Billets publiés le 12 juillet 2011

Marie-Eve MaheuLa revue du web – 12 juillet 2011

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 publié le 12 juillet 2011 à 16 h 50

La revue du web

Gras dur : du Québec à l’Argentine sur le pouce

Cette web-série réalité met en scène deux « gras durs », Gabriel Lajournade et Nicholas Danis Bertrand, qui partent de Baie-Saint-Paul pour se rendre à la Terre de Feu, en Patagonie. Leur défi : franchir 17 000 km avec un budget de 10 000 $ en moins de deux ans.

Les chutes les plus spectaculaires du tour de France

Le Nouvel Observateur propose plusieurs vidéos des incidents mémorables de cette compétition, de 1985 à 2003.

Les New-Yorkais se préparent au « Manhattanhenge»

Deux fois par année, le coucher de soleil s’aligne parfaitement avec les édifices de Manhattan sur les rues est-ouest. C’est ce qu’on appelle le «Manhattanhenge» en référence au cercle de pierres de Stonehenge en Angleterre. Storyfull donne un aperçu de l’évènement qui se produira les 12 et 13 juillet.

L’activité web vue du ciel

Eric Fischer s’est amusé à produire des infographies montrant d’où proviennent les photos sur Flickr et les messages Twitter qui sont géolocalisés. En résulte une impressionnante mosaïque du monde. Cette carte de l’Amérique du Nord montre que les Canadiens ne sont pas très actifs par rapport à leurs voisins du Sud, mis à part ceux vivant à Montréal et Toronto.

Les fuites de WikiLeaks que vous aviez manquées

Slates.fr publie une sélection des plus intéressantes notes diplomatiques américaines obtenues par le site de Julian Assange et qui ont été diffusées ces derniers mois dans des journaux étrangers en Thaïlande, en Haïti, en Inde, au Pakistan, au Pérou et au Japon.

Comment restaurer une maison inondée de A à Z

Cette carte interactive de Radio-Canada.ca permet d’en savoir plus sur les mesures à prendre en cas d’inondation. En glissant votre souris sur chaque pièce de la maison, vous obtenez des informations utiles.

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Kai Nagata interviewe une militante pour les droits des animaux lors de la visite du couple royal au Canada. Crédit : Francis Vachon.


À 24 ans, Kai Nagata avait un emploi de rêve : chef de bureau à l’Assemblée nationale à Québec pour CTV. C’était avant qu’il ne décide de tout lâcher. Jeudi dernier, il a donné sa démission et ouvert un blogue Freedom 24 dans lequel il explique sa décision et parle de son malaise quant à la façon de produire des nouvelles télévisées.

Son manifeste « Why I quit my job » a eu un succès instantané sur le web. Plus de 100 000 personnes ont lu son blogue (lundi matin) et quelque 825 personnes l’ont commenté jusqu’à maintenant. La majorité le félicite pour sa franchise et son courage. D’autres le décrivent comme quelqu’un de naïf et avec des idées de droite.

Son cri du cœur de 3000 mots a aussi été partagé par plusieurs centaines de personnes sur Twitter, dont le célèbre critique de films du Chicago Sun-Times Roger Ebert et l’auteure Margaret Atwood.

Nagata y explique ne pas avoir quitté son emploi parce qu’il ne s’entendait pas avec son ex-employeur ou ses collègues à l’Assemblée nationale. « Sur la longue liste des choses que je peux faire, produire des nouvelles télévisées n’est pas la plus utile durant ma courte vie », écrit-il.

Lui qui n’a pas de télévision se désole du déclin de l’industrie des nouvelles télévisées, qui est à son avis de plus en plus superficielle et motivée par les cotes d’écoute. Il déplore qu’il faille aujourd’hui ressembler à «Barbie et Ken» pour être embauché comme journaliste télé, et que les chaînes préfèrent parler de la visite du couple princier plutôt que «des vraies nouvelles» qui se déroulent à Bangkok, Misrata, Athènes et Washington.

