Billets publiés le 12 septembre 2011

Florent DaudensLa revue du web – 12 septembre 2011

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 publié le 12 septembre 2011 à 17 h 02

La revue du webLes fondateurs de YouTube tentent de ressusciter Delicious

Chad Hurley et Steve Chen ont racheté ce service de marque-page social à Yahoo et tentent de lui donner une seconde vie.

Votre compte Gmail mauvais pour l’environnement?

Un court billet de Mother Jones sur l’impact environnemental d’Internet.

Michael Arrington quitte AOL

Le fondateur du site TechCrunch prend ses distances à cause de possibles conflits d’intérêt liés à son nouveau fonds d’investissement, ce qui avait causé des remous sur la toile.

De la musique sur Facebook

Plusieurs rumeurs circulent sur la toile selon lesquelles Facebook dévoilera un service de musique lors de la conférence f8, la semaine prochaine. Cnet UK donne un aperçu de ce à quoi ce service pourrait ressembler.

Quand une faute de frappe ouvre des brèches

La BBC fait état d’une étude qui explique qu’un courriel dont l’adresse du destinataire est mal épelée peut se retrouver entre de mauvaises mains, danger qui semble déjà exploité par certains groupes criminels.

Les excuses du touriste du 11 septembre

La photo a fait le tour du monde. On y voit un homme au sommet du World Trade Center, avec en contrebas un avion qui s’apprête à foncer sur la tour. C’était bien sûr, un photomontage. Mais à l’occasion du 10e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, l’homme derrière le canular, le hongrois Peter Guzli, a présenté ses excuses pour sa blague douteuse. Comme le rapportent le Croatian Times  et Orange News, l’homme affirme que la blague, qu’il destinait à quelques amis, a pris des proportions hors de son contrôle.

Ma première théorie du complot du 11 septembre

Slate se penche sur la façon dont ont évolué, au cours de la décennie, les théories du complot sur les attentats du 11 septembre 2001.

Le twittage en direct à Radio-Canada et à ARTV

Pour la rentrée, les deux chaînes testent la conversation en direct sur Twitter en marge d’émissions.

Avec Vincent Grou.

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C’est lundi que la Commission des relations avec les citoyens entame ses consultations particulières et auditions publiques sur le projet de loi 25, qui vise à interdire la revente de billets de spectacle ou d’événements sportifs à un prix supérieur au prix annoncé par le vendeur autorisé.

D’un côté, la coalition qui regroupe l’ADISQ, l’Équipe Spectra, le Groupe Juste Pour Rire, RIDEAU, l’APIH et l’Impact de Montréal estime que l’adoption de la loi 25 est nécessaire.

Dans son argumentaire, qu’on retrouve sur le site de l’ADISQ, le regroupement souligne notamment que les billets revendus à un prix supérieur à celui de l’achat n’ont aucune valeur ajoutée. Il affirme en outre que les sites de revente créent de la confusion en ayant les allures de billetteries officielles autorisées par les promoteurs.

De l’autre côté, les sites de revente de billets, comme Billets.ca et 514-Billets, estiment que l’éventuelle loi 25 ne ferait qu’encourager le marché noir et déplacer la revente de billets vers des plateformes étrangères.

Ils affirment également que si la loi est adoptée, il ne sera plus possible de se « procurer légalement des billets qui ne sont plus disponibles dans les billetteries officielles, parfois même à la dernière minute ». Notez toutefois que le projet de loi ne vise pas à interdire la revente de billets, mais bien la revente à un prix supérieur, ce qui fait que ce dernier argument peut être débattu. Billets.ca a également mis en ligne une page qui vise à démonter les arguments de l’ADISQ et de la coalition en faveur du projet de loi 25.

Par ailleurs, pour comprendre comment il se fait que les billets s’envolent parfois en quelques minutes après leur mise en vente, je vous recommande ce reportage de 2008 de l’émission La facture, qui explique entre autres que la plupart du temps, ce ne sont pas tous les billets de la salle qui sont mis en vente et que quelques privilégiés ont pu se servir en premier.

