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Jennifer Stoddart (archives) Photo : La Presse Canadienne/Sean Kilpatrick

La commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Jennifer Stoddart, souhaite une réforme de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE). Celle-ci, entrée en vigueur par étapes en 2001, « ne permet pas de relever les défis d’aujourd’hui – et encore moins ceux de demain », déplore-t-elle.

Le Commissariat dévoilait mercredi un rapport intitulé Ce qu’une adresse IP peut révéler à votre sujet, qui démontrait que la récente tentative du gouvernement fédéral d’offrir aux policiers plus d’informations sur les internautes aurait permis de révéler de nombreux renseignements personnels.

Dans une allocution prononcée jeudi matin au Symposium sur la protection de la vie privée 2013, organisé par le chapitre canadien de l’International Association of Privacy Professionals, Mme Stoddart a présenté un énoncé de principes, dans lequel on retrouve une feuille de route pour moderniser la législation canadienne.

Quatre éléments se démarquent :

  • La possibilité, pour le Commissariat, de délivrer des ordonnances et d’imposer des sanctions pécuniaires aux entreprises ou organisations qui contreviennent à la loi.
  • L’obligation, pour les entreprises et les organisations, de signaler au Commissariat les atteintes à la sécurité des renseignements personnels et d’en aviser les personnes concernées si la situation le justifie. Des amendes devraient être imposées dans certains cas.
  • L’obligation de produire des rapports publics lors de l’utilisation d’une exception extraordinaire à la LPRPDE pour obtenir des renseignements personnels auprès d’entreprises sans le consentement de la personne visée ou sans mandat judiciaire pour diverses raisons, comme la sécurité nationale.
  • Modifier la LPRPDE pour s’assurer que les engagements pris par les entreprises et les organisations, en matière de protection de la vie privée, soient respectés.

« La législation ne répond plus à sa finalité, qui consiste à assurer un équilibre entre le droit à la vie privée et les besoins commerciaux légitimes. À l’heure actuelle, elle n’est pas assez musclée pour garantir que les organisations investissent comme il se doit dans la protection de la vie privée, ce qui pourrait ébranler la confiance des consommateurs à l’égard de l’économie numérique », déplore la commissaire.

Jennifer Stoddart est commissaire à la protection de la vie privée du Canada depuis 10 ans. Son mandat prendra fin en décembre prochain.

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Retour de Chris Hadfield
L’astronaute canadien Chris Hadfield est devenu un champion dans l’utilisation des médias sociaux, mais son succès n’est pas dû au hasard: l’Agence spatiale canadienne (ASC) a mis deux ans pour préparer minutieusement sa stratégie de communication avant son décollage.

L’ASC a l’habitude de documenter les missions de ses astronautes afin de les rendre accessibles au public. Ce fut le cas en 2009, lorsque Robert Thirsk a séjourné six mois dans l’espace. Mais si ces informations étaient facilement consultables, le public, lui, ne semblait pas vraiment vouloir les consulter.
« On avait écrit beaucoup de documents comme au bon vieux temps, pour parler de la mission, et on s’est rendu compte qu’il n’y a plus personne qui lit les gros documents comme ça », explique Julie Simard, conseillère principale en communication à l’ASC.

Par contre, les quelques vidéos mises en ligne sur le canal YouTube de l’ASC avaient plus de succès, estime Mme Simard, qui fait partie de l’équipe chargée de la communication de Chris Hadfield.

« Alors pour la mission de Chris, ça faisait partie de notre stratégie de faire des vidéos pour rendre l’information (…) plus accessible et de passer le contenu scientifique dans ces vidéos. Ça faisait partie de notre stratégie dès le départ », explique Mme Simard.

