Le réseau social Facebook a annoncé vendredi avoir subi, le mois dernier, une attaque informatique « sophistiquée », ajoutant toutefois que les données de ses utilisateurs ne semblaient pas avoir été compromises.

Sur son blogue, Facebook précise que l’intrusion s’est faite par l’intermédiaire du site contaminé d’un développeur.

« Nous avons remédié au problème dans tous les appareils infectés, nous avons informé la police et commencé une vaste enquête qui se poursuit à ce jour », ajoutent les responsables du réseau social, qui revendique plus d’un milliard d’utilisateurs actifs dans le monde.

« Facebook n’a pas été la seule cible de cette attaque. Manifestement, d’autres ont aussi été attaqués et victimes d’intrusions récentes », ajoute l’entreprise américaine.

Au début du mois, Twitter annonçait que des pirates informatiques avaient attaqué des abonnés se son réseau et qu’ils avaient peut-être réussi à obtenir les mots de passe de 250 000 comptes.

Le New York Times, le Washington Post, le Wall Street Journal et CNN ont également annoncé récemment avoir été la cible de pirates informatiques en provenance de la Chine.

Les autorités chinoises avaient alors réfuté les accusations. Le Quotidien du peuple, organe officiel du Parti communiste chinois, avait écrit que « même ceux qui disposent d’une connaissance limitée d’Internet savent que les cyberattaques sont masquées et ignorent les frontières », ajoutant que les adresses IP (numéros d’identification des ordinateurs liés à Internet) « ne constituent pas une preuve suffisante pour confirmer l’origine des pirates ».

Le quotidien avait accusé les États-Unis de jouer la rhétorique de la « menace chinoise » afin de servir ses propres intérêts et justifier le protectionnisme et l’imposition d’éventuelles sanctions économiques.

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