Billets publiés le 2 mai 2012

Les présidentes de l'Université Harvard, Drew Faust et du Massachusetts Institute of Technology, Susan Hockfield

Les présidentes de l'Université Harvard, Drew Faust et du Massachusetts Institute of Technology, Susan Hockfield

L’Université Harvard et le Massachusetts Institute of Technology (MIT) lancent un projet de cours gratuits sur le web pour favoriser l’accès aux études postsecondaires et mieux comprendre comment les étudiants apprennent.

« Notre objectif est d’éduquer un milliard de personnes de partout sur la planète », affirme Anant Agarwal, président du projet edX.

Les deux institutions d’enseignement parmi les plus prestigieuses aux États-Unis ont annoncé mercredi qu’elles investissaient 30 millions de dollars chacune dans cette initiative. Harvard et le MIT souhaitent ainsi permettre à toute personne ayant un ordinateur et une connexion Internet de suivre des cours universitaires, sans devoir être physiquement sur leurs campus à Cambridge, au Massachusetts.

Ces cours ne se substitueront pas aux cours des deux universités; les étudiants des deux universités ne pourront pas obtenir de crédits universitaires dans le cadre des cours en ligne. « Pour des frais modestes », les étudiants inscrits au projet edX pourront obtenir un diplôme, qui ne sera toutefois pas délivré au nom de Harvard ou du MIT. Mais en dépit du spectre d’étudiants beaucoup plus large, les universités entendent maintenir la même rigueur dans leur enseignement.

La plateforme d’apprentissage inclura des espaces d’autoapprentissage, des groupes de discussion en ligne, des pages modifiables par les étudiants pour créer une pédagogie collaborative. Des ressources seront également investies pour évaluer ce moyen d’apprentissage.

Depuis une dizaine d’années, le MIT offre un programme qui permet d’accéder gratuitement, sur le web, au matériel de quelque 2100 cours. C’est d’ailleurs la plateforme MITx, déjà été utilisé par plus de 100 millions de personnes, qui servira au projet edX.

Les premiers cours devraient être dispensés à l’automne, et d’autres universités pourraient rejoindre ce projet.

Ci-dessous, la vidéo promotionnelle du projet.

 

Pour me joindre :

Le rapport Gautrin

La présidente du Conseil du Trésor du Québec, Michelle Courchesne, soutient que le gouvernement mettra sur pied un portail pour centraliser ses données publiques, www.donnees.gouv.qc.ca, d’ici au mois de juin.

Elle l’a annoncé dans la foulée du dévoilement du rapport du député libéral Henri-François Gautrin sur le gouvernement du Québec et le web 2.0, intitulé « Gouverner ensemble ».

Fruit de consultations publiques entamées il y a plus d’un an, ce rapport formule 32 recommandations. L’objectif : rendre le gouvernement « ouvert ». Trois mots sont importants, selon le député : «transparent, participatif et collaboratif ». « Les technologies du web2.0 permettent des changements dans l’acte de gouverner », a déclaré le député.

L’une de ces recommandations portait sur la création de ce portail, afin de rendre accessibles toutes les données publiques du gouvernement (qui ne contiennent pas d’informations personnelles sur les citoyens), en formats libres. Et ce, afin de permettre à tous de les analyser ou encore de créer des applications ou des modélisations avec.

Des demandes partagées par plusieurs organismes

Depuis plusieurs mois, plusieurs organismes demandent aux différents paliers de gouvernement de « libérer » ces données. Pensons notamment à Montréal ouvert ou à Québec ouvert au niveau provincial.

En 2011, la Commission d’accès à l’information du Québec recommandait déjà dans son rapport quinquennal « d’adapter le régime d’accès à l’information à la réalité actuelle en ouvrant, sauf exceptions, l’ensemble des données gouvernementales à la consultation et à l’utilisation ». Elle préconisait la tenue d’un débat public sur la question.

La Loi d’accès à l’information subit actuellement une révision quinquennale. Le mois dernier, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec notait que « l’actuelle loi sur l’accès permet, souvent après bien des délais et des obstructions, l’accès à un certain nombre de documents publics. Mais elle sert aussi d’obstacle à la transparence de l’État par ses nombreuses exceptions évoquées à tort et à travers. Elle n’arrive plus à suivre l’évolution des besoins des citoyens et des journalistes ». Et de plaider pour un gouvernement ouvert.

Québec se met au diapason

Le gouvernement fédéral a aussi lancé son initiative de « gouvernement ouvert » en mars dernier, qui compte 12 863 jeux de données (plus 260 296 jeux de données cartographiques).

Au niveau municipal, Montréal et d’autres villes tentent de prendre le virage. Récemment, la Société de transport de Montréal a publié l’ensemble de ses horaires, emboîtant le pas aux différentes sociétés de transport de la métropole et de sa banlieue. Cela pourrait ainsi permettre de créer une application s’appliquant aux différents réseaux de transport, contrairement à la situation actuelle qui ne permet de calculer un trajet que sur un seul réseau.

À l’étranger, les États-Unis et le Royaume-Uni sont en tête du peloton. Washington a mis sur pied le site data.gov qui compte quelque 390 000 jeux de données, 1125 applications gouvernementales et 236 développées par des citoyens. Idem pour Londres qui a mis en place data.gov.uk. La France a de son côté lancé le portail data.gouv.fr.

Une plus grande présence sur les réseaux sociaux

D’autre part, le rapport Gautrin recommande au gouvernement de développer sa présence sur les réseaux sociaux, particulièrement sur Facebook et Twitter. Et ce, afin de « stimuler et favoriser la participation citoyenne à l’élaboration et à l’évaluation de ses actions et de ses politiques ». Ce développement pourrait se faire entre autres autour des grands projets gouvernementaux.

Notons qu’à la différence de nombreux autres politiciens, le premier ministre Jean Charest ne possède pas de compte Twitter, tout comme la chef de l’opposition officielle, Pauline Marois. Tous deux ont une page Facebook.

Enfin, l’État devrait améliorer son réseau interne de communication pour faciliter l’échange d’informations entre les différents organismes publics.

Pour me joindre :

florent.daudens@radio-canada.ca

Sur Facebook : http://www.facebook.com/surleweb

Facebook entrerait en bourse le 18 mai prochain

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 publié le 2 mai 2012 à 12 h 18


Le populaire site de réseautage Facebook ferait finalement son entrée en bourse le 18 mai, à l’occasion du premier appel public à l’épargne (PAPE) le plus attendu depuis celui de Google en août 2004.

Le quotidien américain Wall Street Journal rapportait mardi que les représentants de Facebook lanceront lundi une série de rencontres avec des investisseurs institutionnels, afin de mousser l’intérêt envers leur titre.

Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, assistera à quelques-unes de ces rencontres, selon le quotidien.

L’entreprise californienne tentera de récolter environ 5 milliards $ US lors de son PAPE, ce qui lui donne une valeur totale de 100 milliards $ US.

Les représentants de Facebook n’ont pas voulu commenter l’information.

Le bénéfice de Facebook a glissé de 12 pour cent au premier trimestre, quand la progression de ses revenus n’a pas suffi à compenser la hausse de ses dépenses. Son profit s’est chiffré à 205 millions $ US, comparativement à 233 millions $ US l’an dernier. Son bénéfice net attribuable aux actionnaires a été de 137 millions $ US, contre 153 millions $ US un an plus tôt.

Ses revenus ont grimpé de 45 pour cent à 1,06 milliard $ US.

Facebook comptait 901 millions d’usagers actifs en date du 31 mars, contre 845 millions à la fin de 2011.

The Associated Press