Billets publiés le 6 mars 2012

Le drapeau des Anonymous - Source : Wikipédia

Les autorités internationales poursuivent leurs efforts pour tenter de freiner les activités du mouvement de pirates informatiques militants Anonymous et d’un des principaux groupes de pirates liés au mouvement, LulzSec. Mardi, un important coup de filet a été mené contre ces pirates. Et pour trouver des coupables, il semble que le FBI ait obtenu une aide précieuse : celle de l’un des chefs de file de LulzSec, surnommé « Sabu », qui a choisi de collaborer avec les autorités après son arrestation.

Cinq pirates informatiques ont donc été inculpés, mardi aux États-Unis, après des arrestations des deux côtés de l’Atlantique. Ces personnes, qualifiées de pirates informatiques de « haut niveau », étaient affiliées à Anonymous et/ou aux groupes LulzSec, Internet Feds et AntiSec.

Les autorités auraient réalisé leur coup de filet grâce à un résident de New York, identifié comme Hector Xavier Monsegur, alias « Sabu ». Ce dernier avait été démasqué en juin par le FBI. Il aurait coopéré avec les autorités, jusqu’à plaider coupable le 15 août à 12 chefs d’accusations reliées au piratage. L’information a d’abord été lancée par Fox News, puis les autorités américaines ont affirmé qu’il coopérait à l’enquête.

Selon l’acte d’accusation d’Hector Xavier Monsegur, publié sur le site du Guardian, l’homme de 28 ans avait participé à des attaques informatiques contre les gouvernements tunisien, algérien, yéménite et du Zimbabwe. Il avait aussi été impliqué dans le piratage des sites des cartes de crédit Visa, Mastercard et PayPal.

« C’est un coup dévastateur contre cette organisation », a déclaré à Fox News un responsable de la police fédérale (FBI) impliqué dans l’enquête. « Nous sommes en train de décapiter LulzSec », a-t-il ajouté.

Anonymous et LulzSec ont revendiqué depuis plus d’un an des dizaines d’attaques contre des sites de grandes entreprises et des autorités, y compris le FBI et la CIA. En janvier, après la fermeture de Megaupload, Anonymous avait notamment riposté en attaquant plusieurs sites d’importance comme celui du département de la Justice américain.

Avec AFP

Anonymous a violé les privilèges de Vic Toews, juge le président de la Chambre

Par ailleurs, suite à une plainte du ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, le président de la Chambre des communes a déclaré mardi que des vidéos « troublants » du groupe Anonymous ont porté atteinte aux privilèges parlementaires du ministre.

Ces vidéos, a rapporté Andrew Scheer, ont dévoilé des informations personnelles sur le ministre et contenaient des menaces « spécifiques et inquiétantes ». Le président de la Chambre a estimé qu’il s’agissait d’une tentative d’intimidation. Les menaces et les tentatives d’influencer les actions d’un député constituent un bris des privilèges des parlementaires.

Fort de cette décision rendue en matinée mardi, Vic Toews a aussitôt déposé une motion pour que cette affaire soit référée en comité parlementaire. Il n’a pas précisé le mandat qu’il souhaite donner au comité. Le vote sur la motion de M. Toews devrait avoir lieu mardi soir.

Avec la Presse canadienne

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La revue du web – 6 mars 2012

par

 publié le 6 mars 2012 à 14 h 59

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L’Agence spatiale canadienne (ASC) affirme que son réseau interne n’a jamais été compromis la semaine dernière, même si un pirate informatique prétend que son site Web est vulnérable.

L’agence précise que l’attaque de la semaine dernière a mis en lumière certaines vulnérabilités de son site public, mais que les serveurs internes qui contiennent des données plus importantes n’ont jamais été touchés.

Un pirate allemand prétend avoir découvert des failles dans les sites Web de l’ASC et de l’Agence spatiale européenne. Il ajoute que la faille du site de l’agence canadienne pourrait être exploitée par des individus malhonnêtes.

Le pirate, connu sous le nom de « D35m0nd142 », a indiqué sur le site Softpedia ne pas avoir endommagé les bases de données des deux sites, et avoir immédiatement prévenu leurs administrateurs.

L’ASC a révélé que la faille avait été découverte sur une page de termes d’astronomie où les internautes peuvent trouver la définition de mots propres à ce secteur.

Dans un courriel transmis à La Presse Canadienne, l’agence affirme avoir rapidement corrigé le problème et dit être à évaluer si d’autres applications sont également à risque. Tout nouveau problème sera réglé, assure l’ASC.

La NASA connaît aussi son lot de problèmes

Cet événement survient quelques jours seulement après que le site SecurityNewsDaily ait rapporté qu’un ordinateur portable volé à l’agence spatiale américaine, la NASA, n’était pas chiffré et contenait des codes de commandement et de contrôle de la Station spatiale internationale.

Le site affirme que l’incident a été dévoilé par l’inspecteur général de la NASA lors d’un témoignage devant un comité de la Chambre des représentants, la semaine dernière. Un porte-parole de la NASA prétend toutefois que la sécurité de la SSI n’a jamais été menacée.

Pour sa part, l’agence canadienne prévient que, comme tous les sites Internet, sa page publique est vulnérable aux attaques de pirates informatiques. Elle ajoute toutefois que son site public est isolé et que son réseau interne n’a pas été touché par l’incident.

La Presse canadienne

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