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Google dit avoir repéré des tentatives d'hameçonnage en Iran, à la veille de l'élection présidentielle.
Google dit avoir repéré des tentatives d’hameçonnage en Iran, à la veille de l’élection présidentielle.

Alors que les Iraniens sont appelés aux urnes, vendredi, pour élire un successeur à Mahmoud Ahmadinejad, Google dit avoir détecté et contrecarré d’importantes campagnes d’hameçonnage en Iran.

Selon un billet d’Eric Grosse, vice-président à la sécurité chez Google, des tentatives d’hameçonnage ont lieu depuis trois semaines et proviennent de l’intérieur du pays.

Il s’agit de tentatives classiques : les personnes visées reçoivent un courriel dans lequel se trouve un lien qui mène à une prétendue opération d’entretien de son compte. Si l’usager clique sur le lien, un formulaire l’invite à entrer son nom d’utilisateur et son mot de passe.

Le moment et les cibles de ces attaques laissent croire à Google qu’elles ont des motivations politiques.

Candidate virtuelle

La campagne électorale a par ailleurs été l’occasion de voir émerger une candidate virtuelle, en la personne de Zahra.

Il s’agit d’un personnage de fiction imaginé par le journaliste iranien Amir Zoltani, exilé aux États-Unis. Il a scénarisé la bande dessinée Zahra’s Paradise, dont les dessins sont réalisés par l’artiste Khalil. Elle raconte l’histoire de Zahra, une mère de 52 ans qui habite Téhéran qui cherche son fils, Mehdi, 19 ans, disparu lors des manifestations qui ont suivi l’élection de 2009.

L’œuvre, qui a connu un succès mondial, a été traduite dans plus d’une douzaine de langues. Si bien que ses créateurs ont décidé de la prolonger en faisant entrer Zahra dans la course à la présidence. Tout au long de la campagne présidentielle, de nouvelles pages ont été mises en ligne sur le site de Zahra, qui est également très active sur Twitter et Facebook.

Cette plateforme a permis aux auteurs de s’exprimer sur différents enjeux, comme les droits de la personne, la démocratie et les exécutions.

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Vincent.Grou@Radio-Canada.ca

Vincent GrouOups, un trou de mémoire embarrassant pour Rick Perry

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 publié le 10 novembre 2011 à 12 h 39

La campagne à l’investiture républicaine de Rick Perry semble plus que jamais compromise, selon la plupart des analystes politiques, à la suite de son trou de mémoire survenu lors du débat de mercredi soir à Rochester, au Michigan.

Le gouverneur du Texas, qui tentait de relancer une campagne déjà chancelante, a été l’objet d’un trou de mémoire alors qu’il énumérait trois agences gouvernementales qu’il comptait supprimer s’il était élu. Après avoir nommé les départements du Commerce et de l’Éducation, il a été incapable, pendant les 53 embarrassantes secondes qui ont suivi, de nommer la troisième agence.

http://www.youtube.com/watch?v=zUA2rDVrmNg

Ce n’est qu’un quart d’heure plus tard, lorsque les modérateurs lui ont redonné la parole, qu’il a précisé qu’il s’agissait du département de l’Énergie.

Mais le mal était fait. Et le « oups » un peu gêné qu’il a lancé à la fin des 53 secondes est depuis objet de dérision sur Twitter. Le mot-clé #oops regorge de blagues, de quolibets et de moqueries à l’endroit de Rick Perry. Idem pour les mots-clés #RickPerryMoment (moment Rick Perry) et #icantrememberthethirdone (je ne peux me souvenir du troisième).

Jeudi, le gouverneur du Texas tentait de récupérer cette bourde à son avantage. Sur son site web, un sondage en ligne demande aux internautes laquelle des agences gouvernementales ils aimeraient le plus oublier. CNN rapporte d’ailleurs que l’équipe de campagne de Rick Perry a envoyé un courriel à ses partisans, leur demandant de faire un don de 5 $ pour chaque agence gouvernementale qu’ils aimeraient voir disparaître.

Sondage sur le site de campagne de Rick Perry

De son côté, Buzzfeed a recensé une vingtaine de messages laissés par des partisans de Rick Perry sur les réseaux sociaux, pour tenter d’atténuer l’importance des 53 secondes. « Qui n’a jamais eu de trou de mémoire? », demandent plusieurs.

Le gouverneur du Texas n’en est pas à son premier moment embarrassant. À la fin octobre, lors d’un discours prononcé au New Hampshire, son attitude désinvolte a été à l’origine d’une rumeur voulant qu’il était ivre. Sa campagne a plutôt argué qu’il était simplement passionné par son sujet (voir un condensé de son discours ici). Cette explication n’a pas fait taire ses détracteurs.

Le trou de mémoire de mercredi marque-t-il la fin de la campagne de Rick Perry? Le New York Times, Fox News, Politico, Talking Points Memo, le Washington Post, DC Decoder et le Huffington Post, entre autres, semblent à tout le moins croire qu’elle est en sérieuse difficulté.

Les férus de politique municipale se rappelleront que Gérald Tremblay, lors d’un débat des candidats à la mairie de Montréal, en 2001, avait été désarçonné par une question de Pierre Bourque. Il avait mis 16 secondes, qui avaient paru interminables, avant de répondre.