Chris Hadfield est soutenu par une équipe de six personnes, dont trois à temps plein, dans sa stratégie de communication. On y trouve notamment un responsable pour le contenu web, un autre pour les médias sociaux, des professionnels de la communication et même une juriste.
Chaque membre de l’équipe possède une dizaine d’années d’expérience au sein de l’ASC. Et les interventions de Chris Hadfield ont été choisies et scénarisées bien à l’avance, dit Mme Simard. « On sait qu’est-ce qu’on veut passer comme message, on donne des directives à Chris, et lui prend les vidéos, il enregistre ses réponses et, après, il nous les envoie (…) On a quelqu’un qui s’occupe de faire du montage vidéo, on met tout ça ensemble pour que ce soit intéressant », dit-elle.

Le but de la stratégie de communication de Chris Hadfield est de montrer ce qu’est la vie dans l’espace, comment fonctionne la station internationale et ce que sont les activités scientifiques du Canada. La grande majorité des vidéos de l’astronaute sont produites en dehors de son horaire de travail régulier, qui commence à 6h30 et se termine vers 18h.

Et la stratégie de l’ASC semble fonctionner, estime Mme Simard. Plus de 22 millions de personnes ont visionné les vidéos dans lesquelles il apparaît. Si bien qu’une marque a approché l’ASC afin de faire du placement publicitaire. Mais Chris Hadfield étant un employé du gouvernement du Canada, il lui est interdit de faire de la publicité dans le cadre de son travail.

L’ASC compte bien surfer sur le succès de Chris Hadfield, même après son retour sur Terre: il continuera à tourner d’autres vidéos à son retour. En fait, la stratégie de communication de l’astronaute est une affaire de famille. Son fils Evan, âgé de 27 ans, est devenu au fil de sa mission, le responsable non officiel des médias sociaux de l’astronaute, explique la CBC.

« Ce que vous voulez, c’est que les gens s’intéressent au programme spatial. Et dans une démocratie comme le Canada, si vous voulez que ce programme continue, le meilleur moyen, c’est de faire en sorte que les gens s’y intéressent », explique Evan Hadfield, qui réside en Allemagne. C’est lors d’un dîner de famille il y a trois ans que Chris Hadfield a eu l’idée d’ouvrir un compte Twitter. « Mon frère a parlé de Twitter (…) et on a commencé à lui montrer comment s’en servir », explique Evan Hadfield.

Lorsqu’il est parti dans l’espace, Chris Hadfield comptait 22 000 personnes qui le suivaient sur Twitter. Aujourd’hui, ce nombre s’élève à plus de 840 000.
« Non seulement il a établi un précédent pour le Canada, en devenant le premier Canadien à prendre les commandes de la station spatiale internationale, mais en plus, il a bien sûr été un communicateur remarquable et efficace, sur Terre », dit à la CBC le député libéral et ancien astronaute Marc Garneau.

Mais si les Canadiens s’intéressent aux aventures de Chris Hadfield dans l’espace, il faudra voir s’ils suivront avec autant d’intérêt l’évolution du budget des différents programmes spatiaux canadiens, explique Marc Fricker, le vice-président de la Société spatiale canadienne. « Malheureusement, le budget de l’Agence spatiale canadienne est en baisse (…) ses gens sont en train de partir, dans certains cas, il s’agit d’un exode de masse », explique M. Fricker, dont l’association regroupe des professionnels de l’exploration spatiale et des passionnées de l’espace.

Avec CBC

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L’organisation de défense des droits de la personne Amnistie internationale a publié aujourd’hui son rapport sur les condamnations à mort et les exécutions dans le monde en 2012.

La publication de ce rapport est accompagnée par une campagne en ligne. Sur le site d’Amnistie Canada, on retrouve ainsi une carte interactive qui rend compte de la situation dans le monde, de 2007 à 2012. Et en cliquant sur l’onglet Ouvrir le tableur, on peut voir les données transposées dans Google Maps.

Amnistie internationale invite également les internautes à agir pour les Canadiens qui sont condamnés à mort à l’étranger.

Selon l’ONG, la situation est particulièrement urgente pour l’Irano-Canadien Hamid Ghassemi-Shall, condamné à mort en Iran. Amnistie publie une vidéo dans laquelle son épouse raconte leur histoire.

