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Florent DaudensLa revue du web en 6 liens – 8 décembre 2011

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 publié le 8 décembre 2011 à 16 h 37
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Aujourd’hui à la revue du web : Les chats ne sont pas les rois d’Internet; 50 photos d’animaux prises en 2011; la propagation de fausses rumeurs lors des émeutes de Londres; l’origine de l’expression « What would Jesus do? »; vos tweets passent à la postérité; l’informatique de demain.

Avec Vincent Grou

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Le gouvernement britannique n’a pas cherché à obtenir le pouvoir de suspendre les réseaux sociaux en période de troubles, a indiqué le ministère de l’Intérieur, à la suite d’une rencontre avec les représentants de l’industrie.

Twitter, Facebook et le fabricant du BlackBerry étaient conviés, jeudi, à une réunion à Londres avec des responsables du gouvernement et des forces de l’ordre, pour faire le point sur les récentes émeutes qui ont enflammé l’Angleterre au mois d’août.

Des policiers antiémeutes à Hackney, le 8 août. La Presse Canadienne/Lefteris Pitarakis

Les discussions, présidées par la ministre de l’Intérieur Theresa May, « ont porté sur la façon dont le système judiciaire et les réseaux sociaux peuvent consolider les relations existantes [...] pour éviter que les réseaux sociaux ne soient utilisés à des fins criminelles », a déclaré une porte-parole du ministère.

Durant les émeutes, des fauteurs de troubles se sont surtout servis de la messagerie de BlackBerry, dont les échanges sont cryptés, pour communiquer entre eux, ce qui a compliqué le travail des policiers. Ils ont également utilisé Facebook et Twitter.

Pour mettre un terme aux débordements, le premier ministre britannique, David Cameron, avait déclaré devant le Parlement étudier la possibilité de bloquer l’accès à ces réseaux à des gens clairement mal intentionnés lors de troubles violents. La police londonienne était allée encore plus loin en envisageant la possibilité de désactiver temporairement les réseaux sociaux.

Ces suggestions avaient soulevé de nombreuses inquiétudes, notamment chez les groupes de défense des droits de la personne, qui y voyaient un rapprochement avec ce qui se fait en Chine, en Iran ou en Syrie.

Une coalition d’une dizaine de groupes a d’ailleurs écrit à la ministre May pour lui faire part de ses préoccupations quant à la possible adoption de mesures qui étendraient les pouvoirs du gouvernement sur les réseaux de communications. La coalition s’inquiétait notamment du fait que les discussions avaient lieu à huis clos.

Marche arrière

David Cameron rencontre des responsables de la police, des services d'urgence et d'incendie, le 10 août 2011. AFP PHOTO/Paul Elli

Mais le gouvernement britannique et les forces de l’ordre semblent maintenant vouloir se concentrer davantage sur les moyens d’améliorer la surveillance des réseaux sociaux et le repérage des fauteurs de troubles.

Une représentante de Twitter, citée par la BBC, a déclaré à la fin de la rencontre que son entreprise était toujours disposée « à explorer les moyens que peut prendre le site de microblogage pour être utile et pertinent en période de crise ».

«Nous avons bien accueilli le fait qu’il s’agissait d’un dialogue sur les façons de travailler ensemble pour assurer la sécurité des gens, plutôt que pour imposer de nouvelles restrictions sur le service Internet», a déclaré pour sa part un porte-parole de Facebook à la BBC.

« Il n’y a pas de place pour des activités illégales sur Facebook et nous sommes fermes à l’endroit de ceux qui brisent les règles », a ajouté la représentante de l’entreprise.

Deux jeunes Britanniques âgés de 20 et 22 ans ont été arrêtés, puis condamnés à 4 ans de prison après avoir créé, chacun, une page Facebook incitant les gens à participer à des émeutes, même si leurs plans respectifs ne se sont jamais concrétisés.

Avec BBC, AFP et The Guardian

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Un édifice en feu à Tottenham, dans le nord de Londres, le 7 août 2011. AP Photo/PA, Lewis Whyld

Des représentants des réseaux sociaux Twitter et Facebook et du fabricant du BlackBerry participent, jeudi, à une rencontre avec des responsables gouvernementaux à Londres, pour faire le point sur les récentes émeutes qui ont enflammé l’Angleterre.

