Billets publiés le 13 septembre 2011

Florent DaudensLa revue du web – 13 septembre 2011

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 publié le 13 septembre 2011 à 16 h 57

La revue du webCombien de pages web?

La World Wide Web Foundation tente de faire le compte.

Un moteur de recherche de voyage sur Google?

Le projet serait imminent, selon le New York Times.

Facebook modifie la gestion des listes de contacts

Une réplique aux cercles de Google +?

Facebook engage de plus en plus de lobbyistes

L’entreprise veut renforcer son influence à Washington, mais aussi en Europe.

Transformer des appareils mobiles en un seul écran

Le MIT Media Lab a mis au point une application pour synchroniser différents appareils afin d’y afficher une même image fractionnée.

L’Internet sans fil libre

Des réseaux « wi-fi » alternatifs et indépendants se développent depuis plusieurs années, mais une initiative du Conseil de l’Union européenne pourrait freiner cet essor, selon Owni.

L’humour d’une marque de bière passe de travers

Le Devoir revient sur une courte polémique qui a sévi sur les réseaux sociaux hier.

La quête de la cartouche dorée

Des collectionneurs traquent fébrilement 116 cartouches de la console NES de Nintendo, distribuées dans les années 90.

L’application « Juif ou pas Juif ? » fait polémique

En France, cette application qui prétend permettre de savoir si telle ou telle personnalité est juive ou non suscite de vives critiques.

L’Afghanistan en deux temps

Des clichés de deux photographes britanniques permettent de saisir l’évolution de ce pays entre 1870 et l’après-2001.

Avec Vincent Grou.

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Vincent GrouAccusations de Nelly Arcan : Guy A. Lepage se défend

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 publié le 13 septembre 2011 à 15 h 04

L’animateur Guy A. Lepage se défend d’avoir été dur à l’endroit de l’auteure Nelly Arcan, qui s’est enlevé la vie en septembre 2009.

C’est que les Éditions du Seuil viennent de lancer Burqa de chair, œuvre posthume de l’auteure. Une des deux nouvelles de ce recueil, La honte, est disponible sur le site nouvellement lancé Nelly Arcan, une vie, plusieurs éclats.

La honte relate l’humiliation que l’auteure dit avoir ressenti lors de son passage à l’émission Tout le monde en parle, en 2007. Au cours de l’entrevue, elle avait notamment été la cible de quolibets au sujet de son décolleté. Elle estimait en outre que les questions portaient une « intention d’écrasement ».

De son côté, l’écrivaine Nancy Huston, qui préface le recueil posthume de Nelly Arcan, a déclaré à Chantal Guy, de La Presse, avoir trouvé « totalement impardonnable la manière dont l’hôte l’a humiliée. Jamais on n’a vu un homme sexuellement humilié comme ça devant des millions de gens à la télévision. Je suis sûre qu’il ne se sent pas le moins du monde coupable, mais il l’est, qu’il le sache ou non, avec d’autres, qui n’ont pas su reconnaître l’intelligence de cette femme ».

Devant cette polémique, Guy A. Lepage estime qu’il serait mal venu de répliquer à l’auteure, comme celle-ci est décédée. Dans une réaction publiée en ligne, il dit avoir été très troublé par la lecture de La honte. Sur Twitter il dit avoir revu l’entrevue : « Je nous ai trouvés Dany et moi très gentils », ajoute-t-il. Donc, plutôt que de répliquer, il invite le public à lire la nouvelle, à revoir l’entrevue et à juger d’eux-mêmes.

Au moment d’écrire ces lignes, les commentaires laissés sur la page étaient assez partagés sur la question.

On peut également voir une entrevue à ce sujet qu’il a donnée à l’émission Les lionnes (à environ 2 minutes). Il répète avoir revu l’entrevue et ne pas avoir l’impression d’avoir humilié Nelly Arcan.

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Différents auteurs et écrivains, dont l’Union des écrivaines et des écrivains du Québec (UNEQ), ont intenté lundi une poursuite à l’endroit de cinq universités américaines qui prennent part au projet HathiTrust, une bibliothèque en ligne où les étudiants des cinq universités pourraient télécharger des livres numérisés.

Il s’agit de quelque 7 millions de livres qui ont été numérisés par Google et achetés par l’Université du Michigan, l’Université de Californie, l’Université du Wisconsin, l’Université de l’Indiana et l’Université Cornell.

Le nœud de la poursuite porte sur la notion d’œuvres dites « orphelines ». Selon les universités, les ouvrages qui seront disponibles sont des œuvres orphelines, car elles ne sont plus publiées et les auteurs et les détenteurs des droits des livres en question sont inconnus ou n’ont pu être localisés. La poursuite vise à obtenir une injonction pour empêcher la mise en ligne d’une première série de livres, en octobre, puis d’une autre, en novembre.

En entrevue à Radio-Canada.ca, le directeur de l’UNEQ, Francis Farley-Chevrier, précise que les poursuivants en ont contre la façon de procéder du HathiTrust. « Le HathiTrust publie une liste des ouvrages numérisés qui seront mis en ligne. Les auteurs ou les ayant droit ont une période de 90 jours pour donner signe de vie. Passé ce délai, le HathiTrust considère que les oeuvres sont libres de droits », explique M. Farley-Chevrier. Il ajoute qu’avec cette façon de faire, de nombreux auteurs risquent de perdre leurs droits, en n’étant pas au courant de l’avis publié par le HathiTrust.

De plus, comme le souligne ArsTechnica, selon les poursuivants, les universités et le Hathi Trust n’ont aucune autorité pour décider que les auteurs ou les détenteurs des droits ont abdiqué leurs droits.

D’autant que certains auteurs dont des ouvrages seront disponibles sont toujours vivants. C’est le cas de Danièle Simpson, la présidente de l’UNEQ.

Cette poursuite relance donc le débat de la numérisation des livres. Rappelons que le projet Google Livres avait pour but de numériser des millions de livres et de les rendre accessibles en ligne.

Un débat loin d’être clos

Google était parvenu à une entente avec des auteurs et des éditeurs, mais en mars dernier, l’entente a été rejetée par un tribunal américain. Le juge Denny Chin estimait que l’entente accorderait à Google des pouvoirs significatifs pour exploiter des livres en entier, sans la permission des détenteurs de droits d’auteurs. « La justice a statué que la question des oeuvres orphelines devrait relever du Congrès américain et non d’une entente entre deux parties privées », explique Francis Farley-Chevrier.

Le directeur de l’UNEQ ajoute que cette dernière n’est pas contre le principe de la numérisation des livres, elle veut simplement que les reproductions et la distribution d’ouvrages se fasse dans le respect des droits d’auteur, peu importe la plateforme de diffusion.

Pour poursuivre la réflexion, je vous suggère ce dossier de la BBC, les bibliothèques ont-elles un avenir à l’ère du numérique? Et cet article du Guardian, selon lequel Internet, plutôt que de tuer le livre, pourrait donner naissance à de nouvelles formes de littérature.

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