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Retour de Chris Hadfield
L’astronaute canadien Chris Hadfield est devenu un champion dans l’utilisation des médias sociaux, mais son succès n’est pas dû au hasard: l’Agence spatiale canadienne (ASC) a mis deux ans pour préparer minutieusement sa stratégie de communication avant son décollage.

L’ASC a l’habitude de documenter les missions de ses astronautes afin de les rendre accessibles au public. Ce fut le cas en 2009, lorsque Robert Thirsk a séjourné six mois dans l’espace. Mais si ces informations étaient facilement consultables, le public, lui, ne semblait pas vraiment vouloir les consulter.
« On avait écrit beaucoup de documents comme au bon vieux temps, pour parler de la mission, et on s’est rendu compte qu’il n’y a plus personne qui lit les gros documents comme ça », explique Julie Simard, conseillère principale en communication à l’ASC.

Par contre, les quelques vidéos mises en ligne sur le canal YouTube de l’ASC avaient plus de succès, estime Mme Simard, qui fait partie de l’équipe chargée de la communication de Chris Hadfield.

« Alors pour la mission de Chris, ça faisait partie de notre stratégie de faire des vidéos pour rendre l’information (…) plus accessible et de passer le contenu scientifique dans ces vidéos. Ça faisait partie de notre stratégie dès le départ », explique Mme Simard.

Chris Hadfield est soutenu par une équipe de six personnes, dont trois à temps plein, dans sa stratégie de communication. On y trouve notamment un responsable pour le contenu web, un autre pour les médias sociaux, des professionnels de la communication et même une juriste.
Chaque membre de l’équipe possède une dizaine d’années d’expérience au sein de l’ASC. Et les interventions de Chris Hadfield ont été choisies et scénarisées bien à l’avance, dit Mme Simard. « On sait qu’est-ce qu’on veut passer comme message, on donne des directives à Chris, et lui prend les vidéos, il enregistre ses réponses et, après, il nous les envoie (…) On a quelqu’un qui s’occupe de faire du montage vidéo, on met tout ça ensemble pour que ce soit intéressant », dit-elle.

Le but de la stratégie de communication de Chris Hadfield est de montrer ce qu’est la vie dans l’espace, comment fonctionne la station internationale et ce que sont les activités scientifiques du Canada. La grande majorité des vidéos de l’astronaute sont produites en dehors de son horaire de travail régulier, qui commence à 6h30 et se termine vers 18h.

Et la stratégie de l’ASC semble fonctionner, estime Mme Simard. Plus de 22 millions de personnes ont visionné les vidéos dans lesquelles il apparaît. Si bien qu’une marque a approché l’ASC afin de faire du placement publicitaire. Mais Chris Hadfield étant un employé du gouvernement du Canada, il lui est interdit de faire de la publicité dans le cadre de son travail.

L’ASC compte bien surfer sur le succès de Chris Hadfield, même après son retour sur Terre: il continuera à tourner d’autres vidéos à son retour. En fait, la stratégie de communication de l’astronaute est une affaire de famille. Son fils Evan, âgé de 27 ans, est devenu au fil de sa mission, le responsable non officiel des médias sociaux de l’astronaute, explique la CBC.

« Ce que vous voulez, c’est que les gens s’intéressent au programme spatial. Et dans une démocratie comme le Canada, si vous voulez que ce programme continue, le meilleur moyen, c’est de faire en sorte que les gens s’y intéressent », explique Evan Hadfield, qui réside en Allemagne. C’est lors d’un dîner de famille il y a trois ans que Chris Hadfield a eu l’idée d’ouvrir un compte Twitter. « Mon frère a parlé de Twitter (…) et on a commencé à lui montrer comment s’en servir », explique Evan Hadfield.

Lorsqu’il est parti dans l’espace, Chris Hadfield comptait 22 000 personnes qui le suivaient sur Twitter. Aujourd’hui, ce nombre s’élève à plus de 840 000.
« Non seulement il a établi un précédent pour le Canada, en devenant le premier Canadien à prendre les commandes de la station spatiale internationale, mais en plus, il a bien sûr été un communicateur remarquable et efficace, sur Terre », dit à la CBC le député libéral et ancien astronaute Marc Garneau.

Mais si les Canadiens s’intéressent aux aventures de Chris Hadfield dans l’espace, il faudra voir s’ils suivront avec autant d’intérêt l’évolution du budget des différents programmes spatiaux canadiens, explique Marc Fricker, le vice-président de la Société spatiale canadienne. « Malheureusement, le budget de l’Agence spatiale canadienne est en baisse (…) ses gens sont en train de partir, dans certains cas, il s’agit d’un exode de masse », explique M. Fricker, dont l’association regroupe des professionnels de l’exploration spatiale et des passionnées de l’espace.

