Billets publiés en juin 2011

Marie-Eve MaheuLa revue du web – 30 juin 2011

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 publié le 30 juin 2011 à 16 h 53

La revue du web

Barack Obama répondra aux questions posées sur Twitter

Le président américain invite les Internautes à participer à une séance de questions-réponses virtuelle le 6 juillet, à 14 h HE, a annoncé jeudi la Maison-Blanche. Les gens peuvent dès maintenant soumettre leurs questions sur l’emploi et l’économie via Twitter avec la mention #askobama. Barack Obama y répondra dans une vidéo diffusée en direct sur http://askobama.twitter.com et http://wh.gov/live.

WikiLeaks se venge de Mastercard

L’organisation de Julian Assange réplique au blocage bancaire de plusieurs institutions américaines, qui refuse que leurs utilisateurs transfèrent de l’argent à WikiLeaks, avec cette parodie de la publicité de MasterCard :

Google+, trop populaire?

Le trop grand engouement pour ce nouveau réseau social aurait forcé Google à suspendre, mardi soir, l’option permettant aux rares utilisateurs (qui y ont accès en primeur) d’inviter leurs amis à rejoindre le site. C’est Vic Gundotra, vice-président social de Google, qui en fait l’annonce sur son compte Google+. Pendant ce temps, des Internautes, voulant profiter de l’effet de rareté, ont mis aux enchères sur eBay des invitations privées.

Facebook promet une nouveauté pour la semaine prochaine

Est-ce une coïncidence? Deux jours après que Google eut dévoilé son projet de réseau social, le PDG et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, annonce que son entreprise lancera la semaine prochaine « quelque chose d’extraordinaire », possiblement dans le domaine du téléphone intelligent ou de la tablette numérique. Les rumeurs qui circulent sur les blogues spécialisés laissent entendre qu’il pourrait s’agir d’une application Facebook pour iPad, ou encore, d’une application pour partager des photos sur iPhone.

Visite virtuelle de la citadelle de Québec

Les Internautes peuvent maintenant découvrir les secrets de la citadelle de Québec à travers une nouvelle exposition virtuelle du Musée Royal 22e Régiment. Le site web présente l’histoire de cette forteresse, du régime français à aujourd’hui, ainsi qu’une carte interactive de l’endroit, un jeu pour enfants et une salle des médailles.

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Par courriel : marie-eve.maheu@radio-canada.ca

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Vincent GrouVisite royale : notre blogue en direct

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 publié le 30 juin 2011 à 9 h 31

C’est aujourd’hui que le Prince William et son épouse, Kate Middleton, entament leur visite de neuf jours au Canada. Nous couvrirons cette visite toute la journée sous forme de blogue en direct. N’hésitez pas à nous faire parvenir tout lien que vous jugeriez pertinent.

Les mises à jour les plus récentes se trouvent en haut de page.

16 h 15 : Ceci met fin à notre couverture en direct pour aujourd’hui. Bonne fin de journée!

15 h 45 : Le dossier de Radio-Canada.ca sur la visite royale est maintenant en ligne.

15 h 35 : Richard Palmer, alias @RoyalReporter, journaliste à l’Express, rapporte que « la foule criait « Kate, Kate, Kate » Ceux qui ont rencontré William criaient « On veut Kate » »

15 h 25 : Une autre vidéo montre l’arrivée du couple à Ottawa. Remarquez le nombre de personnes qui filment ou photographient la scène.

15 h 15 : À RDI, Marc Laurendeau parlait du toast non protocolaire porté par le président Obama en présence de la reine, en voici la vidéo :

15 h 00 : Cette vidéo, tout comme celle-ci et celle-ci, montrent l’arrivée du cortège royal à Ottawa.

14 h 50 : Les détails de la visite du couple à l’hôpital pour enfants Sainte-Justine, samedi, à Montréal.

14 h 45 : Le Huffington Post propose un album photo de l’arrivée du couple royal à Ottawa.

14 h 35 : Ce n’est pas tout le monde qui se réjouit de cette visite royale. Le Réseau de résistance du Québécois organise un rassemblement à l’hôtel de ville de Québec, dimanche, pour manifester contre la présence du couple princier au Québec.

