Billets classés sous «États-Unis»

Logo de la National Security Agency

AFP/PAUL J. RICHARDS

Chaque jour apporte son nouveau lot de lectures intéressantes au sujet du programme de surveillance des données de la National Security Agency (NSA) surnommé PRISM (rappelons que ce n’est pas le nom officiel du programme, mais celui du réseau d’ordinateurs qui le propulse).

On apprend d’abord qu’Edward Snowden promet de nouvelles révélations.

On apprend aussi que Google, Microsoft et Facebook réclament plus de transparence de la part du gouvernement américain. Twitter a par la suite emboîté le pas, par la voix de son principal avocat, Alex Macgillivray. Ces firmes demandent à Washington la possibilité de dévoiler davantage de détails sur les demandes de données qui leur sont faites en vertu du Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA).

Google,  Microsoft et Twitter (pas Facebook) publient un rapport annuel sur la transparence des données. La loi leur interdit toutefois, dans leurs rapports, d’inclure les demandes faites en vertu du FISA ou des lettres de sécurité nationale, notamment utilisées par la NSA pour avoir accès à des données.

Les entreprises, qui se défendent depuis la semaine dernière de donner à la NSA un accès direct ou indirect à leurs serveurs. Selon Google, l’interdiction d’inclure les demandes faites via le FISA et les des lettres de sécurité nationale entretient les spéculations selon lesquelles le gouvernement a accès à ses serveurs.

Pas de lobbying

Dans cette optique, Sam Biddle, de Valleywag, pose une intéressante question : pourquoi Google n’a-t-elle pas fait de lobby contre FISA? Les occasions de le faire ont été nombreuses et d’autres entreprises, comme Microsoft, Verizon, AT&T et HP ont mené des activités de lobbying contre FISA. Facebook n’a pas fait de lobbyisme contre FISA non plus.

Vaut mieux en rire?

Si les révélations de la semaine dernière ont semé leur lot d’inquiétudes en matière de protection de la vie privée, elles suscitent également leur lot d’humour. Pensons à certains comptes parodiques, sur Twitter, comme @nsa, ou le très drôle et très suivi @PRISM_NSA, qui depuis la semaine dernière envoie des messages comme « Ça vous est déjà arrivé de vous lever un matin et d’avoir un milliard de courriels à lire en arrivant au bureau? », « Quand on appelle à des émissions de radio, on commence toujours en disant qu’on est de fidèles auditeurs », ou « Depuis que notre existence a été révélée, vous êtes devenus très créatifs avec vos mots de passe. Vous êtes si adorables! »

« Troller » la NSA

Autre initiative plutôt loufoque, l’opération Troll the NSA, qui doit commencer à 19 h (HAE) mercredi soir. Les organisateurs de cette initiative invitent les internautes à copier un texte qui se trouve sur leur site et à l’envoyer à quelqu’un par courriel. Il s’agit d’un texte anodin, mais qui contient plusieurs termes (bombe, radical, frapper n’importe quand, etc.) qui sont tout à fait anodins dans le contexte du texte, mais qui peuvent passer pour des appels au terrorisme lorsqu’ils sont pris hors contexte. Le but de l’opération : engorger les serveurs de la NSA.

À voir également, le Tumblr Obama is checking your emails, qui réunit tout simplement des dizaines de photos tirées du compte Flickr de la Maison-Blanche, dans lesquelles on peut voir le président américain devant des ordinateurs ou son téléphone portable, et qui laisse avec humour entendre qu’il est en train d’espionner les communications de ses concitoyens.

Pour me joindre :

Vincent.Grou@Radio-Canada.ca

Image : Google Earth

Des chutes de neige qui pourraient être abondantes ont commencé à toucher l’est du Canada.

C’est toutefois le nord-est des États-Unis qui pourrait recevoir les précipitations les plus importantes.

