Billets classés sous «Coalition Avenir Québec»

Kamal G. Lutfi, limogé de la Coalition avenir Québec à cause de tweets le week-end dernier, soutient que François Legault lui a déclaré qu’il y avait des séparatistes racistes au Parti québécois quand celui-ci était dans ce parti.

 

M. Legault a limogé le candidat de la CAQ dans Chomedey le week-end dernier, déclarant qu’« on ne peut pas traiter ses adversaires de racistes ». M. Lutfi avait accusé sur Twitter les souverainistes de vouloir « abolir le multiculturalisme » et d’être indifférents, voire haineux, envers les autres cultures. Il avait aussi affirmé avoir vécu des épisodes de racisme au travail.

En réaction à son tweet de ce matin, le coordonnateur aux communications stratégiques de la CAQ, Guy Therrien, lui a répliqué que François Legault « n’a jamais tenu de tels propos ». « Vous le savez comme moi », précise-t-il. Quant à l’ex-candidat, il se défend d’être un menteur et ajoute que M. Therrien n’a pas pris part à la discussion.

Dans un autre message, il précise adorer la culture québécoise et se dit « heureux d’être ici ».

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Message de Pascal Bérubé, député du Parti québécois dans la circonscription de Matane, sur Twitter.

Au lendemain d’un tollé autour d’un tweet de François Legault affirmant que « les filles attachent moins d’importance au salaire que les garçons », d’autres propos du chef de la Coalition avenir Québec ont fait réagir, jeudi sur Twitter.

Cette fois, c’est le député péquiste de Matane, Pascal Bérubé, qui a écrit jeudi après-midi que « selon François Legault sur les ondes de CHOI Radio X, « Pauline a l’air presque un peu débile ». Décidément, c’est ta semaine… »

Le commentaire a rapidement été repris, souvent sur un ton tout aussi critique. Le contexte?

Dans le cadre d’une entrevue à CHOI Radio X, l’animateur demande à M. Legault : « Allez-vous utiliser des images de Pauline Marois et de son carré rouge dans vos publicités? »

Et le chef de la CAQ de répondre : « Moi je n’aime pas les attaques qui sont personnelles. De montrer que Pauline a l’air presque un peu débile en frappant des casseroles au ralenti, je trouve que sur le fond, je ne suis pas d’accord avec Pauline […] par contre faire des publicités au ralenti, qui sont plus personnelles, je ne suis pas d’accord avec ça. »

Quelques minutes après la publication du tweet du député de Matane ayant suscité de nombreuses réactions négatives envers M. Legault, le chef de la CAQ a écrit qu’ « il est inacceptable que le PLQ ait fait un montage vidéo au ralenti pour faire mal paraître Mme Marois physiquement ».

La tournée de la CLASSE : une dépense électorale?

Toujours sur Twitter, jeudi matin, des messages associaient la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) – qui part en tournée provinciale – au Parti québécois et à Québec solidaire. Parmi les commentaires :

« Qui paiera pour la tournée de la CLASSE? PQ ou QS ou syndicats ou eux tous ??? », demandait Nathalie Blackburn, adjointe des députés libéraux Francine Charbonneau, Filomena Rotiroti, Jean D’Amour, et Germain Chevarie. « Est-ce que QS ou PQ acceptent la responsabilité des dépenses électorales de la CLASSE? », s’interrogeait Pierre Morin, membre de la Coalition avenir Québec.

Bien que les fédérations étudiantes affichent clairement leur opposition au gouvernement Charest sur la hausse des droits de scolarité, ni la CLASSE, ni les fédérations étudiantes universitaire et collégiale n’entendent appuyer un parti ou un autre.

Prélude à une campagne électorale de mauvaise foi sur les médias sociaux? Ou particulièrement sur les médias sociaux?

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Bruno MaltaisUn tweet de François Legault jugé sexiste

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 publié le 11 juillet 2012 à 12 h 48

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a soulevé les passions, mardi soir, après avoir écrit sur Twitter que « les filles attachent moins d’importance au salaire que les garçons ».

