Billets publiés le 17 avril 2011

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En faisant l’analyse des sites Internet des partis politiques avec nos deux experts, Nathalie Berger (@nathalieberger), présidente d’Idéactif et d’Utilisabilité Québec ainsi que Guillaume Bouchard (@NVI), président de NVI, la conversation a dévié à quelques reprises vers les réseaux sociaux.

Si tous les partis affichent clairement les logos des principaux outils sociaux, comme Facebook et Twitter, qu’en est-il de leurs utilisations?

« Tu as une bouche et deux oreilles. Tu devrais écouter deux fois plus que tu parles. En ce moment, on est dans une situation où ils font juste jaser. Ça devrait être un boomerang. Pour le moment, c’est une grosse balle de baseball qui rentre à 100 km/h », soutient M. Bouchard.

Une affirmation qui rejoint les propos de Mme Berger qui souligne que les réseaux sociaux sont des canaux de diffusion à sens unique. Elle ajoute qu’il n’y a pas de réelles discussions entre les partis et les électeurs. « Ce sont les membres qui échangent entre eux, mais le parti ne répond pas ou peu. Quand on se lance dans les médias sociaux, il faut être prêt à jouer le jeu. Il me semble que si j’avais autant d’abonnés que ça, je twitterais plus. »

Le président de NVI n’hésite pas à aller plus loin. « Personnellement, de voir quelqu’un qui est unidirectionnel dans les réseaux sociaux, je préfèrerais qu’il ne soit pas là, parce que ça envoie un message un peu inverse. »

Les deux analystes mentionnent que les partis font un réel effort en étant présents sur les réseaux sociaux, mais qu’il reste encore beaucoup à faire au niveau de la communication avec les électeurs, notamment. Il ne semble pas, selon eux, y avoir de lignes directrices et de stratégies de fond avec les différents outils.

Que pensez-vous de la présence des partis politiques sur les réseaux sociaux? Avez-vous tenté de contacter ou d’avoir une conversation avec un chef sur Facebook ou sur Twitter?

Pour me joindre:

Carole AounLa revue du web – 17 avril 2011

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 publié le 17 avril 2011 à 16 h 01

La revue du web

La propagande 2.0

Le journaliste aux Années lumière Janic Tremblay s’est penché sur l’infiltration des médias sociaux par les politiciens, les entreprises et même le Pentagone pour vendre leurs idées.

Après Foursquare, voici Fearsquare

Rue89 trace le portrait du Fearsquare, nouveau réseau social anglais qui « permet à l’internaute de découvrir le nombre et la nature des crimes commis dans les lieux qu’il fréquente ».

Tout va pour le mieux dans le métro de New York

Le groupe We Are Change a tourné une vidéo dans laquelle les passagers d’un wagon du métro de New York sont invités à sourire et à prendre conscience des gens qui les entourent.

La cote de crédit des pays

Le Guardian propose une intéressante visualisation de la cote de crédit des pays par les agences Fitch, Moody’s et S & P.

Avec Vincent Grou

Pour me joindre:

Une campagne électorale, c’est fait de rassemblements partisans, de débats, de discours, de promesses… Une campagne, c’est également un terreau fertile pour les étrangetés qui circulent en ligne, comme des montages photo ou vidéo. Nous avons donc décidé de compiler ces curiosités de la campagne que nous vous présenterons de façon sporadique d’ici le 2 mai.

Depuis le début de la campagne, nous avons constaté qu’on retrouvait davantage de sites ou de vidéos satiriques qui prenaient pour cible le chef conservateur, Stephen Harper. Cette situation peut s’avérer bien embêtante quand on essaie de garder un certain équilibre…

C’était sans compter sur le « Rise Up! » (« Debout, Canada! ») lancé par le chef libéral, Michael Ignatieff. Cet appel arrive comme un cadeau du ciel pour les parodistes qui sévissent en ligne, tout en nous permettant de tendre à nouveau vers l’équilibre.

