Billets publiés le 25 août 2011

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Les Québécois méritent le bonnet d’âne pour leur utilisation des réseaux sociaux et des téléphones intelligents, a affirmé jeudi Jennifer Stoddart, la Commissaire à la protection de la vie privée du Canada.

Selon un sondage commandé par son bureau, les internautes québécois sont particulièrement peu préoccupés par la protection de leurs renseignements personnels.

Les Québécois se classent aussi au bas de la liste concernant leurs connaissances des questions de protection de la vie privée et l’importance qu’ils accordent à cet enjeu.

Par exemple, les répondants du Québec sont les moins préoccupés du pays par les entreprises qui communiquent ou vendent des renseignements personnels, selon le coup de sonde. Seulement 60 % d’entre eux se préoccupent de cette question, contre 71 % en Colombie-Britannique.

À peine un tiers (36 %) des répondants habitant le Québec disent avoir ajusté les paramètres de leurs appareils mobiles afin de limiter la quantité de renseignements personnels partagés, se désole aussi Mme Stoddart.

La Commissaire à la vie privée du Canada avoue ne pas avoir d’explication claire pour ce mauvais bilan.

« Ça m’a étonnée. Moi je suis québécoise, je vis au Québec. Le Québec a une excellente législation provinciale sur la protection des renseignements personnels, qui est très accessible aux gens », a-t-elle expliqué, en soulignant qu’elle était le chien de garde de la vie privée pour la province avant d’entrer en poste à Ottawa.

Mme Stoddart souligne que selon le sondage, les Québécois semblent être moins branchés que les autres Canadiens. Cela pourrait expliquer qu’ils s’intéressent moins à la protection de leur vie privée sur la toile.

Les conseils de sécurité de base ignorés

Sur le plan national, Mme Stoddart regrette aussi que les Canadiens soient nombreux à ne pas appliquer les conseils de sécurité de base lorsqu’ils utilisent leur téléphone intelligent ou leur tablette électronique.

Seulement 40 % des répondants ont affirmé protéger leur appareil par un mot de passe ou modifier ses options afin de réduire la quantité de données qui y sont stockées.

L’arrivée sur le marché d’une myriade de téléphones intelligents a compliqué la tâche des citoyens branchés, a expliqué Jennifer Stoddart.

« On parle de plus en plus de pouvoir faire des choses comme pénétrer dans son compte de banque à partir du téléphone, faire des transferts, même faire des paiements », a illustré la Commissaire. « Ne pas utiliser un mot de passe devient de plus en plus dangereux. »

À peine un répondant sur cinq indique qu’il lit toujours (7 %) ou souvent (14 %) les politiques de protection de la vie privée des sites Internet qu’il consulte.

Si les Canadiens ne semblent pas être très prudents sur la toile, ils demeurent toutefois très critiques quant à l’utilisation de leurs renseignements personnels.

À peine 14 % des répondants, soit un sur sept, pensent que les entreprises prennent au sérieux leur responsabilité de protéger les renseignements personnels des consommateurs.

Une majorité solide des Canadiens sont d’avis que leurs renseignements personnels sont moins en sécurité qu’il y a dix ans.

Les trois quarts des répondants possédaient un téléphone intelligent, un téléphone mobile ou une tablette électronique.

Le coup de sonde, effectué auprès de 2000 adultes canadiens l’hiver dernier, comporte une marge d’erreur de plus ou moins 2,2 %, 19 fois sur 20.

La Presse Canadienne

Les résultats du sondage sont disponibles sur le site du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada.


Marie-Eve MaheuLa revue du web – 25 août 2011

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 publié le 25 août 2011 à 18 h 15

La revue du web

Les jeunes sur les réseaux sociaux, plus enclins à consommer de la drogue

Selon une étude du Centre national sur la dépendance et les stupéfiants illicites de l’Université de Columbia, les adolescents qui sont présents sur Facebook et d’autres réseaux sociaux sont 5 fois plus susceptibles de fumer la cigarette, 3 fois plus susceptibles de boire de l’alcool et 2 fois plus susceptibles de fumer de la marijuana que les jeunes qui n’y sont pas. Toutefois, les chercheurs n’établissent aucun lien de cause à effet.