« Propos sexistes », « François Legault est un dinosaure », « vide intellectuel et idéologique » : les réactions négatives ont fusé de toutes parts.

Avant son message controversé, M. Legault avait écrit : « Des garçons me disent qu’ils auraient choisi l’éducation si les salaires étaient plus élevés. »

« Donc, les filles y vont parce qu’elles sont nées pour un petit pain? », lui a alors demandé le chroniqueur de La Presse, Vincent Marissal.

« Les filles attachent moins d’importance au salaire que les garçons », a alors répondu M. Legault.

En réponse à d’autres messages, le chef de la CAQ a ajouté : « Je comprends qu’il faut d’abord aimer la profession d’enseignant. Mais le salaire peut aider le choix entre 2 professions. », puis « Soyons bien clairs: les salaires des enseignants hommes et femmes seront les mêmes.»

Mercredi midi, tandis que les réactions continuaient d’affluer sur Twitter, M. Legault a écrit que « selon des études, les hommes attachent plus d’importance au salaire dans le choix de leur carrière », avant d’ajouter « J’espère que les études vont diminuer l’agressivité de certains et qu’on va revenir à un dialogue respectueux. Parallèlement, le compte de la CAQ a publié des liens vers un article du Devoir sur le sujet, et vers une étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

L’article du Devoir cite  la psychologue et chroniqueuse Susan Pinker, qui affirme que « de 75 à 80 % des femmes accepteront un salaire moindre pour un emploi qui sera par ailleurs plus gratifiant. La valorisation que leur procure l’emploi par le défi intellectuel qu’il représente et le but humanitaire qu’il poursuit prend le pas sur le salaire offert ». L’étude de l’OCDE porte sur l’égalité des genres dans les domaines de l’éducation, l’emploi et l’entreprenariat.

En entrevue à RDI, mercredi après-midi, M. Legault a soutenu que « ce n’est pas sexiste, comme certains le disent, ou macho. C’est juste un fait. Les garçons attachent plus d’importance dans le choix de carrière au salaire que les femmes. Ça n’a rien à voir avec le fait qu’on va continuer de payer le même salaire pour les femmes que pour les hommes, et qu’il faut continuer dans certains secteurs à faire avancer la place des femmes. Mais je comprends que certains deviennent agressifs à l’aube d’une campagne électorale », a-t-il conclu.

Que pensez-vous des propos de François Legault, et plus largement, de son arrivée sur Twitter?

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Les images des profils Twitter de Martine Desjardins et François Legault

Les oiseaux de nuit ont pu assister hier soir à un vif échange sur Twitter entre la présidente de la Fédération universitaire du Québec, Martine Desjardins, et le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, au sujet des droits de scolarité.

À l’origine de ce « tweet-fight », ce message de M. Legault, qui a réanimé son compte Twitter depuis quelques jours : « Lorsqu’on compare avec le financement des universités du reste du Canada et qu’on voit des professeurs quitter, il y a sous-financement ».

La réplique de Mme Desjardins n’a pas tardé, celle-ci estimant qu’il s’agit d’une analyse réductrice. Les deux ont ensuite devisé pendant deux heures, parvenant difficilement à trouver un terrain d’entente.

Mal financement contre sous-financement

La présidente de la FEUQ a martelé la position qu’elle défend depuis le début du conflit étudiant : les universités sont mal financées, et non sous-financées. Elle estime pouvoir dégager des économies de 189 millions de dollars avec une meilleure gestion.

De son côté, François Legault soutient que les universités québécois accusent un écart de financement d’au minimum 500 millions de dollars avec celles du reste du pays. Il propose que les étudiants paient 200 millions et les contribuables 300.

