Billets classés sous «enfants»

Image : iStock Photo

Si vous avez des enfants, vous aurez peut-être constaté la fascinante facilité avec laquelle ils sont capables d’utiliser des appareils mobiles, comme l’iPad ou l’iPhone.

Toutefois, vous savez certainement que cette pratique n’est pas sans risque. Selon certaines études, les enfants qui passent trop de temps devant un écran s’exposent à différents troubles du développement ou de santé.

Un autre risque touche quant à lui votre portefeuille. Plusieurs histoires ont récemment documenté des cas d’enfants qui ont fait grimper la facture l’une des plus récentes en date est rapportée par Mashable : un enfant de 5 ans a fait des achats de 2500 $ à l’intérieur d’une application iPad.

Beaucoup de jeux pour appareils mobiles sont gratuits à la base, mais comportent des options payantes. Par exemple, dans certains jeux, vous devez payer pour accéder à la version complète, pour vous acheter des armes plus puissantes, pour avoir des indices, etc.

Peut-être vous sentez-vous à l’abri, derrière votre mot de passe. Or, comme le rapporte le Guardian, la configuration par défaut des appareils d’Apple fait en sorte que lorsque vous effectuez un achat, dans les 15 minutes qui suivent, vous n’avez pas à entrer votre mot de passe pour vos achats subséquents. Et en 15 minutes, un enfant a amplement le temps de faire grimper votre facture.

Comment vous protéger?

Il existe des moyens d’éviter que des situations semblables se produisent. Vous pouvez configurer les paramètres de votre appareil en allant dans le menu Réglages => Général => Restrictions => Activer les restrictions, et choisir l’option Exiger le mot de passe => Immédiatement.

Vous pouvez également, dans le menu Restrictions, bloquer les achats intégrés (in-app purchases) , ce qui empêchera vos enfants d’effectuer des achats à partir d’une application.

Vous pouvez aussi vous abstenir de prêter votre appareil à vos enfants…

Les mécanismes devraient être plus clairs, croit l’Office de protection du consommateur

Bien que ces paramètres soient ajustables, l’Office de protection du consommateur du Québec croit qu’Apple et les concepteurs d’application ont un plus grand rôle à jouer pour prévenir de telles situations.

« À partir du moment où un produit est destiné aux enfants, il devrait automatiquement y avoir un mécanisme qui fait en sorte qu’ils ne peuvent rien acheter », dit le porte-parole Réal Ouellet, qui précise que ce ne sont pas tous les parents qui sont technophiles et qui savent comment ajuster les paramètres.

Preuve peut-être qu’Apple reconnaît une certaine part de torts, rappelons que l’entreprise a récemment conclu une entente à l’amiable pour rembourser des parents dont les enfants ont effectué des achats à leur insu. Cette entente n’est toutefois valide qu’aux États-Unis.

Les frais d’itinérance peuvent aussi coûter cher

Dans le même ordre d’idées, un reportage de nos collègues de la CBC racontait hier l’histoire d’un Britanno-Colombien qui a eu lui aussi une facture salée.

Pendant un voyage au Mexique, il a prêté son appareil mobile à son fils. En regardant des vidéos sur YouTube, celui-ci, en raison des frais d’itinérance, a fait grimper la facture à 22 000 $.

Le père dénonce ce qu’il croit être une tactique du fournisseur de téléphonie cellulaire (Rogers, dans ce cas-ci). Il facture d’abord une somme astronomique, avant de se montrer bon prince et de réduire le montant à « seulement » 2200 $.

Ici encore, il y a moyen d’agir en amont pour éviter les frais d’itinérance. Comme le souligne la CBC, les détenteurs de téléphones mobiles devraient mettre leur appareil en mode « avion », retirer la carte SIM de leur appareil, acheter un forfait voyage avant de partir, vérifier auprès de leur fournisseur quels sont les frais d’itinérance, et vérifier leur facture à leur retour.

Crédit : iStockphoto

Ce 5 février marque la 10e Journée pour un Internet plus sûr. À cette occasion, 90 pays s’unissent afin de promouvoir l’usage sécuritaire des technologies en ligne et de la téléphonie cellulaire, particulièrement auprès des enfants et des adolescents.

C’est également dans le cadre de cette journée que la firme de cybersécurité Kaspersky publie une étude qui révèle que les enfants peuvent facilement avoir accès à du contenu inapproprié sur YouTube.

