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Vincent GrouUn courriel du PLC soulève des questions de vie privée

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 publié le 19 juillet 2013 à 10 h 35

Un internaute qui nous a signalé la situation a eu la mauvaise surprise de voir certaines de ses informations personnelles dans la base de données du PLC.

Un envoi de courriel de la part de l’aile jeunesse du Parti libéral du Canada (PLC) en Nouvelle-Écosse soulève des questions en matière de vie privée.

De nombreux internautes qui disent n’avoir aucun lien avec le PLC ont reçu jeudi ce courriel, signé par Kelsey MacDonald, présidente des Jeunes libéraux de la Nouvelle-Écosse, qui les invite à participer au caucus de l’Atlantique 2013 :

Chers Jeunes libéraux,

Je m’appelle Kelsey MacDonald et, à titre de président des Jeunes libéraux de la Nouvelle Écosse, je vous invite cordialement à venir à Halifax pour participer au Caucus de l’Atlantique 2013. Chaque année, cet événement attire des Jeunes libéraux qui veulent s’investir davantage dans les activités du Parti et rencontrer des gens avec qui ils partagent les mêmes points de vue.

Cette année, le congrès a lieu dans la belle ville de Halifax, au cours la fin de semaine du 26 au 28 juillet. Ce sera certainement un événement mémorable, car il coïncide avec la Semaine de la fierté gaie. Les délégués pourront participer aux festivités en marchant aux côtés du chef libéral de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, lors du défilé.

Vous pouvez vous inscrire comme délégué au Caucus de l’Atlantique à Halifax en cliquant ici.

Le programme du Caucus de l’Atlantique comprend également une réunion-débat, une visite de la brasserie Keith et un dîner-pizza avec le chef libéral Stephen McNeil, des rencontres informelles avec des membres du caucus libéral, un jeu-questionnaire en soirée et l’occasion de visiter le centre-ville (ainsi que le port de Halifax à bord du Harbour Hopper)!

Cliquez ici pour consulter le programme de la fin de semaine et pour vous inscrire au Caucus de l’Atlantique 2013.

Au plaisir de vous voir à Halifax!

Kelsey MacDonald

Président des Jeunes libéraux de la Nouvelle-Écosse

Le courriel était accompagné d’un lien pour se désinscrire de la liste d’envoi du parti. Or, en cliquant sur ce lien, les internautes ont eu la mauvaise surprise de découvrir qu’ils avaient un profil sur le site du PLC et que celui-ci avait leur nom, leur adresse courriel, leur numéro de téléphone et  leur code postal. (Mise à jour : plusieurs personnes qui m’ont écrit après la parution de cet article ont dit avoir aussi reçu ce courriel et précisé que les informations personnelles contenues dataient de quelques années).

Comme le souligne ma consoeur de CBC Kady O’Malley, cet envoi massif a suscité maintes réactions dans les réseaux sociaux, nombreux étant ceux qui se demandent comment le PLC a pu obtenir leurs informations personnelles.

Dans une déclaration sur Facebook et sur Twitter, l’aile jeunesse de Nouvelle-Écosse et sa présidente ont présenté leurs excuses et attribué cet envoi à un problème informatique.

Un utilisateur du site Reddit a pour sa part soulevé la possibilité que les gens qui ont reçu ce courriel aient été inscrits à la liste d’envoi de la Canadian Coalition for Electronic Rights (CCER), une coalition maintenant défunte qui regroupait des entreprises Internet contre la version canadienne du Digital Millenium Copyright-Act. Si cette hypothèse s’avère, cela n’explique toujours pas comment la liste d’envoi de la CCER s’est retrouvée entre les mains du PLC. En soirée, jeudi, le directeur national du PLC, Jeremy Broadhurst, a déclaré que le parti prenait la question très au sérieux et que son équipe des TI tentait de déterminer s’il s’agit « d’une erreur humaine, d’un problème technique, ou d’une combinaison des deux ». Vendredi matin, un porte-parole du PLC nous a indiqué que l’enquête interne était toujours en cours. Il n’a pas été en mesure de dire si des membres de la CCER ont déjà eu un quelconque lien avec le PLC. Nous avons contacté le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada afin de savoir s’il avait reçu des plaintes à ce sujet et si une enquête de sa part était en cours. Pour me joindre : Vincent.Grou@Radio-Canada.ca

Facebook teste un nouveau service payant

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 publié le 20 décembre 2012 à 18 h 01

Le réseau social a annoncé jeudi le lancement d’un test visant à faire payer ses membres pour rendre un courriel plus visible.