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Peut-on changer le monde par le jeu vidéo? C’est le pari que fait la jeune entreprise d’économie sociale montréalaise Decode Global, dont le tout premier jeu, Get Water!, a récemment remporté le prix Create UNAOC, de l’Alliance des civilisations de l’ONU.

Les joueurs se retrouvent dans la peau de la jeune Maya, qui habite un pays en développement (on reconnaît l’Inde) et qui doit constamment manquer l’école pour aller chercher de l’eau potable à des kilomètres de chez elle.

Get Water! Trailer from Decode Global on Vimeo.

Get Water! Sensibilise donc à la réalité de beaucoup de jeunes filles de pays émergents, qui doivent souvent accomplir des tâches domestiques, tandis que les garçons ont accès à l’éducation.

Decode Global, qui a vu le jour en juin 2012, se présente comme un« incubateur de jeux mobiles pour le développement social ».

« Nous voulons développer des jeux amusants et attrayants qui mettent en relief les différents défis du développement international », dit Nicole Darabian, coordonnatrice des partenariats chez Decode Global. « Le jeu nous permet de soulever des problématiques sur un ton qui n’est pas négatif ou misérabiliste, et d’atteindre un public qui n’est pas nécessairement accro aux nouvelles », ajoute-t-elle.

Decode Global a également travaillé en partenariat avec l’UNICEF, en élaborant une trousse distribuée dans des écoles au Canada et aux États-Unis. Cette trousse accompagne le jeu et sert de base de discussion, en classe, sur l’eau potable.

L’entreprise souhaite également aller plus loin que la sensibilisation. Elle collabore avec un groupe qui œuvre à améliorer l’accès à l’eau potable dans les écoles en Inde. Aussi, les joueurs ont la possibilité d’acheter des items, à l’intérieur de Get Water!, qui les aident à se rendre plus loin dans le jeu. Une partie de l’argent ainsi recueilli va à l’éducation des jeunes filles en Inde.

« Nous développons également un jeu destiné à l’Inde, et qui sera adapté aux appareils mobiles d’entrée de gamme, très populaires là-bas. Le jeu permettra de faire de l’éducation auprès des femmes sur des questions d’hygiène », indique Mme Darabian.

Conçu par des technologues humanitaires

Get Water! a été élaboré par de jeunes « technologues humanitaires », recrutés au Brésil, en Ukraine, en Finlande et aux États-Unis, en vertu d’un programme de Decode Global. « Pour nous, un technologue humanitaire, c’est un jeune diplômé qui veut mettre ses compétences techniques au service de la communauté », explique Mme Darabian.

Il a également bénéficié de l’appui technique du centre de recherche sur les jeux TAG Hexagram, de l’Université Concordia.

Hexagram et le Collège Dawson seront d’ailleurs les hôtes d’un stage de 10 semaines, élaboré en collaboration avec Decode Global, qui commencera en juin, et dans lequel les participants apprendront à concevoir des jeux à caractère sociohumanitaire. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 avril.

L’entreprise organise également des ateliers à l’étranger. Les prochains, qui auront lieu à Londres et en Jamaïque, aborderont les thèmes des droits de la personne et des changements climatiques.

Get Water! est pour l’instant disponible en anglais seulement. Nicole Darabian dit espérer que le jeu sera bientôt traduit en français.

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Bahador ZabihiyanTrop facile d’acheter des petits singes, estime la SPCA

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 publié le 11 décembre 2012 à 20 h 07

Le petit singe capturé par les services animaliers de Toronto continue de faire parler de lui : sa propriétaire a consulté un avocat pour tenter de le récupérer et certains s’inquiètent de la facilité avec laquelle on peut se procurer des primates.

La propriétaire du petit primate s’est dite anéantie de ne plus avoir son singe Darwin à ses côtés, dans une entrevue accordée au réseau anglais de Radio-Canada. Yasmin Nakhuda dit qu’elle veut s’assurer que le singe sera heureux dans le refuge dans lequel les autorités ontariennes comptent le placer.