Mur d’hommages à Jack Layton

À la suite du décès de Jack Layton, des Torontois sont allés écrire, à la craie, des centaines de messages de sympathie sur un mur situé près de l’Hôtel de Ville. Nos collègues de la CBC proposent un outil qui permet de visualiser ces messages.

Les 313 brevets de Steve Jobs

Le New York Times répertorie dans cette infographie tous les brevets où le nom du cofondateur d’Apple apparaît. En cliquant sur les images des appareils, on obtient les détails sur la technologie brevetée. Une preuve de plus, s’il en faut une, que Steve Jobs participait activement à la création des produits Apple.

La casquette de Kadhafi en musique

Un internaute a remixé l’entrevue donnée à Sky News par le rebelle libyen qui s’est emparé de la casquette du colonel Kadhafi. Cette vidéo a été réalisée par l’auteur de Zenga Zenga, autre vidéo réalisée à partir du discours surréaliste qu’avait prononcé le dirigeant libyen en février. Cette dernière a été vue plus de 4 millions de fois sur YouTube.

Les courants de l’opposition libyenne

Cette cartographie de Radio-Canada illustre les différentes mouvances de l’opposition au régime de Mouammar Kadhafi.

RIM dévoile son BlackBerry Music

Les utilisateurs du BlackBerry peuvent maintenant écouter de la musique en mode continu et même partager leurs morceaux préférés avec leurs amis. Le fabricant ontarien Research in Motion a dévoilé jeudi ce nouveau service destiné à rendre son téléphone intelligent plus attrayant.

Avec Vincent Grou

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Le gouvernement britannique n’a pas cherché à obtenir le pouvoir de suspendre les réseaux sociaux en période de troubles, a indiqué le ministère de l’Intérieur, à la suite d’une rencontre avec les représentants de l’industrie.

Twitter, Facebook et le fabricant du BlackBerry étaient conviés, jeudi, à une réunion à Londres avec des responsables du gouvernement et des forces de l’ordre, pour faire le point sur les récentes émeutes qui ont enflammé l’Angleterre au mois d’août.

Des policiers antiémeutes à Hackney, le 8 août. La Presse Canadienne/Lefteris Pitarakis

Les discussions, présidées par la ministre de l’Intérieur Theresa May, « ont porté sur la façon dont le système judiciaire et les réseaux sociaux peuvent consolider les relations existantes [...] pour éviter que les réseaux sociaux ne soient utilisés à des fins criminelles », a déclaré une porte-parole du ministère.

Durant les émeutes, des fauteurs de troubles se sont surtout servis de la messagerie de BlackBerry, dont les échanges sont cryptés, pour communiquer entre eux, ce qui a compliqué le travail des policiers. Ils ont également utilisé Facebook et Twitter.

Pour mettre un terme aux débordements, le premier ministre britannique, David Cameron, avait déclaré devant le Parlement étudier la possibilité de bloquer l’accès à ces réseaux à des gens clairement mal intentionnés lors de troubles violents. La police londonienne était allée encore plus loin en envisageant la possibilité de désactiver temporairement les réseaux sociaux.

Ces suggestions avaient soulevé de nombreuses inquiétudes, notamment chez les groupes de défense des droits de la personne, qui y voyaient un rapprochement avec ce qui se fait en Chine, en Iran ou en Syrie.

Une coalition d’une dizaine de groupes a d’ailleurs écrit à la ministre May pour lui faire part de ses préoccupations quant à la possible adoption de mesures qui étendraient les pouvoirs du gouvernement sur les réseaux de communications. La coalition s’inquiétait notamment du fait que les discussions avaient lieu à huis clos.