Le Google Earth Blog souligne aujourd’hui à quel point il est facile de suivre l’évolution de cette tempête (et de tout autre événement météo) sur Google Earth (que vous pouvez télécharger et installer gratuitement sur votre ordinateur, si ce n’est déjà fait).

Dans le menu de gauche de Google Earth, dans la section Calques (Layers, en anglais), vous n’avez qu’à vous assurer que l’option Météo est activée. Vous pouvez ensuite choisir d’activer les calques Radar, Nuages, ainsi que les Conditions et prévisions. Lorsque cette dernière option est sélectionnée, vous avez accès aux prévisions du temps pour chaque ville, en cliquant sur les différentes icônes météo sur la carte.

Le Google Earth Blog souligne également les intéressantes options de visualisation proposées par la WunderMap du site Weather Underground.

Mentionnons aussi que le populaire site d’Environnement Canada propose une carte animée des différentes stations de radar au pays.

Voici également un lien vers des webcams situées à différents endroits dans le nord-est des États-Unis. Reste à voir si elle montreront des images intéressantes au plus fort de la tempête…

D’ailleurs, si vous êtes aux États-Unis et avez des images intéressantes de cette tempête (vous pouvez nous les faire parvenir à l’adresse temoin@radio-canada.ca, ou encore en nous envoyant un message via la page Facebook de Radio-Canada).

Vincent.Grou@radio-canada.ca

 

WikiLeaks : un million de documents seront publiés en 2013

par

 publié le 20 décembre 2012 à 17 h 29

Julian Assange a fait une allocution du balcon de l'ambassade de l'Équateur, à Londres.
Julian Assange a fait une allocution du balcon de l’ambassade de l’Équateur, à Londres.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a émergé jeudi de son refuge dans l’ambassade d’Équateur, à Londres, pour faire une rare déclaration publique.

Devant une centaine de partisans et de nombreux journalistes, M. Assange a déclaré, à partir d’un balcon de l’ambassade équatorienne, que Wikileaks publiera un million de documents en 2013.

« L’année prochaine sera aussi bien remplie [que 2012]. WikiLeaks prépare la publication d’un million de documents, des documents qui touchent tous les pays dans le monde, tous les pays dans ce monde », a déclaré l’Australien âgé de 41 ans.

L’homme, qui a passé les six derniers mois enfermé dans un petit appartement qu’il partage avec le personnel diplomatique équatorien, a semblé en forme et en bonne santé. Il n’a toutefois rien dit qui pourrait laisser croire qu’il sortira bientôt de l’impasse dans laquelle il se trouve. Il a précisé qu’il resterait sur place tant que pèsera sur lui la menace d’une extradition en Suède, où la justice veut l’interroger sur des accusations de viol portées contre lui.

Julian Assange a aussi déclaré qu’il était retranché dans l’ambassade pour échapper à l’enquête du gouvernement américain sur ses activités. « Pendant que cette enquête immorale continue, et pendant que le gouvernement australien ne défend pas le journalisme et les publications de WikiLeaks, je dois rester ici », a-t-il dit.

WikiLeaks a déjà notamment publié des rapports de l’armée américaine sur l’Irak et l’Afghanistan, ainsi que 250 000 télégrammes américains, provoquant l’ire de Washington.

Julian Assange affirme que s’il est envoyé en Suède, il risque d’être extradé vers les États-Unis, et d’y encourir la peine de mort. Plusieurs partisans de WikiLeaks pensent d’ailleurs que les allégations d’agression sexuelle en Suède font partie d’un complot pour y extrader M. Assange, avant de l’extrader aux États-Unis. Or, le gouvernement suédois et les victimes alléguées de M. Assange nient ces affirmations et affirment vouloir simplement que la justice soit rendue.

Des félicitations à Bradley Manning

D’autre part, dans son allocution, Julian Assange a cité les noms de plusieurs personnes détenues, dont Nabeel Rajab, un militant bahreïnien des droits de la personne, et Jeremy Hammond, un présumé pirate informatique du mouvement Anonymous.

