Billets publiés le 4 avril 2011

Vous êtes nombreux à avoir réagi aux propos du chef du Parti conservateur Stephen Harper qui a réitéré lundi son intention  « d’abolir le registre des armes d’épaule une bonne fois pour toutes » s’il est réélu.

Ce registre « traite les chasseurs et les fermiers comme des criminels », a affirmé le chef conservateur. Selon lui, il est « coûteux et inefficace ».

À ce sujet,  ma collègue Sophie-Hélène Lebeuf dans la série Épreuve des faits s’est intéressée aux coûts annuels du registre national. Il est également question de son utilisation par les forces policières. Pour l’année 2010, le registre a fait l’objet de plus de 5,1 millions de requêtes.

Une bonne majorité des internautes qui ont commenté notre article sont d’accord avec Stephen Harper et appuie sa proposition.

« ptitCastor » écrit : « Voilà qui sera une bonne ! Le registre est dispendieux et ne protège pas les citoyens.» Une idée partagée par « Gabriel Prémont » : « Il commence à être temps qu’on se débarrasse de cette grossière (et coûteuse, et inefficace) erreur qu’est le registre. »

« Concernant le registre des armes à feu à l’épaule, je suis entièrement d’accord que c’est du gaspillage d’argent. En plus, ça fait croire au monde que les chasseurs, cultivateurs, sont tous des criminels en devenir. Il serait de bon ton que d’autres partis s’intéressent à enlever cette étiquette de criminels potentiels. Les vrais criminels ont droit au  » présumé non coupable jusqu’à preuve du contraire « . Ce qui n’est pas admis pour les chasseurs et cultivateurs, car dans la tête des antiarmes à feu, c’est exactement le contraire qui se produit. Pour moi, c’est une atteinte à mes droits et libertés pour satisfaire les criminels. De toute façon, un criminel n’achète pas son arme chez un commerçant, il la vole ou l’achète sur le marché noir. Alors, foutez la paix aux citoyens honnêtes. »

-« rccola70 »

« Josblo » nous dit : « Une excellente décision que d’abolir ce registre. Ça n’a jamais empêché aucun criminel de se procurer une arme, et de toute façon, ça ne concerne que les carabines et fusils de chasse . Il y aura encore enregistrement des armes de poing, et ça c’est ben correct, même si ça ne sert pas vraiment à grand-chose non plus.»

Sans nécessairement partager les valeurs de Stephen Harper, d’autres internautes sont tout de même de son côté sur ce point, comme « cybertim» qui affirme : « Je n’aime pas Harper, je ne voterais pas pour lui, mais sur ce point, je suis totalement en accord ce registre tout comme tout contrôle des armes à feux n’a pas les vertus qu’on lui attribue. Ce que l’opposition croit, c’est-à-dire que ça peut réduire les crimes, c’est faux. On n’utilise pas des armes enregistrées pour en commettre et si ce n’est pas une arme à feu qui est utilisée, c’est autre chose. De plus, les armes enregistrées tuent pareil. Ce registre fut une grosse arnaque électorale qu’on paie toujours.

Même son de cloche de « prométantel » : « Je suis rarement d’accord avec Stephen Harper, mais en ce qui a trait aux armes à feu je l’approuve. Le fait que les automobiles soient enregistrées n’empêche pas les fous de la route de tuer! Ni les alcooliques de continuer à tuer! Ni les toxicomanes…etc. Ad nauseam!» 

Un autre point de vue

Mais, l’abolition du registre ne fait pas l’unanimité. Certains internautes expliquent l’enregistrement font partie du quotidien des citoyens. «Non, mais qu’est-ce qu’il a à paranoïer avec l’enregistrement de carabines? On enregistre nos véhicules, nos maisons, on est nous-mêmes enregistrés. Personne ne monte aux barricades contre l’immatriculation des autos, de la carte d’assurance maladie ou du cadastre municipale», indique « Leclodo ».

