Archives du collaborateur Bruno Maltais

Le site Silk Road a été fermé le 2 octobre 2013 par le FBI.
Le site Silk Road a été fermé le 2 octobre 2013 par le FBI.
La police fédérale américaine a fermé le marché virtuel Silk Road, où étaient vendus depuis 2011 toutes sortes de services et produits illicites, allant de la drogue aux offres de services pour éliminer une personne indésirable.

Le propriétaire de Silk Road, Ross William Ulbricht, 29 ans a été arrêté mardi à San Francisco et accusé de trafic de drogue, piratage informatique et blanchiment de millions de dollars grâce à des ventes de 1,2 milliard de dollars entre février 2011 et juillet 2013. Les autorités fédérales ont indiqué avoir saisi pour 3,6 millions de dollars de « bitcoins », une monnaie électronique utilisée sur Silk Road.

Selon les documents judiciaires, le site permettait d’acheter anonymement de l’héroïne, de la cocaïne, du LSD et des méthamphétamines, de même que des logiciels permettant de déverrouiller des ordinateurs ou voler des mots de passe. Le site était accessible seulement après s’être connecté au réseau Tor, qui permet aux utilisateurs de préserver leur anonymat.

« Silk Road était devenue la place de marché sur Internet la plus perfectionnée et la plus étendue pour les activités criminelles », utilisée notamment par « plusieurs milliers de trafiquants de drogue », a expliqué l’agent du FBI Christopher Tarbell. Le propriétaire du site aurait ainsi amassé quelque 80 millions de dollars en commissions, et fournissait des conseils aux clients pour échapper à la justice.

Depuis novembre 2011, une opération d’infiltration impliquant plus de 100 agents a permis de constater que le site permettait le trafic des drogues d’une grande pureté provenant non seulement des États-Unis, mais aussi du Canada et de plus d’une dizaine de pays européens, dont la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Espagne.

La justice américaine soutient par ailleurs que le suspect a tenté en mars dernier de recruter un tueur à gages pour abattre un utilisateur de Silk Road qui menaçait d’exposer les identités d’autres clients du site clandestin.

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bruno.maltais@radio-canada.ca

Le Directeur général des élections du Québec lance sa campagne de publicité pour inciter les électeurs à voter aux élections municipales du 3 novembre.

« Les messages s’adressent à tous les électeurs et s’appuient sur l’idée que tous et chacun, nous avons des opinions sur une foule de sujets et nous les exprimons continuellement. Alors pourquoi ne pas exprimer son point de vue en allant voter aux élections municipales? », demande le DGEQ.

Lors des dernières élections municipales, en 2009, la participation électorale moyenne a été d’environ 45 %, rappelle le DGEQ. « L’importance des enjeux municipaux, qui touchent le quotidien des citoyens, l’ampleur des ressources qui sont investies dans la vie municipale devraient être des raisons de s’intéresser à l’élection à la mairie et aux différents postes de conseillers », estime le DGEQ.

Aux dernières élections provinciales, le 4 septembre 2012, 74,6 % des électeurs ont exprimé leur droit de vote, après un taux de 57,4 % aux élections précédentes (décembre 2008), le plus bas depuis plus de 70 ans. Quant aux dernières élections fédérales, en mai 2011, le taux moyen à l’échelle canadienne a été de 61,1 %.

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Les Californiens de moins de 18 ans auront le droit de retirer ou d’exiger le retrait des contenus qu’ils ont eux-mêmes publiés sur un site Internet ou une application à partir du 1er janvier 2015.

Une loi surnommée « l’effaceur numérique » a été promulguée en début de semaine afin d’offrir « une protection révolutionnaire pour nos enfants, qui agissent souvent de façon impétueuse en téléchargeant des photos ou des messages déplacés avant de penser aux conséquences », selon Darrell Steinberg, auteur de la loi et leader de la majorité démocrate au Sénat de l’État de Californie.

« Les erreurs de jeunesse suivent leurs auteurs toute leur vie et leurs empreintes numériques les suivent où qu’ils aillent », explique James Steyer, fondateur de l’ONG Common Sense Media, en faveur de la loi.

