Archives du collaborateur Bahador Zabihiyan

Denis CoderreDenis Coderre annoncera officiellement sa candidature demain; mais sur Internet les hostilités ont commencé : un membre de Projet Montréal a réservé le nom de domaine EquipeCoderre.com afin de montrer que le candidat est « mal organisé ».

M. Coutu, qui est attaché politique pour Projet Montréal et candidat pour Outremont, a réservé « cinq ou six » noms de domaines tels que EquipeCoderre.com, EquipeCoderre.net ou EquipeCoderre.org, a-t-il expliqué.

Il ne souhaite pas quitter Projet Montréal pour rejoindre M. Coderre, bien au contraire. C’est plutôt un moyen pour lui de montrer que M. Coderre, dont la candidature fait beaucoup parler, n’est « pas si bien préparé que ça ».

Le nom de domaine ÉquipeCoderre.com a déjà été reservé par un mebre de Projet MontréalLe nom de domaine « EquipeCoderre.com » a été enregistré le 26 avril dernier, le jour où plusieurs médias ont constaté qu’une demande d’autorisation avait été déposée pour la création d’un parti au nom d’ « Équipe Denis Coderre pour Montréal » au bureau du Directeur général des élections du Québec.

Constatant que les noms de domaines les plus évidents avec les mots « équipe » et « Coderre » n’avaient pas été encore réservés, M. Coutu les a achetés pour une période d’un an, en payant de sa poche. « C’est de bonne guerre », dit-il. Il ne compte pas utiliser ces noms de domaines pour mettre en ligne des sites, il les laissera « vides, comme le sont les propositions de Denis Coderre ».

Il en faudra sûrement plus pour éclipser la présence en ligne de M. Coderre, qui passe pour un champion des médias sociaux. Son compte Twitter a plus de 100 000 abonnés, c’est presque dix fois plus que Louise Harel, Richard Bergeron et Michael Applebaum réunis. M. Coderre fera d’ailleurs une annonce jeudi à 10 h 30 sur Twitter et Facebook, avant de s’adresser aux médias traditionnels, à 11 h.

Les explications de Bahador Zabihiyan:

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Retour de Chris Hadfield
L’astronaute canadien Chris Hadfield est devenu un champion dans l’utilisation des médias sociaux, mais son succès n’est pas dû au hasard: l’Agence spatiale canadienne (ASC) a mis deux ans pour préparer minutieusement sa stratégie de communication avant son décollage.

L’ASC a l’habitude de documenter les missions de ses astronautes afin de les rendre accessibles au public. Ce fut le cas en 2009, lorsque Robert Thirsk a séjourné six mois dans l’espace. Mais si ces informations étaient facilement consultables, le public, lui, ne semblait pas vraiment vouloir les consulter.
« On avait écrit beaucoup de documents comme au bon vieux temps, pour parler de la mission, et on s’est rendu compte qu’il n’y a plus personne qui lit les gros documents comme ça », explique Julie Simard, conseillère principale en communication à l’ASC.

Par contre, les quelques vidéos mises en ligne sur le canal YouTube de l’ASC avaient plus de succès, estime Mme Simard, qui fait partie de l’équipe chargée de la communication de Chris Hadfield.

« Alors pour la mission de Chris, ça faisait partie de notre stratégie de faire des vidéos pour rendre l’information (…) plus accessible et de passer le contenu scientifique dans ces vidéos. Ça faisait partie de notre stratégie dès le départ », explique Mme Simard.

Chris Hadfield est soutenu par une équipe de six personnes, dont trois à temps plein, dans sa stratégie de communication. On y trouve notamment un responsable pour le contenu web, un autre pour les médias sociaux, des professionnels de la communication et même une juriste.
Chaque membre de l’équipe possède une dizaine d’années d’expérience au sein de l’ASC. Et les interventions de Chris Hadfield ont été choisies et scénarisées bien à l’avance, dit Mme Simard. « On sait qu’est-ce qu’on veut passer comme message, on donne des directives à Chris, et lui prend les vidéos, il enregistre ses réponses et, après, il nous les envoie (…) On a quelqu’un qui s’occupe de faire du montage vidéo, on met tout ça ensemble pour que ce soit intéressant », dit-elle.

Le but de la stratégie de communication de Chris Hadfield est de montrer ce qu’est la vie dans l’espace, comment fonctionne la station internationale et ce que sont les activités scientifiques du Canada. La grande majorité des vidéos de l’astronaute sont produites en dehors de son horaire de travail régulier, qui commence à 6h30 et se termine vers 18h.

Et la stratégie de l’ASC semble fonctionner, estime Mme Simard. Plus de 22 millions de personnes ont visionné les vidéos dans lesquelles il apparaît. Si bien qu’une marque a approché l’ASC afin de faire du placement publicitaire. Mais Chris Hadfield étant un employé du gouvernement du Canada, il lui est interdit de faire de la publicité dans le cadre de son travail.

