Billets classés sous «Barack Obama»

Image : Google Finance

Le compte Twitter de l’agence de presse Associated press a visiblement été piraté, mardi après-midi, annonçant à tort que deux explosions étaient survenues à la Maison-Blanche et que le président américain, Barack Obama, était blessé.

 

 

 

Le compte @AP a rapidement été suspendu par Twitter (mais pas avant d’avoir été retweeté plus de 400 fois) et un porte-parole de la Maison-Blanche a très vite précisé qu’il s’agissait d’un canular et que le président se portait bien.

La fausse nouvelle a cependant eu une brève répercussion sur les cours de la bourse. En effet, dans les moments qui ont suivi l’annonce, l’indice Dow Jones a chuté de près de 150 points, avant de remonter, peu de temps après la confirmation qu’il s’agissait d’un canular. Le FBI a annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’éclaircir les circonstances entourant ce piratage.

Au moment d’écrire ces lignes, le compte @AP était encore suspendu. Sur son compte Twitter corporatif, l’agence de presse a confirmé que son compte avait été piraté.

La Syrian Electronic Army, un groupe de pirates informatiques fidèles au président syrien Bachar Al-Assad, a revendiqué le piratage du compte d’AP, sans toutefois fournir de preuve. Le groupe a récemment revendiqué les piratages des comptes Twitter de la BBC, de NPR et du réseau américain CBS. Comme le rapporte le blogue Naked Security, de la firme de cybersécurité Sophos, ces gestes ont entraîné un véritable jeu du chat et de la souris entre Twitter et la Syrian Electronic Army.

Pour me joindre :
Vincent.Grou@Radio-Canada.ca

Bruno MaltaisQuand Sandy décoiffe Mitt Romney

par

 publié le 30 octobre 2012 à 18 h 21

Mitt Romney a participé mardi à la collecte de dons pour les sinitrés de l'ouragan Sandy à Kettering, en Ohio.
Mitt Romney a participé mardi à la collecte de dons pour les sinitrés de l’ouragan Sandy à Kettering, en Ohio.

Alors que Sandy secouait le nord-est des États-Unis et que les interventions de sauvetage allaient rondement, lundi soir, plusieurs médias américains rappelaient que le candidat républicain veut transférer aux États les responsabilités de l’agence fédérale qui coordonne les mesures d’urgence, la Federal Emergency Management Agency (FEMA).

Interrogé sur le financement de la FEMA lors d’un débat contre les autres candidats aux primaires républicaines, en juin 2011, Mitt Romney avait même évoqué la possibilité de s’en remettre au secteur privé en affirmant que « chaque fois qu’il y a une occasion de transférer aux États des responsabilités du gouvernement fédéral, on va dans la bonne direction, et si on peut aller encore plus loin et transférer ces responsabilités au secteur privé, c’est encore mieux ».

Le New York Times, qui a déjà donné son appui à Barack Obama, affirme que la décentralisation des mesures d’urgence « est une notion absurde » puisqu’il s’agit de l’une des fonctions les plus vitales du gouvernement fédéral.

Plusieurs commentateurs politiques notent que la position défendue par Mitt Romney est tout à fait cohérente avec la volonté des républicains de transférer un maximum de pouvoirs aux États pour réduire le déficit de Washington. Le débat sur l’« ObamaCare », cette réforme de l’assurance maladie chère au président Barack Obama, en est l’exemple le plus frappant. Trop chère pour le gouvernement fédéral, mais acceptable pour certains États, dont le Massachusetts, où Mitt Romney a mis en place un service semblable.

Reste qu’en pleine tempête, les interrogations étaient nombreuses quant à la nécessité de réduire la taille du gouvernement fédéral jusqu’à lui enlever la gestion de crises, somme toute, nationale.

Le correspondant du Newsweek/Daily Beast Michael Tomasky écrit que le contrôle des inondations n’échoue que lorsque les élus prennent des « décisions stupides, comme l’a fait un certain gouverneur du Massachusetts [Mitt Romney] » en 2004, lorsqu’il a empêché le financement d’un projet de prévention d’inondation d’une ville qui a ensuite été inondée, comme le rapporte le Huffington Post.

Talonnée par les journalistes mardi matin, Mitt Romney n’a pas répondu aux questions sur le sujet, mais son équipe de campagne a toutefois envoyé une déclaration écrite, indiquant que « le gouverneur Romney pense que les États doivent être chargés de la gestion de secours d’urgence en cas de tempête et de catastrophe naturelle sur leur territoire. Étant les premiers à intervenir, les États sont mieux placés pour aider les personnes et les municipalités, pour orienter les moyens et les secours dans les zones où ils sont nécessaires. Y compris ceux provenant des agences fédérales et de l’Agence fédérale des situations d’urgence.»

