soir, et suscite de nombreuses réactions aux États-Unis.

Je vous rappelle que ce film, signé Davis Guggenheim (réalisateur d’Une vérité qui dérange) et narré par Tom Hanks, revient sur les années de présidence de Barack Obama. Son équipe mise sur les réseaux sociaux pour faire passer son message, espérant que les Américains le partageront avec leurs contacts sur Facebook ou Twitter, ce qu’ils peuvent faire directement à partir de la page YouTube où est diffusé le film.

Suivent quelques liens qui vous permettront de voir quel accueil a reçu le film chez nos voisins du sud.

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Par courriel : johanne.j.lapierre@radio-canada.ca

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