Billets classés sous la catégorie « Politique »

  • Vous parcourez actuellement les articles publiés dans la catégorie Politique.

recommander

Plutôt que de s’en prendre directement à Thomas Mulcair, les conservateurs ont choisi de s’attaquer à son équipe en mettant en ligne un site web dénigrant les membres de son cabinet fantôme.

Le site www.npddemulcair.ca a été mis en ligne lundi par le Parti conservateur du Canada (PCC) et s’attaque minutieusement à plusieurs porte-parole néo-démocrates sélectionnés par M. Mulcair depuis son récent couronnement à la tête de son parti.

Sur fond noir, avec une lettrine inquiétante rappelant celle utilisée dans les films d’horreur, le site propose aux lecteurs « d’apprendre à connaître le cabinet fantôme de M. Mulcair ».

La biographie du Montréalais Alexandre Boulerice, porte-parole du Nouveau Parti démocratique (NPD) en matière de travail, y occupe une place de choix.

On y déplore les liens que le député a entretenus avec le parti provincial Québec solidaire, dépeint comme « un parti radical déterminé à briser le Canada ». « Québec solidaire est un parti d’extrême gauche qui soutient clairement la séparation », peut-on lire.

Selon l’auteur du site, le fait que M. Boulerice occupe une place importante au sein du cabinet fantôme néo-démocrate illustre le manque de jugement de M. Mulcair.

La publicité négative a été au coeur de la stratégie conservatrice ces dernières années, les libéraux Stéphane Dion et Michael Ignatieff en ayant particulièrement souffert.

Pour éviter que le scénario se reproduise avec le nouveau chef de l’opposition, le NPD a contre-attaqué quelques jours après la victoire de M. Mulcair à la course à la direction de son parti en diffusant des publicités le mettant en vedette.

Depuis, les conservateurs avaient pris l’habitude d’envoyer aux journalistes des courriels s’attaquant individuellement à certains membres du cabinet fantôme de M. Mulcair. Ils semblent vouloir désormais s’adresser au grand public avec un site Internet accessible à tous.

Le président du caucus québécois, Guy Caron, trouve la tactique conservatrice « puérile » et ne croit pas qu’elle trouvera « de résonance » auprès de la population.

« C’est honnêtement des méthodes qui ne sont pas très différentes de ce qu’on peut voir au niveau des écoles pour l’intimidation [...]. Ce n’est pas notre manière de faire de la politique », a-t-il signalé.

Karl Bélanger, le secrétaire principal du chef de l’opposition, a indiqué par courriel que M. Boulerice avait cessé de faire des dons à Québec solidaire et qu’il avait « signifié son intention de ne plus être membre de cette formation ». Il a cependant été impossible de parler à M. Boulerice au sujet des attaques à son égard.

La Presse Canadienne

recommander

Le rapport Gautrin

La présidente du Conseil du Trésor du Québec, Michelle Courchesne, soutient que le gouvernement mettra sur pied un portail pour centraliser ses données publiques, www.donnees.gouv.qc.ca, d’ici au mois de juin.

Elle l’a annoncé dans la foulée du dévoilement du rapport du député libéral Henri-François Gautrin sur le gouvernement du Québec et le web 2.0, intitulé « Gouverner ensemble ».

Fruit de consultations publiques entamées il y a plus d’un an, ce rapport formule 32 recommandations. L’objectif : rendre le gouvernement « ouvert ». Trois mots sont importants, selon le député : «transparent, participatif et collaboratif ». « Les technologies du web2.0 permettent des changements dans l’acte de gouverner », a déclaré le député.

L’une de ces recommandations portait sur la création de ce portail, afin de rendre accessibles toutes les données publiques du gouvernement (qui ne contiennent pas d’informations personnelles sur les citoyens), en formats libres. Et ce, afin de permettre à tous de les analyser ou encore de créer des applications ou des modélisations avec.

