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Nous vous parlions lundi de l’intention du gouvernement canadien d’ouvrir ses données.

Petit rappel : c’est aujourd’hui que les internautes sont invités à discuter du sujet avec le ministre Tony Clement, président du Secrétariat du Conseil du Trésor.

La discussion aura lieu sur Twitter. La première partie se déroulera en français, de 16 h à 16 h 45 (HNE), la seconde sera en anglais de 17 h à 17 h 45 (HNE). Les mots-clés utilisés seront #parlonsgouvert en français et #opengovchat en anglais.

Le comte-rendu de la discussion sera publié vendredi.

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Le gouvernement fédéral a lancé, la semaine dernière, une consultation en ligne sur le gouvernement ouvert, invitant la population à y participer.

Ainsi, depuis le 6 décembre et jusqu’au 16 janvier 2012, les internautes canadiens peuvent participer à la consultation sur le site web du gouvernement ouvert et y faire valoir leur opinion.

Vous pouvez donc répondre à une dizaine de questions, par exemple, comment faciliter la recherche et l’utilisation des données gouvernementales fournies en ligne,  quels sont les types d’ensembles de données ouvertes qui seraient susceptibles de vous intéresser, quel usage feriez-vous de ces données, des approches utilisées par d’autres gouvernements pourraient-elles servir de modèles au gouvernement du Canada, etc. Vous pouvez voir l’ensemble des questions ici.

Les résultats de la consultation seront publiés en mars 2012.

Discussion sur Twitter avec Tony Clement jeudi

De plus, jeudi le 15 décembre, le ministre et président du Secrétariat du Conseil du Trésor Tony Clement animera une discussion et répondra aux questions des internautes, sur Twitter, au sujet de l’ouverture des données du gouvernement canadien. La discussion se déroulera en français de 16 h à 16 h 45 (HNE) et en anglais de 17 h à 17 h 45 (HNE). Les mots-clés utilisés seront #parlonsgouvert en français et #opengovchat en anglais.

En septembre dernier, le gouvernement du Canada a déclaré son intention de se joindre au Partenariat pour un gouvernement transparent, initiative à laquelle prennent part près d’une quarantaine de pays.

L’ouverture des données consiste à présenter les données gouvernementales dans un format facilement utilisable afin que les citoyens, les organisations du secteur privé et les organismes non gouvernementaux puissent les utiliser de façon novatrice et améliorée.

Une voie déjà bien pavée

Plusieurs gouvernements et villes au Canada et dans le monde rendent déjà leurs données disponibles. La semaine dernière, la France a commencé à ouvrir ses données. En octobre, la Ville de Montréal devenait la première municipalité québécoise à ouvrir ses données. Le site Capitale ouverte milite pour que la Ville de Québec emboîte le pas.

Vous pouvez voir ici des projets réalisés jusqu’à maintenant avec les données ouvertes de Montréal, comme Montréal au cas où, application Android qui répertorie les différents services de sécurité publique,  l’application et le site Patiner Montréal, sur l’état des patinoires extérieures, Ma mairie, pour suivre l’activité des élus, Remtl.ca, qui recense les sites contaminés et/ou décontaminés, ou encore Montréal Photos site qui met en valeur les photos d’archives de la Ville de Montréal.

À consulter également, Un état des lieux de l’open data, sur Owni, qui retranscrit le discours inaugural de David Eaves à l’Open Data Camp 2011 de Varsovie. David Eaves a agi comme conseiller auprès de plusieurs institutions dans le processus de publication des données.

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Ce montage met côte à côte les images satellites de 1984 et de 2011.

Le site Earth Observtory, de la NASA, a récemment publié un spectaculaire album photo qui montre l’exploitation des sables bitumineux le long de la rivière Athabasca, en Alberta, vue de l’espace.

Près d’une trentaine d’images satellites, prises entre 1984 et 2011 montrent très bien l’évolution de cette exploitation et son expansion, au cours des trois dernières décennies. Par exemple, on voit plusieurs nouveaux bassins à résidus apparaître au fil des ans.

On constate aussi que l’expansion a grandement accéléré à partir des années 2000, quand le prix du pétrole s’est mis à augmenter et que l’exploitation des sables bitumineux est devenue rentable.

La NASA souligne que le bassin à résidus qu’on voit sur la photo de 1984 (et qui date de 1967) a été drainé puis remblayé depuis. « Même si les compagnies minières ont semé des herbes depuis, les images, en 2011, ne montraient toujours pas la croissance de plantes », dit la NASA.

