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Le projet Hyperloop du milliardaire américain Elon Musk
Le projet Hyperloop du milliardaire américain Elon Musk

L’inventeur et milliardaire américain Elon Musk a levé le voile lundi sur son mystérieux projet « Hyperloop », un moyen de transport ultrarapide qui fait l’objet de nombreuses spéculations depuis déjà quelques mois.

S’il n’était pas question d’un projet présenté par le cofondateur des entreprises à succès PayPal, Tesla Motors et SpaceX, Hyperloop n’aurait probablement jamais été pris au sérieux.

Elon Musk

A priori, une capsule qui permettrait de transporter 28 passagers de Montréal à New York (ou, selon le plan d’origine d’Elon Musk, de Los Angeles à San Francisco) en moins de 30 minutes grâce à un système fonctionnant à l’énergie solaire et à l’abri des intempéries semble plus proche du film de science-fiction que d’un projet en voie de réalisation. Mais c’est bien ce que l’homme d’affaires imagine, à un dixième du prix de la construction d’un train à grande vitesse.

Le système fonctionnerait selon le même principe que les tubes pneumatiques, c’est-à-dire un système qui permet de propulser une capsule grâce à une différence de pression à l’intérieur d’un cylindre. Les capsules en aluminium qui transporteraient les passagers pourraient voyager à plus de 1200 km/heure à l’intérieur d’un tube d’acier, selon les explications d’Elon Musk.

Les capsules d'aluminium voyageraient dans des tubes d'acier surélevés.
Les capsules d’aluminium voyageraient dans des tubes d’acier surélevés.

Elon Musk, fervent critique du projet de train à grande vitesse prévu en Californie, soutient que le « cinquième moyen de transport » après le bateau, le train, l’auto et l’avion serait tout à fait approprié pour répondre au besoin de déplacement entre des villes situées à moins de 1500 kilomètres l’une de l’autre. Alors que le projet de train à grande vitesse permettrait d’aller de San Francisco à Los Angeles en plus de 2 h 30, la capsule imaginée par Elon Musk franchirait la même distance en une demi-heure. Présentement, il faut conduire plus de 5 h 30 ou prendre un vol d’un peu plus d’une heure pour parcourir cette distance. Aux heures de pointes, une capsule pourrait partir à toutes les 30 secondes.

En transportant 7,4 millions de personnes et en amortissant les coûts de 6 milliards de dollars sur 20 ans, le coût d’un aller simple serait de 20 $, estime Elon Musk.

« Il est aussi bon de noter que le coût énergétique de ce système [Hyperloop] est inférieur à tous les modes de transports existants. Le seul système qui s’en approche est la voiture électrique Tesla Model S », écrit Elon Musk dans son document de présentation de 57 pages, mis en ligne sur son blogue.

Déjà fort occupé avec Tesla et SpaceX, Elon Musk propose ses plans à quiconque s’y intéresse et souhaite les modifier, selon le même principe que les logiciels libres. De son côté, il dit avoir suffisamment de travail avec ses entreprises de voitures électriques et de fusées. Pour l’instant, personne n’a donc véritablement l’ambition de mener ce projet à terme.

Pour consulter le blogue d’Elon Musk dans lequel il explique son projet, cliquez ici.

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bruno.maltais@radio-canada.ca

Vincent GrouTwitter atteint du syndrome de la Tourette

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 publié le 19 juin 2013 à 9 h 55

Vous avez peut-être vu vos contacts publier sur Twitter des messages qui peuvent paraître incohérents, des insultes ou des onomatopées. Ils sont accompagnés du mot-clé #SurrenderYourSay (cédez votre parole).

Il s’agit de la campagne Surrender Your Say (en anglais) de la Fondation canadienne du syndrome de la Tourette. La campagne de 24 heures a débuté à 9 h (HAE) mercredi matin.

Comme l’explique la Fondation, le syndrome de la Tourette est un trouble neurologique caractérisé par des tics : des mouvements brusques, soudains et involontaires, ou des vocalisations répétitives qui surviennent de la même façon. La cause n’a pas été établie et à ce jour il n’existe aucun remède.