Marche arrière

David Cameron rencontre des responsables de la police, des services d'urgence et d'incendie, le 10 août 2011. AFP PHOTO/Paul Elli

Mais le gouvernement britannique et les forces de l’ordre semblent maintenant vouloir se concentrer davantage sur les moyens d’améliorer la surveillance des réseaux sociaux et le repérage des fauteurs de troubles.

Une représentante de Twitter, citée par la BBC, a déclaré à la fin de la rencontre que son entreprise était toujours disposée « à explorer les moyens que peut prendre le site de microblogage pour être utile et pertinent en période de crise ».

«Nous avons bien accueilli le fait qu’il s’agissait d’un dialogue sur les façons de travailler ensemble pour assurer la sécurité des gens, plutôt que pour imposer de nouvelles restrictions sur le service Internet», a déclaré pour sa part un porte-parole de Facebook à la BBC.

« Il n’y a pas de place pour des activités illégales sur Facebook et nous sommes fermes à l’endroit de ceux qui brisent les règles », a ajouté la représentante de l’entreprise.

Deux jeunes Britanniques âgés de 20 et 22 ans ont été arrêtés, puis condamnés à 4 ans de prison après avoir créé, chacun, une page Facebook incitant les gens à participer à des émeutes, même si leurs plans respectifs ne se sont jamais concrétisés.

Avec BBC, AFP et The Guardian

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Vincent GrouDémission de Steve Jobs : quel avenir pour Apple?

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 publié le 25 août 2011 à 11 h 13

La démission, mercredi soir, du cofondateur et PDG d’Apple, Steve Jobs, a créé une véritable onde de choc sur Internet.

Steve Jobs, c’est l’âme d’Apple, le mythe, celui qui, en 1976, a fabriqué, avec son collègue Steve Wosniak, son premier ordinateur dans le garage de ses parents. Radio-Canada.ca propose cette biographie de Steve Jobs, qui permet de bien comprendre l’ampleur du personnage.

De son côté, le New York Times propose cette chronologie de la carrière du PDG d’Apple, où on peut notamment voir une photo de ce premier ordinateur (qui ressemble davantage à un piano honky tonk de film western qu’aux récents produits de l’entreprise…) Le quotidien new-yorkais a également publié un tableau où on peut voir les 313  produits brevetés d’Apple, pour lesquels Steve Jobs figure sur la liste des inventeurs. 

Sur Mashable, parmi les réactions recueillies sur Twitter, on retrouve le commentaire suivant : « Steve Jobs a réalisé ce que peu ont réussi à faire au cours de l’histoire. Il a marié l’art et la science ».   

Steve Jobs, c’est également le symbole de la nouveauté. C’est dans ses mains qu’on voit toujours, pour la première fois, les nouveaux produits d’Apple. Par exemple, cette vidéo de 1984, dans laquelle on le voit présenter le Macintosh, premier ordinateur personnel muni d’une souris.

Sa démission a suscité une certaine inquiétude sur les marchés. Les investisseurs se souviennent que les années sombres d’Apple sont survenues quand Steve Jobs a quitté Apple, au milieu des années 1980, jusqu’à son retour, au milieu des années 1990, où le redressement s’est amorcé. Mentionnons par ailleurs que comme le PDG d’Apple s’était retiré pour une période indéterminée, en janvier, pour des raisons de santé, l’annonce de sa démission n’est pas une surprise totale.

Le blogue spécialisé Gizmodo mentionne pour sa part que Steve Jobs ne pouvait choisir un meilleur moment pour partir. L’entreprise a récemment connu le meilleur trimestre de son histoire, sans qu’aucun nouveau produit ne soit lancé.

L’article ajoute qu’Apple a des produits très attendus dans ses cartons, comme l’iPhone 5 (attendu à l’automne) et l’iPad 3 (prévu en 2012). L’entreprise élaborerait également une version plus abordable de l’iPhone, qui pourrait faire passer les produits d’Apple de « yuppie luxueux » à une image plus populiste.