14 h 25 :  Samedi, lors de son passage à Montréal, le couple princier fera un arrêt à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ). Pour l’occasion, l’Hôtel de l’Institut servira, en juillet un Menu royal, inspiré du menu qui sera offert à Kate et William.

14 h 15 : Pour un retour sur le mariage princier, consultez le dossier de Radio-Canada.ca Kate et William : Une romance moderne.

14 h 05 : Sur le site du minitère du Patrimoine canadien, on trouve le protocole à suivre lors d’une rencontre avec la souveraine et des membres de la famille royale. Sur le site officiel de la famille royale, on précise qu’il n’y a pas de code de conduite particulier, mais que la courtoisie est de mise.

13 h 55 : Les Canadiens sont invités à écrire un message au couple princier, sur le site officiel de la visite royale.

13 h 45 : L’avion qui transporte le couple vient de passer au-dessus d’Ottawa, rapporte @ottawasunjlong.

Photo : Jamie Long

12 h 05 : @MathieuNadon signale que la foule grossit, deux heure avant l’arrivée du couple.

Photo : Mathieu Nadon

11 h 50 : La visite royale est rapportée sur Facebook par le compte officiel La Couronne au Canada et sur Twitter par le compte tout aussi officiel @LaCouronneCa.

11 h 35 : Le premier ministre Stephen Harper a dévoilé hier un nouveau drapeau qui sera hissé à Ottawa lors de l’arrivée du couple princier. On peut le voir ici.

Photo : La Presse Canadienne/Gouvernement du Canada

11 h 05 : Comme on le mentionnait plus tôt, des dizaines de curieux attendent depuis des heures, à Ottawa, l’arrivée du couple princier. Certains d’entre eux vont tenter de leur offrir des cadeaux, comme cette toile qui représente le baiser du couple lors de leur mariage et photographiée par Jamie Long @ottawasunjlong de l’Ottawa Sun. Par ailleurs la foire aux questions du site Tournée royale 2011 explique ce qu’il advient des cadeaux officiels offerts au couple. Il est précisé que les Canadiens qui souhaitent leur offrir un présent doivent d’abord l’acheminer au gouverneur général.

Photo : Jamie Long

11 h 00 : Nos collègues de la CBC ont préparé un dossier sur la visite royale, où on trouve notamment cette carte interactive sur les différentes étapes de leur périple.

10 h 50 : Les Archives de Radio-Canada.ca proposent le dossier sur les visites royales au Canada de 1939 à 2005. 

10 h 35 : Les tenues vestimentaires des membres de la monarchie britannique, particulièrement celles des femmes, sont régulièrement scrutées à la loupe. Kate Middleton n’y échappe pas. Le blogue Princess Catherine Fashion Watch qualifie sa tenue portée aujourd’hui de style « hôtesse de l’air chic, ennuyeux et prudent ». Fashion Magazine souligne pour sa part que sa veste est une création du duo torontois Smythe.

10 h 25 : Sur Twitter, en plus de #visiteroyale et de #royaltour, les mots-clés #royalvisit et #WillKate sont également utilisés pour suivre les déplacements du couple.

10 h 10 : Notre arbre généalogique interactif vous explique la procédure de la succession au trône de la monarchie brittanique.

10 h 00 : Le site officiel du gouvernement canadien : Tournée royale 2011. On y retrouve entre autres l’itinéraire détaillé du couple princier et un album photo qui sera mis à jour tout au long de la visite. Pour l’instant, on peut voir des photos du prince William lors de précédents séjours au Canada, en 1991 et en 1998. Même chose pour la galerie de vidéos, où on trouve pour l’instant des vidéos de la visite de la reine Élisabeth II au Canada, en 2010.

9 h 45 : Toujours sur Twitter, le compte de Peter Hunt @BBCPeterHunt, correspondant de la BBC pour les questions de monarchie, s’impose. Je vous recommande également le compte de mon collègue Mathieu Nadon @MathieuNadon, qui couvre l’événement à Ottawa. Il a déja mis en ligne cette photo d’admirateurs qui, sept heures avant l’arrivée du couple, voulaient s’assurer d’être aux premières loges.

 

9 h 35 : Sur Twitter, les mots-clé pour suivre le périple du couple princier sont #visiteroyale en français et #royaltour en anglais. L’événement semble d’ailleurs générer davantage d’activité dans la langue de Shakespeare.

