Billets classés sous «bourse»

Vincent GrouDes sites web israéliens piratés

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 publié le 16 janvier 2012 à 13 h 34

 

Les sites web de la Bourse de Tel-Aviv (Tel Aviv Stock Exchange, ou TASE) et de la compagnie aérienne israélienne El Al ont été la cible de cyberattaques qui les ont rendus temporairement inaccessibles, lundi.

Au moment d’écrire ces lignes, le site d’El Al était de retour en ligne, tandis que le site de TASE affichait le message « S.V.P. essayez plus tard. Le site est trop occupé en ce moment ». Selon une porte-parole de la Bourse, aucune donnée sensible n’a été exposée, pas plus que les systèmes de transactions.

Le piratage s’apparenterait une attaque par déni de service distribué (DDOS), qui consiste à lancer de multiples requêtes simultanées dans le but d’engorger les réseaux.

Des sites du gouvernement de l’Azerbaïdjan, allié musulman d’Israël, ont également été piratés lundi. Les sites du ministère de l’Intérieur et du parti au pouvoir ont été défigurés. Une image montrait le président Ilham Aliev en train de serrer la main de son homologue israélien, Shimon Peres. Un message sur le site du parti du gouvernement accusait ce dernier d’être « serviteur des Juifs ».

Les attaques n’ont pas été revendiquées, mais les regards sont tournés vers un cyberpirate saoudien qui agit sous le pseudonyme de 0xOmar. Celui-ci aurait proféré des menaces à l’endroit du site de la TASE et de celui d’El Al, selon le Jerusalem Post. Dans un courriel envoyé au quotidien israélien, il aurait déclaré avoir joint un groupe de pirates nommé « nightmare group ».

Au début du mois, 0xOmar a revendiqué la mise en ligne d’informations sur les cartes de crédit de quelque 400 000 Israéliens. Les compagnies de crédit avaient plutôt parlé, dans un premier temps, de quelques centaines de cartes dont les informations avaient été dévoilées.

D’après un expert cité par l’AFP, les attaques de lundi ont peu de chances d’avoir été perpétrées par un seul individu.

La situation pourrait se dégrader. Selon des observateurs comme le Cyber Defence Summit, organisation régionale située à Oman qui se penche sur les questions de cybersécurité au Moyen-Orient, a déclaré que l’attaque de lundi marquait le début d’une cyberguerre.

Ainsi, si les attaques d’aujourd’hui ont causé relativement peu de dommages, il faudra surveiller l’éventualité d’une escalade des cyberattaques.

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Vous avez peut-être vu circuler cette vidéo d’une entrevue surréaliste accordée hier par l’opérateur de marché (trader) indépendant Alesio Rastani à la BBC. Il y tient des propos très pessimistes au sujet des marchés qui, dit-il, sont sur le point de s’effondrer.

« En ce moment, les marchés sont dirigés par la peur. Les investisseurs, le gros argent, l’argent intelligent – les fonds spéculatifs, les institutions – ne veulent rien entendre d’un plan de sauvetage. Ils savent que le marché est grillé, que le cours des valeurs mobilières est fini, ils n’ont aucun intérêt dans l’euro, ils déplacent leur argent vers des actifs plus sûrs, comme les bons du Trésor et le dollar américain », dit-il.

Plus loin, il y va d’une tirade qui peut paraître encore plus surprenante : « La plupart des opérateurs de marché se fichent de savoir si les gouvernements vont rétablir la situation financière. Notre travail, c’est de faire de l’argent avec cette situation. Ça fait trois ans que je rêve de ce moment. Je rêve d’une autre récession. Les gens ne s’en souviennent peut-être pas, mais la dépression des années 1930 n’était pas seulement une question de krach du marché. Certaines personnes étaient préparées à faire de l’argent avec ce krach. Et je crois que n’importe qui peut faire ça. Ce n’est pas réservé à une élite. »

Et il en remet : « Les gouvernements ne dirigent pas le monde. Goldman Sachs mène le monde. Goldman Sachs ne s’intéresse pas au plan de sauvetage, pas plus que les grands fonds […] Les gens doivent apprendre comment faire de l’argent à partir d’un marché tiré vers le bas. »

Un coup des Yes Men?

Les propos, et surtout le ton détaché et candide avec lequel Alessio Rastani les tient, ont énormément fait réagir. Comme le souligne le Washington Post, certains croient même qu’il s’agit d’un canular. Rappelons qu’en 2004 le groupe d’activiste Yes Men avait piégé la BBC en faisant passer l’un des leurs pour un porte-parole de Dow Chemical lors d’une entrevue.

Ce matin, les Yes Men ont publié un communiqué dans lequel ils disent n’avoir jamais entendu parler de Rastani : « Il est un véritable opérateur de marché qui, pour une raison ou une autre, se montre plus honnête qu’à l’habitude. Qui, dans le monde de la finance, ne parie pas contre les intérêts des pauvres, pour s’en trouver massivement récompensé – par le marché, sinon par les énormes plans de sauvetage? L’approche de Rastani est très courante depuis plusieurs années; nous devons le remercier d’y avoir donné un visage hier », dit le Yes Man Andy Bichlbaum.

Il faut toutefois prendre ce désaveu avec un grain de sel, puisque le faux démenti est devenu une marque de commerce des Yes Men, lorsqu’ils perpètrent des canulars.

Sur le site web d’Alession Rastani, Leading Trader (où on trouve notamment un billet qui reprend ses propos tenus à la BBC), a été enregistré en février 2010. Signalons également que son compte Twitter, @alessiorastani, remonte lui aussi à février 2010. Si c’est un canular, il préparait son coup depuis fichtrement longtemps.