Cette vidéo, apparue sur YouTube il y a quelques mois, est présentée comme les coulisses de la première apparition de Steve Jobs à la télévision, en 1978. On y voit un Steve Jobs passablement nerveux, épaté de voir son image dans le moniteur…!

Quant au choix de Tim Cook pour le remplacer, les analystes s’entendent pour dire que c’est un choix logique, puisque c’est lui qui a assuré l’intérim lors des précédents départs de Steve Jobs. GigaOM rappelle qu’il est vu comme le responsable du redressement financier d’Apple, et ajoute qu’il a la réputation d’être un personnage calme et rassurant. Ars Technica publie de son côté un courriel de Tim Cook aux employés d’Apple, dans lequel il dit partager l’optimisme de son prédécesseur quant à l’avenir de l’entreprise. Il ajoute qu’Apple ne changera pas (la lettre de démission de Steve Jobs circule elle aussi abondamment sur la toile, la voici traduite en français sur le site du Point).

La présence de Tim Cook saura-t-elle compenser la perte du génie de Steve Jobs? L’avenir nous le dira.

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Un édifice en feu à Tottenham, dans le nord de Londres, le 7 août 2011. AP Photo/PA, Lewis Whyld

Des représentants des réseaux sociaux Twitter et Facebook et du fabricant du BlackBerry participent, jeudi, à une rencontre avec des responsables gouvernementaux à Londres, pour faire le point sur les récentes émeutes qui ont enflammé l’Angleterre.

Ils doivent discuter notamment avec la ministre de l’Intérieur, Theresa May, des moyens qu’ils peuvent prendre pour aider à stopper des évènements violents comme le pays a connu en août. Les émeutiers se sont largement servis de la messagerie de BlackBerry (dont les échanges sont cryptés, donc difficiles à retracer) et des médias sociaux pour communiquer entre eux.

Après plusieurs nuits mouvementées, le premier ministre britannique, David Cameron, avait dit étudier la possibilité de bloquer l’accès aux réseaux sociaux à des gens clairement mal intentionnés lors de troubles.

Front commun contre le blocage

Facebook et Twitter auraient toutefois l’intention de s’opposer fermement au blocage ciblé de leur service, suggéré par M. Cameron, ainsi qu’à la désactivation temporaire des réseaux sociaux en période de crise, comme l’a envisagé la police londonienne, selon ce que rapporte le Guardian.

Les deux réseaux sociaux s’inquiètent que ce genre de mesures d’urgence mène à une nouvelle forme de censure. Une préoccupation déjà soulevée par plusieurs analystes et des groupes de défense de la liberté d’expression, qui y voient un rapprochement avec des pays comme la Chine, la Syrie et l’Iran.

D’ailleurs, une dizaine de groupes de défense des droits de la personne, dont Amnistie internationale, ont écrit une lettre à Theresa May dans laquelle ils se disent préoccupés par la possible adoption de mesures de contrôle des médias sociaux, qui « limiterait des échanges légitimes » et « brimerait la vie privée » des Britanniques. Ils ajoutent que la situation serait encore plus préoccupante si elle découlait d’une entente volontaire, conclue à huis clos entre le gouvernement et les médias sociaux. Ils réclament un processus transparent.

Pour s’éviter un blocage, les représentants de Twitter et Facebook pourront faire valoir qu’en laissant leur site en fonction, les autorités auront accès à une mine d’informations pour déjouer les plans des émeutiers.

La police britannique a pu contrecarrer certaines attaques, dont celle du site olympique de Londres, après avoir intercepté des messages sur la messagerie de BlackBerry et sur Twitter.

Deux jeunes Britanniques ont également été arrêtés, puis condamnés à 4 ans de prison après avoir créé une page Facebook incitant les gens à participer aux émeutes.

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