Billets publiés le 28 novembre 2011

Florent DaudensLa revue du web en 5 liens – 28 novembre 2011

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 publié le 28 novembre 2011 à 16 h 18

Aujourd’hui à la revue du web :les réseaux sociaux expliqués en 2 minutes 45; un autre regard sur la vie privée; un accès 3G pour bientôt à Paris; une blague sexiste qui fait tâche sur Twitter; un rejeton du divan viril.

Avec Vincent Grou

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La compagnie des célèbres blocs Lego sollicite l’avis des internautes pour déterminer quelle structure célèbre sera le prochain modèle de sa gamme « Architecture ».

Les internautes ont le choix entre 10 structures. Au moment d’écrire ces lignes, c’est Habitat 67, à Montréal, qui est en avance, avec plus de 88 000 votes (le Colisée de Rome arrive deuxième, avec près de 71 000 votes).

Toutefois, Lego ne garantit pas que le choix du public sera sélectionné par la compagnie. Différents aspects sont à considérer, dit l’entreprise, notamment les questions légales avec les propriétaires des édifices et la faisabilité des immeubles. Le choix populaire pourrait cependant influencer la décision.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que si Habitat 67 est choisi, les pièces ne seront pas trop difficiles à fabriquer…!

Habitat 67, oeuvre de l’architecte Moshe Safdie, qui étudiait à l’époque à l’Université McGill, a été créé pour l’exposition universelle de 1967, dont l’habitat était l’un des thèmes principaux.

Ce n’est pas la première fois que Montréal est l’objet d’un semblable coup de marketing. En 2008, la métropole québécoise avait été choisie par les internautes pour occuper la case la plus chère de l’édition mondiale du jeu Monopoly.

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Une enquête publiée en fin de semaine dans le New York Review of Books relance la théorie du complot dans l’affaire Dominique Strauss-Kahn (DSK).

L’enquête du journaliste Edward Jay Epstein souligne plusieurs zones d’ombre qui planent sur la journée du 14 mai 2011, où l’ex-patron du Fonds monétaire international (FMI) a été arrêté par les autorités américaines.

Même si les accusations, notamment d’agression sexuelle à l’endroit de la femme de chambre Nafissatou Diallo, ont été abandonnées par les procureurs de la Ville de New York (la plainte au civil suit quant à elle son cours), cette histoire a coûté son poste à DSK et mis un terme à ses ambitions de briguer la présidence française en 2012 pour le Parti socialiste.

Sans fournir de preuves matérielles, Edward Epstein, qui croit fermement que quelqu’un a voulu nuire à la campagne de DSK, fournit une série d’éléments circonstanciels qui soulèvent plusieurs questions sans réponses.

Le BlackBerry perdu

Il mentionne d’abord que le matin du 14 mai, DSK a été averti, par une amie qui travaille de façon transitoire pour l’UMP (parti du président Nicolas Sarkozy), qu’au moins un courriel envoyé à sa femme à partir de son BlackBerry avait été lu par des membres de l’UMP. Après avoir reçu cette information, DSK a téléphoné à sa femme pour lui demander de contacter un ami, afin de faire examiner son BlackBerry le plus rapidement possible.

L’appareil sera égaré dans le courant de la journée par DSK. Il n’a pas été retrouvé à ce jour. L’enquête d’Edward Epstein démontre que le système de localisation GPS du BlackBerry a été désactivé un peu plus d’une demi-heure après le dernier appel fait par DSK. Selon un expert consulté par M. Epstein, à moins que l’appareil n’ait été brisé par accident, la désactivation du GPS requiert une certaine connaissance technique sur son fonctionnement.

Mystérieuse « danse de célébration »

Le journaliste évoque également une vidéo tirée des caméras de surveillance de l’hôtel Sofitel, où résidait DSK. Selon M. Epstein, on y voit un responsable de la sécurité de l’hôtel et un autre homme, non identifié,  faire « ce qui ressemblait à une extraordinaire danse de célébration qui dure trois minutes », après avoir entendu la version des faits de Nafissatou Diallo.

Le groupe français Accor, propriétaire du Sofitel, a publié un communiqué dans lequel il affirme que la scène dure plutôt huit secondes et qu’il n’y a pas de « danse de fête ». Selon réseau France 2 M. Yearwood et l’homme non identifié ont déclaré que la « célébration » était en lien avec un « résultat sportif ».

Quoi qu’il en soit, le journaliste réclame que le groupe Accor diffuse la vidéo. Dans une entrevue accordée à Paris Match publiée lundi, il menace de rendre lui-même publique la vidéo. « J’attends le feu vert de mes sources, mais j’ai bon espoir de l’obtenir mardi 29 novembre », dit-il.

Sur Twitter, M. Epstein accusait dimanche Accor d’avoir nié l’existence même de la vidéo.

La chambre 2820

L’enquête du journaliste démontre aussi que la femme de chambre s’est rendue dans la chambre 2820 du Sofitel, voisine de celle de DSK, dans les moments qui ont suivi leur rencontre. Elle y était également allée avant le départ de la personne qui occupait cette chambre. Dans sa plainte à la police, elle avait omis de souligner ce détail. Si elle l’avait fait, ont noté les procureurs, la chambre 2820 aurait été considérée comme une scène de crime et aurait été fouillée.

Dans le communiqué cité plus haut, le groupe Accor, sans dévoiler l’identité du client, affirme plutôt que ce dernier a réglé sa chambre à 11 h 36 et que Mme Diallo a fait le ménage immédiatement après. « L’insinuation selon laquelle le client occupant la chambre 2820 serait impliqué dans l’incident est donc fausse et sans fondement », ajoute le communiqué.

Un journaliste spécialiste du complot

Rue89 publiait hier une intéressante chronologie des éléments relatés dans l’enquête d’Edward Epstein. L’article met également en lumière quelques failles de son enquête. Par exemple, on ignore s’il existe des vidéos qui auraient été filmées à l’étage où se trouvent la suite louée par DSK et la chambre 2820.

Le site d’information publie également un portrait d’Edward Jay Epstein, rappelle qu’il se spécialise dans la théorie du complot et des sujets remis en question, comme les attentats du 11 septembre, des attaques à l’anthrax et de l’assassinat de John F. Kennedy.

Rue89 souligne d’ailleurs que sur le site officiel d’Edward Jay Epstein comporte notamment une section consacrée à démonter des exclusivités du New York Times. L’article ajoute que le site tente également de mettre à mal certains mythes, comme celui de la prétendue forteresse d’Oussama ben Laden.

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Signe que le printemps arabe s’est passé en partie sur Twitter, une étude du cabinet français Semiocast montre que le volume de tweets en arabe a été multiplié par 22 entre les mois d’octobre 2010 et 2011. « Les messages en arabe représentent 1,2% de tous les tweets publics (soit 2,2 millions par jour) », peut-on lire dans le compte-rendu de la recherche.

Les neuf principales langues sur Twitter / Semiocast

L’anglais continue d’être le langage le plus important sur ce réseau social, à 39 % en octobre 2011. Vient ensuite le japonais, à 14,2 %. Quant au français, il arrive en onzième position avec 0,9 % des tweets publics.

Grand absent : le chinois (mandarin ou cantonais), étant donné que Twitter est toujours interdit en Chine. « De fait, les chinois se sont tournés vers les concurrents chinois de Twitter, et surtout Weibo », note Semiocast.

Le cabinet français a analysé 5,6 milliards de tweets pour réaliser cette étude.

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