Avec Marie-Ève Maheu

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Marie-Eve MaheuLa revue du web – 29 juin 2011

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 publié le 29 juin 2011 à 21 h 49

La revue du web

Une histoire d’amour filmée avec un cellulaire

Très beau court métrage réalisé par le Britannique JW Griffiths, où deux amoureux, l’un vivant à Paris et l’autre à New York, se rencontrent à Londres. Splitscreen: A Love Story a été tourné uniquement avec un téléphone cellulaire Nokia N8. Le film a d’ailleurs remporté le Nokia Shorts Competition 2011.

En Chine, une photo retouchée embarrasse des politiciens locaux

Une image publiée sur le site web du comté de Huili, dans le sud-ouest de la Chine, a entraîné une avalanche de moqueries sur les médias sociaux. On y voit trois hommes visiter une route nouvellement construite. Le problème est que ceux-ci semblent flotter au-dessus du pavé. Les autorités locales se sont défendues, en expliquant que les trois politiciens étaient présents lors de l’évènement, mais que le photographe, insatisfait de ses clichés, a choisi de superposer les deux images, et que le résultat a été publié par erreur. La photo a été retirée, mais les dommages étaient déjà faits.

MySpace vendu pour 35 millions de dollars

Le réseau social, acheté il y a six ans par News Corporation pour la somme de 580 millions de dollars, vient d’être vendu à l’entreprise publicitaire en ligne Specific Media pour une fraction du prix. Un bon nombre des 400 employés de MySpace ont été mis à la porte dans la foulée de la transaction. Le PDG Mike Jones a aussi annoncé qu’il quitterait son poste d’ici deux mois, dans une note interne publiée par TechCrunch.

Les photos trouvées d’Hiroshima

Voyez sur le site du Devoir un fascinant diaporama d’images prises à Hiroshima après l’explosion de la bombe atomique qui a rasé la ville en une fraction de seconde, le 6 août 1945. Ces photos, découvertes au Massachusetts en 2000, sont exposées jusqu’au 28 août à New York, à l’International Center of Photography.

Éduc’alcool lance une version améliorée de son calculateur d’alcoolémie pour iPhone

Avec cette deuxième version de son application sortie l’hiver dernier, Educ’alcool vient corriger les principales lacunes soulevées par les utilisateurs. Il sera dorénavant possible, entre autres, de supprimer une consommation, de changer l’heure à laquelle elle a été prise et de modifier le type de boisson.

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La flottille internationale pour Gaza n’a pas encore pris le large,  mais déjà, on assiste à une véritable guerre de mots, sur Internet, entre les partisans et les opposants de cette expédition.

Du côté des partisans, Freedom Flotilla, site officiel de la flottille, tente de convaincre les internautes du bien-fondé de la mission. Sur le site, tout comme sur les pages Facebook et Twitter du groupe, on publie moult articles et communiqués qui expliquent la nécessité de la flottille ou qui accusent l’État hébreu de sabotage. Les responsables invitent par ailleurs toute organisation internationale indépendante à inspecter les navires.

Le ton est semblable sur le site Bateau canadien pour Gaza, où on retrouve, par exemple, un communiqué de la Fédération internationale des droits de l’Homme qui appuie l’expédition. Le site a également ses compes Twitter en français et en anglais, de même qu’une page Facebook bilingue.

La flottille bénéficie également de l’appui de groupes comme Witness Gaza et du mouvement Free Gaza.

Les opposants à la flottille ne sont pas en reste. Le groupe pro-Israël Stand With Us vient de lancer le site Flotilla Facts. Sous forme d’épreuve des faits, le site tente de démontrer que la flottille est composée d’extrémistes anti-Israël, plutôt que de travailleurs humanitaires pacifiques.

De leur côté, les autorités israéliennes sont très actives sur les réseaux sociaux, particulièrement sur le compte Twitter de l’armée et sur la page Facebook du premier ministre Benyamin Nétanyahou. On y retrouve, par exemple, des messages invitant les responsables de la flottille à acheminer l’aide humanitaire pour Gaza via les voies officielles. On y retrouve également des vidéos, comme celle-ci, qui explique, en arabe, le droit d’Israël de protéger ses frontières et qui remet en question la légitimité des organisations derrière la flottille.