« Ford1926 » abonde dans le même sens. « Bon sang que les gens sont ‘chialeux’. Est-ce que c’est si difficile d’enregistrer une arme à feu? L’argument que la mafia n’enregistre pas ses armes ne tient pas la route. On le sait. Par contre, il y a combien de meurtres commis par des maris violents ou de détraqués qui en veulent à  la société? Moi je crois que si on peut rendre l’acquisition d’une arme impossible à des gens en pleine crise psychologique, c’est déjà  beaucoup de vies sauvées. Dawson, Polytechnique c’est déjà oublié par vous les opposants au registre ? »

Finalement, « Martin1913 » souligne que le débat est « totalement inutile et alimenté volontairement par un parti déconnecté de la réalité canadienne». « On ne remettrait plus ce registre en question, si ce n’était pas ces conservateurs qui essayent de nous inculquer leur idéologie rétrograde importée des États-Unis, idéologie qui ne correspond aucune aux valeurs de la majorité des Canadiens […] Comment se fait-il qu’on se fasse manipuler à ce point par un débat totalement déconnecté de la réalité canadienne concernant la liberté reliée aux armes? Ce n’est, il me semble, pas un droit essentiel que de posséder une arme au Canada, contrairement aux États-Unis. On est fiché dans de nombreux registres et personne ne remet en question l’existence de ces registres. Faire croire qu’on se préoccupe de la sécurité des gens et de leur liberté en désirant abolir le registre national des armes, c’est à mon avis carrément rire du monde. Je crois qu’on cherche de cette façon à nous détourner des vraies questions. »

De votre côté, êtes-vous d’accord avec l’abolition du registre des armes à feu?

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Carole AounLa revue du web – 4 avril 2011

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 publié le 4 avril 2011 à 19 h 11

Le retour d’Arnold Schwarzenegger

L’ancien gouverneur de la Californie effectue son retour dans une série d’animation à la télévision intitulée The Governator. Une série de bandes dessinées et un film sont également dans les plans Arnold Schwarzenegger. Un avant-goût de 3 minutes peut déjà être visionné en ligne.

Nouveau blogue du New York Times

Le quotidien New York Times fait le saut du côté de la plateforme Tumblr avec son blogue T on Tumblr  portant sur la mode.

L’inspiration de la rue

On trouve de tout dans la rue ou sur les trottoirs en se promenant. Sad stuff on the street répertorie des photos d’objets abandonnés ici et là.

Obama et le web

C’est dans une vidéo diffusée sur Internet que le président américain Barack Obama a annoncé qu’il sera candidat à sa propre succession en 2012. En plus de la vidéo, ses partisans ont reçu un courriel et des messages textes. Rappelons qu’en 2008, le web avait joué un rôle de premier plan dans la campagne d’Obama.

Avec Florent Daudens

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Vincent GrouLes dépenses électorales à l’heure d’Internet

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 publié le 4 avril 2011 à 15 h 07

Au cours des dernières années, Internet a changé la donne des campagnes électorales, obligeant notamment les partis à investir les réseaux sociaux. L’intemporalité, l’ubiquité de la toile et la présence d’outils conviviaux qui permettent au commun des mortels d’y faire du contenu de haute qualité soulèvent également des questions quant aux règles qui régissent les publicités électorales.

Comme on peut le constater dans les Curiosités de la campagne, une campagne électorale peut donner lieu à des créations de tous acabits sur la toile.

Si certaines de ces créations sentent l’amateurisme, d’autres sont exécutées avec un professionnalisme qui peut leur donner tous les airs d’une publicité électorale. En 2009, rappelons-le, un lipdub fait par une station de radio de Québec avait été considéré comme une publicité électorale par le Directeur général des élections. La station, qui avait refusé de retirer la vidéo d’Internet, avait été condamnée à une amende de 500 $.

Dans le cadre des élections fédérales, les productions qui circulent sur Internet sont assujetties aux mêmes dispositions de la Loi électorale du Canada que celles qui circulent sur d’autres supports : télévision, radio, journaux, pancartes, etc.

Les partis politiques qui produisent des publicités afin de les faire circuler en ligne sont tenus de les déclarer et de les comptabiliser dans leurs dépenses. Mais qu’en est-il des individus qui produisent du matériel (une vidéo en faveur ou contre un candidat dans une circonscription, par exemple) de façon indépendante? Si le coût de leur production dépasse 500 $, ils sont assujettis à la loi électorale et seront considérés comme des tiers. Il en va donc de leur devoir de s’informer et de s’enregistrer comme tiers auprès d’Élections Canada, si nécessaire, afin d’éviter d’éventuelles amendes.

Un tiers peut, par exemple, être un groupe de pression, un syndicat, une chambre de commerce, qui déciderait de militer pour un parti ou un enjeu de la campagne.

