Billets publiés le 14 septembre 2011

Florent DaudensLa revue du web – 14 septembre 2011

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 publié le 14 septembre 2011 à 17 h 08

La revue du webFacebook lance le bouton « subscribe »

Le site de réseautage social a annoncé qu’au cours des prochains jours, les utilisateurs verront apparaître le bouton « subscribe » (abonnement), qui leur permettra de suivre les mises à jour publiques d’autres utilisateurs, même s’ils ne sont pas « amis ». Une fonction qui rappelle ce qui se fait déjà chez Twitter et chez Google +.

Un musée de la visualisation de données

Cette exposition virtuelle, établie par Thomas Goetz de Wired, montre une sélection des plus belles visualisations faites avec des données.

Le Guardian ouvre une édition américaine

Le quotidien britannique a lancé le site guardiannews.com pour le marché américain.

Qui a peur de la génération numérique?

Les effets des nouvelles technologies sur l’attention et l’apprentissage des enfants ne devraient pas inquiéter les parents.

Une parodie d’Apple retirée de l’App Store

L’application Phone Story, fruit d’une collaboration avec les Yes Men, dénonce les conditions de fabrication des appareils de la marque à la pomme.

Plus le prix des billets de cinéma augmente, plus le nombre d’entrées diminue

Une analyse de Médiamérica sur le marché cinématographique américain.

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« Prends ça, Gladwell ». C’est ainsi que Curiosity Counts a présenté une étude du Project on Information Technology and Political Islam de l’Université de Washington sur le rôle des réseaux sociaux dans le printemps arabe.

Le site fait référence à un article de Malcom Gladwell qui estime que les réseaux sociaux ne peuvent pas « fournir ce dont le changement social a toujours eu besoin ». Or, l’étude en question vient jeter un éclairage factuel sur les révolutions en Égypte et en Tunisie, parlant de rôle « central » dans la formation du débat politique.

« Nos données montrent que les réseaux sociaux ont été grandement utilisés pour mener des conversations politiques par un groupe démographique clé dans cette révolution : les jeunes, urbains, plutôt bien éduqués, dont une majorité de femmes. » - Project on Information Technology and Political Islam

Ces jeunes ont traduit leurs paroles en actes, si l’on en croit les données obtenues par les chercheurs : « Un pic dans les conversations en ligne autour de la révolution a souvent précédé des évènements majeurs sur le terrain ».

D’autre part, ces réseaux ont contribué à « propager les idées démocratiques au-delà des frontières internationales ». D’une part pour informer les pays occidentaux de la situation sur place. De l’autre pour atteindre d’autres internautes dans des pays voisins « où des manifestations démocratiques semblables ont émergé plus tard ».

Un effet de contagion

Les chercheurs dessinent d’ailleurs les contours d’un effet domino entre la Tunisie et l’Égypte. En parlant de l’immolation de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid sur les réseaux sociaux, les Tunisiens se sont aperçus qu’ils avaient en commun les mêmes griefs contre le président Ben Ali, estiment les chercheurs.

La pression est montée sur la toile, la liberté allant jusqu’à devenir un « mème », mème qui s’est ensuite exporté en Égypte. Si bien que les tweets évoquant un changement politique dans ce pays sont passés de 2300 à 23 000 par jour (sans compter les tweets provenant de l’étranger). L’étude ajoute que la décision de réduire presque à néant Internet par le régime d’Hosni Moubarak pourrait avoir catalysé les individus à descendre dans la rue.

L’étude souligne deux conditions préexistantes en Tunisie et en Égypte :

  • Une infrastructure technologique bien développée;
  • Une blogosphère active avant la révolution.

Ces deux conditions ne sont pas sans rappeler la situation actuelle en Chine, où plusieurs manifestations ont éclaté ces derniers temps. Mais comme le rapporte The Atlantic, Pékin a imposé une chape de plomb pour prévenir un effet d’entraînement.

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Vincent GrouAfghanistan : OTAN et talibans s’affrontent sur Twitter

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 publié le 14 septembre 2011 à 12 h 00

C’est le Guardian qui est le premier à avoir fait le constat.

Les attaques d’insurgés afghans, lancées mardi dans la capitale Kaboul, qui ont fait au moins 27 morts et duré 20 heures, se sont transportées sur Twitter.

En effet, une véritable joute verbale est en cours entre un compte Twitter lié à l’OTAN et des comptes de talibans.

Le tout a commencé lorsque le compte de la FIAS, la Force internationale d’assistance à la sécurité @ISAFmedia (qui publie généralement des communiqués stériles de nature militaire, souligne le Guardian) a répondu à une déclaration d’un porte-parole des talibans : « […] combien de temps les talibans mettront-ils la population afghane en danger? », a-t-il demandé.

Le message a entraîné une réponse de la part du compte taliban @ABalkhi, qui a accusé l’OTAN de mettre la population afghane en danger depuis les 10 dernières années.

Réponse d’@ISAFmedia, citant un rapport de l’UNAMA (mission d’assistance à l’Afghanistan de l’ONU) à l’appui : les insurgés sont la cause de 80 % des morts de civiles.

Réplique d’@ABalkhi : « L’UNAMA est une entité de qui? De moi ou de vous? », demande-t-il avec sarcasme, pour souligner qu’il considère le rapport biaisé.

Les échanges directs ont ensuite cessé, note le Guardian, qui précise qu’@ABalkhi a continué de tenter de marquer des points, en se moquant d’un article de CNN selon lequel le Pentagone jugerait l’insurrection « moins efficace » cette année.

@ISAFmedia a par la suite relancé les hostilités en publiant un lien vers une vidéo de l’OTAN qui montre le général John Allen, commandant des forces internationales en Afghanistan, s’enquérir de l’état de ses troupes après l’attaque des talibans contre l’ambassade américaine et le quartier général de la FIAS. « Est-ce que ton patron fait ça? » demande @ISAFmedia à @alemarahweb, un autre compte taliban.

Ce dernier message n’avait pas eu de réplique de la part des talibans au moment d’écrire ces lignes.

Comme le mentionne le Guardian, si les tentatives officielles de dialogue avec les insurgés ont échoué, il semble que les talibans et la FIAS sont capables de se parler directement, mais dans des termes qui laissent difficilement croire à une résolution prochaine du conflit.

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L’ex-vice-président américain Al Gore, devenu héraut de la lutte contre les changements climatiques, organise ce soir un blitz médiatique pour s’attaquer aux théories qui mettent en doute ces changements.

Pendant 24 heures, le Climate Reality Project diffusera une présentation multimédia créée par Al Gore, qui sera présentée dans 13 langues différentes, dans les 24 fuseaux horaires de la planète. La présentation portera sur 24 endroits potentiellement touchés par les changements climatiques.

Sur le blogue de l’événement, on trouve notamment les portraits des différents présentateurs, dont celui de Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki, qui fera l’unique présentation en français dans l’événement. Celle-ci portera sur la Polynésie française.

Soulignons par ailleurs une initiative peu répandue : les internautes sont invités à donner (partiellement) leurs comptes Facebook et Twitter à l’événement pour le temps de sa durée.

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