Pendant ce temps, le gouverneur (républicain) du New Jersey, Chris Christie, a fait l’éloge du président Barack Obama à plusieurs reprises, affirmant s’être entretenu avec lui et avoir apprécié son leadership. Sur la chaîne conservatrice Fox News, il a d’ailleurs affirmé sans ambages qu’il n’avait rien à cirer d’une éventuelle visite de Mitt Romney et de la course à la Maison-Blanche.

Sandy aura-t-elle, pour autant, un effet sur l’issue du vote, le 6 novembre?

Pour me joindre :

bruno.maltais@radio-canada.ca

Le deuxième débat entre Barack Obama et Mitt Romney a généré moins de tweets que le premier. Avec 7,2 millions de messages, les échanges d’hier accusent une différence de 3,1 millions par rapport à ceux du 3 octobre dernier.

Le principal pic s’est produit à 21 h 57 HE, lors d’une question sur l’immigration et alors que M. Romney s’est trompé sur le nom du citoyen qui l’avait posée.

Cliquer sur l’image pour agrandir

Pour me joindre :

florent.daudens@radio-canada.ca

Sur Facebook : http://www.facebook.com/surleweb

Pizza Hut n’invite plus les Américains à demander à Barack Obama et Mitt Romney de se prononcer sur leur sorte de pizza préférée lors du débat présidentiel qui aura lieu ce mardi.

La semaine dernière, la chaîne s’était engagée à offrir pour 15 600 $ de pizza à celui qui oserait poser la question. Or, même si certains ont trouvé l’idée amusante, les critiques ont rapidement fusé de toutes parts.

Le blogue Gawker a présenté le concours de façon toute simple : pour gagner, il suffit de « se ridiculiser en direct à la télévision devant le président des États-Unis et des millions de concitoyens ». À qui l’honneur?

L’animateur de l’émission satirique Colbert Report s’est demandé ce qui pourrait être plus américain que d’utiliser le processus électoral pour faire du placement de produit.

Sur Twitter, pendant que certains se demandaient sur les États-Unis étaient en train de basculer de la démocratie à l’idiocratie, d’autres parlaient de « détournement du débat présidentiel à des fins marketing » ou encore de la « guérilla marketing devenue folle ».

Bien que la compagnie s’engage toujours à remettre le prix si quelqu’un pose la question lors du débat, elle propose désormais de faire un tirage au sort sur le web. On ne saura peut-être jamais si le prochain président des États-Unis préfère la pizza à la saucisse ou au pepperoni…

Déçus? Soulagés?

Pour me joindre :

On se demandait mardi qui aurait pu imaginer que Barack Obama et Mitt Romney feraient un détour par Sesame Street dans le cadre de la campagne présidentielle.

L’équipe de Mitt Romney, qui n’a pourtant pas diffusé que des publicités mettant en valeur leur contenu, a rapidement critiqué le peu de substance du clan Obama. Car même si l’on dit que les gens qui ne rient jamais ne sont pas sérieux, les millions d’Américains sans emploi ont probablement d’autres priorités que d’ironiser sur la menace que représente Big Bird, le gros oiseau jaune de l’émission pour enfants.

Eh bien voilà que c’est au tour de Pizza Hut d’amener la politique américaine sur le terrain de la futilité. La chaîne s’engage à offrir pour 15 600 $ de pizza à celui qui osera demander à Barack Obama et Mitt Romney quelle est leur sorte de pizza préférée, lors du prochain débat présidentiel.

Après tout, à quoi bon savoir ce que pensent les candidats à la présidence du rôle de l’État dans l’économie et de la place des États-Unis dans le monde si l’on ne sait même pas s’ils préfèrent la pizza à la saucisse ou au pepperoni.

http://youtu.be/eIH9VpBuCi4

Tandis que les uns trouvent l’idée amusante, les autres la trouvent insignifiante, voire carrément insultante pour la classe politique.

Certes, l’initiative pourrait attirer l’attention de millions d’Américains lors de la diffusion du débat à la télévision, mais aussi sur les réseaux sociaux. Or, toutes les campagnes virales ne se terminent pas nécessairement bien. Parlez-en au fabricant de jus Lassonde ou McDonald’s

Et pour la petite histoire, l’idée d’une question saugrenue n’est pas nouvelle : en 1994, Bill Clinton s’était fait demander s’il portait des bobettes ou des boxers. Cela dit, ça n’a pas empêché la délocalisation des fabricants de sous-vêtements vers l’Asie…

Pour me joindre :