On se souviendra que l’an dernier, l’État hébreu avait fait circuler nombre de vidéos sur la toile, dans un effort pour justifier son raid qui s’était soldé par la mort de neuf passagers de la première flottille.

Bref, rien de très nouveau dans les messages véhiculés de part et d’autre, mais ils continuent d’être martelés avec insistance sur les réseaux sociaux.

Israël prend ses distances d’une vidéo

L’État hébreu a par ailleurs pris ses distances par rapport à une vidéo critique de la flottille.

La vidéo montre un homme, vraisemblablement américain, qui dit militer pour les droits des homosexuels. Il affirme avoir contacté les responsables de la flottille en leur offrant de mobiliser des membres de sa communauté. Il ajoute avoir essuyé de leur part, sous le prétexte que « la participation de mon réseau LGBT ne cadrait pas avec l’intérêt général de la flottille ».

Or, comme l’a rapporté le Lede, l’homme, qui dit s’appeler Marc, est dans les faits Omer Gershon, un acteur israélien.

La supercherie a d’abord été signalée par le site propalestinien Electronic Intifada, qui soulignait notamment que la vidéo avait un style plutôt léché pour une production maison.

Electronic Intifada a par ailleurs indiqué qu’un employé du bureau du premier ministre israélien a été parmi les premiers à faire circuler la vidéo en ligne.

Le bureau de presse du gouvernement israélien, qui avait lui aussi fait circuler la vidéo, a publié un message dans lequel il affirme s’être fait duper par ce canular et présente ses excuses. Les autorités israéliennes ont également nié être derrière cette vidéo.

On ignore toujours qui a commandité cette vidéo. Comme l’explique Stoyful, de vifs échanges ont lieu entre des internautes qui affirment qu’il s’agit d’une supercherie et d’autres pour qui ce n’est pas un canular, mais plutôt une parodie.

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Nous vous parlions récemment d’histoires, aux États-Unis, d’ordinateurs volés puis retrouvés grâce à des logiciels antivol et aux réseaux sociaux. Ces logiciels ont certes bénéficié d’une belle publicité avec ces histoires, mais valent-ils la peine d’être achetés?

À la suite de la publication de cet article, nous avons reçu des témoignages d’internautes qui ont vécu des situations semblables.

Francis Soyez-Murrell

Fin novembre 2010, Francis Soyez-Murrell se fait voler son ordinateur portable dans un restaurant du pavillon Desmarais de l’Université McGill, à Montréal.

L’appareil est muni du programme TeamViewer 6, qui lui permet de prendre contrôle de son ordinateur à distance. Précisons que contrairement à Prey et à Hidden, mentionnés dans l’article précédent, Team Viewer 6 n’est pas spécifiquement conçu comme étant un programme antivol.

Le jeune homme s’arme donc de patience en attendant un signe d’activité sur son ordinateur volé. Ce qui se produit quelques semaines plus tard. Un homme est en train de converser avec quelqu’un d’autre sur Skype. Francis Soyez-Murrell demande à l’homme en possession de son portable d’être son « ami » sur Skype, ce qu’étonnamment l’homme accepte.

S’ensuit une discussion au cours de laquelle l’homme, confronté, se défend plutôt maladroitement, selon la victime, et affirme avoir acheté l’appareil dans un marché aux puces. Il refuse de le rendre à son propriétaire, met ensuite fin à la conversation et supprime le jeune homme de ses contacts.

Francis Soyez-Murrell a toutefois eu le temps de prendre des photos de l’homme et de recueillir des informations qui pourraient aider à l’identifier, comme son adresse IP et son adresse courriel.

Photo du suspect prise par Francis Soyez-Murrell

Muni de ces potentiels éléments d’enquête, il se présente au Service de police de la Ville de Montréal. Bien qu’admiratifs du travail effectué par le jeune homme, les policiers lui expliquent que comme il s’agit de démarches d’enquête, il devra venir témoigner, ce qu’il ne souhaite pas faire : « Ils ont dit que même s’ils le trouvaient, le pire qui allait se passer, c’est une conséquence comparable à une petite tape sur les doigts. »

Guy Ouellet, commandant  au Centre d’enquêtes Nord du Service de police de la Ville de Montréal, explique qu’il faut signaler le plus rapidement possible un ordinateur volé, et indiquer aux policiers s’il est muni d’un dispositif antivol. Ceux-ci pourront alors faire les démarches pour recueillir la preuve et, éventuellement, la présenter devant les tribunaux.