Le but de la campagne est de sensibiliser la population à ce que vivent les gens qui en sont atteints. En abandonnant leurs tweets, les internautes voient leur compte Twitter publier des messages incongrus sans qu’ils en aient le contrôle, et se retrouvent ainsi virtuellement atteints du syndrome.

 

 

 

La campagne est accompagnée du documentaire @Random, présente des portraits de différentes personnes atteintes du syndrome de la Tourette. Ceux-ci sont diffusés de façon aléatoire, ce qui fait que chaque internaute les verra dans un ordre différent. Il s’agit ici d’illustrer le fait que les personnes atteintes du syndrome ne vivent pas celui-ci de la même façon.

Mise à jour : Merci à un internaute qui nous a signalé sur Facebook l’existence de Guy, alias Tourette’s Karaoke, un Britannique atteint du syndrome, qui met en ligne des vidéos de lui chantant des grands succès en karaoké. Sa démarche lui permet de dédramatiser sa situation.

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Retour de Chris Hadfield
L’astronaute canadien Chris Hadfield est devenu un champion dans l’utilisation des médias sociaux, mais son succès n’est pas dû au hasard: l’Agence spatiale canadienne (ASC) a mis deux ans pour préparer minutieusement sa stratégie de communication avant son décollage.

L’ASC a l’habitude de documenter les missions de ses astronautes afin de les rendre accessibles au public. Ce fut le cas en 2009, lorsque Robert Thirsk a séjourné six mois dans l’espace. Mais si ces informations étaient facilement consultables, le public, lui, ne semblait pas vraiment vouloir les consulter.
« On avait écrit beaucoup de documents comme au bon vieux temps, pour parler de la mission, et on s’est rendu compte qu’il n’y a plus personne qui lit les gros documents comme ça », explique Julie Simard, conseillère principale en communication à l’ASC.

Par contre, les quelques vidéos mises en ligne sur le canal YouTube de l’ASC avaient plus de succès, estime Mme Simard, qui fait partie de l’équipe chargée de la communication de Chris Hadfield.

« Alors pour la mission de Chris, ça faisait partie de notre stratégie de faire des vidéos pour rendre l’information (…) plus accessible et de passer le contenu scientifique dans ces vidéos. Ça faisait partie de notre stratégie dès le départ », explique Mme Simard.

Chris Hadfield est soutenu par une équipe de six personnes, dont trois à temps plein, dans sa stratégie de communication. On y trouve notamment un responsable pour le contenu web, un autre pour les médias sociaux, des professionnels de la communication et même une juriste.
Chaque membre de l’équipe possède une dizaine d’années d’expérience au sein de l’ASC. Et les interventions de Chris Hadfield ont été choisies et scénarisées bien à l’avance, dit Mme Simard. « On sait qu’est-ce qu’on veut passer comme message, on donne des directives à Chris, et lui prend les vidéos, il enregistre ses réponses et, après, il nous les envoie (…) On a quelqu’un qui s’occupe de faire du montage vidéo, on met tout ça ensemble pour que ce soit intéressant », dit-elle.

Le but de la stratégie de communication de Chris Hadfield est de montrer ce qu’est la vie dans l’espace, comment fonctionne la station internationale et ce que sont les activités scientifiques du Canada. La grande majorité des vidéos de l’astronaute sont produites en dehors de son horaire de travail régulier, qui commence à 6h30 et se termine vers 18h.

Et la stratégie de l’ASC semble fonctionner, estime Mme Simard. Plus de 22 millions de personnes ont visionné les vidéos dans lesquelles il apparaît. Si bien qu’une marque a approché l’ASC afin de faire du placement publicitaire. Mais Chris Hadfield étant un employé du gouvernement du Canada, il lui est interdit de faire de la publicité dans le cadre de son travail.

L’ASC compte bien surfer sur le succès de Chris Hadfield, même après son retour sur Terre: il continuera à tourner d’autres vidéos à son retour. En fait, la stratégie de communication de l’astronaute est une affaire de famille. Son fils Evan, âgé de 27 ans, est devenu au fil de sa mission, le responsable non officiel des médias sociaux de l’astronaute, explique la CBC.