Sa page Facebook a été l’objet de centaines de commentaires depuis la diffusion de l’entrevue. Si certains l’applaudissent pour sa franchise, d’autres dénoncent ses propos, tandis que d’autres croient qu’il se fait alarmiste dans le but de s’attirer de la clientèle.

De son côté, le chroniqueur économique de la BBC Robert Peston a déclaré sur Twitter que la chaîne avait parlé à Rastani ce matin et que « aussi loin qu’on puisse dire, il est un authentique opérateur de marché indépendant, pas ujn membre des Yes Men ». La BBC a même publié un communiqué dans lequel elle dit n’avoir « trouvé aucune preuve indiquant que l’entrevue avec Alessio Rastani était un canular. Il est un opérateur de marché indépendant et il tient un discours qui fait partie des différentes opinions que nous devions diffuser au sujet de la récession ».

Bref, qu’il soit un authentique opérateur de marché ou qu’il s’agisse d’un canular, Alessio Rastani a certainement gagné son pari de faire parler de lui.

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Florent DaudensLa revue du web – 6 mai 2011

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 publié le 6 mai 2011 à 15 h 50

La revue du webLa localisation volontaire a encore du chemin à faire

Selon une étude du cabinet Beyond, 17 % des détenteurs de téléphones cellulaires utilisent des applications de géolocalisation volontaire comme Foursquare ou Facebook Places. Parmi les raisons invoquées : pas de téléphone intelligent, pas de motivation ou encore des craintes au sujet de la vie privée.

10 tweets marquants

De l’opération américaine contre Ossama Ben Laden à l’avion qui a atterri sur l’Hudson River, quelques tweets importants.

L’évolution de la téléréalité

« La téléréalité est devenue la télévision de la télévision », écrit le New Yorker dans un article sur ce concept du petit écran.

Wall Street surveille Twitter

Des courtiers tentent de gagner une longueur d’avance sur les transactions boursières en surveillant le réseau de microblogage.

Le Wall Street Journal lance son WikiLeaks

Le quotidien de Rupert Murdoch offre la possibilité d’envoyer des documents de façon cryptée.

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La situation au Japon – 16 mars 2011 (nuit)

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 publié le 15 mars 2011 à 23 h 47

Cette nuit, je surveille la situation au Japon sur le plan économique, mais aussi sur le plan humain.

Le portail financier de Yahoo donne en temps presque réel les variations des plus importants indices de places boursières, y compris le Nikkei 225 des valeurs vedettes de la Bourse de Tokyo. Le portail existe aussi en version française.

J’ai aussi publié un texte sur la tendance à la hausse observée mercredi à la Bourse de Tokyo. L’agence de notation Standard and Poor’s a également lancé un avertissement concernant la qualité du crédit du pays.

Nous avons également un texte sur la situation à la centrale nucléaire de Fukushima où les variations du taux de radioactivité sont préoccupantes.

Dans un éditorial publié mardi, Jean-Robert Sansfaçon du journal Le Devoir propose une réflexion concernant le risque du nucléaire, y compris au Canada.

Sur Youtube, Euronews propose un reportage sur l’arrivée de l’aide étrangère au Japon.

Le Monde rapporte dans un de ses blogues que le site web Familylinks du Comité international de la Croix-Rouge, qui permet de signaler et retrouver des personnes disparues, a été traduit dans plusieurs langues, y compris le japonais.

Pour me joindre : daniel.leduc-MTL@radio-canada.ca

Le site de réseautage professionnel LinkedIn pourrait tenter de damer le pion à Facebook en faisant son entrée en bourse avant l’entreprise de Mark Zuckerberg.

Selon des sources proches du dossier citées par Reuters et Bloomberg, Morgan Stanley, Bank of America et JP Morgan participeraient à l’opération d’entrée en bourse de LinkedIn, qui pourrait avoir lieu d’ici la fin du premier trimestre.

« Une entrée en Bourse est simplement l’une des nombreuses tactiques que nous pouvons envisager », s’est contenté de déclarer mercredi un  porte-parole de LinkedIn, dont la valeur est estimée à un peu plus de 2 milliards de dollars.

Et on ne connaît pas le montant qui pourrait être sollicité lors de cette possible entrée en Bourse.

Damer le pion à Facebook

Si Facebook entrait en Bourse avant LinkedIn, plusieurs observateurs se demandent si LinkedIn pourrait également attirer les investisseurs. Car même si LinkedIn revendique plus de 85 millions de membres, le réseau semble bien petit lorsqu’on le compare à Facebook, qui regroupe plus d’un demi-milliard d’amis.

Reste que le dépôt des informations préliminaires à une entrée en bourse de LinkedIn pourrait prendre des mois.

« Il y a beaucoup de choses encore en chantier et qu’ils pourraient différer, il leur manque des chiffres, et puis ils veulent croître un peu plus » avant de se lancer en bourse, a indiqué une source à Reuters.

Les revenus de LinkedIn, qui ne publie pas de résultats financiers, viennent de la publicité – comme dans le cas de Facebook – et d’abonnements à des services supplémentaires.

Si LinkedIn entre en bourse, les investisseurs croiront-ils en cette entreprise?

Rappelons que Facebook a reçu 450 millions de dollars en investissements de Goldman Sachs et 50 millions de l’entreprise russe Digital Sky Technologies. Pour tous les détails, la chronique de Florent est ici.

MISE À JOUR : Le Wall Street Journal rapporte que Facebook commencera à publier ses renseignements financiers ou fera un premier appel public à l’épargne d’ici avril 2012, selon un nouveau mémo privé de 100 pages distribué à des investisseurs potentiels.

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