Quelques liens qui ont retenu notre attention aujourd’hui sur le web. Des suggestions? Écrivez-nous un courriel ou un commentaire au bas de cet article.
Avec Florent Daudens
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À quelques jours de Noël, et alors que le magasinage du temps des fêtes bat son plein, le site français OWNI présente une enquête réalisée au début du mois par deux ONG sur la fabrication de jouets en Chine.
L’enquête, qui écorche particulièrement les entreprises Mattel et Disney, fait état de conditions de travail accablantes : heures supplémentaires nombreuses et peu payées, exposition à des produits toxiques, travail d’enfants, etc.
Et ce, malgré des codes de conduite dont se sont dotées ces entreprises. Codes de conduite qui, par exemple, condamnent le travail des enfants, le travail involontaire ou forcé, et favorisent le droit d’association des travailleurs.
Le problème, souligne OWNI, c’est que les vérifications sont très difficiles à faire. D’une part, les entreprises font appel à beaucoup de sous-traitants, ce qui fait en sorte qu’il est presque impossible de remonter la chaîne de production. D’autre part, souligne le rapport, les inspecteurs qui visitent les usines se font souvent leurrer.
À voir également, cette infographie d’OWNI qui permet de voir les conditions de fabrications des jouets de Mattel, de Disney et de Lego en Chine.
Calculez votre empreinte d’esclavage
L’occasion est belle de vous rappeler le site Slavery Footprint, dont nous vous parlions début novembre. Le site vous permet, en dressant l’inventaire des biens de consommation que vous possédez, d’évaluer combien de personnes ont participé à la fabrication de ces produits dans des conditions de travail forcé.
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La vidéo d’un accident survenu la semaine dernière en Chine a semé la consternation sur la toile chinoise.
Les images (très troublantes, que nous vous déconseillons de regarder si vous n’êtes pas certains de vouloir les voir), ont été filmées par une caméra de surveillance, le 13 octobre, dans la ville de Foshan, dans la province du Guangdong, dans le sud de la Chine.
On y voit une fillette de 2 ans se faire écraser par une minifourgonnette. Le chauffeur, qui a immobilisé son véhicule à la suite de l’impact, poursuit sa route sans lui venir en aide, l’écrasant une seconde fois avec ses roues arrières. Mais le plus troublant est que dans les minutes qui suivent, plus d’une quinzaine de personnes passent à côté de la fillette gisante, sans s’arrêter. Elle se fait même percuter par un deuxième véhicule, qui ne s’arrête pas non plus.
C’est finalement une éboueuse qui s’arrêtera et retrouvera la mère de la gamine.
Comme le rapporte Aujourd’hui la Chine, la fillette a été placée sous assistance respiratoire et se trouve dans un profond coma. Selon l’AFP, les médecins ne semblent pas croire en ses chances de survie. Les deux conducteurs, eux, ont été arrêtés et seront traduits en justice.
C’est l’accident lui-même, mais surtout l’indifférence des passants qui a été décriée par les internautes chinois, comme en témoignent notamment le Lede du New York Times, Storyful, Le Parisien, le Huffington Post, Shanghaiist, le Telegraph et le China Media Project. Des milliers d’internautes ont demandé où était le cœur des passants qui ne sont pas intervenus.
Toutefois, cette indifférence s’explique peut-être par une décision rendue en 2006 par un juge chinois. Comme le souligne l’agence Xinuha, en 2006, une femme qui était tombée d’un autobus a poursuivi en justice le jeune homme qui l’avait transportée à l’hôpital. Celui-ci a été condamné à payer la moitié des frais médicaux. L’article de Xinhua fait état d’autres victimes d’accidents qui ont tenté d’extorquer les bons Samaritains qui leur sont venus en aide.
L’article cite même des directives publiées en septembre par le ministère de la Santé, qui peuvent paraître étonnantes : « Il n’est pas toujours nécessaire de venir en aide aux personnes âgées immédiatement après qu’elles soient tombées, en fonction de différentes  conditions différentes et des symptômes qu’ils montrent ». « Si la personne tombée montre des symptômes d’accident vasculaire cérébral, de fracture ou de blessure lombaire, les passants ne devraient pas la déplacer, mais plutôt appeler une ambulance immédiatement ».
Les passants n’ont pas déplacé la fillette. Mais il semble qu’ils n’ont pas davantage appelé d’ambulance…
Cette histoire n’est pas sans rappeler celle d’Angel Torres. En 2008, l’homme de 78 ans s’est fait frapper par une voiture à Hartford, au Connecticut. Il a passé plusieurs minutes au sol sans que personne ne lui vienne en aide (la police a toutefois précisé que quatre appels avaient été faits au 911 dans la minute ayant suivi l’accident). N’empêche, la diffusion de la vidéo, captée par une caméra de circulation, avait semé l’émoi aux États-Unis.
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Alors que se déroule actuellement la 66e assemblée générale de l’ONU à New York, la Chine, la Russie, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan ont proposé, lundi, un code de conduite des États sur Internet.
Ce code de conduite en 12 points, qui serait volontaire, soulève bien des questions, comme le souligne Milton Mueller, professeur à l’Université de Syracuse, dans le blogue de l’Internet Governance Project.
Parmi les 12 engagements proposés aux États, on retrouve celui de  « réduire la dissémination de l’information qui incite au terrorisme, au sécessionnisme ou à l’extrémisme ou qui mine la stabilité politique, économique et sociale d’autres pays, tout comme leur environnement culturel ou social ». Un tel engagement permettrait aux États, selon M. Mueller, de censurer Internet pour à peu près n’importe quelle raison. Par exemple, une mobilisation sur Facebook contre un dictateur.
De plus, comme le souligne Le Monde, les pays derrière cette proposition ont un dossier peu reluisant en matière de liberté de presse. Dans son Classement mondial 2010, Reporters sans frontières (RSF) plaçait la Russie au 171e rang, l’Ouzbékistan au 163e rang, la Chine au 141e rang et le Tadjikistan au 115e rang.
Ajoutons que la Chine, et l’Ouzbékistan sont considérés comme des ennemis d’Internet par RSF, tandis que la Russie est « sous surveillance ».
Rappelons qu’il s’agit d’un code de conduite volontaire et qu’il y a peu de chances qu’il suscite un engouement de masse chez les États membres de l’ONU. Toutefois, rappelle Milton Mueller, il démontre la volonté de certains pays de se doter d’outils « officiels » qui leur permettraient de justifier un contrôle accru sur un Internet trop libre et trop international à leur goût.
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Facebook apporte des changements sur les pages des utilisateurs
Si vous avez constaté quelques nouveautés sur votre fil de nouvelles, voici les explications.
Le Wall Street Journal s’intègre à Facebook
Le quotidien a lancé une application qui permet de consulter les articles sans quitter le réseau social.
La guerre du web en un clin d’œil
Une application qui dresse un état des lieux des principaux enjeux sur la Toile aujourd’hui.
Dans de petites villes, les ragots se déplacent sur le web
Un article du New York Times qui relate comment les réseaux sociaux peuvent devenir un lieu de médisances.
A Pékin et à Moscou, le grand soir 2.0 n’est pas pour demain
La Chine et la Russie serrent la vis aux réseaux sociaux, montre France24.
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