Au lendemain du débat, plusieurs observateurs avaient estimé que cette longue hésitation allait couler Gérald Tremblay. Son équipe avait toutefois conçu une publicité dans laquelle on voyait cet extrait du débat. M. Tremblay invitait ensuite les électeurs à faire comme lui, le jour du vote, et à réfléchir 16 secondes avant de faire leur choix.  Le soir du scrutin, Gérald Tremblay était élu.

Mise à jour, 15 h 20 : Selon le Washington Post, Rick Perry sera jeudi soir au Late Show David Letterman, où il aura certes l’occasion de se moquer un peu de lui-même.

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Vincent GrouÉlections fédérales : bilans et réactions

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 publié le 3 mai 2011 à 11 h 25

Nous surveillons aujourd’hui les nombreuses réactions sur Internet au lendemain de l’élection d’un gouvernement conservateur majoritaire et du Nouveau Parti démocratique à l’opposition officielle. Les mises à jour les plus récentes se trouvent en haut de page.

15 h 35 : Le Bloc québécois annonce qu’il a désactivé son blogue et qu’il s’apprête à faire une pause sur les réseaux sociaux : « On comprendra facilement que les espaces Twitter et Facebook de Gilles
Duceppe n’ont plus raison d’être encore actifs sur la toile. Ils seront donc désactivés jusqu’à ce que M. Duceppe en dispose selon ses besoins et projets futurs. »

14 h 05 : La députée néo-démocrate Ruth Ellen Brosseau, qui a fait la manchette pendant la campagne pour un voyage à Las Vegas, est l’objet d’une parodie sur Facebook mise en ligne peu après son élection dans Berthier-Maskinongé.

12 h 55 : À la suite de l’élection d’un gouvernement conservateur majoritaire, des internautes ont lancé, sur Facebook, une invitation à s’habiller de noir aujourd’hui (3 mai).

11 h 25 : Au lendemain du tsunami orange qui a déferlé sur le Québec, la question de l’inexpérience de certains nouveaux députés néo-démocrates a été soulevée à plus d’une reprise par des chroniqueurs et des éditorialistes. Dans ce contexte, et pour illustrer la surprise causée par ce balayage du NPD, intéressant message de Jean-Philippe LaRose, alias @JPLaRose qui parle des « étudiants du NPD qui pourront payer leurs prêts étudiant avec le salaire de député de 157 731$ ».

10 h 45 : Notre dossier électoral vous propose un album photo où vous pouvez notamment voir les coulisses de la soirée électorale à Radio-Canada.

10 h 30 : Ma collègue Catherine Bolduc aura l’occasion de vous parler plus en détail des internautes qui ont défié la Loi électorale en publiant des résultats avant la fermeture de tous les bureaux de vote du pays. Je vous signale quand même un message qui a beaucoup circulé sur Twitter, publié avant l’heure, et qui montres des résultats caviardés :

Autre message intéressant trouvé via le site Tweet The Results : il semble que des Américains demandaient aux Canadiens de leur envoyer les résultats par courriel, ce qui est légal, afin qu’ils puissent les relayer sur Twitter, contournant ainsi la Loi électorale :

10 h 15 : Dans les heures qui ont suivi la démission du chef bloquiste, Gilles Duceppe, une page Facebook le propose comme maire de Montréal. Au moment d’écrire ces lignes, elle comptait plus de 950 adeptes.

10 h 10 : Le chef libéral, Michael Ignatieff, annonce sa démission.

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Catherine BolducLes élections, les résultats et Twitter

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 publié le 3 mai 2011 à 11 h 17

Crédit : iStockphoto

Comme l’indique mon collègue Florent Daudens dans son plus récent billet, la soirée électorale a été très suivie sur les réseaux sociaux. En effet, le mot-clé #elxn41, le plus utilisé depuis le début de la campagne, a atteint un sommet peu après 22 h, selon les statistiques compilées par Trendistic. Le nombre de messages échangés au sujet des élections a alors représenté 0,77 % de toutes les conversations sur Twitter.

À titre de comparaison, le mot-clé #fed2011, plus utilisé par les francophones, a été mentionné dans 0,27 % des messages diffusés sur le site de microblogage entre 22 h et 23 h.

Selon les chiffres compilés par le site Politwitter, plus de 134 000 messages reliés aux élections fédérales ont été envoyés sur Twitter au cours de la journée du scrutin.

La loi électorale transgressée

Comme il fallait s’y attendre, de nombreux internautes ont enfreint la loi en diffusant les résultats électoraux sur la toile avant 22 h (heure de l’Est), notamment en utilisant le mot-clé #tweettheresults. Vers 20 h, les premiers résultats en provenance des provinces de l’Atlantique ont en effet commencé à circuler sur Twitter. Le mot-clé s’est d’ailleurs retrouvé parmi les thèmes les plus discutés sur la twittosphère, selon Trendsmap.

Rappelons qu’en vertu de l’article 329 de la Loi électorale du Canada, il était interdit de diffuser des résultats avant la fermeture des bureaux de scrutin.

En théorie, les Canadiens qui ont contrevenu à la loi électorale s’exposent à une amende pouvant atteindre 25 000 $ ou à une peine de cinq ans de prison.

Élections Canada avait toutefois indiqué avant la journée du scrutin qu’il n’avait pas l’intention de jouer à la police et de surveiller les réseaux sociaux.

La dernière poursuite pour diffusion prématurée des résultats remonte à 2000. Un blogueur de Vancouver, Paul Bryan, avait alors publié des résultats des provinces de l’Atlantique avant la fermeture des bureaux de vote de la Colombie-Britannique, ce qui lui avait valu une amende de 1000 $.

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