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TwitterTwitter avec des hashtags, ou partager des gazouillis avec des mots-clics?

La popularité de Twitter et l’apparition du concept de mot cliquable pour référencer le contenu d’un message a poussé les autorités linguistiques à se pencher sur le nom que l’on devrait donner à cette nouvelle réalité.

Au Québec, l’Office québécois de la langue française a proposé en janvier 2011 le « mot-clic » pour définir une « série de caractères précédée du signe #, cliquable, servant à référencer le contenu des micromessages, par l’indexation de sujets ou de noms, afin de faciliter le regroupement par catégories et la recherche thématique par clic ».

En France, la Commission générale de terminologie et de néologie vient d’officialiser le néologisme « mot-dièse », qui définit « suite signifiante de caractères sans espace commençant par le signe # (dièse), qui signale un sujet d’intérêt et est insérée dans un message par son rédacteur afin d’en faciliter le repérage ».

Les mots-clics sont essentiellement utilisés sur le réseau social Twitter, mais aussi sur Google+ et Tumblr.

Le site d’information Rue89 souligne par ailleurs que le symbole # n’est pas un dièse, mais un croisillon. Au Québec, sur les claviers, on parle plutôt d’un carré.

Franciser avant qu’il ne soit trop tard

L’an dernier, le bureau de la traduction du Canada a publié une liste de termes français liés à Twitter. L’organisme fédéral notait qu’« en l’absence d’une terminologie française clairement définie, on constate dans l’usage que les termes anglais dérivés de tweet sont francisés, voire simplement repris », ajoutant qu’« il est essentiel de proposer une terminologie française correcte et uniformisée avant que l’usage ne se fige ».

Les ministères canadiens ne « twitteraient » plus; ils « gazouilleraient » et partageraient des « gazouillis ».

Hélas, pendant ce temps, le mot « tweet » et le verbe « twitter » ont tout de même fait leur apparition dans Le Petit Robert dans l’édition 2012.

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bruno.maltais@radio-canada.ca

Bahador ZabihiyanLes noms de domaines pourront avoir des accents

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 publié le 14 janvier 2013 à 14 h 19

Le Canada emboîte le pas à la France en permettant à ses internautes d’enregistrer des noms de domaine comportant des caractères accentués.

L’organisme qui gère le domaine Internet .ca, l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI), prend désormais en charge le recours à tous les caractères français, y compris les ligatures (ae, oe) dans les noms de domaine .ca. Auparavant, les seuls caractères que l’on pouvait utiliser dans un nom de domaine .ca étaient les lettres de a à z, les chiffres de 0 à 9 et les traits d’union.
Cette nouveauté ne change rien pour les noms de domaine qui ont déjà été enregistrés sans accents, précise Tanya O’Callaghan, gestionnaire des communications de l’ACEI.

Elle permet en outre aux entreprises ou aux organismes qui s’adressent à une clientèle bilingue de le faire dans le respect des règles orthographiques de la langue française, ajoute Mme O’Callaghan.
Par ailleurs, quiconque enregistre – ou a déjà enregistré – un nom de domaine se voit automatiquement accorder le droit exclusif d’enregistrer toutes ses variantes sans pour autant se trouver dans l’obligation d’y veiller, spécifie l’organisme sans but lucratif.
Seul le titulaire de cira.ca aurait le droit d’enregistrer, par exemple, les variantes cirà.ca et cïra.ca, par exemple.

La Presse Canadienne

En complément :
Les explications de l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet : http://www.cira.ca/nouvelles/communiques-de-presse/accent-francais/

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Les ventes de livres électroniques accaparent désormais 16,3 pour cent du marché des livres au Canada, une proportion qui surprend même les spécialistes de cette industrie.

Une enquête rendue publique mercredi par le groupe BookNet Canada démontre que de plus en plus de Canadiens achètent des livres électroniques. Et lorsqu’ils se procurent des livres reliés ou à couverture souple, ils le font de plus en plus à l’extérieur des librairies conventionnelles.

L’enquête de BookNet, la première en son genre, a été réalisée à partir de sondages menés auprès des consommateurs pendant le premier semestre de 2012. La marge d’erreur est de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Les résultats indiquent que le tiers des Canadiens achètent régulièrement des livres, et qu’ils se procurent en moyenne 2,8 titres par mois.

Malgré la poussée des ventes de livres électroniques, les ventes de livres à couverture souple dominent toujours avec 56,7 pour cent, contre 23,6 pour cent pour les ventes de livres reliés.

