Billets publiés le 26 septembre 2011

Florent DaudensLa revue du web – 26 septembre 2011

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 publié le 26 septembre 2011 à 16 h 44

La revue du webFacebook vous suit-il même quand vous n’êtes pas connecté?

ZDNet rapporte que grâce à des témoins de connexion (cookies), Facebook serait en mesure de suivre la navigation des internautes qui ne sont pas connectés, quand ceux-ci vont sur des pages où on retrouve le bouton « J’aime ». Facebook affirme qu’il s’agit plutôt d’une mesure de sécurité.

Facebook, ce réseau qu’on aime détester

« Nombriliste, superficiel, intrusif : le jugement des élites françaises sur Facebook est sans appel. Pourtant, ses millions d’utilisateurs racontent une tout autre histoire, faite de rencontres, de découvertes et d’opportunités. »

Facebook obligatoire pour s’abonner à Spotify

Le service de musique en ligne, qui a signé une entente avec Facebook pour mieux s’intégrer sur ce réseau, a changé son processus d’inscription. Dorénavant, il faut avoir un compte Facebook pour pouvoir en ouvrir un sur Spotify.

Un Google Earth iranien?

Got Geoint rapporte que Téhéran s’apprête à lancer Basir, un équivalent iranien de Google Earth. Selon les articles cités dans le billet, le site aurait notamment pour but de contrer « l’agression culturelle » des pays islamiques par Google Earth/Maps.

L’Iris prend la route des réseaux sociaux

L’Institut de recherche et d’information socio-économique lance aujourd’hui son blogue, fait son entrée sur Twitter et lance également une vidéo sur le financement des universités.

Le directeur d’Al Jazeera emporté par WikiLeaks

Une quarantaine de notes diplomatiques ont fait état de rencontres entre l’administration américaine et Wadah Khanfar. Dans la foulée de ces révélations, ce dernier a démissionné.

L’histoire d’un détenu canadien révélé par WikiLeaks

Toujours à propos des notes diplomatiques, nos collègues de CBC retracent le parcours de Khaled Samy, emprisonné pendant 18 mois à Bagram, en Afghanistan.

Avec Vincent Grou

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Vincent GrouConsultez les manuscrits de la mer Morte en ligne

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 publié le 26 septembre 2011 à 15 h 15

Une partie des célèbres manuscrits de la mer Morte peut maintenant être consultée en ligne.

Le Musée d’Israël à Jérusalem, en collaboration avec Google, a ainsi mis en ligne la version numérique de cinq des rouleaux,  soit le Rouleau du Temple, le Rouleau d’Isaïe, la Règle de la commune, la Règle de la guerre et le Commentaire d’Habakuk.

On peut donc voir des photos en très haute résolution des manuscrits. Il est possible d’agrandir l’image à un point tel qu’on voit très bien la texture des parchemins. Soulignons également que le Rouleau d’Isaïe peut être consulté par chapitres et par versets. En passant votre curseur au-dessus de l’image, vous verrez une portion du texte apparaître en surbrillance. En cliquant dessus, vous verrez une traduction en anglais du passage.

Les manuscrits de la mer Morte sont des textes bibliques qui, en 68 avant notre ère, ont été cachés dans des grottes du désert de Judée, pour les protéger des armées romaines. Ils ont été retrouvés par hasard, par un berger bédouin, en 1947.

Ce n’est pas la première fois que Google fait une incursion dans un musée. En février dernier, le géant californien lançait le Google Art Project, qui permet de faire la visite virtuelle de 17 grands musées de la planète et de voir des photos en très haute définition de quelque 1600 œuvres. Comme le mentionnait à l’époque Écrans.fr, la fondation Wikimédia avait accusé Google d’entraver la diffusion d’œuvres d’art, pour des questions de droit d’auteur.

Mentionnons qu’en 2009, Google permettait une visite virtuelle du musée du Prado, à Madrid, et qu’en janvier dernier, les archives du centre Yad Vashem sur l’Holocauste étaient rendues disponibles en ligne.

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Vincent GrouManifestation à Ottawa contre un projet d’oléoduc

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 publié le 26 septembre 2011 à 11 h 50

Des groupes qui s’opposent à la construction d’un oléoduc pour acheminer le pétrole brut des sables bitumineux albertains vers des raffineries du Texas organisent aujourd’hui une manifestation à Ottawa.

Greenpeace, l’Indigenous Environmental Network, le  Conseil des Canadiens et l’Institut Polaris sont derrière la manifestation, au cours de laquelle un geste de désobéissance civile est prévu. Des manifestants vont tenter, par groupes de 6, de pénétrer dans l’édifice du Parlement. Il s’agit de la seule façon, selon eux, d’être entendus.