Présentement, sur Facebook, les utlisateurs reçoivent dans leur boîte de réception les messages qui leur sont envoyés par leurs amis. Quant aux messages qui sont jugés moins pertinents, puisqu’ils proviennent d’autres personnes, ils atterrissent dans le dossier « autres ». Mais tout le monde ne pense pas à consulter cette section de leur boîte de réception, d’autres ne souhaitent tout simplement pas la consulter.

« Le test donnera à un petit nombre de personnes l’option de payer pour avoir un message routé vers la boîte de réception plutôt que vers le dossier « autres » d’un destinataire qu’ils n’ont pas parmi leurs contacts », explique Facebook. Pour ce faire, ils devront payer la somme de 1 dollar.

Le test sera dans un premier temps réservé à des Américains, et le nombre de messages qui pourront être redirigés vers la boîte de réception sera limité à un par semaine.

Facebook, qui tente de tirer des revenus de ses activités et de son milliard de membres, a testé dernièrement quelques fonctionnalités payantes. Il propose notamment de faire payer les utlisateurs pour rendre leurs statuts plus visibles.

Avec AFP

John Levine a littéralement écrit la « bible » en anglais sur les courriels, et il n’a donc pas été particulièrement étonné d’entendre parler de la gaffe « répondre à tous » qu’aurait commise récemment le ministre fédéral de l’Immigration, Jason Kenney.

Près de 40 ans après l’envoi du premier courrier électronique, les gens peinent toujours à utiliser le service correctement et à éviter de malencontreuses erreurs.

« Nous essayons encore de comprendre les normes sociales, ce qui est acceptable, la bonne manière de l’utiliser, et la mauvaise », a dit M. Levine, qui a écrit le premier Internet pour les nuls en 1993, puis Courriel pour les nuls en 1997, et qui a été consultant pour Industrie Canada.

« Mon message le plus important: je n’ai jamais regretté de ne pas avoir envoyé un message impoli. Même avec toutes les précautions du monde, même si vous l’envoyez exactement à la bonne personne, la malfaisante petite ‘fée des courriels’ va agiter sa baguette devant vos yeux juste assez longtemps pour que vous appuyiez sur le mauvais bouton, et c’est parti ! Nous avons tous vécu ça.»

Le ministre Kenney aurait répondu à un courriel portant sur une éventuelle rencontre avec le vice premier ministre de l’Alberta, Thomas Lukaszuk, en le traitant de « trou de cul complet et total ». Mais au lieu d’être envoyé à une seule personne, le courriel aurait été transmis à de nombreux utilisateurs et aurait finalement été rendu public.

Pour plusieurs, une gaffe « répondre à tous » pourra servir de leçon quant à la rédaction de propos qu’on ne peut ensuite récupérer.

« Souvent, quand j’écris un message, je m’arrête et je réalise que j’ai besoin de réfléchir. Si quelqu’un n’a pas tout le contexte que j’ai en tête, quel sens donnera-t-il à mon courriel? Et ce n’est souvent pas ce que je veux exprimer », a dit M. Levine.

Mais même ceux qui ont déjà péché ne sont pas complètement sortis du bois, prévient-il. « C’est en partie attribuable à l’interface pitoyable de plusieurs logiciels de courriels. Et c’est en partie dû au fait que parfois, il est logique de répondre à une seule personne, et parfois à tous. C’est essentiellement le même problème que chuchoter quelque chose à quelqu’un sans réaliser qu’un micro est ouvert et que tout le monde peut nous entendre.»

Engorger le réseau

Le clic « répondre à tous » peut aussi causer des problèmes que de simples excuses ne pourront régler. Dans les cas les plus graves, l’intensité des échanges entre tous pourra engorger le réseau d’une entreprise. Une telle éclosion de courriels attribuable à un usage exagéré du bouton « répondre à tous » porte même un nom : « tempête de courriels ».

En 1997, Microsoft a été frappée par une telle tempête de catégorie 5 quand un employé appartenant à une liste d’envoi comptant 13 000 membres a demandé à en être désabonné. Malheureusement, il a envoyé sa requête à tous les membres, tout comme d’autres qui ont reçu son message et qui ont décidé, eux aussi, de quitter la liste.

Arrivèrent ensuite les messages mesquins demandant aux membres de ne pas utiliser la fonction « répondre à tous » – dont ils faisaient eux-mêmes par-là usage -, et les envois des petits plaisantins qui ont décidé que c’était le meilleur moment pour partager leur bonne blague avec tous les collègues.