L’ASC compte bien surfer sur le succès de Chris Hadfield, même après son retour sur Terre: il continuera à tourner d’autres vidéos à son retour. En fait, la stratégie de communication de l’astronaute est une affaire de famille. Son fils Evan, âgé de 27 ans, est devenu au fil de sa mission, le responsable non officiel des médias sociaux de l’astronaute, explique la CBC.

« Ce que vous voulez, c’est que les gens s’intéressent au programme spatial. Et dans une démocratie comme le Canada, si vous voulez que ce programme continue, le meilleur moyen, c’est de faire en sorte que les gens s’y intéressent », explique Evan Hadfield, qui réside en Allemagne. C’est lors d’un dîner de famille il y a trois ans que Chris Hadfield a eu l’idée d’ouvrir un compte Twitter. « Mon frère a parlé de Twitter (…) et on a commencé à lui montrer comment s’en servir », explique Evan Hadfield.

Lorsqu’il est parti dans l’espace, Chris Hadfield comptait 22 000 personnes qui le suivaient sur Twitter. Aujourd’hui, ce nombre s’élève à plus de 840 000.
« Non seulement il a établi un précédent pour le Canada, en devenant le premier Canadien à prendre les commandes de la station spatiale internationale, mais en plus, il a bien sûr été un communicateur remarquable et efficace, sur Terre », dit à la CBC le député libéral et ancien astronaute Marc Garneau.

Mais si les Canadiens s’intéressent aux aventures de Chris Hadfield dans l’espace, il faudra voir s’ils suivront avec autant d’intérêt l’évolution du budget des différents programmes spatiaux canadiens, explique Marc Fricker, le vice-président de la Société spatiale canadienne. « Malheureusement, le budget de l’Agence spatiale canadienne est en baisse (…) ses gens sont en train de partir, dans certains cas, il s’agit d’un exode de masse », explique M. Fricker, dont l’association regroupe des professionnels de l’exploration spatiale et des passionnées de l’espace.

Avec CBC

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Du bleu, et partout: les sites web du gouvernement du Canada seront désormais de la couleur du Parti conservateur de Stephen Harper. La couleur de l’azur est désormais celle qui domine dans les sites internet gouvernementaux.

Les nouvelles normes visent à rendre uniformes et plus conviviaux les différents sites web gouvernementaux. En les formulant, le Conseil du Trésor en a profité pour obliger les sites à se peinturer en bleu, sur différentes portions des pages visitées par les citoyens. Pourtant, les couleurs officielles du Canada sont plutôt le rouge et le blanc, celles du drapeau national, peut-on lire sur le site de Patrimoine Canada.

Et lors du choix des couleurs qui les identifient, les sites gouvernementaux recourent souvent aux couleurs du drapeau national, note une étude du Conseil national de recherches du Canada, depuis archivée dans le web. La nouvelle  » Norme sur la facilité d’emploi des sites Web  » émise par le Conseil du Trésor est entrée en vigueur le 28 septembre 2011.

Les différents ministères ont jusqu’au 31 juillet pour s’y conformer. Ainsi, la large entête de la page web, tout en haut, est désormais bleue. Tout comme les bordures qui encadrent le contenu informatif sur certains sites, à gauche et à droite. Certains autres cadres et écritures utilisent également le bleu, mais peut-être plus à des fins esthétiques, afin de s’harmoniser au reste du site, qu’en raison d’une norme précise.

Sur certains sites, la seule trace de rouge qui survit est la feuille d’érable canadienne. Au cabinet du président du Conseil du Trésor, Tony Clement, on a fait savoir que le bleu a été choisi car  » il se travaille bien « .

Plusieurs éléments de conception de différentes couleurs ont été mis à l’essai à l’interne auprès de groupes de travail professionnels spécialistes du web. Pour des raisons de conception du web, le bleu est une couleur qui se travaille bien et qui permet le contraste entre la couleur de fond et les autres éléments de la conception (par exemple, la feuille d’érable rouge), a-t-il indiqué dans un courriel.

Bref, le choix de la couleur ne serait pas un acte de partisanerie, mais un choix de conception graphique, bien que le Conseil ne précise pas si d’autres couleurs auraient tout aussi bien fait l’affaire que le bleu. La  » norme de facilité d’emploi des sites web  » a été conçue par le Conseil du Trésor pour aider les webmestres à  » appliquer les exigences du Programme de coordination de l’image de marque « , peut-on lire dans la réglementation. Notamment pour permettre au public de reconnaître facilement les activités fédérales et ainsi améliorer l’accès au public, est-il précisé dans les objectifs du programme.

Certaines institutions sont toutefois exemptées de ce programme d’image de marque. Les Forces canadiennes arborent le noir et le Sénat continue d’afficher la couleur de la Chambre haute, soit le rouge.
Mais d’autres, sans y être obligées, se sont néanmoins drapées de bleu, comme la Commission canadienne des droits de la personne et les Services correctionnels du Canada.

