À Taïwan, il peut être risqué de jouer les critiques culinaires amateurs. Une blogueuse l’a appris à ses dépens. Après avoir écrit une critique négative sur un restaurant de la ville de Taichung, elle a été reconnue coupable de diffamation et a été condamnée à 30 jours de prison, à 2 ans de probation et à l’équivalent de 7000 $ en dommages et intérêts.

Son crime? Avoir affirmé sur son blogue que la nourriture y était trop salée, que le restaurant était insalubre (elle raconte y avoir vu des coquerelles) et avoir qualifié le patron de «tyran».

Selon le journal Taipei Times, qui rapporte l’histoire, le blogue en question a enregistré quelque 60 000 clics.

C’est le propriétaire du restaurant qui, informé de l’existence de cette critique par un client régulier, a décidé de poursuivre la blogueuse, nommée Liu.

Selon le juge de la Cour supérieure de Taïwan, Liu a fait preuve de calomnie en affirmant que la nourriture était trop salée en général, puisqu’elle n’a mangé qu’une assiette de nouilles et deux plats d’accompagnements.

Les commentaires sur la présence de coquerelles n’agacent pas le juge, puisqu’il s’agit selon lui d’un état de fait. Toutefois, les inspecteurs qui ont visité le restaurant estiment que les propos de Liu sur l’insalubrité de l’endroit étaient exagérés.

La décision est sans appel.

Un avocat interviewé par le Tapei Times, Huang Cheng-lee, rappelle aux blogueurs qui écrivent des critique culinaire d’être honnêtes dans leurs commentaires et leur suggère d’accompagner leurs textes de photos pour se protéger.

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