Les spécialistes de la technologie de l’information chez Microsoft ont assisté, impuissants, à la circulation de ces messages, jusqu’à ce que les serveurs s’écroulent. Décompte final: 1,5 million de courriels envoyés en moins d’une heure, représentant 195 gigaoctets de données. Il a fallu deux jours d’efforts pour remettre le système sur pied.

En 2007, le département américain de la Sécurité intérieure a vécu une situation similaire quand un individu abonné à une liste comptant 7500 membres a demandé à en être désabonné. Selon le quotidien New York Times, l’utilisation du « répondre à tous » a donné naissance à 2,2 millions de messages, dont de nombreuses répliques humoristiques.

« Puisque nous en sommes aux présentations: je m’appelle Steve, et j’aime les longues marches sur la plage et un bon chardonnay avec mon canard rôti. LOL », a écrit un comique improvisé. « Puissent les puces d’un millier de chameaux infester vos aisselles », a répondu à tous -évidemment – un autre usager frustré.

La Presse Canadienne

Florent DaudensLa revue du web en 8 liens – 24 novembre 2011

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 publié le 24 novembre 2011 à 17 h 47

Aujourd’hui à la revue du web : le vendredi sans courriel; un générateur de mèmes; Apple retire une application; la Suisse inquiète à cause des réseaux sociaux; Google Maps arrive en Belgique; des techniques de recherche sur Google; la vie des virus; Bref et Tocqueville.

Avec Vincent Grou

Pour me joindre :

florent.daudens@radio-canada.ca

Sur Facebook : http://www.facebook.com/surleweb

La Chine a nié jeudi être impliquée dans le piratage de centaines de comptes du service de courriel Gmail, de Google.

Dans un message publié hier sur son blogue officiel, Google rapporte avoir récemment découvert une campagne d’hameçonnage qui aurait notamment touché les comptes de hauts responsables du gouvernement américain, des dissidents chinois, des responsables de pays asiatiques (principalement de la Corée du Sud), des militaires et des journalistes.

Wahington a toutefois déclaré, jeudi après-midi, qu’il n’y avait aucune raison de croire que des comptes de la Maison-Blanche avaient été piratés.

Selon Google, cette attaque aurait son origine dans la ville de Jinan, dans l’est de la Chine. L’entreprise californienne s’est toutefois gardée d’accuser Pékin dans ce dossier.

Il ne s’agissait pas d’une attaque attaque élaborée des serveurs de Google, mais plutôt d’hameçonnage par le biais de courriels personnalisés. Les victimes ont reçu un courriel paraissant authentique, avec une pièce jointe. En cliquant sur cette dernière, apparaissait une page ayant toutes les apparence de la page d’accueil de Gmail, demandant nom d’utilisateur et mot de passe. Les internautes qui sont tombés dans le panneau ont ainsi donné aux pirates, sur un plateau d’argent, accès à leur boîte de courriel et aux informations qui s’y trouvent.

Dans son billet, Google donne une série de conseils de sécurité aux détenteurs de comptes Gmail, en voici quelques-unes :

  • Activer la validation à deux étapes, deuxième niveau de sécurité qui implique un code qui vous est communiqué par téléphone (fixe ou mobile). Cette vidéo (en anglais) explique son fonctionnement.

  • Avoir un mot de passe fort, ce qui devrait aller de soi.
  • Toujours vérifier que l’adresse à laquelle vous vous connectez à votre compte est sécurisée. L’URL de la page sur laquelle vous entrez votre nom d’utilisateur et votre mot de passe devrait toujours commencer par HTTPS (la lettre S indique qu’il s’agit d’une connexion cryptée). Google rappelle par ailleurs que des informations personnelles ne sont jamais demandées par courriel.
  • Vérifier si des messages de votre compte sont transférés à des adresses douteuses. Vérifiez également qui a accès à votre compte (dans le cas, par exemple, où un compte est administré par plus d’une personne).
  • Soyez à l’affût de toute activité suspecte sur votre compte. En bas de chaque page, dans Gmail, de petits caractères rendent compte de l’activité récente sur votre compte. Vous pouvez cliquer sur Détails pour en savoir plus et voir si, par exemple, votre compte a été ouvert dans un autre pays.
  • Google prodigue également des conseils pour la protection de vos données ainsi qu’une vidéo qui décline cinq façons de naviguer sécuritairement sur Internet

Je vous invite également à lire les conseils donnés par Graham Cluley, du groupe Sophos.

En plus de passer en revue les conseils de Google, M. Cluley rappelle l’importance de sécuriser votre ordinateur. Il souligne également que des données importantes ou confidentielles ne devraient jamais être conservées dans une boîte de courriels.

Pour me joindre :