Billets publiés le 3 octobre 2011

Catherine BolducLa revue du web – 3 octobre 2011

par

 publié le 3 octobre 2011 à 17 h 02

La revue du webFacebook poursuivi pour sa ligne du temps

Comme le rapporte le Toronto Star, le site Timelines.com, qui publie des éphémérides concoctées par les internautes, poursuit Facebook qui a récemment présenté sa nouvelle ligne du temps appelée Timeline.

Lancement de la campagne Pensez cybersécurité

Le gouvernement du Canada a lancé lundi la campagne Pensez cybersécurité qui vise à sensibiliser la population à l’importance de faire preuve de vigilance lorsque l’on navigue sur la toile. Les Canadiens sont notamment invités à visiter le site Pensezcybersécurité.ca pour obtenir des conseils.

La fin des journaux traditionnels d’ici 2040?

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, Francis Gurry, prédit que les journaux traditionnels disparaîtront d’ici 2040 dans le monde et d’ici 2017 aux États-Unis.

Une fondation qui réinvente le financement communautaire

Un billet de Laurent LaSalle, notre collègue du blogue Triplex, sur La Fondation Formidable Montréal dont l’objectif est d’octroyer une bourse de 1000 $ à un projet jugé formidable.

Facebook veut protéger ses abonnés

Avec la collaboration de Websense, le réseau social publiera un avertissement lorsqu’un abonné s’apprête à accéder à un lien ou à un site potentiellement malveillant.

Avec Vincent Grou

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La saison des prix Nobel est ouverte, avec la remise, lundi, du prix Nobel de médecine à Bruce A. Beutler, Jules A. Hoffmann et Ralph M. Steinman, pour leurs travaux sur le système immunitaire.

Ralph Steinman, un Montréalais d’origine, est décédé vendredi dernier. La situation a causé une certaine confusion, lundi, car le comité Nobel n’était pas au courant de son décès.  En principe, les prix Nobel ne sont pas décernés à titre posthume. L’organisation a néanmoins décidé que le prix lui serait remis.

Mentionnons que sur le site des prix Nobel, on retrouve une fiche qui vulgarise les travaux des trois chercheurs, ainsi qu’une section éducative qui explique le fonctionnement du système immunitaire aux jeunes.

« Off-Nobels »

Si les Oscars ont leurs Razzies (prix remis aux pires films produits par Hollywood), les Nobels ont leurs Ig Nobels, des anti-Nobels qui récompensent les travaux de recherche insolites. « Des prix qui font d’abord rire les gens, avant de les faire réfléchir », indique le site web.

Parmi les prix Ig Nobel (jeu de mots avec ignoble) remis lors de la cérémonie 2011, qui avait lieu jeudi dernier, mentionnons le prix de physiologie,  remis à une recherche sur la contagion du bâillement chez les tortues à pattes rouges, le prix de psychologie, remis à une recherche tentant à déterminer pourquoi les gens soupirent, le prix de littérature, remis à l’auteur John Perry, pour sa théorie de la procrastination structurée, ou encore le prix de chimie, qui récompense l’invention d’un système d’alarme aérosol qui projette du wasabi afin de réveiller les gens pendant leur sommeil.

Bref, peut-être de quoi se coucher plus niaiseux ce soir…

Des blogueurs du printemps arabe en lice

Mentionnons par ailleurs que le prix Nobel de la paix, qui sera décerné vendredi, est l’objet de nombreuses supputations en ligne.

Parmi les personnes pressenties pour recevoir le prestigieux prix, on retrouve différents blogueurs qui ont joué un rôle dans le printemps arabe, comme l’Égyptien Wael Ghonim, employé de Google au Moyen-Orient, qui a été vu comme une figure de proue du mouvement qui a entraîné la chute du régime d’Hosni Moubarak et qui a été considéré par le Time comme faisant partie des personnes les plus influentes de 2011, et la Tunisienne Lina ben Mhenni, responsable du blogue A Tunisian Girl.