Le site de l’agence spatiale américaine permet de faire jouer les images en diaporama, ce qui permet de voir les trois décennies en accéléré. Ce fichier permet quant à lui de voir les images satellites directement dans Google Earth. Par ailleurs, le bouton « view large » permet de voir chaque image dans son ensemble et de constater que l’exploitation s’est étendue vers le nord et déborde aujourd’hui du cadre de la photo de 1984.

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Le rapport du Citizen Lab

Nous vous parlions hier d’un rapport du Citizen Lab qui révèle différents sites web du gouvernement syrien ainsi qu’un site du Hezbollah sont en partie hébergés par des entreprises canadiennes.

Soulignons que le ministère canadien des Affaires étrangères a demandé à la Gendarmerie royale du Canada d’enquêter afin de s’assurer que les sanctions économiques imposées à Damas par Ottawa sont respectées.

De son côté, l’hébergeur montréalais iWeb, qui était mentionné dans le rapport, a publié une déclaration dans laquelle il souligne que le Canada « n’a pas imposé une interdiction totale de faire des affaires avec la Syrie ». Il ajoute qu’« aucune des entités indiquées dans le rapport ne fait l’objet des sanctions canadiennes », à l’exception d’Addounia TV. « iWeb n’a pas fourni de services directement à Addounia T.V. et mène présentement une enquête afin de déterminer si ses installations ont été employées par un de ses clients au bénéfice de Addounia T.V. hors de sa connaissance. iWeb prendra toutes les mesures appropriées à la lumière des résultats de son enquête », dit l’entreprise.

Dans une analyse du rapport publiée sur son blogue, iWeb estime que les conclusions des chercheurs du Citizen Lab mettent en lumière différents points qui résument la complexité de l’hébergement web.

L’entreprise ajoute qu’elle est en tout temps prête à offrir sa coopération aux autorités.

Avec Bruno Maltais

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Le site web d'Addounia TV

En collaboration avec Bruno Maltais

Un rapport publié par des chercheurs et un groupe de réflexion de l’Université de Toronto affirme que plus d’une quinzaine de sites web du gouvernement syrien sont en partie hébergés par des entreprises canadiennes.

Le rapport du Citizen Lab et de la Munk School of Global Affairs indique que 17 sites syriens, parmi lesquels ceux des ministères de la Culture, des Transports et de l’Électricité, sont hébergés sur des serveurs canadiens.

Les chercheurs ont également trouvé que le site de la télévision syrienne Addounia TV, proche du gouvernement et soupçonnée d’incitation à la violence envers les opposants du régime, est également hébergé sur des serveurs basés au Canada.

On apprend en outre que le site web de la chaîne Al-Manar, branche médiatique du parti politique libanais Hezbollah, est en partie hébergé sur des serveurs canadiens et que la webdiffusion de sa programmation se fait à partir de serveurs canadiens. Le Canada considère le Hezbollah comme une organisation terroriste.

Les sites gouvernementaux syriens sont hébergés au Canada via des entreprises intermédiaires, dont Platinum Inc, une firme syrienne qui, elle, est hébergée par l’entreprise montréalaise iWeb et par Rackforce, entreprise britanno-colombienne.

Les sites d’Addounia TV et d’Al-Manar utilisent également les services d’iWeb pour webdiffuser leur programmation.

Rappelons que le Canada a imposé des sanctions diplomatiques et économiques à la Syrie , en réaction à la répression du régime de Bachar Al-Assad. En outre, le ministère des Affaires étrangères recommande officiellement aux Canadiens d’éviter tout voyage en Syrie.

Complexe et nuancé

Le directeur du Citizen Lab, Ron Deibert, estime que l’hébergement de sites du régime syrien au Canada semble être en contradiction avec les sanctions d’Ottawa à l’endroit de Damas. Il ajoute toutefois que le domaine de l’hébergement web est hautement complexe et nuancé.

Le rapport, qui ne condamne pas les entreprises canadiennes mentionnées plus tôt, rappelle que la législation canadienne est floue en matière d’hébergement web pour des sites associés à des régimes répressifs ou totalitaires. Les chercheurs encouragent le gouvernement, la société civile et le secteur privé à réfléchir aux responsabilités grandissantes des entreprises d’hébergement web.

Contacté par Radio-Canada, le ministère canadien des Affaires étrangères affirme qu’il devrait réagir dans le courant de la journée de jeudi.

De son côté,au moment d’écrire ces lignes, iWeb n’avait pas répondu à nos appels. L’hébergeur montréalais (qui fait affaire avec des entreprises dans 150 pays, dont Radio-Canada) a toutefois déclaré au Globe and Mail qu’il collaborait toujours avec les autorités quand des plaintes officielles étaient formulées.

Le Citizen Lab et la Munk School of Global Affairs ont notamment participé à l’élaboration du projet Psiphon, un logiciel destiné à contourner la censure des régimes totalitaires.

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