John Enright, porte-parole d’Élections Canada à Ottawa, précise que l’article 319 de la Loi électorale, qui porte sur les publicités, prévoit certaines exceptions. Ainsi, une vidéo produite avant le déclenchement de la campagne ne sera pas, en principe, considérée comme une publicité électorale.

Cette disposition est facile à appliquer pour des publicités télé ou radio, qui sont diffusées dans une grille horaire. Mais qu’en est-il de l’intemporalité d’Internet? « Le parti devra veiller à ne pas donner trop de visibilité à la vidéo en question », explique M. Enright. Un parti qui a produit une vidéo à saveur électorale avant la campagne devrait donc la retirer de son site ou de ses canaux officiels, comme sa chaîne YouTube, ou encore la déclarer et la comptabiliser dans ses dépenses.

Extrait de l’article 319

Il est entendu que ne sont pas considérés comme de la publicité électorale :

       a) la diffusion d’éditoriaux, de débats, de discours, de nouvelles, d’entrevues, de chroniques, de commentaires ou de lettres;

       b) la promotion ou la distribution, pour une valeur non inférieure à sa valeur commerciale, d’un ouvrage dont la mise en vente avait été planifiée sans égard à la tenue de l’élection;

       c) l’envoi d’un document par une personne ou un groupe directement à ses membres, ses actionnaires ou ses employés;

       d) la diffusion par un individu, sur une base non commerciale, de ses opinions politiques sur le réseau communément appelé Internet.

De leur côté, les réseaux sociaux tombent en partie sous l’exception d mentionnée plus haut. Mais qu’en serait-il d’individus qui auraient le mandat d’aller sur Twiter ou Fcebook pour y répandre le message d’un parti? « Ils seraient considérés comme des bénévoles qui téléphonent aux électeurs, le jour du vote, pour les inciter à aller voter », répond John Enright. Il ajoute que si ces personnes sont payées pour faire ce travail, les partis devront tenir compte de leur salaire dans leurs déclarations de dépenses électorales.

Comment la loi est-elle appliquée? Élections Canada n’a pas d’équipe qui surveille Internet à la recherche d’éventuels contrevenants. « Nous sommes un pourvoyeur de services, notre rôle est de mettre en place l’appareil électoral, pas de jouer à la police », explique Gilles Paquin, porte-parole d’Élections Canada à Montréal. L’organisme fonctionne donc sur la base de plaintes, souvent déposées par des partis adverses, indique M. Paquin, pour transmettre les dossiers au Commissaire aux élections. C’est ensuite ce dernier qui fait enquête et détermine s’il y a infraction ou non.

Pour me joindre :

vincent.grou@radio-canada.ca   

Sur Facebook : http://www.facebook.com/surleweb   

Sur Twitter : @vincentgrou et @SurLeWeb

Le Bloc québécois a lancé lundi sa plateforme électorale. L’occasion pour le parti dirigé par Gilles Duceppe de présenter une refonte de son site Internet.

Nous avons analysé les 195 pages du programme avec Wordle, un outil qui permet d’analyser visuellement le vocabulaire utilisé. Plus un mot est fréquemment employé, plus il est gros sur l’image.

Dimanche, le Parti libéral a lui aussi présenté son programme. Pour mémoire, voici le résultat avec Wordle.

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Florent DaudensDerrière le clavier de : Denis Coderre

par

 publié le 4 avril 2011 à 12 h 42

Twitter, Facebook et plus largement Internet forment en quelque sorte la trinité des candidats aux élections fédérales. Nous avons voulu en savoir un peu plus sur la façon dont ils s’en servaient. Jusqu’au 2 mai prochain, nous brossons donc leur portrait d’internaute en quelques questions.

Après Tony Clement et Olivier Adam, c’est au tour de Denis Coderre, député libéral sortant de Bourassa, de se livrer à cette entrevue. Il a répondu à nos questions sur Twitter.

Denis Coderre (@DenisCoderre) sur Twitter :

  • 25765 abonnés;
  • 2211 abonnements;
  • 13050 tweets.

Par ailleurs, vous avez été quelques-uns à vous joindre à cette entrevue sur Twitter autour du mot-clé #TwitEnt. Un extrait de vos réactions :

Notre série continuera au cours des prochains jours. Quel candidat aimeriez-vous que nous interviewions? Envoyez-nous vos suggestions!

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