Billets publiés le 5 septembre 2011

Florent DaudensLa revue du web – 5 septembre 2011

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 publié le 5 septembre 2011 à 16 h 59

La revue du webUn entretien avec Michel Serres

« Philosophe et historien des sciences, Michel Serres réclame l’indulgence pour les jeunes, obligés de tout réinventer dans une société bouleversée par les nouvelles technologies. »

« Maîtresse, quand est-ce qu’on tweete? »

Parlant des jeunes, c’était jour de rentrée des classes en France. Et cette année, des professeurs intègrent Twitter dans leur enseignement pour favoriser l’apprentissage de l’orthographe.

Jésus, la page la plus active sur Facebook

La page « Jesus Daily », animée par un internaute américain, compte 8,2 millions d’abonnés et récolte 3,4 millions d’interactions en une semaine.

Enfin l’automne, un film exclusivement sur YouTube

Le cinéaste Patrick Boivin a mis en ligne son film hier, grâce à un partenariat avec la filiale de Google.

Notre collègue Gina Desjardins y a consacré un billet dans lequel elle détaille la démarche du cinéaste pour ce film réalisé avec 45 000 $.

Des contraventions maison

Eli Dupuis semble très fâché contre les automobilistes qui se garent mal. En plus d’avoir créé un Tumblr pour dénoncer les fautifs, il s’est mis à distribuer des contraventions de son cru, à la valeur symbolique.

Avec Vincent Grou

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Flickr / Radio Saigón

En France, un tribunal a débouté lundi Universal Music dans sa tentative d’interdire Deezer de diffuser son catalogue.

Le juge a estimé que la société BlogMusik, propriétaire de Deezer, avait « suffisamment établi au stade du référé la possibilité que la société Universal Music France ait commis un abus de position dominante qui a pour effet de la priver de revendiquer des mesures d’interdiction fondées sur le droit d’auteur qu’elle revendique ». En bref, Deezer pourra continuer de diffuser de la musique en « streaming » (écoute en ligne) des artistes de cette maison de disque.

Dans un communiqué, Universal Music France a fait part de son intention de saisir la justice sur le fond. L’enjeu revêt une « importance fondamentale » pour l’entreprise.

En 2008, Universal Music France a concédé à Deezer l’exploitation de son catalogue contre rémunération. Mais, en mai 2011, Deezer a refusé les nouvelles conditions proposées par Universal Music France. Ce dernier prévoyait notamment que Deezer limite son offre gratuite à cinq écoutes consécutives.

Rappelons toutefois qu’en juin dernier, Deezer a limité les possibilités d’écoute gratuite à cinq heures par mois, sous la pression des producteurs de disques. Un autre site, Spotify, a aussi limité son écoute gratuite au profit de services payants, tout en signant un accord avec Universal.

Les enjeux financiers sont colossaux, de part et d’autre. Par exemple, Pandora a réussi à lever 235 millions de dollars lors de son entrée sur la bourse américaine en juin dernier, avec une valorisation de 2,6 milliards de dollars. Et ce, même si elle a encaissé des pertes de 92 millions en dix ans. En parallèle, Edgar Bronfman, le PDG de l’une des principales maisons de disque, Warner Music, déclarait au début de l’année s’attendre à des revenus « significatifs » en provenance des sites de diffusion en ligne.

Les chiffres semblent montrer une tendance lourde en faveur de l’écoute en ligne. En mars dernier, le cabinet Nielsen dévoilait un sondage montrant une nette préférence pour cette pratique plutôt que pour l’achat de musique.

Nielsen

Ni Deezer, ni Pandora, ni Spotify au Canada

Au Canada, les internautes sont plutôt mal lotis. Depuis peu, impossible d’accéder à Deezer au pays. Pas plus qu’à Spotify ou à Pandora.

Dans un courriel, Spotify nous a assuré vouloir être disponible dans tous les pays. Sauf que « nous n’avons pas de date de lancement prévue pour l’instant », ajoute l’entreprise.

Même son de cloche du côté de Pandora. Il y a un an, le fondateur de ce site, Tim Westergren, déplorait les coûts « astronomiques » demandés par les maisons de disque pour une diffusion au Canada.

D’autres sites comme musicMe, restent accessibles au Canada. Radio-Canada, de son côté, a lancé Espace.mu en juin dernier. Ce site contient 81 000 titres, répartis en sept genres. Et les internautes les plus habiles sont parvenus à contourner les limites imposées par la géolocalisation pour avoir accès aux autres sites.