Il ajoute que des éléments de preuve recueillis par les victimes doivent être pris avec beaucoup de précaution. La personne qui utilise un ordinateur volé n’est pas nécessairement le voleur. L’appareil peut lui avoir été prêté, donné, ou il peut l’avoir acheté en toute bonne foi.

Benoît Dupont, directeur du Centre international de criminologie comparée (CICC) de l’Université de Montréal, explique que pour l’appareil judiciaire, le jeu n’en vaut pas la chandelle. « Non seulement il faut arrêter le suspect, mais ensuite il faut constituer une preuve qui va devoir être présentée par le procurer à un juge, de façon convaincante. Et c’est là que de nombreuses heures vont devoir être consacrées à la constitution de ce dossier. Et tout ce temps passé avec ces tarifs horaires qui sont assez prohibitifs vont faire en sorte que les organisations policières ne vont pas juger extrêmement prioritaire de consacrer du temps à ces dossiers  », dit-il.

Guy Ouellet confirme qu’un vol d’ordinateur est considéré comme un vol d’un bien de moins de 5000 $ et que ce type d’infraction se situe rarement au sommet des priorités d’un service de police.

Histoire semblable à Québec

Photos du suspect de Québec

Une histoire semblable est arrivée à un internaute de Québec, qui a préféré taire son identité. Quelque temps après s’être fait voler son portable, il le retrouve le site de vente aux enchères eBay.

Grâce à Spokeo, un service payant qui permet de savoir qui se trouve derrière une adresse courriel, il parvient à amasser une foule de renseignements sur le revendeur (qui n’est pas la même personne que le voleur) : son nom, son adresse à domicile ainsi que des photos de lui. Il trouve également des photos qui semblent indiquer que l’homme se spécialise dans la vente de matériel volé.

Il se présente lui aussi à la police avec ces informations, avec un résultat semblable à celui de Francis Soyez-Murell. Un agent de la police de Québec, se faisant passer pour un acheteur, entre en contact avec le revendeur et lui demande s’il est possible de voir l’ordinateur avant de l’acheter. Devant le refus de ce dernier, la police dit ne pas pouvoir aller plus loin.

L’histoire aura néanmoins une fin heureuse pour l’internaute. Il a racheté son ordinateur sur eBay et a pu se faire rembourser par le site après avoir enclenché une procédure de litige. Content d’avoir récupéré son bien, l’internaute regrette que la police ne puisse aller plus loin, en dépit d’une collecte d’informations précises.

Pas de service après vente

Ces deux histoires apportent de sérieux bémols à la pertinence d’équiper son ordinateur de logiciels antivol.

Benoît Dupont croit que ces logiciels peuvent créer un faux sentiment de sécurité chez les internautes : « C’est, dans une certaine mesure, de la fausse représentation, parce qu’on incite les gens à installer ces logiciels, tout en sachant pertinemment que la police va être relativement peu intéressée à assurer le service après vente, de récupérer l’ordinateur. »

 « Ils vous permettent de retrouver le présumé voleur, mais ne vous offrent pas le service après vente qu’est son arrestation. Cela revient à la police, qui n’a pas toujours les moyens de le faire ».

Le commandant Guy Ouellet estime en outre que les victimes pourraient être tentées de se faire justice elles-mêmes, ce qu’il leur déconseille fortement. Il encourage malgré tout les gens à déclarer un vol d’ordinateur, même si les chances de le retrouver peuvent être minces.

Pour sa part, Francis Soyez-Murrell croit que malgré son expérience décevante, s’il se faisait encore voler son ordinateur, il tenterait à nouveau d’identifier le voleur. Seulement, cette fois, souligne-t-il, la tentation serait forte de se tourner vers les réseaux sociaux pour récupérer l’appareil.

Entrevue avec Benoît Dupont

Voyez l’entrevue réalisée avec le criminologue Benoît Dupont, qui s’exprime entre autres sur les logiciels antivol, sur l’appareil judiciaire et les vols d’ordinateurs, sur la valeur des ordinateurs et de leur contenu.

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