Les services animaliers de Toronto vont l’envoyer au Story Book Farm Primate Sanctuary, un refuge pour primates, à Sunderland, en Ontario. « On doit lui apporter ce qui est mieux pour lui », dit Mme Nakhuda. Mais elle se dit cependant inquiète au sujet de son petit singe.
« J’ai beaucoup de peine et je souffre. Mais, ce n’est pas de moi dont il s’agit. C’est de Darwin. Comment se sent-il? Comment surmonte-t-il le stress?», confie la propriétaire.

Les services animaliers de Toronto ont indiqué que l’animal se porte bien, mais qu’il est stressé.
L’intégration du jeune primate dans le refuge risque d’être longue et ardue, selon Jean Prudhomme, primatologue à l’Université de Montréal.

« C’est un animal social. Ils on besoin de leurs pairs pour se développer », explique ce spécialiste des primates. Mais les singes sont aussi des animaux « xénophobes », qui peuvent se montrer très violents avec les nouveaux venus, dans leur colonie. Ainsi, un nouvel arrivant au sein d’un groupe de singes « risque de se faire massacrer » par ses congénères, explique M. Prudhomme.

Le primatologue explique aussi qu’un singe comme Darwin ne peut vivre tout seul, car cela lui engendrerait une grande souffrance. « C’est comme si vous mettiez un homme en prison », dit-il.

De son côté, Alanna Devine, directrice de la protection des animaux pour la SPCA de Montréal, s’inquiète de la facilité avec laquelle on peut se procurer des singes, sur Internet. Elle affirme que la SPCA a trouvé plusieurs sites sur lesquels se trouvent des annonces pour acheter des petits singes comme Darwin :

La SPCA va enquêter afin de voir si ces vendeurs sont autorisés à vendre ces animaux. Au Québec, ceux qui vendent ou achètent des animaux exotiques doivent avoir une autorisation du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs.
Par ailleurs, il existe des règlements municipaux et fédéraux pour encadrer le commerce, l’élevage et la possession d’animaux exotiques.

À Montréal, certains arrondissements ont interdit les animaux exotiques, comme celui de Verdun. La ville de Montréal souhaite harmoniser son règlement concernant la possession d’animaux exotiques. Un projet de règlement a été présenté aux arrondissements, proposant d’interdire les animaux exotiques dans toute la métropole, explique Valérie De Gagné, relationniste à la ville de Montréal. La ville attend la décision des arrondissements.

De son côté, Mme Nakhuda indique que le singe, qui serait né à Montréal, lui avait été confié par un proche. Le petit primate s’est fortement attaché à sa gardienne, si bien qu’il s’était mis à hurler, quant était venue l’heure de retourner chez son propriétaire.
C’est alors que Mme Nakhuda a décidé de le garder et de l’intégrer à sa famille. Elle emmenait notamment le singe dans des endroits publics. Elle se souvient d’une visite à une fête foraine de Toronto. « Il était dans ma petite poussette et personne ne s’est aperçu qu’i l y avait un petit singe là-dedans », se souvient-elle.

Mme Nakhuda ne s’est jamais demandée s’il était permis d’avoir un singe à Toronto. Elle devra s’acquitter d’une amende de 240 $.
Elle a aussi consulté un avocat afin de voir s’il existait des recours pour récupérer Darwin. Sur YouTube, elle a mis en ligne trois vidéos, il y a quelques semaines, où l’on peut voir Darwin en train de jouer avec sa famille. Il porte une couche et dort dans un berceau aménagé. Mais ces images sont trompeuses, estime M. Prudhomme. Le primatologue est catégorique, un singe n’est pas un animal domestique et ne le deviendra jamais. En grandissant, Darwin risque de devenir dangereux et de mordre les humains autour de lui, dit-il.

Les vidéos de Darwin, le petit singe, mises en ligne par sa propriétaire :

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