Les déclarations du président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, à propos des réseaux sociaux, vous ont fait vivement réagir. Pour alimenter cette réflexion, le Commissariat à la santé et au bien-être du Québec dévoile aujourd’hui un guide sur le débat public qui peut s’appliquer au présent débat. Cette recherche étoffée aborde notamment le rôle des médias sociaux et traditionnels.

L'espace public - Commissaire à la santé et au bien-être

Si les nouveaux médias portent la promesse d’un meilleur accès au débat public à tous, des recherches montrent qu’ils « peuvent servir de lieu d’affrontement entre des opinions déjà fixées », peut-on y lire.

« Les débats peuvent ne pas y être orientés vers la recherche de positions ou d’objectifs communs, mais plutôt vers la légitimation, voire l’imposition, des positions et des actions de certains individus ou groupes. » – Guide du Commissaire à la santé et au bien-être

Et le guide d’ajouter : « les médias sociaux ne sont qu’un support pour le débat : ils ne renversent pas les dynamiques et les rapports sociaux en cours ». De plus, une « fracture numérique » subsiste entre ceux qui ont accès à Internet et les autres, ce qui a pour effet de garder certains groupes en marge du débat.

Quant aux médias traditionnels, ils « soutiennent la participation démocratique des citoyens en permettant une meilleure information sur les enjeux collectifs ». Mais ils peuvent privilégier certains groupes ou en exclure d’autres, souligne l’étude. Internet semble toutefois changer la donne, puisque plusieurs médias ont ajouté « une dimension encore plus interactive depuis leur passage au format électronique », notamment un espace de commentaires dans chaque article.

Loin de se limiter au débat médiatique, cette étude aborde d’autres formes de participation, allant jusqu’à la démocratie directe. Une réflexion à mettre en exergue avec cet article du New Yorker qui fait date. Le journaliste Malcom Gladwell y écrit que les médias sociaux favorisent un « activisme mou » qui ne fédère pas assez les individus pour amener un réel changement social.

L’étude du Commissariat à la santé et au bien-être :

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