Des demandes partagées par plusieurs organismes

Depuis plusieurs mois, plusieurs organismes demandent aux différents paliers de gouvernement de « libérer » ces données. Pensons notamment à Montréal ouvert ou à Québec ouvert au niveau provincial.

En 2011, la Commission d’accès à l’information du Québec recommandait déjà dans son rapport quinquennal « d’adapter le régime d’accès à l’information à la réalité actuelle en ouvrant, sauf exceptions, l’ensemble des données gouvernementales à la consultation et à l’utilisation ». Elle préconisait la tenue d’un débat public sur la question.

La Loi d’accès à l’information subit actuellement une révision quinquennale. Le mois dernier, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec notait que « l’actuelle loi sur l’accès permet, souvent après bien des délais et des obstructions, l’accès à un certain nombre de documents publics. Mais elle sert aussi d’obstacle à la transparence de l’État par ses nombreuses exceptions évoquées à tort et à travers. Elle n’arrive plus à suivre l’évolution des besoins des citoyens et des journalistes ». Et de plaider pour un gouvernement ouvert.

Québec se met au diapason

Le gouvernement fédéral a aussi lancé son initiative de « gouvernement ouvert » en mars dernier, qui compte 12 863 jeux de données (plus 260 296 jeux de données cartographiques).

Au niveau municipal, Montréal et d’autres villes tentent de prendre le virage. Récemment, la Société de transport de Montréal a publié l’ensemble de ses horaires, emboîtant le pas aux différentes sociétés de transport de la métropole et de sa banlieue. Cela pourrait ainsi permettre de créer une application s’appliquant aux différents réseaux de transport, contrairement à la situation actuelle qui ne permet de calculer un trajet que sur un seul réseau.

À l’étranger, les États-Unis et le Royaume-Uni sont en tête du peloton. Washington a mis sur pied le site data.gov qui compte quelque 390 000 jeux de données, 1125 applications gouvernementales et 236 développées par des citoyens. Idem pour Londres qui a mis en place data.gov.uk. La France a de son côté lancé le portail data.gouv.fr.

Une plus grande présence sur les réseaux sociaux

D’autre part, le rapport Gautrin recommande au gouvernement de développer sa présence sur les réseaux sociaux, particulièrement sur Facebook et Twitter. Et ce, afin de « stimuler et favoriser la participation citoyenne à l’élaboration et à l’évaluation de ses actions et de ses politiques ». Ce développement pourrait se faire entre autres autour des grands projets gouvernementaux.

Notons qu’à la différence de nombreux autres politiciens, le premier ministre Jean Charest ne possède pas de compte Twitter, tout comme la chef de l’opposition officielle, Pauline Marois. Tous deux ont une page Facebook.

Enfin, l’État devrait améliorer son réseau interne de communication pour faciliter l’échange d’informations entre les différents organismes publics.

Pour me joindre :

florent.daudens@radio-canada.ca

Sur Facebook : http://www.facebook.com/surleweb

recommander

L’humoriste Guy Nantel vient de mettre en ligne une parodie du conflit étudiant, dans laquelle il incarne le premier ministre Jean Charest et Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ). La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et le porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) n’y sont pas épargnés.

Du côté gouvernemental, la « proposition quasiment finale » prend des allures de promotion sur des électroménagers. Et le premier ministre parodié d’ajouter : « Mon gouvernement s’engage à adopter des mesures plus souples pour dialoguer avec les étudiants, comme ramollir les matraques de polices et même offrir des cours de rattrapage dans les fourgons cellulaires ».

« Mon gouvernement ne cédera jamais à la terreur, la violence et l’intimidation. Parce qu’au Parti libéral, chaque jour, on négocie avec des gens beaucoup plus intimidants du crime organisé, alors ce n’est pas trois petits morveux de 140 livres qui vont me faire peur », soutient-il.

De leur côté, les étudiants sont présentés comme peu informés et plus intéressés par la joute politique que par l’accessibilité aux études.