Ils doivent discuter notamment avec la ministre de l’Intérieur, Theresa May, des moyens qu’ils peuvent prendre pour aider à stopper des évènements violents comme le pays a connu en août. Les émeutiers se sont largement servis de la messagerie de BlackBerry (dont les échanges sont cryptés, donc difficiles à retracer) et des médias sociaux pour communiquer entre eux.

Après plusieurs nuits mouvementées, le premier ministre britannique, David Cameron, avait dit étudier la possibilité de bloquer l’accès aux réseaux sociaux à des gens clairement mal intentionnés lors de troubles.

Front commun contre le blocage

Facebook et Twitter auraient toutefois l’intention de s’opposer fermement au blocage ciblé de leur service, suggéré par M. Cameron, ainsi qu’à la désactivation temporaire des réseaux sociaux en période de crise, comme l’a envisagé la police londonienne, selon ce que rapporte le Guardian.

Les deux réseaux sociaux s’inquiètent que ce genre de mesures d’urgence mène à une nouvelle forme de censure. Une préoccupation déjà soulevée par plusieurs analystes et des groupes de défense de la liberté d’expression, qui y voient un rapprochement avec des pays comme la Chine, la Syrie et l’Iran.

D’ailleurs, une dizaine de groupes de défense des droits de la personne, dont Amnistie internationale, ont écrit une lettre à Theresa May dans laquelle ils se disent préoccupés par la possible adoption de mesures de contrôle des médias sociaux, qui « limiterait des échanges légitimes » et « brimerait la vie privée » des Britanniques. Ils ajoutent que la situation serait encore plus préoccupante si elle découlait d’une entente volontaire, conclue à huis clos entre le gouvernement et les médias sociaux. Ils réclament un processus transparent.

Pour s’éviter un blocage, les représentants de Twitter et Facebook pourront faire valoir qu’en laissant leur site en fonction, les autorités auront accès à une mine d’informations pour déjouer les plans des émeutiers.

La police britannique a pu contrecarrer certaines attaques, dont celle du site olympique de Londres, après avoir intercepté des messages sur la messagerie de BlackBerry et sur Twitter.

Deux jeunes Britanniques ont également été arrêtés, puis condamnés à 4 ans de prison après avoir créé une page Facebook incitant les gens à participer aux émeutes.

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Marie-Eve MaheuLa revue du web – 18 août 2011

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 publié le 18 août 2011 à 18 h 00
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Deux jeunes hommes dans la vingtaine ont été condamnés à quatre ans de prison chacun pour « incitation aux troubles via les réseaux sociaux » durant les émeutes qui ont eu lieu en Grande-Bretagne au début du mois d’août.

Crédit: www.cheshire.police.uk

Jordan Blackshaw, 20 ans, a créé une page Facebook intitulée « Détruire la ville de Northwich ». Perry Sutcliffe-Keenan, 22 ans, a quant à lui lancé la page« Organisons une émeute » dans le quartier Warrington.

Dans les deux cas, l’appel n’a pas été entendu. Personne ne s’est présenté aux points de rendez-vous.

Toutefois, selon le procureur dans ces dossiers, le fait d’avoir mis en ligne des messages sur Facebook a créé « une panique considérable et un sentiment de révolte au sein des quartiers». Il ajoute que les deux jeunes ont « utilisé Facebook pour organiser et orchestrer des troubles graves au moment où de tels incidents se produisaient dans d’autres régions du pays ».

De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer certaines condamnations jugées disproportionnées, rapporte le Guardian. Des avocats de la défense et des activistes critiquent les peines imposées.

Sur le plan politique, les libéraux démocrates ont réagi. « Il y a manifestement des cas où les émeutiers, qui ont commis des crimes très graves, doivent s’attendre à des peines très sévères. C’est ce à quoi je m’attends. Mais, il y a eu quelques cas où les gens qui ont commis des délits mineurs ont obtenu des peines imposantes qu’ils n’auraient jamais reçues s’ils avaient commis la même infraction avant les émeutes », a notamment déclaré le député Tom Brake sur BBC2.

Par ailleurs, le Guardian a mis en ligne un sondage sur son site pour connaître l’opinion des Britanniques sur les peines imposées. À la question « est-il juste d’imposer des peines sévères aux émeutiers comme moyen de dissuasion? »,  plus de 60 % des répondants estiment que non.

Jusqu’à présent, quelque 16 000 personnes ont répondu au sondage.

Avec The Guardian, Le Monde, Libération, AFP

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