Billets publiés en janvier 2012

Vincent GrouLa revue du web – 27 janvier 2011

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 publié le 27 janvier 2012 à 16 h 55

Chaque jour, nous vous proposons une série de liens qui, à notre humble avis, valent la peine d’être consultés. Et nous vous invitons à nous faire part de ce qui vaut le détour, selon vous. Suggérez-nous vos liens par courriel ou dans les commentaires ci-bas.

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La semaine dernière, le mouvement de protestation sur le web pour dénoncer les projets de loi antipiratage SOPA et PIPA a attiré beaucoup d’attention.

Maintenant que les deux projets de loi sont mis en veilleuse, les yeux des militants pour la liberté d’Internet sont tournés vers un accord commercial qui est actuellement négocié dans la plus grande discrétion.

Il s’agit de l’Accord commercial anti-contrefaçon (ACAC, mieux connu sous son acronyme anglais, ACTA, pour Anti-Counterfeiting Trade Agreement). Il s’agit d’un projet de traité multilatéral qui vise à créer des standards internationaux en matière de propriété intellectuelle. L’accord toucherait des secteurs comme l’industrie agroalimentaire et pharmaceutique (brevets sur les semences et les médicaments), mais aussi, bien entendu, Internet.

L’ACTA est négocié depuis 2007 par plusieurs pays, dont le Canada, qui l’a signé en octobre dernier.

Comme l’explique Wired dans son guide sur le traité, celui-ci a l’appui de grandes compagnies pharmaceutiques et des gros joueurs de l’industrie américaine du disque et du cinéma. Les défenseurs de l’ACTA soutiennent que l’accord reconnaît la valeur de la propriété intellectuelle comme atout pour la compétitivité d’une économie. D’où leur intérêt à s’attaquer aux biens contrefaits.

Levée de boucliers

Les détracteurs de l’ACTA, pour la plupart des groupes de défense de la liberté d’Internet et de grandes entreprises de Silicon Valley, comme Google, s’inquiètent notamment des éventuelles répercussions de cet accord en matière de vie privée, de liberté d’expression et d’accès à l’information.

Comme le souligne l’article de Wired mentionné plus haut, mais aussi ce document de l’organisme américain Public Knowledge, plusieurs aspects de l’ACTA suscitent des craintes.
Tout d’abord, le côté secret de l’accord, qui a été négocié à huis clos par beaucoup de représentants de différentes industries, mais par très peu d’élus ou de représentants de la société civile.

Aussi, son langage vague, qui peine à définir et à différencier des termes comme « piratage » et « contrefaçon », ainsi qu’à distinguer le piratage ou la contrefaçon à grande échelle de celui fait sur une basse individuelle (et parfois involontaire, comme la personne qui met une trame musicale à un montage vidéo, sans en avoir payé les droits. L’accord ne comporte pas de disposition semblable à l’utilisation raisonnable, ou fair use, qui permet ce genre d’utilisation).

Les opposants à l’accord estiment aussi que celui-ci ferait en sorte que les fournisseurs d’accès à Internet (FSI, comme Bell, Rogers et Vidéotron, par exemple) seraient tenus responsables du comportement en ligne de leurs clients. Les FSI, disent-ils, deviendraient en quelque sorte des polices et des tribunaux privés à la solde des détenteurs de propriété intellectuelle.

Les opposants estiment également que comme il s’agit d’un accord commercial, les pays pourraient devoir changer leurs lois pour s’y conformer.

Pour davantage d’informations en français sur l’opposition à l’ACTA, consultez le dossier de La Quadrature du net, groupe de pression qui milite contre l’accord, et qui a produit la vidéo qui se trouve en début d’article.

L’Europe, dernier rempart

Jeudi, 22 pays de l’Union européenne ont signé l’accord, à Tokyo. Il reste maintenant au Parlement européen à débattre de l’ACTA en vue de le ratifier, vraisemblablement en juin. Comme le souligne le Guardian, la signature de l’accord par ces pays européens a donné lieu à différentes manifestations, dans la rue comme en ligne.

Dans la foulée de cette signature, l’eurodéputé français Kader Arif a démissionné de son poste de principal rapporteur de l’ACTA au Parlement Européen. «Cet accord peut avoir des conséquences majeures sur la vie de nos concitoyens, et pourtant tout est fait pour que le Parlement européen n’ait pas voix au chapitre. En remettant ce rapport dont j’avais la charge, je souhaite envoyer un signal fort et alerter l’opinion publique sur cette situation inacceptable. Je ne participerai pas à cette mascarade », a-t-il déclaré.

Des pirates informatiques s’en sont également pris à différentes cibles, particulièrement à des sites du gouvernement polonais. Ils ont aussi paralysé, jeudi, le site du Parlement européen. Dans ce dernier cas, l’eurodéputée Françoise Castex estime que les pirates se trompent de cible.

Manifestations samedi

Différentes manifestations sont prévues samedi, principalement en Europe, pour dénoncer ce projet d’accord.

Une manifestation est également prévue à Montréal. Le nombre de participants confirmés est plutôt bas, signe peut-être du peu d’écho donné jusqu’ici à l’ACTA par les médias nord-américains.

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Vincent GrouLa revue du web – 26 janvier 2012

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 publié le 26 janvier 2012 à 17 h 00

Chaque jour, nous vous proposons une série de liens qui, à notre humble avis, valent la peine d’être consultés. Et nous vous invitons à nous faire part de ce qui vaut le détour, selon vous. Suggérez-nous vos liens par courriel ou dans les commentaires ci-bas.

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Avec Florent Daudens

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La firme de sécurité Symantec, notamment connue pour son logiciel antivirus Norton, est elle-même victime d’une brèche de sécurité.

Dans un bulletin de sécurité publié cette semaine, Symantec indique que son logiciel pcAnywhere (qui permet d’avoir accès à distance à son ordinateur) est l’objet d’une vulnérabilité qui pourrait compromettre les données de ses utilisateurs. Symantec recommande donc aux utilisateurs de désactiver le logiciel et d’attendre que la compagnie publie des rustines (mises à jour de correction) avant de l’utiliser. Celles-ci devraient être disponibles d’ici quelques jours.

Cette vulnérabilité est attribuable au vol du code source su programme, survenu en 2006. Comme le souligne PCWorld, au début du mois, Symantec a reconnu que des pirates informatiques étaient parvenus à subtiliser le code source de pcAnywhere et des logiciels Norton Antivirus Corporate Edition, Norton Internet Security et Norton SystemWorks.

L’entreprise avait alors affirmé que les utilisateurs ne couraient pas davantage de risques, puisqu’il s’agissait d’un code source ancien. Elle s’est visiblement ravisée en publiant le présent bulletin de sécurité. Celui-ci comprend d’ailleurs toutes les informations pour désactiver le logiciel.

Dans un avis publié mardi sur son site, Symantec affirme que la nébuleuse Anonymous a revendiqué le larcin. Lisa Vaas, du groupe Sophos, souligne de son côté, dans le blogue Naked Security, l’implication d’un groupe de pirates indiens appelé Lords of Dharmaraja.

Mme Vaas se demande par ailleurs si Symantec a été mis au courant du vol de données récemment, ou si l’entreprise le savait dès 2006. Elle ose croire que l’entreprise n’a pas cherché à taire ce vol pendant tout ce temps, ce qui pourrait avoir comme effet de miner la confiance de ses consommateurs.

Selon Ars Technica, Symantec affirme qu’aucune attaque liée à ce vol de code source n’a été recensée jusqu’ici.

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