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Des chercheurs du département d’informatique de l’Université de Victoria, en Colombie-Britannique, et de l’Université de Pékin, en Chine, ont publié une fascinante étude intitulée Battling the Internet Water Army: Detection of Hidden Paid Posters, sur l’industrie du faux commentaire en ligne.

Autrement dit, comment des internautes sont payés pour alimenter des discussions en ligne, vanter une marque ou un produit, discréditer un rival, créer artificiellement du bouche-à-oreille, etc.

Il s’agit d’une technique de marketing, voire de propagande, qui est très répandue, mais qui a fait l’objet de relativement peu d’études, selon les chercheurs. Ils estiment que si cette pratique peut avoir des effets immédiats favorables pour les entreprises, en revanche, elle risque à la longue de semer la confusion chez les internautes et de miner la crédibilité des discussions en ligne étant donné que les commentaires payés sont rarement dignes de foi.

Les chercheurs ont pris des sites web chinois comme objet de leur étude. Ils ont ainsi pu y mettre au jour ce qu’ils appellent « l’armée Internet de l’eau », industrie qui emploie des centaines d’internautes, cachés derrière des milliers de fausses identités, capables d’inonder le web de faux commentaires.

L’un des chercheurs est parvenu à se faire engager par une firme de relations publiques qui se spécialise dans les commentaires en ligne. Il a ainsi découvert une organisation qui fonctionne de façon très structurée.

Débusquer les imposteurs

Leur travail a permis aux chercheurs de découvrir différentes façons de repérer les imposteurs. Par exemple, leurs publications comportent souvent différentes variations sur un même modèle. Ou encore, ils publieront parfois des informations complètement contradictoires. On peut également constater une certaine régularité dans les intervalles auxquelles leurs messages sont publiés. De plus, notent les chercheurs, les imposteurs ont souvent tendance à vouloir « finir leur travail », plutôt qu’à s’engager dans des conversations avec les internautes « authentiques ».

Ils ont ainsi mis au point un logiciel, en grande partie axé sur la sémantique, capable de débusquer une majorité de faux commentaires.

Le Technology Review, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), salue le travail des chercheurs. Du même souffle, il croit que si le logiciel est commercialisé, les imposteurs n’auront qu’à modifier leurs comportements pour éviter d’être repérés. Les chercheurs viennent donc d’entamer « un jeu du chat et de la souris semblable à celui qui vérole l’industrie de l’antivirus et des filtres antipollupostage », dit l’article.

Une pratique courante

Ce n’est pas la première fois que le problème des faux commentaires ou des fausses identités en ligne est soulevé. Les chercheurs soulignent eux-mêmes cet article du Guardian qui révélait, plus tôt cette année, la mise au point d’un logiciel, par l’armée américaine, qui permettrait de créer plusieurs fausses identités ayant pour but d’aller faire de la propagande sur les réseaux sociaux étrangers, ou encore d’y recueillir d’éventuelles informations sur des groupes terroristes.

En 2010, Le Figaro publiait un article qui illustrait à quel point le phénomène est présent dans l’industrie de l’hôtellerie. Le Daily Mail revenait sur le sujet en juillet dernier, en parlant d’hôtels qui offraient des chambres gratuites à des internautes en échange de bons commentaires sur un site de voyage particulièrement populaire.

En juillet, le New York Times rappelait que sur des sites de petites annonces, beaucoup d’internautes offrent d’écrire de bons commentaires en échange de sommes d’argent.

Une étude de l’Université Cornell, publiée en juin dernier, se penchait quant à elle sur les 166 personnes qui ont écrit le plus de commentaires sur le site de vente en ligne Amazon.

Plus près de chez nous, au moment du lancement des vélos Bixi, une campagne de marketing déguisée en blogue « spontané » avait soulevé la controverse.

Il est donc permis d’espérer que l’étude des chercheurs de l’Université de Victoria pourra contribuer à enrayer le phénomène, ou à tout le moins lui mettre des bâtons dans les roues.

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Vincent GrouMovember, une moustache pour la bonne cause

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 publié le 1 novembre 2011 à 15 h 00

Le mois de novembre marque le retour de l’événement Movember. Les hommes sont invités à se laisser pousser les moustaches (et les femmes à en arborer une), dans le but de sensibiliser et d’amasser des fonds pour la recherche et la lutte contre le cancer de la prostate.

Le site officiel de l’événement permet entre autres aux participants d’afficher fièrement leur pilosité et de partager leur histoire, propose également une visite de l’hilarant Pavillon de la moustache, où on peut notamment voir l’étiquette de la moustache (elle ne doit pas, par exemple, être reliée aux favoris, car ce serait considéré comme une barbe) ainsi que certains fabuleux spécimens.

Le site propose également des liens plus sérieux, comme une page d’informations sur la santé masculine. À visiter également pour se renseigner, les sites de Cancer de la prostate Canada et de Procure.

À la mémoire de Jack Layton

Cette année, l’événement revêt un caractère particulier, à la suite du décès de Jack Layton, en août dernier. L’ex-chef du NPD avait combattu un cancer de la prostate, avant de succomber à une autre forme de la maladie.

Dans la foulée de son décès, un groupe Facebook souhaitait que le Movember 2011 soit dédié à la mémoire de Jack Layton.

Le 30 novembre 2010, Jack Layton remerciait d’ailleurs ses collègues, à la Chambre des communes, qui s’étaient laissé pousser la moustache (court extrait en français ici).