Le site météorologique fédéral a très récemment laissé tomber toute référence à Environnement Canada. Il est aussi passé du vert — la couleur de la nature — au bleu royal, attirant ainsi des interrogations sur les politiques en vigueur. Questionnée sur ces changements, une porte-parole avait indiqué que le ministère s’était simplement conformé aux nouvelles normes internet. L’apparence visuelle du site, outre sa couleur, reflète effectivement l’adaptation. D’autres sites comme ceux de Transport Canada et d’Industrie Canada ont aussi adopté la nouvelle facture.

Avant cela, les politiques du Conseil du Trésor ne prescrivaient pas la couleur de l’arrière-plan et les images de l’entête et du pied de page des sites internet du gouvernement, a précisé l’un des ses porte-paroles.
Certains ministères n’ont pas encore procédé aux changements, comme le ministère de la Justice, habillé de vert, et la garde-côtière qui demeure résolument rouge. Il est toutefois visible que l’apparence de ces sites n’a pas non plus été remaniée pour satisfaire aux nouvelles normes visuelles.


Des images terrifiantes, de ce qui semble être l’écrasement de l’avion-cargo survenu en Afghanistan lundi, ont été mises en ligne sur YouTube, mardi.

Lundi, un avion cargo de la compagnie National Air Cargo s’était écrasé tout près de la base aérienne de Bagram, au nord de Kaboul. Selon l’OTAN, les sept membres d’équipage sont morts. Cinq d’entre eux sont originaires du Michigan, rapporte l’Associated Press.

Des images terrifiantes, mais qui n’ont pas été encore authentifiées par l’armée américaine, explique le magazine Wired.

L’avion est un Boeing 747-400 qui transportait notamment des véhicules, et se dirigeait vers l’émirat de Dubaï. Sur les images, qui semblent avoir été prises par une caméra installée sur le tableau de bord d’un véhicule, il est possible de clairement distinguer l’avion, qui virevolte pendant plusieurs secondes avant de s’écraser de tout son poids au sol, près d’une route, provoquant une explosion et d’immenses flammes.

La date indiquée sur la vidéo (“ 2013/02/01”) ne correspond pas à celle de l’accident d’avion qui s’est produit lundi à Bagram. Toutefois, il se peut que l’utilisateur de la caméra n’ait pas mis à jour l’horloge de son appareil.

Les personnes se trouvant près de la caméra ne font aucun commentaire en voyant l’avion s’écraser à quelques centaines de mètres d’eux.
Toutefois, le site Storyful, qui se spécialise notamment dans la vérification de l’authenticité des informations publiées sur les réseaux sociaux, estime qu’il y a une chance sur 10 que la vidéo soit un trucage.

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Un Québec indépendant, dans lequel il est formellement interdit de parler anglais au risque d’avoir affaire à une police de la langue aux méthodes expéditives: c’est le thème de trois vidéos humoristiques produites par un groupe d’artistes anglophones de Montréal.

Un police de la langue (fictive), aux méthodes expéditives.« Quand on parle en anglais à Montréal dans ce Québec du futur (fictif), c’est une offense criminelle et le français est la seule langue légale », peut-on lire sur YouTube, où les vidéos ont été publiées.

Dans ce Québec, devenu indépendant, les sergents LaJoie et Bourguignon de l’Office québécois de la langue française, parcourent les rues de Montréal, pour pourchasser les anglophones. Ils appliquent, non sans zèle, les nouvelles règles de la loi 101.

Ainsi, un anglophone intercepté avec un dictionnaire anglais et un muffin anglais se voit passible d’un séjour de deux ans à l’école française.
Les deux agents ne reculent devant rien: ils effectuent même des missions d’infiltration, lors desquelles ils parlent anglais en se faisant passer pour des Saskatchewanais, dans le but de prendre leurs interlocuteurs en flagrant délit de non-utilisation du français.

L’humour est décapant et surtout sarcastique. C’est ainsi que le décrit le réalisateur anglophone Rodney Ramsay. Un moyen pour lui de critiquer les récents débats linguistiques qui ont eu lieu au Québec, notamment autour de l’affaire du Pastagate. « Tout ceci était tellement ridicule », dit-il. Selon lui, il y a eu trop de tensions linguistiques ces derniers temps au Québec. « Vous ne pouvez pas l’ignorer, c’est tout le temps dans votre figure (…), tout ça est allé trop loin », pense-t-il.
L’humoriste Derek Seguin, qui joue le rôle du sergent LaJoie, est du même avis. « L’affaire avec Pastagate, j’avais une petite honte (…) ça a montré aux gens trop partisans de la loi 101 qu’il y a peut-être des limites, qu’on devait réfléchir à ça », explique-t-il.

Il voit dans ces vidéos une manière de montrer au reste du Canada que les Québécois peuvent rire d’eux-mêmes. « Avant que les anglophones ne se mettent à rire de nous en faisant des sketchs de même, on a décidé de le faire nous-mêmes », dit-il.
Rodney Ramsey espère mettre en ligne d’autres épisodes de sa série « The Language Police ». Idéalement, il souhaiterait en produire 101, en guise de clin d’œil à la loi 101, lance-t-il.
Que pensez-vous de ces vidéos?

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