Billets publiés le 21 novembre 2011

Florent DaudensLa revue du web en 8 liens – 21 novembre 2011

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 publié le 21 novembre 2011 à 16 h 51

À la revue du web aujourd’hui : un policier devient mème; un projet collaboratif d’Instagram; le journalisme de drone; Internet et notre cerveau; 10 ans de transformations à Dubaï; une usine de traitement des eaux piratée.

Avec Vincent Grou

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Vincent GrouLa situation en Égypte – 21 novembre 2011

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 publié le 21 novembre 2011 à 14 h 41

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Vincent GrouRadio-Canada.ca prend le chemin du 450

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 publié le 21 novembre 2011 à 11 h 23

Radio-Canada.ca lance aujourd’hui un nouveau volet de ses services régionaux. Ainsi, deux nouveaux sites web s’adressent aux quelque 2 millions de résidents des rives nord et sud de Montréal.

Les sites Radio-Canada.ca/RiveNord et Radio-Canada.ca/RiveSud permettent aux internautes de consulter des informations locales qui touchent des enjeux comme l’accès à Internet haute vitesse, la prostitution et les gangs de rue, ou encore l’avenir des employés de l’usine d’Electrolux de L’Assomption. Ces nouvelles se trouvent dans les onglets « Magazine » des deux sites.

Ceux-ci sont également des espaces interactifs où des discussions auront lieu avec les internautes. L’onglet « Discussions » permet aux internautes de pousser la réflexion sur les sujets abordés dans ces nouvelles. De son côté, l’onglet « Vos questions » est l’espace où les internautes peuvent soumettre leurs questions aux équipes et faire part de leurs préoccupations comme le prix des maisons, la circulation, l’environnement, les communautés culturelles, etc. Les questions posées et les sujets abordés pourront mener à des reportages.

De plus, en amont des budgets municipaux déposés en décembre, les internautes seront invités à faire part de leurs attentes et plus généralement à dire comment ils jugent l’administration de leur ville, comment elle touche leur vie.

Vous retrouverez évidemment ces nouveaux sites sur les réseaux sociaux, Facebook.com/RadioCanada.RiveNord et Facebook.com/Radio-Canada.RiveSud pour Facebook et  @RC_RiveSud et @RC_RiveNord sur Twitter.

Depuis quelques semaines, quatre journalistes sillonnent les routes de ces deux territoires à bord de ces camionnettes, véritables bureaux sur roues qui leur permettent de faire leur travail en allant à la rencontre des citoyens.

Les sites Radio-Canada.ca/RiveNord et Radio-Canada.ca/RiveSud s’inscrivent dans la stratégie 2015 Partout. Pour tous de Radio-Canada, qui préconise notamment une plus grande présence régionale et une plus grande utilisation du numérique. Il n’est pas exclu que le projet fasse des petits dans d’autres régions du pays.

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La tablette AkashDeux frères canadiens veulent offrir Internet à des milliards de personnes sur toute la planète.

Raja Singh Tuli et son frère Suneet sont deux entrepreneurs d’origine indienne et élevés au Canada qui possèdent DataWind, l’entreprise ayant commercialisé un gadget appelé la tablette numérique la plus abordable du monde.

« DataWind est également la compagnie qui a mis au point la tablette numérique subventionnée par le gouvernement indien et vendue pour 35 $. L’appareil est appelé Aakash, ou « Ciel », en hindi.

L’appareil, qui a été développé et conçu à Montréal, devrait commencer à apparaître sur les tablettes des magasins indiens le mois prochain, et ce, pour seulement 60 $.

Les frères expliquent que ce qui rend l’appareil parfait pour les pays en développement est son utilisation d’une technologie spéciale qui permet de naviguer sur Internet à une vitesse environ 30 fois supérieure que celle atteinte normalement sur un réseau cellulaire. La tablette, prénommée UbiSlate, fonctionnerait avec le système d’exploitation Android de Google.

L’accès Internet sans fil ne sera donc pas nécessaire pour se connecter, ce qui est extrêmement important pour les gens qui vivent dans des régions éloignées ou des zones rurales.