« Ce serait bien que la population comprenne que, contrairement à une grève normale, on est logé et nourri par nos parents, alors ça se peut que le conflit soit très très long », affirme la caricature de Léo Bureau-Blouin.

« Notre priorité à nous, c’est de rentrer en classe le plus tôt possible, de reprendre les trois mois ratés en deux semaines, et de devenir des avocats, des ingénieurs et des chirurgiens compétents et qualifiés », ajoute-t-il.

Et si les cours ne reprennent pas?

« On se lancera en politique. On commence à avoir l’habitude des points de presse où il ne se dit rien, et des dossiers qui n’avancent pas! »

Qu’en pensez-vous?

Pour me joindre :

recommander

Le premier ministre Jean Charest

Maxime Brown, un Montréalais de 25 ans, a été formellement accusé lundi d’avoir proféré des menaces de mort à l’endroit du premier ministre Jean Charest et de sa famille.

Le jeune homme semblait un peu perdu et dépassé par les événements lors de sa comparution au Palais de justice de Montréal.

Maxime Brown s’est notamment vu interdire de se trouver dans un rayon de moins de 200 mètres du domicile, du lieu de travail et de l’école de M. Charest et de ses enfants.

Il lui est également interdit de posséder des armes, de participer à des manifestations politiques ou du mouvement étudiant et d’utiliser ou de posséder un ordinateur ayant accès à Internet.

Dans une vidéo diffusée dimanche sur le site YouTube, on peut voir le suspect brandir une épée et annoncer son intention de tuer Jean Charest et ses enfants.

Les policiers de la division des enquêtes sur la menace extrémiste, de la Sûreté du Québec (SQ), ont procédé à l’arrestation du suspect à sa résidence tôt lundi matin. Une perquisition a été menée par les forces de l’ordre pour recueillir des éléments de preuve.

La SQ a profité de l’occasion pour rappeler que les corps de police prennent au sérieux toutes les menaces diffusées sur les réseaux sociaux.

La Presse Canadienne

recommander

Crédit: AFP

Petit clin d’oeil économico-mondain…

La vente aux enchères d’une Volkswagen ayant appartenu à Angela Merkel a été annulée par eBay, lundi. À quelques heures de l’expiration des enchères, une offre de près de 170 000 $  a été envoyée pour devenir propriétaire de la Golf blanche achetée par l’actuelle chancelière le 12 septembre 1990, peu avant la réunification de l’Allemagne. Avec ses 190 000 kilomètres au compteur, c’était trop beau pour être vrai. Et de fait, l’offre d’achat n’était pas sérieuse.

Mais pourquoi donc juger que la vieille bagnole de la chancelière ne vaut pas 170 000 $? En 2005, une Golf ayant appartenue à Benoit XVI n’a-t-elle pas trouvé preneur pour quelque 190 000 euros? Certes, la voiture du pape avait une dizaine d’années de moins, et la Golf d’Angela Merkel était sur le marché en même temps que la Peugeot de Brigitte Bardot. Mais tout de même! L’an dernier, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a réussi à vendre sa Peugeot datant de 1977 pour 2,5 millions de dollars! Même si elle a été mise aux enchères pour récolter des fonds pour un projet de logements sociaux, on doute que l’acheteur – qui a souhaité gardé l’anonymat – ait eu un reçu pour fin d’impôt…

Enfin, si vous êtes un acheteur sérieux, sachez qu’eBay a annoncé la remise en vente de la voiture d’Angela Merkel à la fin de la semaine. Mais pour éviter les offres farfelues, il faudra confirmer son offre… par télécopieur. Qui sait, peut-être quelqu’un réussira-t-il à flairer la bonne affaire en vendant un vieux fax…

Reste à voir si vous serez plus rapide (et plus intéressé…) que les quelque 100 millions d’utilisateurs d’eBay, qui achètent/vendent pour 2100 $ chaque seconde (ou 68,6 milliards par année).

Pour me joindre :