Billets publiés en juin 2012

Si vous êtes automobiliste, que vous habitiez Montréal ou que vous aimiez simplement visiter la métropole, il vous est certainement déjà arrivé de devoir courir jusqu’à une borne à l’entracte d’un spectacle, d’éprouver du stress lors d’un rendez-vous ou d’avoir à interrompre le cours d’un souper au restaurant pour aller renouveler le paiement de votre stationnement.

C’était fort attendu, mais voilà que Stationnement Montréal lance aujourd’hui de nouvelles solutions de paiement de stationnement en ligne qui simplifieront la vie des utilisateurs des stationnements payants de rue à Montréal. Une application gratuite est donc offerte à cet effet pour les appareils iPhone, BlackBerry et les téléphones utilisant le système d’exploitation Android. Cette application peut être téléchargée dans les magasins en ligne respectifs des appareils (iTunes, BlackBerry App World ou Google Play), mais il est aussi possible de le faire en balayant le code QR apposé sur les bornes de paiement sur rue. Outre l’application, le service est aussi offert sur le web et via un site mobile au pservicemobile.ca.

Sur l’une ou l’autre des plateformes, l’utilisateur doit d’abord se créer un compte, en fournissant son courriel, son numéro de téléphone cellulaire et le numéro de la carte de crédit qu’il souhaite utiliser pour faire les paiements. Il lui suffit ensuite de se connecter sur son compte via le web ou l’application, puis d’entrer le numéro de la place de stationnement et la durée de stationnement souhaitée. Il est possible d’utiliser le service lors de l’arrivée, ou simplement pour renouveler son stationnement à distance au lieu de retourner à la borne. Les usagers pourront aussi recevoir une alerte par message texte ou courriel 15 minutes avant l’échéance de la période de stationnement.

Notez bien toutefois que des frais de 40 cents par transaction s’appliquent. Stationnement Montréal affirme que ces frais « couvrent les coûts de développement et d’exploitation de la nouvelle solution de paiement à distance et assurent le maintien et l’évolution technologique du service ».

De tels services de paiement par téléphone sont déjà offerts dans d’autres villes dans le monde, notamment à San Francisco. Dans cette ville californienne, la technologie développée par PayByPhone est utilisée. Les automobilistes peuvent ainsi passer leur téléphone doté de puce NFC (technologie de communication sans contact) devant les parcomètres, sur lesquels ont été installés des autocollants NFC, pour lancer l’application de paiement. Le paiement de stationnement par mobile est aussi utilisé dans certaines villes en France.


 

Pour me joindre :

 

Par courriel : johanne.j.lapierre@radio-canada.ca

 

Sur Facebook : http://www.facebook.com/surleweb

 

Sur Twitter : @johannelapierre et @SurLeWeb

L’histoire a largement circulé dans les médias et sur le web : le Parti libéral du Québec (PLQ) a utilisé des images tirées d’une vidéo amateur dans laquelle on voit Pauline Marois participer à une manifestation de casseroles pour en faire une publicité, qui est actuellement diffusée à la télévision. Après une première diffusion de cette publicité sur le web, l’auteur des images, Guy Séguin, a envoyé une mise en demeure au PLQ, arguant qu’il utilisait ses images sans son autorisation.

Mais si le Parti libéral refuse de retirer sa publicité de son site, cette dernière a néanmoins disparu de plusieurs sites web, soit Facebook, YouTube et Vimeo. Le tout en raison de l’intervention de l’entreprise Police du Net.

Cette dernière se spécialise dans le retrait d’œuvres sur le web, que ce soit sur des sites de partage vidéo comme YouTube, ou des sites de partage illégal de fichiers (sites torrent). Plusieurs entreprises québécoises représentant des artistes paient donc cette entreprise pour s’assurer que leur contenu ne se retrouve pas illégalement sur le web.

Mis au fait de l’histoire de M. Séguin, Police du net a étudié la situation. Après avoir estimé qu’il y avait violation des droits d’auteur de M. Séguin dans cette affaire, l’entreprise lui a offert ses services.