En écoutant des épisodes ou des extraits d’émissions pour enfants sur YouTube, les petits sont « à trois clics » de tomber sur des scènes montrant « des vidéoclips mettant en vedette de la violence, des armes et de la nudité, des extraits d’émissions de télé destinées à un auditoire adulte, et des compilations d’accidents de voitures ». Cela, en raison des suggestions de vidéos proposées par YouTube, à la fin des vidéos et dans la colonne de droite de l’écran.

Kaspersky, dans son communiqué de presse, donne des exemples de recherches d’émissions pour enfant, « Dora the Explorer » menait à deux clics d’un vidéoclip contenant des jurons et de la nudité; « Sesame Street » menait à deux clics d’une vidéo d’une femme en train d’accoucher; « Peppa pig » menait à deux clics d’une compilation d’accidents de voitures.

Soulignons qu’il est possible d’utiliser YouTube en mode sécurisé. Toutefois, Google, propriétaire de YouTube, reconnaît que le filtre n’est pas sûr à 100 %. Mentionnons que dans le cadre de la Journée pour un Internet plus sûr, Google fait la promotion de sa chaîne sur la vie privée et la sécurité en ligne.

Accompagner les enfants en ligne

De son côté, Enfant-Retour Québec publie une liste de conseils à l’attention des parents de jeunes enfants. On retrouve des conseils qui s’adressent aux différentes tranches d’âge. La clé : parler aux enfants et superviser leur utilisation d’Internet.

Enfant-Retour Québec invite également les internautes à consulter le Guide des droits sur Internet.

À lire également, les conseils du blogue Naked Security pour la sécurité des enfants.

Deux documents publiés aujourd’hui rendent compte des risques que courent les enfants qui utilisent Internet, et des moyens à prendre pour les protéger.

Dans un premier temps, la Fondation Marie-Vincent et l’organisme Cyberaide ont fait part d’un sondage réalisé auprès de parents sur l’utilisation d’Internet par les enfants de 3 à 12 ans.

L’enquête indique que « 3 enfants sur 4, âgés de 3 à 12 ans, utilisent Internet et que 1 enfant sur 2 interagit avec d’autres personnes sur Internet, que ce soit dans les réseaux sociaux, des séances de clavardage ou des jeux en ligne ».

Le sondage révèle également que 80 % des parents croient qu’Internet peut constituer une source de danger en matière d’exploitation sexuelle des enfants. En revanche, près de 1 parent sur 2 dit ne pas avoir parlé de ces dangers possibles avec ses enfants.

Les responsables des deux organismes insistent sur l’importance de parler régulièrement de sécurité Internat avec ses enfants et de leur donner des consignes de sécurité, par exemple, être à leurs côtés s’ils se créent un profil dans un site de réseautage social.

De son côté, l’UNICEF publie aujourd’hui un rapport intitulé Child Safety online: Global challenges and strategies (« La sécurité des enfants en ligne : les stratégies et les enjeux mondiaux ». Le rapport est uniquement disponible en anglais, un résumé en français se trouve ici), qui dresse également un portrait des risques que les enfants courent sur Internet, comme la cyberintimidation, l’envoi de sextos et la pornographie juvénile.

Le rapport fait état de différentes stratégies pour protéger les enfants, comme une éducation claire et adaptée à chaque groupe d’âge, afin de les rendre autonomes. Il préconise également d’aller au-delà du cadre législatif, en impliquant les parents, le personnel enseignant, les décideurs et le secteur privé.

À consulter également, la fiche d’information qui accompagne le rapport, sur le site d’UNICEF Canada. On y trouve notamment une série de mythes et de faits : la plupart des prédateurs adultes que les jeunes rencontrent en ligne sont-ils des étrangers? Les jeunes sont-ils nombreux à en intimider d’autres en ligne?

On y trouve des mesures qu’enfants, parents, organisations et entreprises sont invités à prendre. Par exemple, les parents sont invités à se familiariser avec les sites fréquentés par leurs enfants. Les organisations et entreprises sont invitées à faire en sorte que l’information en matière de renseignements personnels soit conviviale.

On y trouve également une série de recommandations formulées à l’endroit du Canada, comme une éducation appropriée aux enfants et la nomination d’un commissaire aux enfants.

Enfin, de nombreux hyperliens mènent à différentes ressources pour les enfants, les parents, les professeurs, etc.

