Billets publiés en décembre 2010

Florent DaudensLa revue du web – 31 décembre 2010

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 publié le 31 décembre 2010 à 17 h 03

La revue du web

Quels mots vous ont marqués en 2010?

Nos linguistes attendent vos réponses sur Twitter : @RC_Langue.

Les mots à bannir en 2011

« Viral », « Fail », « Refudiate » ou encore Facebook et Google convertis en verbes; voici quelques-uns des mots qui apparaissent sur la liste compilée par CBC.

Le top 10 des images virales de l’année

Le dernier palmarès qu’on vous propose cette année.

Quelles sont vos résolutions technologiques pour 2011?

Pour Jenna Wortham, il s’agit d’être « un peu plus présente dans sa vie quotidienne ».

Newport, State of Mind

Vous avez peut-être entendu le tube du chanteur Jay-Z, New York State of Mind. En voici une satire version britannique.

La galerie des galeries

Pour les amateurs de photo, une sélection de plusieurs galeries de fin d’année.

Sur cette dernière revue de l’année, on vous souhaite un joyeux réveillon et surtout une bonne année 2011!

Pour me joindre :

Bruno MaltaisÀ surveiller sur le web en 2011

par

 publié le 31 décembre 2010 à 16 h 55

À quelques heures de la nouvelle année, que doit-on surveiller en 2011?

Les révélations de Wikileaks

Les fuites des derniers mois ont déjà fait beaucoup de bruit, mais il reste des dizaines de milliers de notes diplomatiques américaines à publier, et Wikileaks a déjà annoncé que d’autres fuites, concernant le secteur privé, seront révélées au cours des prochains mois.

De son côté, le fondateur Julian Assange devra faire face à la justice suédoise au sujet de présumées agressions sexuelles et, qui sait, des poursuites liées aux documents dévoilés par Wikileaks.

Facebook en bourse

Le demi-milliard d’amis Facebook pourraient bientôt avoir une valeur sur les marchés boursiers. On attend l’entrée en bourse du site de réseautage social depuis déjà quelques mois.

La guerre des tablettes

Même si l’iPad a déjà une longueur d’avance, plusieurs fabricants lanceront leur tablette en 2011, dont l’entreprise ExoPC, basé à Rimouski (Québec), et l’Ontarienne Research in Motion, fabricant du BlackBerry.

La multiplication des téléphones intelligents

Partout sur la planète, les téléphones mobiles occupent une part de marché de plus en plus importante. L’arrivée de téléphones à deux processeurs, qui rendra les appareils plus performants pour le multitâche, pourrait nuire aux ventes d’ordinateurs portables, et favoriser le développement d’applications pour téléphones et tablettes.

Les applications, une affaire d’or pour les développeurs

Avec une navigation sur le web qui passe de plus en plus par les applications, les développeurs continueront vraisemblablement de tenter leur chance pour trouver une application qui pourrait gagner le coeur des détenteurs de téléphone intelligent ou de tablette tactile. Car même à un dollar, lorsqu’on en vend un million…

Films et musique sur demande

Fini le temps où il fallait se rendre club vidéo pour louer un film, ou aller chez un disquaire pour acheter un album.

Que ce soit via TOU.TV, iTunes, Netflix ou autres, il est désormais possible de tout obtenir en quelques clics… et de les copier et recopier en quelques clics.

Les artistes québécois réclament d’ailleurs des redevances des fournisseurs de service Internet pour compenser les pertes qu’ils subissent en raison du téléchargement illégal de musique sur Internet, ainsi qu’une redevance pour les lecteurs numériques, comme c’est le cas pour les disques vierges.

Jusqu’à maintenant, le gouvernement conservateur a refusé d’imposer une nouvelle taxe aux Canadiens dans le projet de loi C-32, sur la réforme des droits d’auteur.

À la recherche du modèle économique numérique

Pendant ce temps, à peu près toutes les entreprises de presse tentent de trouver le moyen de produire des contenus rentables. Tandis que les ventes de journaux et de magazines imprimés continuent de baisser, les nouvelles tentatives s’avèrent peu efficaces.

Par exemple, le magazine américain Wired, qui a vendu en juin dernier 100 000 exemplaires en format numérique destiné au iPad, n’en a vendu que 23 000 en novembre dernier. D’autres exemples dans notre article.