Martine Desjardins a émis des doutes sur ces chiffres, affirmant au passage que les étudiants ont déjà dû payer 350 millions de plus ces cinq dernières années. Elle reproche au chef de la CAQ de ne pas disposer d’objectifs précis, notamment au niveau du nombre de professeurs nécessaires. « Pourquoi ne pas définir vos objectifs? Vérifier la gestion des universités? Au lieu d’augmenter l’endettement des étudiants et des familles? », écrit-elle.

Au fil de cet échange qui est resté courtois, chacun a tenu sa ligne; François Legault a insisté sur la comparaison avec les universités canadiennes, Martine Desjardins sur l’évaluation de la gestion des universités québécoises.

Toutefois, cette discussion publique a permis à plusieurs internautes de prendre connaissance des arguments des deux protagonistes, voire de participer aux échanges.

« Une théatralisation du débat démocratique »

On a d’ailleurs pu assister à plusieurs échanges sur Twitter de la classe politique québécoise ces dernières semaines. Une tendance que l’on peut voir dans de nombreux pays, surtout dans l’arène politique. Interrogé à ce sujet par Owni, le sociologue Antonio Casilli estime que « le tweet clash théâtralise un débat démocratique en pleine mutation ». « Tout le jeu politique moderne est basé sur la recherche de consensus et de compromis. De ce point de vue, le tweet clash peut être lu comme la résurgence d’une forme de discorde démocratique ancienne », estime le sociologue.

« Ce qu’on cherche avant tout, à travers l’expression des passions politiques et personnelles, c’est à convaincre les autres du bien-fondé de nos positions. Tout cela aboutit donc à une manifestation – du désaccord – qui aide à caractériser les positions parfois trop floues des hommes politiques. » – Antonio Casilli, sociologue

Les différents partis politiques québécois tentent d’ailleurs de se positionner sur les réseaux sociaux alors que les rumeurs d’élections s’intensifient. À l’instar de François Legault qui s’est remis à twitter dernièrement, l’équipe du premier ministre Jean Charest a investi Facebook. Ce dernier n’est pas sur Twitter, tout comme Pauline Marois, tandis qu’Amir Khadir s’y trouve aussi.

Les partis politiques sur Twitter

Les partis politiques sur Facebook

Les chefs des partis sur Facebook

Avec Bruno Maltais

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La Coalition avenir Québec (CAQ), nouvelle venue sur la scène politique québécoise, organise ce soir une discussion sur Twitter avec le chef du parti, François Legault.

La discussion d’une heure aura lieu de 19 h à 20 h (HNE) et s’articulera autour de trois thèmes : les propositions contenues dans le plan d’action de la CAQ, les activités à venir du parti et les idées de politiques publiques que pourrait envisager la CAQ.

Le mot-clé principal désigné pour la discussion est le #CAQLT. Les internautes sont invités à ajouter les mots-clés #S1 #S2 et #S3 pour désigner chacun des thèmes abordés.

M. Legault utilisera le compte Twitter @francoislegault. Dans son communiqué, la CAQ précise que « ce compte ne sera utilisé que pour des événements spéciaux de ce genre et qu’il ne suivra donc pas d’autres comptes sur Twitter ». En d’autres mots, on peut lire en sous-texte que François Legault ne compte utiliser Twitter que d’une façon très limitée. Au moment d’écrire ces lignes, le compte de M. Legault n’avait publié aucun message, même pas pour inviter les internautes à la discussion de ce soir…

Twitter est un outil qui permet de tisser des liens avec les gens. Et un bon moyen de tisser des liens, c’est d’entretenir un certain dialogue avec les autres utilisateurs. M. Legault appréciera-t-il son expérience au point d’utiliser Twitter un peu plus régulièrement? Comme dirait le principal intéressé, on verra.

Soulignons que François Legault répondra également aux questions et aux commentaires des internautes par vidéo sur le site Ustream.

Détail intéressant, les représentants des médias sont invités à suivre la discussion, mais la CAQ leur demande « de limiter leurs interventions pour laisser une plus grande place aux échanges avec le public ».

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