La foule a applaudi quand il a félicité le soldat américain Bradley Manning, considéré comme la source de la plupart des documents secrets américains révélés par WikiLeaks. Il a déclaré que le jeune soldat de 25 ans avait « maintenu sa dignité après avoir passé plus de dix pour cent de sa vie en prison, dont une partie dans une cage, nu et sans ses lunettes ».

Bradley Manning, arrêté en 2010, subit présentement son procès pour répondre de 22 accusations, dont celle d’avoir aidé l’ennemi.

C’était la deuxième fois que Julian Assange s’exprimait ainsi d’un balcon de l’ambassade, après une première intervention le 19 août dernier.

De son côté, l’ambassade d’Équateur a « réitéré » jeudi son « soutien » à M. Assange.

Avec AFP, Associated Press et Reuters

Un photographe a-t-il pris une image de cet homme vers qui un métro fonçait au lieu de l’aider? C’est la question que se posent de nombreux internautes ce matin à la vue de la une du New York Post.

« Poussé sur les rails du métro, cet homme va mourir. CONDAMNÉ », dit le texte qui l’accompagne.

L’accident s’est déroulé à la station de la 49e rue, lundi, à New York. Un homme de 58 ans, Ki Suk Han, a été poussé sur les rails par un inconnu « dérangé », selon les termes utilisés par le tabloïd. Il n’est pas parvenu à remonter sur le quai à temps et a été écrasé par le métro qui arrivait.

Outre l’horreur de ce tragique accident, plusieurs se demandent si le photographe n’aurait pas pu le sauver au lieu de prendre son appareil photo. Dans le quotidien, le principal intéressé soutient qu’il a utilisé son flash à de nombreuses reprises pour tenter d’alerter le conducteur. « J’ai juste commencé à courir encore et encore, en espérant que le conducteur puisse me voir », soutient-il.

Cette explication ne semble pas satisfaire les internautes, comme le montre entre autres cette compilation de tweets faite par The Atlantic. « C’est une question d’argent », évoque l’un, tandis qu’un autre se demande si ce n’est pas parce que « les gens sont horribles ».

Des réactions d’internautes sur Twitter. Source : The Atlantic

La question de la responsabilité du New York Post se pose aussi. À ce sujet, le Poynter Institute, une organisme de référence pour les médias américains, a recensé des réactions de journalistes. «Tous les journalistes que nous avons vu parler de cela en ligne concluent que le Post a eu tort d’utiliser cette photo, particulièrement sur sa couverture », peut-on lire.

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florent.daudens@radio-canada.ca

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Au moment où, au Canada, Sun Media annonce l’abolition de 500 emplois, une nouvelle étude confirme la baisse de la part des revenus publicitaires chez les médias imprimés chez nos voisins du sud.

Une étude américaine de Statista montre que pour la première fois, les revenus publicitaires de Google ont dépassé ceux de l’ensemble des journaux et magazines papier américains lors des six premiers mois de 2012.

Au cours de cette période, Google a enregistré des revenus publicitaires de l’ordre de 20,8 milliards de dollars américains, contre 19,2 milliards pour les médias imprimés.

Important bémol toutefois : Statista précise que les revenus publicitaires de Google de partout dans le monde sont comptabilisés, et que les revenus publicitaires versions en ligne des journaux ne le sont pas.

Néanmoins, s’il ne faut pas nécessairement tisser un lien de cause à effet entre les deux statistiques, elles témoignent certainement d’une tendance à la baisse des revenus publicitaires sur papier, et une nette hausse des revenus publicitaires du côté du géant du web.

Ces données sont intéressantes, selon Statistica, ne serait-ce qu’en prenant en compte que l’entreprise Google a été fondée il y a 14 ans, et qu’elle engendre maintenant plus de revenus que l’ensemble d’une industrie vieille de plus de 100 ans.

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