N’en demeure pas moins que le milliardaire Richard Branson, à la tête de Virgin Group, a lancé à la fin novembre un magazine payant spécialement conçu pour l’iPad (The Project), et Rupert Murdoch, qui dirige l’empire News Corp, s’apprête à lancer un quotidien (The Daily) pour la tablette d’Apple.

Même constat du côté des journaux.

Selon la firme Nielsen, les sites du Times et du Sunday Times auraient perdu 88% de leurs lecteurs depuis que les internautes doivent payer pour accéder aux contenus.

Reste que le New York Times facturera très bientôt ses lecteurs sur son site Internet au-delà d’un certain nombre d’articles consultés.

Les Canadiens, futurs testeurs de Google ?

Enfin, s’il n’en tient qu’au directeur canadien de Google, les Canadiens seraient parmi les premiers à tester les innovations de l’entreprise, comme Google Voice et Google TV, qui sont seulement disponibles aux États-Unis pour le moment. Les détails dans cet article.

Et vous, que surveillerez-vous sur le web en 2011?

Pour me joindre :

Les Canadiens, futurs cobayes pour les nouveautés Google?

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 publié le 31 décembre 2010 à 16 h 48

Les utilisateurs canadiens de Google se sont habitués à devoir attendre avant que les nouveautés du géant de l’Internet ne soient disponibles au nord de la frontière.

Mais s’il n’en était que de Chris O’Neill, les Canadiens pourraient éventuelle devenir les premiers à expérimenter avec les nouveaux jouets en ligne de la firme américaine.

Directeur des activités canadiennes de Google depuis septembre, M. O’Neill admet entendre souvent la même rengaine des Canadiens qui aimeraient utiliser des services comme Google Voice ou Google TV, qui ne sont, pour l’instant, disponibles qu’aux États-Unis.

« Ma vision pour le Canada est un renversement complet de cette tendance, ce qui signifie que le Canada pourrait devenir un lieu privilégié pour l’innovation et que nous pourrions y tester nos produits en premier lieu », a indiqué M. O’Neill lors d’un récent entretien.

Le Canada est un bien plus petit marché que les États-Unis en ce qui a trait à la population et à la base d’utilisateurs potentiels, alors il est souvent oublié lorsque de nouveaux produits sont déployés.

Et, même si les utilisateurs web canadiens ont démontré qu’ils étaient prêts à adopter de nouvelles technologies, les entreprises canadiennes sont plus lentes à s’adapter, a indiqué M. O’Neill.

« Je ne cesse d’être étonné par les consommateurs, et du côté des entreprises, nous commençons à observer une reprise [...] mais pas à la vitesse à laquelle les consommateurs changent, alors l’écart continue à se creuser », a-t-il noté.

« J’ai d’abord constaté que les occasions d’affaires au Canada étaient bien plus importantes que je ne le croyais — et je m’attendais à ce qu’elles soient énormes. Je crois qu’il y a une énorme quantité de bons côtés au fait que les entreprises doivent rattraper les consommateurs, et qu’il est possible de libérer un peu plus de créativité sur le web. »

Selon M. O’Neill, la différence est claire lorsqu’on compare les marchés américain et canadien et la façon dont l’innovation technologique y surgit.

« C’est la disette au chapitre des commerces électroniques ici, et le niveau de qualité des commerces électroniques est faible, a-t-il estimé. Nous sommes loin derrière, ici, au Canada, alors je suis déçu de l’expérience. »

Les entreprises pourraient réussir à suivre les technophiles canadiens en leur permettant de tirer le meilleur des technologies qu’ils aiment utiliser.

« J’aimerais voir les détaillants penser de différente manière, plutôt que de craindre et de tenter d’éviter les expériences et les comportements des consommateurs. Ces derniers ne font pas qu’expérimenter, ces comportements sont en train de devenir courants », a observé M. O’Neill.

Selon lui, donner un accès Wi-Fi aux consommateurs serait une excellente façon d’attirer les consommateurs dans les magasins, même si cela signifie qu’ils peuvent utiliser cette technologie pour « visiter » la concurrence.

« Devinez quoi, les consommateurs vont le faire de toute façon, alors peut-être qu’il vaudrait mieux faire preuve de confiance et livrer aux consommateurs ce qu’ils attendent. »

Pour ce qui est de savoir quand les Canadiens auront accès à Google Voice, M. O’Neill ne peut pas le dire.

Ce service gratuit s’est avéré très populaire aux États-Unis. Il assigne un numéro de téléphone spécial et permet à ses usagers de rediriger les appels à différentes lignes – à la maison, au travail ou au cellulaire, ou encore faire sonner les trois en même temps pour un même appel – tout dépendant de qui appelle ou du moment de la journée.