Le site Ottawa Action a un lien vers une diffusion en direct de la manifestation (si la vidéo met trop de temps à charger, vous pouvez la voir sur le compte Qik de Greenpeace). Le fil Twitter @TarSandsAction rend compte du déroulement de la manifestation (des premiers manifestants qui ont tenté de franchir le périmètre de sécurité ont été arrêtés, comme on peut le voir dans cet album photo Flickr de Greenpeace).

Les manifestants dénoncent le projet Keystone XL, de TransCanada Corporation.  Cette carte interactive détaille les différentes phases du projet. L’entreprise souligne l’enjeu économique du projet pour pousser celui-ci de l’avant. Elle affirme également s’engager à minimiser les impacts environnementaux.

Pressions sur l’administration Obama

Les groupes mentionnés plus haut ne sont pas les seuls à dénoncer le projet d’oléoduc. Des manifestations ont eu lieu dans différentes villes américaines au cours des derniers mois. Le site Tar Sands Action rend compte des  différentes manifestations et action qui ont eu lieu jusqu’ici.

Le groupe demande notamment au président Barack Obama (qui doit décider, d’ici la fin de l’année, s’il autorise la construction de l’oléoduc) de dire clairement de quel côté il penche dans ce dossier.

Une pétition en ligne contre le projet, adressée au département d’État américain, a quant à elle recueilli plus de 40 000 signatures.

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Florent DaudensVincent Morisset, « patenteux expérimentateur »

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 publié le 26 septembre 2011 à 11 h 40

« L’important, c’est de faire des choses. » Anodine, cette phrase pourrait être un mantra pour Vincent Morisset. Touche-à-tout, iconoclaste ou « web friendly director » comme il se décrit lui-même sur son site, ce Montréalais explore les possibilités du web et de la vidéo, ses « deux amours » depuis plusieurs années.

Le 27 septembre prochain, on pourra voir en avant-première nord-américaine sa dernière production, Inni, un film qui accompagnera le disque en direct du groupe Sigur Ros.

Et encore une fois, c’est une sorte d’ovni. « L’avenir du groupe était incertain. Il y avait un certain sentiment d’urgence de documenter ça », explique-t-il. Cette fin qui n’a pas eu lieu, on la sent tout de suite dans la bande-annonce qui oscille entre document d’archives et impression futuriste, entre noir et blanc et fréquence d’image quasi stroboscopique.

Vincent Morisset et son équipe ont tout d’abord filmé deux soirs de spectacle avec des caméras numériques, avant de capter le résultat en 16 millimètres pour reprendre le tout sur un écran avec des interventions en direct sur l’image. « Trois générations d’image » qui permettent « d’évacuer la scène », de créer un esthétisme « quasi onirique » et de se concentrer sur le groupe, comme le décrit le principal intéressé.

Un langage propre

On lui doit aussi BlaBla, un « film pour ordinateur » réalisé pour l’Office national du film. Dans ce qui ressemble à un conte interactif, l’internaute peut explorer la communication sous toutes ses formes. Parmi ses autres réalisations, Vincent Morisset a signé plusieurs créations avec Arcade Fire, notamment pour l’album Neon Bible ou encore le projet Miroir Noir.

À travers cette œuvre protéiforme, il tente de développer un langage propre à la création web au fil d’une relation « amour-haine » avec les technologies.

« C’est un médium en soi. La grande partie de ma démarche c’est d’explorer ce langage, de définir une sorte de grammaire. Mais en même temps, l’ordinateur est quelque chose qui rend tout lisse, tout propre. Les gens utilisent les mêmes logiciels, les mêmes outils, ce qui peut avoir un effet pernicieux. » – Vincent Morisset

Caméra imaginaire et cadrages avec les mains; avec force gestes, il décrit une base commune entre le cinéma et la vidéo sur Internet. « Mais il y a des couches additionnelles comme l’interactivité et le rapport au temps », précise-t-il. Peu à peu, il sent son « sentiment d’imposteur » s’atténuer, même s’il ne sait toujours pas quoi mettre comme profession sur son passeport. En guise d’épithètes, il y va avec « patenteux » et « expérimentateur ».

Un qualificatif qui ne lui sied pas, c’est celui de gourou. « On est beaucoup dans the next big thing, on est dans une course vers l’avant. C’est un milieu qui est très animé par les modes. C’est dommage, parce que tout le monde fait les mêmes choses au même moment et on jette nos acquis », explique-t-il lorsque je lui demande sa vision de l’avenir d’Internet.

Il planche actuellement sur un projet pour Arcade Fire, dont on ne saura rien pour l’instant, tout en créant d’autres sites plus traditionnels comme celui de La Galère pour Radio-Canada. Une diversité qui caractérise sa simplicité, alors que la simple évocation du groupe de musique montréalais et de Sigur Ros pourraient faire briller le regard de n’importe quel hipster. « Ma mère ne sait pas qui c’est, alors il faut mettre les choses en perspective. » Car chez lui, la perspective est une éternelle question.

A écouter aussi : une entrevue de Vincent Morisset à Bande à Part

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