Avec CBC

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La toute première URL est à nouveau disponible, à l’adresse http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html

L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (aussi connue sous l’acronyme CERN, pour Conseil européen pour la recherche nucléaire) souligne aujourd’hui les 20 ans d’un web libre et gratuit.

En effet, le 30 avril 1993, le CERN rendait « accessible gratuitement le logiciel nécessaire au fonctionnement d’un serveur web, ainsi que le navigateur et la bibliothèque de codes associés, a permis à la Toile de se tisser ».

Cette mise en ligne marquait un aboutissement pour le physicien britannique Tim Berners-Lee, qui a créé le World Wide Web quelques années plus tôt.

Le tout premier site web, mis en ligne par le CERN, était consacré Worl Wide Web. Il n’est plus accessible à son adresse d’origine. Voilà pourquoi le CERN a lancé un projet qui vise à le remettre en ligne. Le but est de faire du site http://info.cern.ch/ « une destination qui reflète l’histoire des débuts du web pour le bien des générations futures ».

En attendant que le projet aboutisse, vous pouvez consulter la toute première adresse URL  à avoir vu le jour, réactivée par le CERN : http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html . Un peu de vocabulaire : l’acronyme URL signifie Uniform (ou Universal) Resource Locator, soit repère uniforme (ou universel) des ressources, en français. La page témoigne du chemin parcouru par le web en 20 ans… Ça vous rappelle des souvenirs?

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Disque contenant un enregistrement de la voix d'Alexander Graham Bell
Le disque contenant un enregistrement de la voix d’Alexander Graham Bell Photo : smithsonianmag.com – Richard Strauss / NMAH, SI

« Hear my voice. Alexander Graham Bell ». Entendez ma voix. Alexander Graham Bell. C’est cet extrait audio d’une dizaine de secondes du pionnier de la téléphonie qui vient d’être dévoilé par le musée Smithsonian.

Il s’agit d’un enregistrement réalisé le 15 avril 1885, au laboratoire Volta de Bell, à Washington. Le disque de carton et de cire était connu du musée, mais trop fragile pour être lu à l’aide d’une aiguille.

C’est donc à l’aide d’une technique d’imagerie à haute définition que les délicats sillons ont pu être déchiffrés par des ordinateurs.

Le Smithsonian est en possession d’environ 400 disques et cylindres sur lesquels Alexander Graham Bell a mené des tests d’enregistrements sonores. Ces documents ont été donnés au musée par Bell lui-même, qui était membre du conseil d’administration.

L’inventeur a également testé des enregistrements sur d’autres matériaux, comme le verre, le papier et le plâtre. Le Smithsonian précise cependant que les méthodes exactes par lesquelles Bell faisait jouer ces enregistrements demeurent inconnues.

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Vincent GrouL’ONF s’envole avec Chris Hadfield

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 publié le 22 avril 2013 à 14 h 06

Image : ONF

L’Office national du film du Canada (ONF) lance aujourd’hui L’école spatiale, site web interactif destiné aux jeunes de 11 à 15 ans, articulé autour de l’astronaute canadien Chris Hadfield, actuel commandant de la Station spatiale internationale.

Le site propose pour le moment deux sections, Leadership et Mission, dans lesquelles on peut notamment voir des capsules vidéo où l’astronaute parle de son cheminement, explique en quoi consistent les différentes missions auxquelles il a participé, et celle qu’il dirige actuellement.

D’autres sections seront ajoutées au cours des prochaines semaines : Histoire, Robotique, Astrobiologie et Club Astro.

Le site est également accompagné de ressources pédagogiques, pour les enseignants qui souhaitent en faire l’usage en classe.

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Vincent GrouExplorez Mars du point de vue de Curiosity

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 publié le 29 mars 2013 à 11 h 44

Les photos panoramiques de différentes grandes villes du monde sont de plus en plus populaires. Londres, Paris et Dubaï sont au nombre des métropoles qui nous offrent des prises de vue.
Certaines des plus récentes photos panoramiques proviennent toutefois d’une autre planète. Le site 360 Cities nous propose en effet des vues panoramiques du cratère Gale, du point de vue du robot Curiosity.


Mars Gigapixel Panorama – Curiosity rover: Martian solar days 136-149 in Out of this World

Le panorama ci-haut, de 4 milliards de pixels est le résultat de l’assemblage 295 photos prises par le robot américain, qui a récemment prélevé un échantillon de roche qui laisse à penser que la vie microbienne a pu exister dans le passé sur Mars.

L’assemblage des images est l’œuvre du photographe Andrew Bodrov, qui est également l’auteur de précédents panoramas de la Planète rouge à partir d’images prises par Curiosity.

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