Rise Up!, l’originale

Voici, pour commencer, une version non trafiquée de l’appel du chef libéral :

Ignatieff en audition pour Parachute Club

Groupe pop torontois des années 1980, Parachute Club a connu un certain succès avec sa chanson Rise Up. Voici une nouvelle version de leur vidéoclip, à la sauce Ignatieff.

Ignatieff et Howard Dean : Même combat

L’appel du chef libéral est comparé au cri lancé par le candidat à l’investiture démocrate lors d’un discours en Iowa, en 2004. Ce cri avait à l’époque été l’objet de nombreuses parodies en ligne.

Ignatieff ressuscite les morts

Dans cette vidéo qui reprend des images d’archives de films d’épouvante, Michael Ignatieff utilise son « Rise Up! » pour se constituer une armée de morts-vivants qui iront voter pour lui le 2 mai.

Messe noire libérale

Pour continuer sur le même thème, vidéo qui compare l’appel du chef libéral à des incantations sataniques.

Wise Up Canada

Compilation de vidéos cocasses comparées à l’appel du chef libéral.

Retournons maintenant à notre programmation normale

Stephen Harper, ou Glenn Beck?

Vidéo où le chef conservateur prend les traits de l’animateur et polémiste conservateur américain Glenn Beck.

http://www.youtube.com/watch?v=DHb1ojtzJIs

Steve, il est temps de partir

John Roby interprète Steve It’s Time To Leave, à l’intention du chef conservateur.

C’est fini, Steve

Série de vidéos de femmes d’Hamilton qui rompent avec le chef conservateur.

Harper fait pleurer les gens

Vidéo qui reprend un extrait de la conférence de presse donnée plus tôt cette semaine par l’ex-ministre Helena Guergis, au cours de laquelle elle a eu peine à retenir ses larmes. On réalise ensuite que M. Harper semble faire pleurer bien des gens… D’autres vidéos semblables sur le site Operation Maple.

Ignatieff aime les vitamines, pas la chair de Yak

Une vidéo libérale en panjabi (voir l’originale ici) destinée à la communauté indienne est détournée avec des sous-titres complètement loufoques.

Harper est un robot

Le titre parle de lui-même…

C’est le printemps!

Hobo Wally et son groupe interprètent avec humour Spring has Sprung, hymne à l’actuelle campagne.

Stephen Harper « Bubble » Rap

Chanson hip hop contre le premier minister sortant, interprétée par The Belleville Ontario Bubble Rappers.

http://www.youtube.com/watch?v=VZJW2SwR-4U

Vous croisez une curiosité en ligne? N’hésitez pas à nous la signaler!

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Vincent GrouÉchangisme électoral

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 publié le 17 avril 2011 à 9 h 43

L’initiative a vu le jour en 2008, les échanges de votes sont de retour lors de la présente campagne.

Comme l’explique cette vidéo, il s’agit d’un système qui permet aux électeurs qui se trouvent dans une circonscription où la lutte est serrée d’échanger leur vote contre celui d’une autre circonscription où l’issue est incertaine. Par exemple, un électeur néo-démocrate qui se trouve dans une circonscription où il est possible pour le Parti libéral de battre les conservateurs pourrait proposer de voter libéral, à condition qu’en échange, un autre internaute vote NPD dans une autre circonscription.

Parmi les sites qui facilitent l’échange de votes, soulignons Vote Swap, qui donne la liste des circonscriptions où la lutte est serrée en Atlantique, au Québec, en Ontario et dans l’ouest.

D’autres sites tentent plus ouvertement d’éviter une majorité conservatrice, comme Pair Vote, Catch 22, et Project Democracy. Ce dernier mise davantage sur la mobilisation ciblée dans certaines circonscriptions que sur l’échange de votes.

L’échange de votes comporte des risques, puisqu’il fonctionne sur la base de la confiance. La seule garantie que l’autre électeur votera pour votre parti est donc sa parole.

En 2008, Élections Canada avait statué que l’échange de votes était légal. Soulignons d’ailleurs que Catch 22 est enregistré comme tiers auprès d’Élections Canada.

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