Billets publiés le 20 mai 2011

Florent DaudensLa revue du web – 20 mai 2011

par

 publié le 20 mai 2011 à 15 h 17

La revue du webTwitter rend-il intelligent?

Nous vous parlions récemment de la discussion déclenchée par le directeur du New York Times, Bill Keller, à la question de savoir si Twitter rendait stupide. Un journaliste du quotidien, Nick Bilton, revient sur le sujet et publie dans la foulée une réponse de son patron.

Google contre le filtrage

Le président exécutif de l’entreprise californienne, Eric Schmidt, a affirmé son opposition au blocage de certains sites Internet.

Apple, une religion

Les produits de la marque à la pomme « stimulent la même zone du cerveau que l’imagerie religieuse chez une personne dévote », rapporte un documentaire de la BBC.

Wikipédia s’agite au sujet de Dominique Strauss-Kahn

La fiche en français consacrée à l’ancien directeur du Fonds monétaire international est l’objet de « discussions virulentes » au sujet de sa récente arrestation.

Un employé des services secrets américains se trompe de compte sur Twitter

L’arrivée récente des services secrets américains sur Twitter s’est accompagnée d’une bourde d’un employé qui a émis un commentaire personnel sur la chaîne Fox, en passant qu’il écrivait sur son propre compte.

Faire croire à la fin du monde

Plusieurs personnes sont convaincues que la fin du monde aura lieu demain. Le site Gizmodo propose d’en rire en organisant un concours sur la toile. Pour ce faire, il propose aux internautes de laisser des vêtements abandonnés, comme si le corps qui les portait avait soudainement disparu.

Pour me joindre :

Avec Vincent Grou

Les manifestations organisées vendredi dans différentes villes syriennes ont encore fait des morts, vendredi.  

Au moins 20 personnes auraient été tuées, selon les agences AFP et Reuters, qui citent l’Observatoire syrien des droits de la personne, une organisation humanitaire.

Il est toujours aussi difficile d’obtenir des informations précises sur la situation en Syrie, compte tenu de la présence limitée, voire inexistante, de journalistes étrangers au pays.

Les Syriens continuent de se tourner vers Internet et les réseaux sociaux pour rendre compte des manifestations dans les différentes villes.

Ainsi, des pages Facebook comme Syrian Free Press, The Syrian Revolution 2011, We Are Tall ou Syrian Revolution News Round ups continuent de publier de nombreuses vidéos ou informations sur les plus récents événements.

Mentionnons également quelques chaînes YouTube, comme anonymoussyrian, SyrianFreePress, AleppoRevolution11, SyrBouazizi, SHAMSNN ou UgaritNews.

Notons également des blogues comme Syrialeaks, qui tente, chaque jour, de réunir toutes les vidéos de manifestations qui ont été mises en ligne.

On y trouve des vidéos comme celle-ci, qui semble montrer des membres des forces de l’ordre en train de tirer à bout portant sur des manifestants, à Hama. Souvent les images présentées sont difficilement soutenables.

Le principal but de ces pages et de ces sites est de témoigner de la situation au pays. Les manifestants se disent que si les autorités empêchent les journalistes de faire leur travail, les internautes vont le faire à leur place.

Comme toujours, il faut prendre les vidéos ou les informations qu’on trouve en ligne avec beaucoup de prudence, car il est souvent difficile d’en vérifier l’authenticité.

Je vous rappelle que notre liste Twitter sur la Syrie est toujours pertinente dans les circonstances. Les suggestions de comptes à y ajouter sont toujours les bienvenues. Aussi pertinente que le dossier de Radio-Canada.ca Le monde arabe en ébullition.

Internet, arme à double tranchant

À lire dans ce contexte, la chronique de mon collègue Florent Daudens, qui fait état des mises en garde d’Amnistie internationale quant à l’utilisation des réseaux sociaux dans les mouvements de contestation. Tout en reconnaissant leur importance, l’organisme souligne que les régimes y ont aussi accès et qu’ils peuvent s’en servir contre les manifestants, par exemple en voyant les coups venir d’avance.

Pour me joindre :

vincent.grou@radio-canada.ca

Sur Facebook : http://www.facebook.com/surleweb

Sur Twitter : @vincentgrou et @SurLeWeb

Florent Daudens« Hacker » sa vie

par

 publié le 20 mai 2011 à 10 h 30

L’application Social Memories fait beaucoup parler d’elle ces derniers jours, surtout depuis que ses deux créateurs, Nicholas Felton et Ryan Case, viennent d’être embauchés par Facebook.

En quelques clics, cette application récupère toute votre activité sur ce réseau social pour en faire une sorte de livre virtuel. Et pour un peu plus de 25 $, on peut passer du virtuel au réel en commandant ce livre en version papier.

Les deux geeks sont allés plus loin avec Daytum, une application qui collecte les données des différents réseaux sociaux de l’utilisateur (Facebook, mais aussi Twitter ou Foursquare) et qui permet aussi d’entrer manuellement des informations avec son téléphone intelligent.

Leur embauche peut laisser croire que Facebook va travailler sur des façons d’agréger l’information partagée par ses utilisateurs.

Pirater sa vie

Mais au-delà de la visualisation des données, leur travail souligne une évolution certaine dans les relations sociales avec les réseaux sociaux. Car visualiser ses données sociales, c’est quantifier ses actions et relations virtuelles. Ainsi, Social Memories vous dira quel pourcentage de contacts masculins et féminins vous avez, qui vous répond le plus souvent, quel taux de réponse vous obtenez avec vos statuts, etc.

Certains internautes poussent cette rationalisation plus loin en s’adonnant au « Lifehacking ». En d’autres termes, s’appuyer sur des données informatiques sur son quotidien pour l’optimiser. Un journaliste du Wall Street Journal avait d’ailleurs signé un billet intitulé « Tout ce qu’Internet sait de moi (parce que je lui ai demandé) ». Foursquare pour la géolocalisation, Mint pour la gestion de son argent, Google pour ses recherches sur Internet, Last.fm pour la musique; tout y passe. On apprend ainsi quelle équipe de baseball il préfère (sans qu’il le précise) ou encore combien il a dépensé en nourriture chaque mois.

D’autres vont plus loin, comme Gordon Bell, ingénieur chez Microsoft, qui planche sur un projet pour archiver sa vie au complet. Il a même embauché quelqu’un pour colliger les traces de son existence. Ses courriels, les enregistrements de ses appels téléphoniques, toutes les pages qu’il a visitées, ses bulletins médicaux, les étiquettes des bouteilles de vin qu’il a bues, etc. Il s’est aussi équipé d’un appareil photo qu’il porte autour du cou et qui prend automatiquement des images de ce qu’il a devant lui toutes les 60 secondes – le tout s’ajoutant à ses archives.

Et vous, utilisez-vous des technologies pour rationaliser votre vie? Que pensez-vous de cette tendance?

Pour me joindre :