Au total, 241 personnes ou organisations sont en lice pour le Nobel de la paix, un record.

M. Ghonim et Mme Ben Mhenni participent actuellement à la troisième rencontre des blogueurs arabes, qui se déroule jusqu’au 6 octobre en Tunisie.

Ces rencontres, dont les deux premières éditons ont eu lieu à Beyrouth, au Liban, en 2008 et en 2009, prennent un tout autre sens à la lumière des différents soulèvements qui ont eu lieu dans des pays du Moyen-Orient au cours des derniers mois.

Parmi les ateliers proposés, Moez Chakchouk a expliqué comment le gouvernement tunisien avait secrètement testé des logiciels de censure pour le compte de compagnies occidentales. Jacob Applebaum et Arturo Buzzolam, du projet Tor, ont quant à eux donné un atelier sur la sécurité et les appareils mobiles, comment contourner la censure et comment éviter de laisser des traces sur la toile, par exemple.

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Crédit : Associated Press/Louis Lanzano

Le mouvement Occupy Wall Street (Occupons Wall Street), né à la mi-septembre pour protester contre les inégalités sociales et le climat politique actuel, prend de l’ampleur depuis quelques jours. Inspiré du printemps arabe, il est à l’origine de l’importante manifestation qui a mené samedi à l’arrestation de quelque 700 personnes sur le pont de Brooklyn.

Plusieurs personnalités publiques, dont le réalisateur Michael Moore, l’auteure Margaret Atwood et l’actrice Susan Sarandon ont exprimé leur appui aux protestataires qui se rassemblent chaque jour dans le quartier financier new-yorkais pour faire valoir leur point de vue.

Le richissime investisseur américain George Soros, l’un des hommes les plus riches du monde, a aussi déclaré lundi qu’il éprouvait de la sympathie envers les manifestants.

Occupy Wall Street fait aussi des petits ailleurs aux États-Unis et au Canada. Des mouvements similaires ont notamment vu le jour à Los Angeles, à Boston, à Chicago et à Seattle. Le site Occupy Together a été mis sur pied pour faire la promotion de tous les événements qui se déroulent en marge de l’occupation à Wall Street.

Le mouvement commence aussi à prendre forme dans certaines villes canadiennes, dont Vancouver (@OccupyVancouver), Calgary, Winnipeg (@OccupyWinnipeg) et Montréal.

En plus d’attirer de plus en plus l’attention des grands médias, le mouvement gagne en importance sur la toile. Selon Trendistic, le mot-clé #OccupyWallStreet a généré jusqu’à 0,5 % de tous les messages envoyés sur Twitter samedi. De nombreuses photos et vidéos, à l’image de celles-ci, sont aussi mises en ligne quotidiennement.

 

Avec AFP, Mashable et CNN

Avec la collaboration de Vincent Grou

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Vincent GrouUne mosaïque de 38 000 visages

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 publié le 3 octobre 2011 à 11 h 25

 

Photo : Vincent Grou

« Excusez-moi, vous avez une minute? » C’est la question que de nombreux Québécois vont se faire poser, au cours des prochaines semaines, par Timothy John Van Horn, l’artiste à l’origine du projet Canadian Mosaic.

Le photographe s’est donné pour but de prendre les portraits de Canadiens de partout au pays. Il compte réaliser 38 000 clichés (grosso-modo 0,1 % de la population) afin de former une immense mosaïque qui représentera la diversité culturelle du Canada.

Le projet doit aboutir en 2017, année du 150e anniversaire du pays. « Ce sera le plus gros anniversaire dont notre génération sera témoin », dit Tim Van Horne, lors d’une entrevue accordée samedi après-midi à Radio-Canada.ca. Arrivé le jour même à Montréal, il a installé sa minifourgonnette sur l’avenue du Parc, entre les rues Saint-Viateur et Bernard. Le véhicule, tapissé de portraits, lui sert à la fois de maison, de studio et de bureau.

