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Message de Twitter qui arrive en bourseLes gens ne font plus que regarder la télévision : ils ressentent maintenant le besoin d’en parler sur Twitter.

Dans le confort de leur salon, les téléspectateurs partagent leurs réactions devant chaque touché ou finale de série attendue.

Les exemples de l’influence de Twitter se trouvent en grand nombre. La récente finale de « Breaking Bad », par exemple, a généré 1,24 million de messages sur le site. À son apogée, la conversation se mesurait à 22 373 messages par minute, selon la firme SocialGuide. Les gens ont utilisé le mot-clé #GoodbyeBreakingBad près de 500 000 fois.

Au dernier Super Bowl, les partisans ont publié quelque 24 millions de messages sur Twitter, et près de la moitié des commanditaires de l’événement ont diffusé des mots-clés encourageant les téléspectateurs à commenter sur Twitter.

Alors que Twitter se prépare à entrer en Bourse, l’entreprise de San Francisco travaille également fort pour faire sa place dans le milieu de la publicité télévisée. Dans les derniers mois, Twitter a créé des partenariats avec des propriétaires de contenu télévisuel tels que CBS, MTV et la NFL grâce à un programme baptisé Amplify. La plateforme permet aux propriétaires de contenu de présenter des vidéos en temps réel aux utilisateurs qui pourraient avoir vu leurs émissions ou s’y intéresser. Elle permet également aux publicitaires de communiquer avec les téléspectateurs qui ont vu leurs publicités télévisées, élargissant ainsi la portée des messages publicitaires jusqu’aux téléphones intelligents et aux tablettes.

Dimanche, la NFL a pu constater comment fonctionne la publicité jumelée à Twitter. Quelques minutes après qu’Adam Jones eut réussi une interception mettant fin à la séquence de 52 matchs avec au moins une passe de touché de Tom Brady, la NFL a publié une vidéo montrant le jeu sur Twitter.

Le clip de 32 secondes était précédé d’une publicité de 8 secondes pour un téléphone mobile de Verizon. En s’insérant dans la discussion en ligne, la NFL a réussi à rappeler aux internautes que le match était diffusé à ce moment même sur sa chaîne NFL Network, en plus d’obtenir de nouveaux revenus de la part de Verizon, un commanditaire de longue date qui souhaitait présenter sa nouvelle application NFL Mobile.

La NFL compte plus de 5,1 millions d’abonnés sur Twitter, mais son nouveau partenariat avec le site a fait en sorte que le message a aussi atteint des millions d’autres utilisateurs qui pourraient également s’y intéresser.

Le vice-président principal des stratégies média de la NFL, Hans Schroeder, a dit s’attendre à ce que les tweets promotionnels soient un jour vus par des dizaines de millions de personnes.

The Associated Press

Image : Google Finance

Le compte Twitter de l’agence de presse Associated press a visiblement été piraté, mardi après-midi, annonçant à tort que deux explosions étaient survenues à la Maison-Blanche et que le président américain, Barack Obama, était blessé.

 

 

 

Le compte @AP a rapidement été suspendu par Twitter (mais pas avant d’avoir été retweeté plus de 400 fois) et un porte-parole de la Maison-Blanche a très vite précisé qu’il s’agissait d’un canular et que le président se portait bien.

La fausse nouvelle a cependant eu une brève répercussion sur les cours de la bourse. En effet, dans les moments qui ont suivi l’annonce, l’indice Dow Jones a chuté de près de 150 points, avant de remonter, peu de temps après la confirmation qu’il s’agissait d’un canular. Le FBI a annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’éclaircir les circonstances entourant ce piratage.

Au moment d’écrire ces lignes, le compte @AP était encore suspendu. Sur son compte Twitter corporatif, l’agence de presse a confirmé que son compte avait été piraté.

La Syrian Electronic Army, un groupe de pirates informatiques fidèles au président syrien Bachar Al-Assad, a revendiqué le piratage du compte d’AP, sans toutefois fournir de preuve. Le groupe a récemment revendiqué les piratages des comptes Twitter de la BBC, de NPR et du réseau américain CBS. Comme le rapporte le blogue Naked Security, de la firme de cybersécurité Sophos, ces gestes ont entraîné un véritable jeu du chat et de la souris entre Twitter et la Syrian Electronic Army.

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Vincent.Grou@Radio-Canada.ca

Vincent GrouLe Bitcoin, ça vous dit quelque chose?

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 publié le 10 avril 2013 à 11 h 22

Image : Flickr/Creative Commons

Il a vu le jour en 2009, mais on en entend particulièrement parler depuis quelques semaines. Notamment parce que sa valeur a atteint des sommets au cours des derniers jours. Il est question ici du Bitcoin cette devise virtuelle dont l’unité valait tout récemment plus de 270 $ canadiens, selon le site Mt.Gox, l’une des principales plateformes de transaction de la monnaie. Il valait environ 5 ¢ lors de sa création.