Pour me joindre :

vincent.grou@radio-canada.ca

Sur Facebook : http://www.facebook.com/surleweb


Marie-Eve MaheuLa revue du web – 18 juillet 2011

par

 publié le 18 juillet 2011 à 18 h 02

La revue du web

La finale du Mondial de soccer féminin fracasse un record sur Twitter

La victoire des Japonaises contre les Américaines dimanche, par tirs au but, a provoqué un déluge de messages sur Twitter, avec un sommet de 7196 publications par seconde. Le précédent record (6939) a été établi lors des célébrations du Nouvel An japonais en 2011. À titre comparatif, le mariage royal a généré au maximum 3966 « tweets » par seconde et la mort de Ben Laden, 5106.

Plus de la moitié des parents espionnent leurs enfants sur Facebook

Selon une étude britannique, réalisée par OnePoll, 55 % des parents utilisent les réseaux sociaux pour espionner leurs enfants, et 5 % de plus le feraient s’ils savaient comment s’y prendre. Par ailleurs, 11 % des répondants disent s’être inscrits sur Facebook uniquement pour pouvoir épier leur progéniture.

Des caméras contre la corruption

Comme le rapporte le New York Times, dans un but de transparence, le ministre en chef de l’État indien du Kerala a fait installer des caméras web dans les bureaux de son ministère, qui diffusent en direct 24 heures sur 24.

Lumière sur le scandale entourant la géolocalisation des iPhone

Des chercheurs britanniques ont révélé en avril dernier que l’iPhone enregistrait des données sur sa position géographique à l’insu de son utilisateur. Le site Crowdflow a créé une vidéo qui montre les déplacements de 880 de ces téléphones en Europe. Le résultat est fascinant :

Louer ses manuels scolaires avec Amazon

Le site offre maintenant aux étudiants universitaires de louer des manuels scolaires électroniques, plutôt que de les acheter, ce qui pourrait leur faire économiser jusqu’à 80 % du prix, selon Amazon. Le service Kindle Textbook Rental est offert uniquement aux États-Unis pour le moment.

L’empire de Rupert Murdoch

Cette infographie de CBC présente les nombreuses filiales de News Corp, pour mieux comprendre l’ampleur du scandale des écoutes téléphoniques.

Le Soudan du Sud maintenant répertorié dans Google Earth

Au début du mois, le Soudan du Sud est devenu le 193e pays de la planète, mais ses frontières n’apparaissaient toujours pas dans Google Earth. Le site y a remédié lundi. Toutefois, Google Map n’a pas encore fait les modifications.

Avec Vincent Grou

Pour me joindre :

Par courriel : marie-eve.maheu@radio-canada.ca

Sur Facebook : http://www.facebook.com/surleweb

Sur Twitter : @memaheu et @SurLeWeb

Vincent GrouWar Toys, la paix et la thérapie par l’art et le jeu

par

 publié le 11 juillet 2011 à 11 h 21

War Toys, c’est le fascinant projet du photographe américain Brian McCarty, artiste qui se spécialise dans la photographie de jouets mis en scène dans des décors et des situations grandeur nature.

L’hiver dernier, il s’est rendu en Israël, à Jérusalem-Est, en Cisjordanie et à Gaza, pour y rencontrer des enfants qui vivent le conflit israélo-palestinien. En collaboration avec des ONG locales, il a participé à des séances de thérapie par l’art et le jeu, à travers lesquelles les enfants ont davantage de facilité à s’exprimer, explique-t-il.

En plus de témoigner de la guerre, de l’occupation et des actes terroristes, War Toys a pour but d’initier les enfants à la photographie. Lors de séances photo dirigées par les jeunes, des scènes de leur quotidien, comme des bombardements, des échanges de tirs ou des passages à des points de contrôle, sont recréées avec des jouets. On peut en voir des exemples ici. Cette courte vidéo montre l’envers du décor d’une séance photo.

Dans le blogue du projet, Brian McCarty, en plus de tenir un journal de bord, se livre à différentes réflexions sur la guerre et les jouets de guerre, notamment.

À l’automne, il doit retourner sur place pour achever un documentaire qui témoignera du projet, de la vie et des oeuvres des enfants et du travail des ONG. Une pré-bande-annonce a été mise en ligne la semaine dernière.

Pour me joindre :