Les géants du net sont d’ailleurs sur les rangs. Du côté d’Apple, dont le succès n’est plus à faire sur le marché de la vente de musique en ligne, elle tente de développer un service « dans les nuages » permettant de stocker sa discothèque pour y accéder n’importe où. Google aussi, tandis que Facebook devrait dévoiler un projet à la fin du mois de septembre, en partenariat avec des sites d’écoute en ligne.

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Avec AFP

L’ONG Solidar Suisse a lancé une campagne web qui réclame entre autres que la compagnie Nestlé propose du café équitable pour l’ensemble de son assortiment Nespresso.

La campagne inclut une vidéo où on peut voir un sosie de George Clooney sortir d’un café, éviter de justesse un piano qui tombe du haut des airs, puis recevoir une enseigne de Nespresso en plein visage comme il se retourne. « Sorry George, mais un cueilleur de café exploité ressent la même chose que toi », peut-on ensuite entendre.

L’ONG demande aux internautes d’écrire un courriel à l’acteur américain, qui est ambassadeur de bonne volonté aux Nations unies, afin de lui demander de faire pression sur Nestlé.

L’histoire qui se répète?

Cette campagne a un air de déjà-vu pour Nestlé. L’an dernier, la multinationale suisse s’est retrouvée au cœur d’une tempête sur les réseaux sociaux, après avoir tenté de s’en prendre à une campagne de Greenpeace UK, qui faisait un lien entre la déforestation en Indonésie et l’huile de palme utilisée dans la fabrication de la barre Kit-Kat.

Nestlé avait exigé le retrait d’une fausse publicité de Kit-Kat.

Or, cette demande avait eu pour effet de propulser la campagne de Greenpeace, qui avait eu une visibilité toute relative jusque-là. La page Facebook de Nestlé avait ensuite été prise d’assaut par des milliers internautes qui dénonçaient les agissements de l’entreprise.

Comme l’explique cet article de Read Write Web France, la réaction de Nestlé sur Facebook avait été très mal gérée. Les gestionnaires de la page avaient répondu aux internautes de façon souvent méprisante, voire menaçante, ce qui n’avait fait que jeter de l’huile sur le feu.

Le cas Nestlé-Greenpeace est, encore aujourd’hui, cité comme un exemple de mauvaise gestion de crise sur les réseaux sociaux.

Apprendre de ses erreurs

Depuis le lancement de la campagne de Solidar Suisse, la page Facebook de Nestlé est encore une fois monopolisée par de nombreux internautes, qui réclament du café équitable.

La multinationale semble toutefois avoir appris de ses erreurs. Cette fois, pas de messages arrogants ou menaçants, mais des réponses personnalisées, longues et polies qui expliquent les engagements de l’entreprise en matière de commerce équitable et qui met en valeur son programme Ecolaboration.

De plus, comme le rapporte Rue89, Nestlé a invité Solidar Suisse à dialoguer, ce dont l’ONG a pris note.

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Vincent GrouUne faille permet de prendre des pages Facebook en otage

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 publié le 5 septembre 2011 à 11 h 44

Le groupe de sécurité informatique Sophos et The Register tirent la sonnette d’alarme au sujet d’une faille qui compromet la sécurité des pages Facebook.

Cette faille, illustrée dans cette vidéo mise en ligne par Graham Cluley, fait en sorte que n’importe quel administrateur d’une page Facebook peut expulser d’autres administrateurs, y compris le créateur de la page. Cela même si, selon Facebook, « le créateur d’origine de la page ne peut jamais être supprimé par d’autres administrateurs de page ».

Cette situation constitue donc un risque, par exemple, pour les entreprises qui sous-traitent la gestion de leur page Facebook. Les entreprises qui misent beaucoup sur l’interaction avec les internautes via leur page Facebook doivent avoir une grande confiance en leurs administrateurs, souligne Sophos, car le risque que la page soit prise en otage est bien réel.

Et Sophos ajoute que dans une telle éventualité, il ne sert à rien de porter plainte à Facebook. « Ils semblent peu enclins à rectifier une page piratée, ce qui fait que si vous souhaitez rebâtir une communauté en ligne, vous aurez peut-être à dépenser beaucoup de temps et d’argent, voire repartir à zéro », explique Graham Cluley, qui enjoint Facebook de régler le problème au plus vite.

De son côté, Mashable dit n’avoir reçu aucune réponse de Facbook à ce sujet.

Nous vous posons donc la question : avez-vous vécu une expérience semblable avec votre page Facebook? A-t-elle déjà été prise en otage?

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