Le Bitcoin est une monnaie cryptographique dont l’échange est basé sur un réseau pair-à-pair (P2P), qui n’est pas émise par un pays ou par une banque centrale, mais plutôt lorsque des ordinateurs parviennent à résoudre des équations très complexes. Sa valeur ne repose pas sur des données (relativement) tangibles, comme les réserves d’or ou la force de l’économie d’un pays, mais plutôt sur sa rareté et sur la spéculation.

Ses principaux avantages : les transactions effectuées par Bitcoin sont pratiquement exemptes de frais. De plus, ces transactions demeurent anonymes. Ses principaux inconvénients : sa très grande volatilité (beaucoup d’analystes craignent que la bulle éclate bientôt), ainsi que les risques de piratage. Bien que les portemonnaies virtuels soient assez sécuritaires, ils ne sont pas complètement à l’abri des attaques informatiques.

Vous ne comprenez rien au Bitcoin? Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls. Voici donc quelques éléments pour vous aider à vous y retrouver.

Voici d’abord une foire aux questions qui trace un portrait général de la monnaie virtuelle, mais dans un langage plutôt technique qui requiert certaines connaissances en informatique.

Pour un peu plus de vulgarisation, voyez cette très bonne entrevue de Gérald Fillion avec l’économiste Ianik Marcil.

À lire également, Comment le Bitcoin pourrait détruire l’État (et me rapporter un peu d’argent), d’Hugo Rifkind, du Spectator, repris et traduit par le Courrier international, et Bitcoin : la monnaie virtuelle flambe, le monde réel s’inquiète, dans Rue89.

Les médias ont également rapporté comment le Bitcoin pouvait profiter au marché noir. Cet article du Guardian dresse un portrait du site Silk Road, détaillant en ligne de drogues douces comme dures, auquel les autorités semblent incapables de mettre un terme, notamment en raison de la non-traçabilité du Bitcoin.

De son côté, Mashable expliquait hier pourquoi il vaut encore la peine, pour le moment, d’investir dans le Bitcoin.

Enfin, rappelons qu’en Alberta, un homme tente de vendre sa maison pour des Bitcoins.

Mise à jour, jeudi 11 avril 10 h :

Preuve de la volatilité du Bitcoin : peu de temps après la publication de ce texte la monnaie virtuelle a atteint un nouveau sommet, mercredi, à 266 $, pour ensuite plonger à 105 $ et remonter à près de 200 $.  Comme l’expliquent notamment le Business Insider et Ars Technica, la balade en montagnes russes de la devise a commencé quand un généreux détenteur de Bitcoins a décidé d’en distribuer au hasard à des utilisateurs du populaire site de partage de nouvelles Reddit.

Par ailleurs, merci à Thierry Holdrinet (@THoldrinet), qui a porté à notre attention cette récente (et très jolie) vidéo qui explique en quoi consiste le Bitcoin.

Bitcoin Explained from Duncan Elms on Vimeo.

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Image : OpenMedia.ca

Au début du mois, nous vous parlions des enfants qui font parfois grimper la facture d’Internet ou de téléphone de leurs parents, en utilisant leurs appareils mobiles.

L’un des cas mentionnés dans l’article était celui de Matt Buie, ce Britanno-Colombien qui a reçu une facture de téléphone de 22 000 $ à la suite d’un voyage au Mexique. Pendant le voyage, il avait prêté son appareil mobile à son fils. En regardant des vidéos sur YouTube, celui-ci, en raison des frais d’itinérance, a fait grimper la facture à 22 000 $ (toute l’histoire chez nos collègues de CBC).

À la suite de sa sortie dans les médias, M. Buie a réalisé qu’il était loin d’être le seul à avoir vécu une histoire semblable.

Il a donc fait équipe avec le groupe de pression OpenMedia et l’entreprise de consultants en télécommunications PassConsult.

Ils ont lancé une trousse à outils pour aider les consommateurs qui ont eu à faire avec « un service à la clientèle non respectueux, des prix abusifs ou des contrats trop restrictifs » de la part de leur fournisseur de téléphonie mobile.

Dans cette trousse, soulignons ce très intéressant guide des étapes à suivre lorsque vous négociez avec le service à la clientèle de votre fournisseur. On y retrouve plusieurs conseils, qui commencent par celui de rester calme et poli.