Ayant une entente avec Google étant donné le nombre élevé de demandes de retrait, Police du net a pu faire retirer la vidéo de YouTube mardi. Selon son PDG, Dominic Morrissette, lorsqu’une vidéo est retirée de YouTube de la sorte, ceux qui l’ont mis en ligne peuvent toujours faire une contre-demande pour demander au site de réévaluer leur décision. La vidéo était toujours indisponible sur YouTube mercredi.

Police du Net a aussi soumis l’affaire à Facebook, dans le but de faire retirer la publicité de la page du Parti libéral sur le réseau social. M. Morrissette affirme qu’ils ont soumis à Facebook la vidéo originale, puis l’utilisation qui en a été faite par le PLQ dans la publicité. Le réseau social a acquiescé à la demande de M. Morrissette et la vidéo a été retirée de la page. Finalement, mercredi, la vidéo a aussi été retirée du site de partage vidéo Vimeo.

Actuellement, la publicité est disponible sur le site web du Parti libéral via une console vidéo n’étant reliée à aucun site de partage vidéo externe. Police du net a fait une demande à l’hébergeur du site pour la faire retirer. Reste à voir quelle suite sera donnée à cette demande.

Une saga probablement terminée

L’auteur de la vidéo, Guy Séguin, évoque de son côté « l’excellent travail » de Police du net. Il dit évaluer la situation pour voir s’il décide de poursuivre le PLQ, sans cacher que les probabilités sont faibles : « Je crois que le message est passé. Les gens vont faire attention ».

Ou pas. Entre le vidéaste, le Parti libéral du Québec et le Parti québécois, tous se renvoient la balle. Dans une lettre envoyée à M. Séguin hier, le directeur général du parti, Karl Blackburn, soutient que les images ayant servi à la publicité ont été prises sur la page Facebook du candidat du Parti québécois dans Argenteuil, « avec l’accord explicite ou implicite de celui ou celle qui les a filmées ». De son côté, le PQ nie, déclarant n’avoir « jamais diffusé cette vidéo sur ses sites ».

Le vidéaste se défend aussi d’avoir diffusé sur Facebook une autre vidéo parodiant une publicité libérale : « Je ne diffuse pas, je partage ». Dans sa missive, Karl Blackburn évoquait cette vidéo en ajoutant : « Il nous semble alors évident que vous comprenez fort bien le contexte politique dans lesquelles interviennent nos démarches respectives ».

D’un point de vue légal, la question des droits d’auteurs se règle rarement devant les tribunaux, souligne Me Marcel Lacoursière, en entrevue à l’émission 24 heures en 60 minutes. « Le problème avec les droits d’auteur, et c’est un problème qui est très répandu, c’est que les droits ont une valeur économique très faible qui ne couvre pas les frais juridiques pour faire appliquer la loi », soutient l’avocat.

Avec Florent Daudens

Pour nous joindre :

johanne.j.lapierre@radio-canada.ca
florent.daudens@radio-canada.ca

Sur Facebook : http://www.facebook.com/surleweb

Pour sa nouvelle publicité mettant en vedette Pauline Marois frappant des couvercles de casseroles, le Parti libéral du Québec a utilisé des images provenant d’une vidéo amateur.  L’auteur de ces images, Guy Séguin, a envoyé une mise en demeure au Parti libéral du Québec, affirmant qu’il utilise des images qui lui appartiennent sans lui avoir demandé l’autorisation.

En prenant connaissance de cette histoire, plusieurs se demandent si, en effet, le Parti libéral a le droit de reprendre de telles images. Des vidéos mises en ligne sur un site comme Facebook deviennent-elles du domaine public? Nous avons posé la question à Pierre Trudel, avocat et professeur de droit de l’information au Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal.

D’entrée de jeu, Me Trudel affirme que la loi sur le droit d’auteur est en effet extrêmement sévère : on ne peut utiliser une œuvre que si on a l’autorisation de la personne qui détient le droit d’auteur.

De plus, l’avocat précise que les exceptions que prévoit la loi sont assez limitées. On peut, par exemple, reprendre une courte citation aux fins de critique, ou encore utiliser une œuvre pour mettre en place des outils pour personnes malvoyantes.

Qu’en est-il alors pour des images publiées sur un réseau social? Selon Me Pierre Trudel, lorsqu’on met une vidéo en ligne sur Facebook, on peut s’attendre à ce qu’elle y soit partagée et reprise par d’autres utilisateurs du réseau social , « tel que cela est convenu dans l’environnement Facebook ».

