Billets publiés le 17 octobre 2011

Vincent GrouLa panne de BlackBerry a-t-elle sauvé des vies?

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 publié le 17 octobre 2011 à 16 h 14

Si la panne de trois jours qui a touché le réseau de BlackBerry, la semaine dernière, a causé des maux de tête à bien des gens, elle aura peut-être eu au moins un bon côté.

Il semble en effet que cette panne est directement liée à une baisse considérable des accidents de la route aux Émirats arabes unis. C’est du moins ce que rapporte The National, qui cite le chef de la police de Dubaï et le directeur du département de la circulation de la police d’Abou Dhabi.

Privés des services de messagerie de BlackBerry, les conducteurs auraient délaissé le texto pour se concentrer davantage sur la route, avec comme effet une baisse de 20 % à Dubaï et de 40 % à Abou Dhabi, où aucun accident mortel n’a été répertorié, selon les deux chefs de police.

Les statistiques exactes sur le nombre d’accidents n’ont pas été dévoilées, mentionne toutefois The National.

Comme le souligne Graham Cluley , du groupe Sophos, cette baisse des accidents est peut-être aussi attribuable au vibrant plaidoyer contre l’utilisation d’appareils mobiles au volant, lancé récemment par le père du joueur de soccer émirati Thayab Awana. Le jeune homme a perdu la vie dans un accident de voiture, en septembre. Il semble qu’il textait au moment où il a perdu la maîtrise de son véhicule.

Impact difficile à calculer chez nous

Il est pour l’instant difficile de savoir si cette panne a eu un effet bénéfique sur nos routes. Ni la sûreté du Québec ni le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’ont noté une baisse des accidents inhabituelle au cours des trois jours qu’a duré la panne.

Le SPVM indique que plusieurs accrochages font l’objet de constats à l’amiable et ne lui sont pas signalés. Il faudra donc attendre la compilation des statistiques de la Société de l’assurance automobile du Québec pour voir si cette panne a changé quoi que ce soit.

Pour terminer, je vous suggère, si vous ne l’avez pas déjà vue, cette vidéo de la campagne de la SAAQ sur les dangers de texter au volant, qui illustre très bien qu’un tout petit moment d’attention suffit :

http://www.youtube.com/watch?v=dNeJWN2ZQGY

Et pourquoi pas ce toujours très distrayant (c’est le cas de le dire!) simulateur du New York Times, qui vous permet de tester votre capacité à texter en conduisant. Pas mal plus sécuritaire derrière votre clavier que sur la route…

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Catherine BolducLa revue du web – 17 octobre 2011

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 publié le 17 octobre 2011 à 15 h 15

Aujourd’hui à la revue du web : Apple fracasse un nouveau record de ventes avec l’iPhone 4S; Google ferme Buzz; le Samsung Galaxy S II serait plus résistant aux chocs que l’iPhone 4S; la chaîne YouTube de Sesame Street piratée; trois initiatives web à découvrir; la guerre entre Samsung et Apple se poursuit; RIM offre des applications gratuites pour se faire pardonner la panne sur ses BlackBerry.

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Dans la foulée du mouvement Occupy Wall Street, les responsables d’un site américain lancent une campagne d’information qui, espèrent-ils, se retrouvera dans les poches des citoyens.

En effet, le site OccupyGeorge.com encourage les internautes à prendre des billets de 1 $ (qui arborent le portrait du président George Washington) et à y imprimer des infographies qui illustrent l’écart entre les riches et les autres classes de la population aux États-Unis.

Le site propose cinq modèles. Par exemple, celui-ci illustre le fait que l’écart entre les riches et les pauvres est plus grand aujourd’hui qu’il ne l’était lors de la dépression des années 20. Celui-ci illustre l’écart entre le salaire moyen des dirigeants de grandes entreprises et celui des travailleurs de la classe moyenne.

Chaque statistique est illustrée par une source, comme l’Economic Policy Institute ou le Center on Budget and Policy Priorities.

Le site met des matrices à la disposition des internautes, afin que ceux-ci puissent trafiquer leurs propres billets, avec une imprimante, ou encore en faisant fabriquer des timbres de caoutchouc (étampes).

Les responsables du site disent ne pas savoir si une initiative semblable a lieu au Canada. Ils affirment cependant avoir reçu des demandes d’Europe de la part de gens qui veulent faire adapter les matrices à leur monnaie.

Pas illégal au Canada

Est-il légal de dessiner sur des billets de banque ou de les défigurer? Aux États-Unis, le U.S. Bureau of Engravin and Printing, organe du département du Trésor qui imprime la monnaie américaine, indique qu’il est interdit d’altérer un billet afin de le rendre inutilisable.

Il s’agit d’une définition sujette à interprétation, qui laisse croire qu’une simple impression sur un billet ne le rendra pas inutilisable. Le site OccupyGeorge.com invite d’ailleurs les internautes à ne pas détruire les billets de banque. Le but, disent-ils, est que ceux-ci circulent le plus possible et comme cette impression le suggère, finissent par se retrouver dans les poches des 1 % les plus riches.

Au Canada, la partie XII du Code criminel, qui porte sur les infractions relatives à la monnaie, indique : « Est coupable d’une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire quiconque, selon le cas : a) dégrade une pièce courante; b) met en circulation une pièce courante qui a été dégradée. » Il s’agit toutefois d’une disposition qui ne touche que les pièces de monnaie.

Phuong Anh Ho Huu, représentante principale pour le Québec de la Banque du Canada, précise que la dégradation des billets de banque a déjà été interdite au pays en vertu de la Loi sur les banques, mais que cette mention a été omise lors de la réécriture de la loi, en 1991. Il n’est donc pas interdit de détruire ou d’altérer des billets de banque au Canada. Cependant, Mme Ho Huu précise que des si des éléments de sécurité de billets ne sont plus fonctionnels, les commerçants pourraient les refuser.

Mais vous conviendrez qu’il n’est pas difficile de faire accepter, dans les commerces, des billets de banque sur lesquels la reine arbore une moustache…

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