Une loi plus intéressante en théorie qu’en pratique

Depuis l’annonce, plusieurs médias américains s’interrogent sur la pertinence et l’application de cette loi.

Déjà, la plupart des réseaux sociaux permettent de supprimer ses propres publications. L’utilisateur n’a donc pas à passer par les administrateurs d’un site Internet pour effacer ses messages, ses commentaires et ses photos.

Comme la loi ne vise pas les contenus mis en ligne par des tiers, les utilisateurs n’auront donc pas de recours additionnels si une photo disgracieuse ou des propos peu élogieux dérangent les jeunes californiens. Présentement, Facebook et Twitter permettent de signaler des photos et vidéos qui enfreignent les droits à la vie privée.

Par ailleurs, si un contenu est repris avant que son auteur l’efface, il va sans dire qu’il est trop tard pour espérer qu’il disparaisse du web. La viralité ne se contrôle pas.

Et paradoxalement, il faudra que les jeunes donnent leur âge et leur lieu de résidence pour confirmer qu’ils ont le droit de demander la suppression de données, ce qui ne fait pas l’affaire de certains défenseurs de la vie privée.

Bref, une loi qui semble enfoncer une porte ouverte, mais qui permet néanmoins de rappeler qu’il vaut mieux y penser à deux fois avant de publier n’importe quoi…

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bruno.maltais@radio-canada.ca

Le Service de police de la Ville de Montréal lance un système permettant d’envoyer un rapport de police directement sur son site Internet.

Ce service se limite aux délits mineurs, nommément les vols simples, les méfaits et les objets perdus sur le territoire de Montréal. Les infractions pour lesquelles il y a présence de suspect ou témoin doivent toujours être rapportées dans un poste de quartier.

« Ce nouveau service répond à une clientèle branchée qui n’a pas le temps de se déplacer pour déclarer le vol d’un vélo, par exemple. Avec ce système, qui est très convivial, nous espérons avoir un meilleur portrait des délits mineurs sur le territoire de Montréal », explique Simonetta Barth, inspecteur et chef du développement de ce projet au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Les citoyens peuvent néanmoins communiquer avec un agent ou un préposé du SPVM pour faire remplir leur rapport.

Le service de rapport en ligne peut être utilisé avec tous les appareils mobiles, tels que téléphone intelligent, tablette, ordinateur portable, etc.

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Message de l'Armée électronique syrienne sur Twitter, le 27 août 2013
Message de l’Armée électronique syrienne sur Twitter, le 27 août 2013

Un groupe de pirates informatiques qui appuie le régime du président syrien Bachar Al-Assad revendique une attaque informatique qui affecte notamment le site du New York Times et Twitter.

Le site du quotidien américain est inaccessible depuis environ 15 h, tandis que le site britannique du réseau social est devenu inaccessible vers 18 h.

Sur son compte Twitter, l’Armée électronique syrienne a indiqué avoir pris le contrôle du nom de domaine de Twitter.

L’Armée électronique syrienne a piraté plusieurs comptes Twitter, dont celui de l’Associated Press avec lequel les pirates ont envoyé une fausse nouvelle à l’effet qu’il y avait eu des explosions à la Maison-Blanche, faisant momentanément chuter la bourse. Le groupe a aussi attaqué de nombreux sites Internet au cours des derniers mois, dont celui du Washington Post à la mi-août. Le groupe s’en prend aux sites qu’il juge hostile au régime de Bachar Al-Assad.

Dans un autre message publié sur Twitter mardi, le groupe de pirates informatiques indique qu’il cible également la version anglaise du Huffington Post, bien que celle-ci soit toujours accessible au moment d’écrire ces lignes.

L’Armée électronique syrienne soutient ne pas être financée par le pouvoir syrien, alors que des rebelles affirment au contraire que les pirates forment une véritable aile électronique du régime Al-Assad, soutenue financièrement par l’homme d’affaires Rami Makhlouf, cousin de Bachar Al-Assad et personnalité très puissante en Syrie.

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