Seulement 7 pour cent des Canadiens interrogés ont confié acheter à la fois des livres traditionnels et des livres électroniques, mais ils achetaient en moyenne 4,5 titres par mois.

Environ le tiers des achats sont effectués dans des librairies, contre 27,5 pour cent des achats qui sont effectués en ligne et 30 pour cent chez des détaillants qui ne se spécialisent pas dans le livre — notamment les épiceries et les magasins grande surface.

Si le nombre moyen de livres achetés par les Canadiens est demeuré essentiellement stable depuis quelques années, les prix, eux, sont en recul. Le prix moyen est actuellement de 12,08 $ — soit 7,44 $ pour un livre électronique, 19,09 $ pour un livre relié et 12,18 $ pour un livre à couverture souple.

Aux États-Unis, l’Association of American Publishers a indiqué plus tôt cette année que les ventes de livres électroniques surpassent dorénavant les ventes de livres reliés et qu’elles se sont approchées à six points de pourcentage des ventes de livres à couverture souple.

La Presse Canadienne

Les autorités canadiennes ont demandé 11 fois des renseignements confidentiels sur des utilisateurs de Twitter depuis le début de l’année, et le réseau social a répondu favorablement dans seulement deux cas.

Le Canada arrive ainsi au troisième rang des pays les plus actifs – ex aequo avec le Royaume-Uni, derrière les États-Unis et le Japon, qui ont fait respectivement 679 et 98 demandes. Une vingtaine d’autres pays ont quant à eux fait moins de dix demandes, sans succès dans la majorité des cas.

Les États-Unis ont été les plus efficaces quant à l’obtention de renseignements, avec un taux de 75 %, suivi des Pays-Bas (50 %), de la Grèce (33 %) et de l’Australie (33 %).

Ces informations ont été publiées lundi par Twitter, dans le cadre de son premier rapport sur la transparence, à l’image de celui fait par Google depuis déjà quelques années. Twitter, qui indique avoir reçu davantage de demandes lors des six premiers mois de 2012 que pour 2011, souligne que les renseignements confidentiels sont généralement demandés dans le cadre d’enquêtes criminelles.

Le réseau social ajoute que sa politique vise à aviser de façon proactive ses utilisateurs lorsqu’il reçoit une demande de renseignements à leur sujet, à moins que la loi ne l’en empêche.

Twitter prévoit publier ce rapport deux fois par année.

À lire : Un juge américain ordonne à Twitter de lui transmettre des informations sur un manifestant

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Zegouv.ca

Chaque mois, les ministères et organismes fédéraux publient des milliers de messages sur Twitter, Facebook et sur des blogues. Que disent-ils? À qui s’adressent-ils? Y a-t-il une véritable interaction avec les citoyens?

Dans le cadre de son mémoire de maîtrise à l’Université d’Ottawa, Joëlle Drouin, qui travaille dans la fonction publique depuis 2008, réalise une étude sur l’utilisation des médias sociaux par le gouvernement du Canada. Après un an de travail, elle vient de lancer le site Zegouv.ca avec quatre collaborateurs.

Zegouv.ca regroupe présentement les contenus publiés sur 222 comptes Twitter, 95 pages Facebook et 11 blogues officiels du gouvernement du Canada. Au cours des prochains mois, l’équipe de Zegouv.ca prévoit ajouter les contenus publiés sur YouTube, Flickr et LinkedIn, « les trois autres réseaux sociaux sur lesquels le gouvernement canadien est présent », explique Joëlle Drouin.

« Le projet est inspiré de Politwitter.ca et de TweetCommons.com », explique Joëlle Drouin. Mais contrairement à ces sites qui se concentrent sur les activités des politiciens sur le web, l’étudiante veut analyser le discours institutionnel. Au-delà de la Ligne directrice sur l’usage externe du Web. 2.0, publié l’an dernier par le Secrétariat du Conseil du Trésor, comment le gouvernement canadien interagit-il sur le web?

Chaque mois, un rapport sur l’interaction sera publié sur le site. « C’est beau de dire qu’un certain nombre de messages ont été publiés, mais quelle a été l’interaction avec les citoyens? », s’interroge l’étudiante.

Twittez-vous avec le gouvernement? Aimez-vous ses pages Facebook? Avez-vous l’impression qu’il vous écoute?

Pour la liste des comptes répertoriés par Zegouv.ca, c’est ici.

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