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Flickr / William Brawley

Bell, Videotron et Cogeco ont remis au studio Voltage Pictures le nom de clients accusés d’avoir téléchargé illégalement le film Le démineur (The Hurt Locker) sur les réseaux de partage de fichiers.

Le 29 août dernier, la cour fédérale a ordonné à ces trois fournisseurs d’accès à Internet de divulguer les noms liés aux adresses IP identifiées, dans un délai de deux semaines. Ce délai expire aujourd’hui et les fournisseurs d’accès à Internet n’ont pas indiqué vouloir s’y opposer.

Cette poursuite suscite la critique de l’Union des consommateurs (UDC). « On a toujours soutenu que ce n’est pas une façon de faire de poursuivre les internautes. Les poursuites ne donnent rien », explique Anthony Hémond, spécialiste des nouvelles technologies pour l’organisme.

« Ça va être extrêmement complexe pour faire la preuve de la contrefaçon. » – Anthony Hémond, Union des consommateurs

La société de production de ce film, Voltage Pictures, a intenté 50 000 poursuites aux États-Unis avec des résultats mitigés. Et ce, sans effet tangible sur le téléchargement en ligne, note Anthony Hémond. Autre exemple : en France, la loi Hadopi bute sur de nombreux problèmes, notamment sur celui de l’identification d’internautes par leur adresse IP.

Des fournisseurs d’accès à Internet « dociles »

Du côté des fournisseurs d’accès impliqués dans cette poursuite, Bell dit prendre au sérieux la protection de la vie privée de ses clients, mais ajoute avoir l’intention de se conformer à la décision des tribunaux, sans faire appel. Elle note que moins de 10 adresses sont en cause, tout comme Cogeco – qui note que ce n’est pas la première fois qu’elle dévoile des noms de clients. Vidéotron, de son côté, a refusé de commenter cette décision.

Mais Anthony Hémond écorche les trois entreprises au passage, estimant qu’elles ont été « dociles ». « Elles auraient dû se défendre en cour et défendre leurs clients. Les trois ne l’ont pas fait », déplore-t-il. Mais elles sont aussi des productrices de contenus, note-t-il. Cogeco rétorque que la décision du tribunal est conforme au cadre réglementaire, « y compris sur la protection des renseignements personnels ».

Dans la poursuite BMG contre John Doe en 2005, « certains s’étaient défendus vigoureusement, notamment Shaw et Telus », ajoute M. Hémond. BMG avait perdu sa cause et n’avait pas pu obtenir les adresses IP voulues. Toutefois, dans la cause du Démineur, le juge cite des éléments de cette décision : « Dans les cas où les demandeurs démontrent la légitimité de leur prétention selon laquelle des personnes inconnues violent leurs droits d’auteur, ils ont le droit que l’identité de ces personnes leur soit révélée afin d’être en mesure d’intenter une action », avait établi la cour d’appel fédérale.

Le projet de loi C-32 ressuscité?

L’UDC souligne au passage que les producteurs du film savaient que cette poursuite « allait faire du bruit » et y voit un moyen de faire pression sur le gouvernement canadien pour relancer le projet de loi C-32 sur le droit d’auteur, mort au feuilleton plus tôt cette année.

Michael Geist, professeur à l’Université d’Ottawa et spécialiste en nouvelles technologies, souligne que ce projet de loi établissait une distinction entre les infractions commerciales et non-commerciales. Pour cette dernière catégorie, les amendes auraient été limitées à 5000 $ pour toutes les infractions. Actuellement, ils pourraient être condamnés à des amendes allant jusqu’à 20 000 $, ajoute M. Geist.

« Cette affaire confirme que les poursuites massives, avec la menace de condamnations de plusieurs milliers de dollars, est une possibilité réelle au Canada et pourquoi des changements à la loi sont nécessaires. » – Michael Geist, professeur à l’Université d’Ottawa

Une amende de 5000 $ représente toutefois une somme « extrêmement importante » pour plusieurs foyers, selon l’UDC. L’organisme propose plutôt un système de rémunération des artistes grâce à un paiement collectif de tous les internautes qui serait prélevé par les fournisseurs d’accès.

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