Or, dans le cas qui nous intéresse, les images sont reprises dans un tout autre contexte, soit une publicité pour un parti politique. « Selon toute vraisemblance, on peut penser qu’on est en présence d’une utilisation non autorisée des images », affirme Me Trudel.

Une nuance dans l’univers du débat politique

Mais l’avocat souligne toutefois que les tribunaux  affichent une certaine tolérance à l’utilisation d’images des personnalités politiques pour les critiquer au nom de la liberté d’expression, et cela, sans l’autorisation de l’auteur. De telles exceptions sont souvent évoquées pour des parodies ou encore des caricatures dans le cadre d’un débat politique. « Il y a cette ligne d’ambigüité dans le contexte d’un débat politique », explique-t-il.

Selon Me Trudel, le débat politique pourrait devenir difficile si la loi était toujours appliquée dans son sens strict, puisqu’aussitôt qu’un parti politique utiliserait des images (des vidéos comme des photos) de ses adversaires politiques pour les critiquer, il devrait demander une autorisation.

« C’est a priori une violation de droit d’auteur, mais les tribunaux pourraient néanmoins dire qu’il y a là une exception protégée en vertu des règles de la liberté d’expression. » – Me Pierre Trudel

Par ailleurs, Me Pierre Trudel affirme que même si les images avaient été reprises par le Parti québécois, comme le prétend le Parti libéral, « cela ne fait pas de ces images des images libres de droit d’auteur selon la loi ».

Au final, ce sera à un juge de trancher si jamais la cause est portée devant les tribunaux, car chaque partie peut évoquer des arguments valables dans cette affaire, conclut Pierre Trudel.

Me Pierre Trudel a aussi accordé une entrevue sur les ondes de RDI. Vous pouvez la voir ici.

Pour me joindre :

Par courriel : johanne.j.lapierre@radio-canada.ca

Sur Facebook : http://www.facebook.com/surleweb

Sur Twitter : @johannelapierre et @SurLeWeb

Pauline Marois aux casseroles

Guy Séguin, l’auteur de la vidéo originale montrant Pauline Marois frapper des couvercles lors d’une manifestation de casseroles demande au Parti libéral du Québec de retirer la publicité utilisant ses images. Le vidéaste a envoyé une mise en demeure à cet effet au PLQ mardi. « Je veux qu’on retire les images qui m’appartiennent », insiste-t-il.

« Je n’ai jamais eu aucune demande du PLQ. Je ne suis pas intéressé à les vendre, je ne veux pas qu’elles soient utilisées pour des fins de partisanerie politique. » – Guy Séguin

De son côté, le PLQ confirme avoir pris connaissance de la mise en demeure et le service juridique du parti se penche sur la question. M. Séguin affirme que le directeur du Parti libéral, Karl Blackburn, l’a rappelé pour l’en informer, sans lui présenter d’excuses. «On parle quand même du Parti libéral, qui est à la tête du gouvernement, et qui utilise des images amateurs », déplore-t-il.

Guy Séguin avait mis la vidéo en ligne sur la page Facebook « Sortons les libéraux », qu’il anime activement et qui invite à voter pour le Parti québécois.

Le PLQ refuse de retirer la publicité

De son côté, le directeur des communications du PLQ, Michel Rochette, estime qu’il « faut rappeler le contexte ». Il affirme que la vidéo originale se trouvait notamment sur la page Facebook du Parti québécois.

« C’était bien correct de la diffuser sur d’autres sites, mais tout à coup, ce ne le serait plus? Il devait être conscient que ça allait être sur plusieurs plateformes. » – Michel Rochette, directeur des communications du PLQ

« Ce n’est pas comme si on avait altéré l’image », ajoute M. Rochette. Lorsqu’on lui souligne que la vidéo a subi un traitement graphique, il réplique que la publicité libérale ne met pas l’accent sur le carré rouge que porte Mme Marois. « On a brouillé les visages autour. C’est tout ».

Le PLQ ne compte pas retirer la publicité pour l’instant. « Encore une fois, le PQ a utilisé cette vidéo à des fins partisanes », réitère-t-il.

