Petit changement au sommet des comptes Twitter de l’Assemblée nationale : Léo Bureau-Blouin vient de dépasser son confrère de Québec solidaire, Amir Khadir, avec plus de 35 700 abonnés.

Nombre d'abonnés d'Amir Khadir et de Léo Bureau-Blouin / Source : TwitterCounter

Nombre d’abonnés d’Amir Khadir et de Léo Bureau-Blouin / Source : TwitterCounter

Si le nombre d’abonnés ne constitue pas le seul indicateur de la qualité d’un compte Twitter, cette première position reflète un certain aboutissement pour le plus jeune député de l’Assemblée nationale : « J’ai mis beaucoup d’efforts sur les réseaux sociaux avec mon équipe », commente-t-il. Sa recette ? « Avoir une présence régulière, réagir aux sujets d’actualité et converser avec les citoyens ». Côté format, il tâche de mettre l’accent sur les images et les vidéos, afin de favoriser le partage de ses messages.

L’habit fait (un peu) le twitteur

Léo Bureau-Blouin concède twitter un peu différemment depuis son entrée en politique, mais en tentant d’éviter le syndrome de la langue de bois. « C’est sûr que même quand on est candidat et encore plus quand on est élu, il faut mesurer la portée de nos messages. Des fois, c’est comme si on était dans un salon. On peut faire des blagues, mais il faut faire attention, se rappeler que c’est public », commente-t-il. Le député précise qu’il tente de répondre le plus possible lui-même à ses messages, mais son équipe de communications intervient aussi en son nom sur son compte, ainsi que sur Facebook.

« Il faut faire preuve de jugement, mais sans devenir trop froid. » – Léo Bureau-Blouin

Sent-il l’oeil scrutateur du Parti québécois sur ses messages? « Je bénéficie d’une grande liberté d’action dans mes différents agissements. Bien sûr, il faut mesurer la portée de nos messages », commente-t-il. Et d’ajouter que le PQ « croit en l’usage des nouvelles technologies, notamment pour approcher les jeunes ».

Médiatisation 2.0

Visiblement enthousiaste face aux réseaux sociaux, le jeune politicien concède qu’« il n’y a pas que des bons côtés ».

Les réseaux sociaux ne laissent pas tout le temps à l’analyse, ils exigent l’instantanéité. Débattre en 140 caractères, ce n’est pas toujours évident. Il ne faut pas acheter tout ce qui se dit. – Léo Bureau-Blouin

L’élu ne se sent toutefois pas déphasé entre l’instantanéité de Twitter et le temps politique, conscient de l’impact médiatique des réseaux sociaux : « D’importants leaders d’opinion s’y trouvent aussi. Il faut simplement agir avec prudence ». Pas plus qu’il ne craint la surexposition médiatique, alors que ses apparitions entraînent inévitablement des commentaires, que ce soit la une de Clin d’oeil ou encore le match de pétanque d’un club de l’âge d’or.

« On ne peut jamais plaire à tous, mais je crois que les gens apprécient quand on est proactif, estime-t-il. (…) On reproche souvent aux politiques de retenir l’information. Les réseaux sociaux permettent de plus faire circuler l’information. »

Au-delà des élections

Après les élections du 4 septembre dernier, plusieurs candidats ont abandonné leur compte Twitter. M. Bureau-Blouin ne les critique pas directement, mais il estime important « d’assurer une présence soutenue. « Ça peut être plus qu’un (outil électoral). Quand on se met sur les médias sociaux, on devient nous-mêmes un médium; il faut que les gens sachent qu’il vont avoir de l’information et une rétroaction sur ce compte ».

En guise de #FF (Follow Friday, une tradition sur Twitter qui consiste à recommander un autre compte le vendredi), il cite sa collègue Suzanne Proulx, dans Sainte-Rose. Hasard du calendrier? Elle a recommencé à twitter mardi, après plus d’un mois de silence.

Des candidats qui délaissent Twitter au lendemain des élections

Parmi les 20 candidats les plus suivis sur le réseau social lors des dernières élections, 6 n’ont plus envoyé de message depuis le mois dernier :

  • Gaétan Barrette (4 septembre)
  • Nicolas Girard (15 septembre)
  • Gérard Deltell (17 septembre)
  • Véronique Hivon (27 septembre)
  • Françoise David (28 septembre)
  • Agnès Maltais (30 septembre)

De nombreux autres candidats ont arrêtés d’utiliser leur compte le 4 septembre dernier.

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