« Ce que vous voulez, c’est que les gens s’intéressent au programme spatial. Et dans une démocratie comme le Canada, si vous voulez que ce programme continue, le meilleur moyen, c’est de faire en sorte que les gens s’y intéressent », explique Evan Hadfield, qui réside en Allemagne. C’est lors d’un dîner de famille il y a trois ans que Chris Hadfield a eu l’idée d’ouvrir un compte Twitter. « Mon frère a parlé de Twitter (…) et on a commencé à lui montrer comment s’en servir », explique Evan Hadfield.

Lorsqu’il est parti dans l’espace, Chris Hadfield comptait 22 000 personnes qui le suivaient sur Twitter. Aujourd’hui, ce nombre s’élève à plus de 840 000.
« Non seulement il a établi un précédent pour le Canada, en devenant le premier Canadien à prendre les commandes de la station spatiale internationale, mais en plus, il a bien sûr été un communicateur remarquable et efficace, sur Terre », dit à la CBC le député libéral et ancien astronaute Marc Garneau.

Mais si les Canadiens s’intéressent aux aventures de Chris Hadfield dans l’espace, il faudra voir s’ils suivront avec autant d’intérêt l’évolution du budget des différents programmes spatiaux canadiens, explique Marc Fricker, le vice-président de la Société spatiale canadienne. « Malheureusement, le budget de l’Agence spatiale canadienne est en baisse (…) ses gens sont en train de partir, dans certains cas, il s’agit d’un exode de masse », explique M. Fricker, dont l’association regroupe des professionnels de l’exploration spatiale et des passionnées de l’espace.

Avec CBC

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La toute première URL est à nouveau disponible, à l’adresse http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html

L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (aussi connue sous l’acronyme CERN, pour Conseil européen pour la recherche nucléaire) souligne aujourd’hui les 20 ans d’un web libre et gratuit.

En effet, le 30 avril 1993, le CERN rendait « accessible gratuitement le logiciel nécessaire au fonctionnement d’un serveur web, ainsi que le navigateur et la bibliothèque de codes associés, a permis à la Toile de se tisser ».

Cette mise en ligne marquait un aboutissement pour le physicien britannique Tim Berners-Lee, qui a créé le World Wide Web quelques années plus tôt.

Le tout premier site web, mis en ligne par le CERN, était consacré Worl Wide Web. Il n’est plus accessible à son adresse d’origine. Voilà pourquoi le CERN a lancé un projet qui vise à le remettre en ligne. Le but est de faire du site http://info.cern.ch/ « une destination qui reflète l’histoire des débuts du web pour le bien des générations futures ».

En attendant que le projet aboutisse, vous pouvez consulter la toute première adresse URL  à avoir vu le jour, réactivée par le CERN : http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html . Un peu de vocabulaire : l’acronyme URL signifie Uniform (ou Universal) Resource Locator, soit repère uniforme (ou universel) des ressources, en français. La page témoigne du chemin parcouru par le web en 20 ans… Ça vous rappelle des souvenirs?

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Disque contenant un enregistrement de la voix d'Alexander Graham Bell
Le disque contenant un enregistrement de la voix d’Alexander Graham Bell Photo : smithsonianmag.com – Richard Strauss / NMAH, SI

« Hear my voice. Alexander Graham Bell ». Entendez ma voix. Alexander Graham Bell. C’est cet extrait audio d’une dizaine de secondes du pionnier de la téléphonie qui vient d’être dévoilé par le musée Smithsonian.

Il s’agit d’un enregistrement réalisé le 15 avril 1885, au laboratoire Volta de Bell, à Washington. Le disque de carton et de cire était connu du musée, mais trop fragile pour être lu à l’aide d’une aiguille.

C’est donc à l’aide d’une technique d’imagerie à haute définition que les délicats sillons ont pu être déchiffrés par des ordinateurs.

Le Smithsonian est en possession d’environ 400 disques et cylindres sur lesquels Alexander Graham Bell a mené des tests d’enregistrements sonores. Ces documents ont été donnés au musée par Bell lui-même, qui était membre du conseil d’administration.

L’inventeur a également testé des enregistrements sur d’autres matériaux, comme le verre, le papier et le plâtre. Le Smithsonian précise cependant que les méthodes exactes par lesquelles Bell faisait jouer ces enregistrements demeurent inconnues.

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