Quant au Parti québécois, il n’a pas été en mesure de confirmer avoir retiré la vidéo originale de l’une de ses pages Facebook. Le député Nicolas Girard a toutefois critiqué la publicité, estimant qu’elle était méprisante pour les citoyens qui ont manifesté avec des casseroles.

La publicité du PLQ

La vidéo originale

Pour me joindre :

florent.daudens@radio-canada.ca

Sur Facebook : http://www.facebook.com/surleweb

Selon des données de ComScore, le nombre d’utilisateurs de Facebook a chuté de mars à mai chez nos voisins du sud. Le site a attiré 158,01 millions de visiteurs uniques aux États-Unis en mai, contre 158,69 millions en avril et 158,93 millions en mars.

Lorsqu’on tente de comparer les chiffres compilés d’une année à l’autre, il faut toutefois faire preuve de prudence, ComScore ayant modifié sa méthode de comptage des utilisateurs. Néanmoins, en mai 2011, le cabinet d’études avait estimé le nombre de visiteurs uniques sur Facebook à 157,22 millions, ce qui reviendrait à une hausse d’une année sur l’autre de seulement 0,5 %.

D’autres indicateurs sont toutefois encourageants pour le réseau social. En mai, les utilisateurs ont passé en moyenne 380,8 minutes sur le site en mai, soit plus de six heures, contre 378,9 minutes en avril. En avril 2011, selon les anciennes techniques de calcul, ComScore avait évalué à 374,9 minutes le temps moyen passé sur Facebook.

Un plafond atteint?

Ces données semblent confirmer une certaine stabilisation de la croissance du numéro un mondial des réseaux sociaux aux États-Unis. La montée de nouveaux réseaux sociaux et une certaine limite de la pénétration que le site peut avoir en Amérique du Nord peuvent être à l’origine d’un certain ralentissement de la croissance de Facebook.

Le USA Today souligne notamment que les adolescents semblent de plus en plus se tourner vers d’autres réseaux sociaux que Facebook. Le quotidien américain cite une étude de la firme YPulse révélant que 18 % des adolescents préfèrent identifier l’endroit où ils se trouvent sur Foursquare que sur Facebook, et que 10 % estiment que Pinterest est un meilleur site pour naviguer.

Il semble également que l’arrivée massive sur Facebook d’une tranche de membres plus âgés nuise à la popularité du site auprès des jeunes. Plusieurs parents ajoutent leurs enfants comme « amis » sur Facebook, ce qui rend le site moins attrayant et moins cool pour les jeunes.

De l’avis de plusieurs analystes, conserver des utilisateurs actifs est un point crucial pour tous les services de réseaux sociaux. Pour y parvenir, Facebook tente donc de se renouveler, notamment en apportant des changements à son interface, et œuvre à développer de nouvelles avenues pour ses membres, comme en témoigne l’achat récent de l’application de partage de photos Instagram.

Le groupe de Mark Zuckerberg est sous le feu des critiques pour la gestion de son introduction en Bourse en mai, et certains ont également émis des doutes sur l’efficacité de ses publicités.

L’action Facebook, dont le prix d’introduction était de 38 $US, a enregistré au début juin un plus bas à 25,52 $, avant de regagner du terrain au cours des dernières semaines. Le titre a
terminé en baisse d’environ 1 % à 31,60 $ mercredi à Wall Street.

Il y a un peu plus d’un an, le blogue indépendant Inside Facebook affirmait que le réseau social était en recul au Canada et aux États-Unis, ce que Facebook avait nié.

Selon les plus récentes statistiques publiées par Facebook, le site compte 901 millions d’utilisateurs actifs mensuels (fin mars 2012). Approximativement 80 % de ces utilisateurs proviennent de l’extérieur du Canada et des États-Unis.

Facebook domine tout de même toujours largement dans le monde des réseaux sociaux : le deuxième site revendiquant le plus d’utilisateurs est Twitter, avec 500 millions (atteint en février 2012).

Pour me joindre :

Par courriel : johanne.j.lapierre@radio-canada.ca

Sur Facebook : http://www.facebook.com/surleweb

Sur Twitter : @johannelapierre et @SurLeWeb