Né en Australie, le mouvement Movember s’est depuis étendu à une dizaine de pays. Au Canada, l’an dernier, près de 119 000 personnes ont amassé quelque 22 millions de dollars.

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Vincent GrouConsultez les manuscrits de la mer Morte en ligne

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 publié le 26 septembre 2011 à 15 h 15

Une partie des célèbres manuscrits de la mer Morte peut maintenant être consultée en ligne.

Le Musée d’Israël à Jérusalem, en collaboration avec Google, a ainsi mis en ligne la version numérique de cinq des rouleaux,  soit le Rouleau du Temple, le Rouleau d’Isaïe, la Règle de la commune, la Règle de la guerre et le Commentaire d’Habakuk.

On peut donc voir des photos en très haute résolution des manuscrits. Il est possible d’agrandir l’image à un point tel qu’on voit très bien la texture des parchemins. Soulignons également que le Rouleau d’Isaïe peut être consulté par chapitres et par versets. En passant votre curseur au-dessus de l’image, vous verrez une portion du texte apparaître en surbrillance. En cliquant dessus, vous verrez une traduction en anglais du passage.

Les manuscrits de la mer Morte sont des textes bibliques qui, en 68 avant notre ère, ont été cachés dans des grottes du désert de Judée, pour les protéger des armées romaines. Ils ont été retrouvés par hasard, par un berger bédouin, en 1947.

Ce n’est pas la première fois que Google fait une incursion dans un musée. En février dernier, le géant californien lançait le Google Art Project, qui permet de faire la visite virtuelle de 17 grands musées de la planète et de voir des photos en très haute définition de quelque 1600 œuvres. Comme le mentionnait à l’époque Écrans.fr, la fondation Wikimédia avait accusé Google d’entraver la diffusion d’œuvres d’art, pour des questions de droit d’auteur.

Mentionnons qu’en 2009, Google permettait une visite virtuelle du musée du Prado, à Madrid, et qu’en janvier dernier, les archives du centre Yad Vashem sur l’Holocauste étaient rendues disponibles en ligne.

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L'UARS vu dans Google Earth

C’est au cours des prochaines heures que l’Upper Atmosphere Research Satellite (UARS) doit effectuer son entrée dans l’atmosphère. Selon la NASA, le satellite, qui est arrivé en fin de vie après avoir passé 20 ans en orbite, devrait entrer dans l’atmosphère « tard vendredi soir ou très tôt samedi matin, heure de l’est ». L’agence spatiale américaine précise que le moment exact de cette entrée est très difficile à prévoir pour le moment, car sa trajectoire et sa vitesse varient pendant la descente.

La NASA ajoute qu’il y a de faibles probabilités que des débris de l’appareil, qui ne se seraient pas désintégrés lors de l’entrée dans l’atmosphère, touchent le sol américain. En fait, les probabilités qu’un morceau du satellite touche quelqu’un sur Terre sont d’environ 1 sur 3200. Mais cela ne veut pas dire que vous avez 1 chance sur 3200 d’être touché. Comme l’expliquait le Guardian plus tôt cette semaine, les chances, pour chaque individu, d’être touché, sont d’environ 1 sur 20 billions (1 sur 20 000 000 000 000). Autrement dit, vous avez beaucoup plus de chances de gagner à la Mini Loto.

N’empêche, vous aurez peut-être envie de suivre la trajectoire du satellite et, qui sait, d’être témoin de son entrée dans l’atmosphère. Storyful présentait hier une application qui permet de voir le satellite dans Google Earth. Cette application est disponible sur le blogue d’AGI. Vous pouvez donc télécharger ce fichier qui vous permettra de voir l’engin dans Google Earth (il faut parfois s’armer de patience, le lien est un peu lent et prend du temps à apparaître dans Google Earth). Une ligne orange indique sa trajectoire, tandis qu’un ovale blanc indique la zone où l’UARS est potentiellement visible.

Ce site permet également de suivre la trajectoire du satellite en ligne, mais ses serveurs sont très sollicités et il est très difficile d’y accéder.

L’astronome amateur français Thierry Legault a pour sa part filmé le satellite, le 15 septembre dernier, alors que l’engin se trouvait à 252 kilomètres d’altitude. On peut voir la séquence sur son site, une image fantomatique et diaphane de l’appareil qui tourne sur lui-même.

Le compte Flickr de KanzasHorizons présente quant à lui deux photos (ici et ici) qui sont présentées comme la traînée lumineuse laissée par le satellite, le 20 septembre.

Signalons également que Space.com propose un dossier sur les plus gros appareils spatiaux qui ont chuté sur Terre.

Mentionnons enfin cette vidéo, qui explore différents scénarios pour la chute de l’UARS.

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L’ex-vice-président américain Al Gore, devenu héraut de la lutte contre les changements climatiques, organise ce soir un blitz médiatique pour s’attaquer aux théories qui mettent en doute ces changements.

Pendant 24 heures, le Climate Reality Project diffusera une présentation multimédia créée par Al Gore, qui sera présentée dans 13 langues différentes, dans les 24 fuseaux horaires de la planète. La présentation portera sur 24 endroits potentiellement touchés par les changements climatiques.

Sur le blogue de l’événement, on trouve notamment les portraits des différents présentateurs, dont celui de Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki, qui fera l’unique présentation en français dans l’événement. Celle-ci portera sur la Polynésie française.

Soulignons par ailleurs une initiative peu répandue : les internautes sont invités à donner (partiellement) leurs comptes Facebook et Twitter à l’événement pour le temps de sa durée.

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