Il faudra compter 2 $ de plus par mois pour un accès Internet illimité, et le plan vise à permettre aux gens vivant même dans les zones les plus reculées d’être connectés

Cela signifie que les fermiers auront accès aux prévisions météo, l’armée des petits dirigeants d’entreprises indiens pourra se connecter à eBay et à leur serveur de courriels; et, bien tendu, cela signifie aussi des choses que les Canadiens tiennent pour acquises comme le réseautage social et les informations sur les écoles.

« Dans ces villages, il n’y a pas d’autres façons d’avoir accès à Internet, et la population n’a jamais pu y accéder auparavant, raconte Raja Singh Tuli. On parle de gens qui n’ont jamais eu de gadget de cette taille, et n’ont probablement jamais regardé autre chose qu’un écran de télévision. »

L’innovation comme ADN

La stratégie est apparue au Canada, explique l’entrepreneur, dans les bureaux encombrés de DataWind, au 11e étage d’une tour à bureaux de Montréal. La compagnie a également des bureaux à Toronto, et son siège social est situé en Grande-Bretagne.

Les frères Tuli sont arrivés au Canada en provenance de l’Inde en 1980, lorsque leur père, un ingénieur civil, s’est installé à Edmonton.

Ils ont tous deux obtenu le titre d’ingénieur civil à l’Université de Toronto et sont entrepreneurs depuis longtemps, concevant ce qui a déjà été reconnu par le Livre des records Guiness comme le plus petit télécopieur du monde.

Selon M. Tuli, le problème en Inde est le même qui existe dans des marchés émergents comme l’Afrique et l’Asie du Sud-Est, soit un manque d’infrastructures et d’un produit abordable permettant d’accéder à Internet.

Le réseau de téléphonie sans fil mis à contribution

Au cours des dernières années, les tentatives pour relier les Indiens au web se basaient fortement sur un accès sans-fil très développé qui n’existe tout simplement pas. Seule une petite fraction des familles indiennes possède un accès sans fil.
Cependant, 800 millions d’Indiens, et cinq milliards de personnes de partout sur la planète possèdent un téléphone cellulaire. En Inde, il en coûte environ 5 $ par mois pour un service téléphonique sans-fil. Ce réseau cellulaire est ce sur quoi la technologie de DataWind, développée pendant plusieurs années à Montréal, se base.

« Nous avons une technologie qui réduit la quantité de données nécessaires pour naviguer sur Internet par un facteur d’environ 30, voilà l’essentiel de ce que nous faisons, explique M. Tuli. Nous sommes capables d’utiliser l’appareil sur ces réseaux à basse vitesse qui sont disponibles partout et nous sommes en mesure d’acheter cette bande passante et de la vendre à un très bas prix. »

La tablette UbiSlate est en élaboration depuis 18 mois. Le produit comprend désormais un écran de sept pouces de diagonale, le système d’exploitation Android 2.2, un modem intégré, deux ports USB et 256 mégaoctets de mémoire vive.

Les deux frères disent avoir réussi à garder les coûts bas parce qu’ils forment une entreprise plus « intégrée verticalement » que d’autres. Les pièces provenant de partout dans le monde sont assemblées dans une usine d’Hyderabad, en Inde.

Des vidéos en HD pour Bollywood


« Ce n’est pas le PlayBook, ce n’est pas le iPad, l’appareil ne vous donnera pas le même genre de performance, reconnaît volontiers M. Tuli. On ne peut pas y jouer à Angry Birds, l’appareil n’affiche pas de graphismes 3D. » La UbiSlate, par contre, explique-t-il, accomplit bien deux tâches : offrir un accès Internet décent, ainsi que la capacité de jouer des vidéos en haute définition — un aspect essentiel pour une Inde obsédée par Bollywood.

Un petit clavier peut être acheté en supplément, ce qui vient convertir la tablette en un ordinateur ultraléger.

Le modèle indien ne nécessitera pas d’électricité pour en charger la pile. Un petit panneau solaire qui génère environ deux watts d’énergie par jour, sous le soleil indien, sera suffisant pour alimenter l’appareil.

Selon une étude d’une association indienne de l’industrie, moins de 10 pour cent des Indiens ont accès à Internet. Il y aurait environ 112 millions d’internautes, les trois quarts d’entre eux vivant dans les plus grandes villes.

La Presse canadienne