Sachez également que les agents de première ligne du service à la clientèle ne peuvent généralement pas vous offrir de réduction de plus de 50 %. Si ce n’est pas satisfaisant, demandez de parler à un superviseur. Le but de ce dernier est de régler votre problème le plus rapidement possible, car chaque minute qu’il passe avec vous au téléphone entraîne des coûts pour l’entreprise.

Vous pouvez refuser l’offre qu’il vous fait et y aller de votre propre offre. Si celle-ci est refusée, vous pouvez communiquer avec le bureau du président de l’entreprise, ou encore à son ombudsman.

La trousse à outils comprend également le Guide de dépôt d’une plainte du Commissaire aux plaintes relatives aux services de télécommunication.

Rappelons qu’OpenMedia a notamment mené des campagnes fructueuses contre le projet de loi C-30, et contre la facturation à l’utilisation d’Internet. Le groupe s’attaque en ce moment au marché canadien de la téléphonie cellulaire, qu’il juge dysfonctionnel et trop coûteux.

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Image : iStock Photo

Si vous avez des enfants, vous aurez peut-être constaté la fascinante facilité avec laquelle ils sont capables d’utiliser des appareils mobiles, comme l’iPad ou l’iPhone.

Toutefois, vous savez certainement que cette pratique n’est pas sans risque. Selon certaines études, les enfants qui passent trop de temps devant un écran s’exposent à différents troubles du développement ou de santé.

Un autre risque touche quant à lui votre portefeuille. Plusieurs histoires ont récemment documenté des cas d’enfants qui ont fait grimper la facture l’une des plus récentes en date est rapportée par Mashable : un enfant de 5 ans a fait des achats de 2500 $ à l’intérieur d’une application iPad.

Beaucoup de jeux pour appareils mobiles sont gratuits à la base, mais comportent des options payantes. Par exemple, dans certains jeux, vous devez payer pour accéder à la version complète, pour vous acheter des armes plus puissantes, pour avoir des indices, etc.

Peut-être vous sentez-vous à l’abri, derrière votre mot de passe. Or, comme le rapporte le Guardian, la configuration par défaut des appareils d’Apple fait en sorte que lorsque vous effectuez un achat, dans les 15 minutes qui suivent, vous n’avez pas à entrer votre mot de passe pour vos achats subséquents. Et en 15 minutes, un enfant a amplement le temps de faire grimper votre facture.

Comment vous protéger?

Il existe des moyens d’éviter que des situations semblables se produisent. Vous pouvez configurer les paramètres de votre appareil en allant dans le menu Réglages => Général => Restrictions => Activer les restrictions, et choisir l’option Exiger le mot de passe => Immédiatement.

Vous pouvez également, dans le menu Restrictions, bloquer les achats intégrés (in-app purchases) , ce qui empêchera vos enfants d’effectuer des achats à partir d’une application.

Vous pouvez aussi vous abstenir de prêter votre appareil à vos enfants…

Les mécanismes devraient être plus clairs, croit l’Office de protection du consommateur

Bien que ces paramètres soient ajustables, l’Office de protection du consommateur du Québec croit qu’Apple et les concepteurs d’application ont un plus grand rôle à jouer pour prévenir de telles situations.

« À partir du moment où un produit est destiné aux enfants, il devrait automatiquement y avoir un mécanisme qui fait en sorte qu’ils ne peuvent rien acheter », dit le porte-parole Réal Ouellet, qui précise que ce ne sont pas tous les parents qui sont technophiles et qui savent comment ajuster les paramètres.

Preuve peut-être qu’Apple reconnaît une certaine part de torts, rappelons que l’entreprise a récemment conclu une entente à l’amiable pour rembourser des parents dont les enfants ont effectué des achats à leur insu. Cette entente n’est toutefois valide qu’aux États-Unis.

Les frais d’itinérance peuvent aussi coûter cher

Dans le même ordre d’idées, un reportage de nos collègues de la CBC racontait hier l’histoire d’un Britanno-Colombien qui a eu lui aussi une facture salée.

Pendant un voyage au Mexique, il a prêté son appareil mobile à son fils. En regardant des vidéos sur YouTube, celui-ci, en raison des frais d’itinérance, a fait grimper la facture à 22 000 $.

Le père dénonce ce qu’il croit être une tactique du fournisseur de téléphonie cellulaire (Rogers, dans ce cas-ci). Il facture d’abord une somme astronomique, avant de se montrer bon prince et de réduire le montant à « seulement » 2200 $.

Ici encore, il y a moyen d’agir en amont pour éviter les frais d’itinérance. Comme le souligne la CBC, les détenteurs de téléphones mobiles devraient mettre leur appareil en mode « avion », retirer la carte SIM de leur appareil, acheter un forfait voyage avant de partir, vérifier auprès de leur fournisseur quels sont les frais d’itinérance, et vérifier leur facture à leur retour.