Il aborde toujours les gens avec la même phrase, leur demandant s’ils ont une minute à lui accorder. Comment choisit-il les gens à qui il s’adresse? « Je parle à la personne qui passe le plus près de moi », explique-t-il. Il s’agit d’une façon, selon lui, de rendre sa démarche plus objective. « Sinon, je ne m’adresserais qu’aux jolies filles! », ajoute-t-il en s’esclaffant.

Au cours du quart d’heure qu’a duré notre entretien, il aura abordé une trentaine de personnes. Certaines déclineront poliment son invitation, d’autres détourneront la tête, feignant de ne pas l’avoir vu, d’autres prendront quelques minutes pour se laisser convaincre, alors que certaines accepteront d’emblée de poser pour sa fresque.

Pas de politique

Photo : Vincent Grou

Son projet est personnel et ne cache aucune motivation politique, insiste-t-il. L’idée lui est venue en 2008, quand il a réalisé que ce 150e anniversaire approchait.

« J’ai voulu faire quelque chose qui représenterait à la fois notre humanité individuelle et collective », dit-il. Il a ainsi réalisé une série de portraits à Red Deer, en Alberta, d’où il est originaire, avant de prendre la route et de sillonner le pays.

Il n’a jamais d’itinéraire précis. Il tient seulement à ce que chaque région du pays comporte des photos prises dans chacune des quatre saisons.

La réaction des gens est-elle différente au Québec par rapport aux autres provinces? Pas du tout, dit-il, ajoutant qu’il s’attendait à y rencontrer davantage de réticence. « Je reçois la même palette de réactions variées ici comme ailleurs », mentionne-t-il.

« Ce n’est pas vraiment un projet qui parle du Canada, c’est un projet qui parle de la vie. » -Tim Van Horne

Il précise qu’une fois sa mosaïque achevée, chaque province et territoire aura une couleur, un style qui lui sera propre. Pour le Québec, le modèle affiché sur sa minifourgonnette représente un drapeau semblable à l’Unifolié. Seulement, les deux bandes rouges qui représente les océans Atlantique et Pacifique sont bleues, et la feuille d’érable est remplacée par une fleur de lys.

Un projet en partie autofinancé

Tim Van Horne a d’abord dû puiser dans ses poches pour financer son projet. Il a tenté à plusieurs reprises, en vain, d’obtenir du financement du gouvernement albertain et du Conseil des arts du Canada. Son projet, dit-il, n’était pas considéré comme étant « assez artistique » pour lui valoir une subvention. Il est finalement parvenu à obtenir une bourse du Conseil des arts pour financer la mosaïque québécoise. Il a également réalisé des mosaïques pour les villes de Pembroke et de Vancouver. L’argent reçu lui a permis de réaliser 3500 portraits, dit-il.  Il se tourne également vers la générosité du public pour réaliser son objectif. Sur son site, les gens peuvent acheter des affiches ou encore commanditer des kilomètres à titre personnel. Il refuse toutefois d’être associé à des marques de commerce.

Une mosaïque en évolution

Pour le moment il a installé ses pénates à Montréal, où il compte rester encore quelques jours. Il reprendra ensuite la route et se rendra dans d’autres régions de la province. Il n’a pas d’itinéraire précis, mais il entend se rendre jusqu’en Gaspésie.

« Voyager et rencontrer des gens font partie de l’expérience culturelle du projet. » -Tim Van Horne

On peut suivre l’évolution de la mosaïque en ligne. Les photos qu’il prend sont généralement ajoutées à l’oeuvre dans la dizaine de jours qui suit.

Tim Van Horne a réalisé quelque 12 000 portraits jusqu’à présent. Il espère qu’en 2017, sa fresque sera exposée « dans un musée majeur ».  Mais ce n’est pas sa préoccupation pour le moment. D’ici là, il lui reste des milliers de kilomètres à parcourir, et autant de gens à qui à qui demander s’ils ont une minute à lui accorder.

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vincent.grou@radio-canada.ca

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