Selon lui, la société d’État CBC, pour laquelle il a aussi travaillé dans le passé, ne fait pas mieux. Pire : elle tire les chaînes privées vers le bas. «C’est un cercle vicieux, et ça crée des choses comme le spectacle de Kate et William», dit Nagata.

L’ex-journaliste se plaint également d’avoir été obligé de garder ses opinions pour lui et se dit heureux d’avoir retrouvé sa liberté de parole.

Dans une entrevue qu’il a accordée lundi à l’émission Daybreak à la radio de CBC, Kai Nagata se montre surpris de la réponse suscitée par son blogue. «J’ai eu plus d’offres d’emplois, de propositions de mariage, de courriels de politiciens et d’appels de personnes me proposant des projets durant les deux derniers jours que j’en ai eus durant ma carrière», a-t-il dit.

Selon Rhéal Séguin, chroniqueur parlementaire du Globe and Mail et président sortant de la Tribune de la presse, interviewé par La Presse, Kai Nagata a touché une corde sensible en exprimant les mêmes frustrations que plusieurs journalistes d’expérience.

Ce n’est pas l’avis de la journaliste du Vancouver Courrier Sandra Thomas, qui a publié lundi une réplique cinglante à son manifeste. Elle accuse le jeune reporter d’avoir un immense ego et de faire preuve de naïveté.

Nagata a pris la route vers l’Ouest. Il veut rentrer chez lui à Vancouver pour se reposer entouré de ses proches. Selon sa dernière publication sur son compte Twitter, il se trouve présentement à Détroit.

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Vincent GrouComparution de Julian Assange sur fond de menaces

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 publié le 12 juillet 2011 à 12 h 07

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a comparu mardi à Londres, dans le but d’éviter son extradition vers la Suède, où il fait face à des accusations de viol et d’agression sexuelle.

Cette audience, qui doit se poursuivre mercredi, se déroule sur fond de menaces proférées par la nébuleuse de pirates informatiques Anonymous. Selon le Guardian, le groupe se préparerait à perpétrer, mardi, le plus gros coup de son histoire.

Le quotidien britannique en veut pour preuve des messages publiés sur Twitter par @anonymouSabu, qui serait un membre important du réseau. Au cours des derniers jours, il a publié des messages comme celui-ci et celui-ci, qui annonçaient l’imminence d’une attaque de grande envergure.

Selon le Guardian, des forums de discussion ont laissé entendre que ces éventuelles attaques pourraient être en lien avec la comparution de Julian Assange. Toutefois, selon WikiLeaks, il s’agit d’une histoire amplifiée par le journal britannique afin d’influencer l’opinion des juges à la défaveur de Julian Assange.

Reste que la sympathie des Anonymous à l’endroit de WikiLeaks n’est plus à démontrer. Citons comme exemple les attaques envers les sites de Visa et de Mastercard, en décembre dernier, en représailles à leur décision de ne plus traiter les dons faits à WikiLeaks.

La police britannique visée?

Le Guardian souligne en outre que la cible des Anonymous pourrait être la police britannique, en réponse à l’implication de policiers dans le scandale des écoutes électroniques qui secoue actuellement la Grande-Bretagne.

Un consultant de l’armée américaine piraté

Les menaces pourraient également être liées au piratage de la firme de consultants Booz Allen Hamilton, qui compte l’armée américaine parmi ses clients. Anonymous a revendiqué le piratage des serveurs de la firme, lundi, et a publié des données confidentielles parmi lesquelles on retrouverait notamment les comptes de courriel et les mots de passe de quelque 90 000 membres de l’armée américaine. Cette attaque ne semble toutefois pas être liée à la comparution de Julian Assange. Elle semble plutôt liée aux récentes attaques visant à exposer les failles dans la sécurité de grandes firmes.

Fausses menaces? Diversion? Paroles en l’air? Pétard mouillé? Difficile de savoir à quoi s’attendre quand on a affaire à une nébuleuse dont les membres sont inconnus.

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