Google Voice transmet aussi par courriel des versions automatiquement retranscrites de messages vocaux et permet de faire des appels interurbains à faibles coûts, d’envoyer gratuitement des messages texte, ou de faire entendre un message personnel selon la personne qui appelle.

Pour l’instant, les Canadiens ne peuvent qu’entendre parler de Google Voice, sans l’expérimenter.

« Les gestionnaires de produits sont très conscients que la demande est adéquate au Canada, a précisé M. O’Neill. `On me pose cette question tout le temps, mais je n’ai simplement pas de réponse. »

La Presse canadienne

À 15 h 45, je serai à l’émission Désautels, à la radio de Radio-Canada, pour faire le tour de quelques applications pour téléphones et autres appareils intelligents.

Avec environ 300 000 applications recensées du côté d’Apple, 100 000 du côté de Google (comme me le signale @merlinregisle site AndroLib avance le chiffre de 200 000) et quelque 10 000 du côté de Research in Motion, cette sélection ne se veut pas exhaustive. La plupart sont gratuites et fonctionnent sur différents types d’appareils, mais plusieurs sont en anglais.

Voici la liste de ces applications :

  • Pour le goût

La Société des alcools du Québec : permet de trouver la succursale la plus proche, d’avoir des détails sur le vin et d’accorder les mets et les vins.

SocialGrapes : une application collaborative pour noter les vins. Nos collègues de Triplex en ont parlé ici.

L’atelier cocktail : pour les mojitos et autres boissons.

Éduc’Alcool : pour mesurer son taux d’alcoolémie et, si besoin, appeler un ami ou un taxi, ou encore prendre les transports en commun.

Epicurious : pour quelques idées recettes.

  • Pour les autres sens

Shazam : pour trouver le titre d’une chanson simplement en en enregistrant un extrait.

Soundhound : permet de son côté de fredonner une chanson pour l’identifier.

mSpot : pour mettre sa musique en ligne et l’écouter n’importe où.

Office national du film : des centaines de films disponibles gratuitement

Netflix : pour regarder des films diffusés en diffusion continue, à condition d’être abonné à ce service.

Instagram : une application pour prendre des photos avec son téléphone, les retoucher avec des filtres et les partager sur ses réseaux sociaux préférés.

  • Pour appeler la famille au loin

Skype : permet des appels gratuits vers un autre appareil équipé du même logiciel. Aussi avec vidéoconférence.

Fring : pour appeler sur Skype, mais aussi pour se connecter à d’autres logiciels comme MSN Messenger.

Viber : pour appeler quelqu’un gratuitement, à condition qu’il dispose lui aussi du logiciel.

  • Pour jouer les érudits

Google Goggles : pour obtenir des informations sur une bouteille de vin, un monument, un livre et autres, simplement en photographiant l’objet. Peut aussi traduire un texte pris en photo.

Le Littré : dictionnaire gratuit, consultable sans connexion.

Le conjugueur : pour manier le subjonctif et tous les autres temps avec brio.

Learning English With The New York Times : pour ceux qui ont pris la résolution de perfectionner leur anglais, cette application propose des leçons interactives à partir d’articles du quotidien.

  • Pour lire les nouvelles le lendemain

Le site mobile de Radio-Canada

RDI en direct : comme son nom l’indique

Flipboard, Pulse ou TwitterTimes : une sélection d’articles partagés par votre réseau Twitter ou Facebook

Instapaper ou Read It Later : pour sauvegarder un article afin de le lire plus tard, même sans connexion à Internet.

Feedly : une suggestion de Matthieu Stréliski, qui permet d’organiser les articles glanés par Google Reader et par Twitter.

Ma confrère Gina Desjardins a aussi fait une sélection pour l’émission Du côté de chez Catherine.

Sur Twitter, Raphaël Sebbe nous suggère Prizmo, une application de son crû pour numériser des documents. Cette application dispose d’une fonction de reconnaissance des caractères.

Et vous, avez-vous quelques coups de coeur ou suggestions?

Pour me joindre :

Une étude de Pew Research Center révèle que près des deux tiers (65 %) des internautes américains ont payé leurs téléchargements de musique, films et autres contenus en 2010.

Comme le relate notre article sur la question, le fait que les gens soient prêts à payer pour des contenus vient bousculer la perception selon laquelle les internautes recherchent seulement des contenus gratuits, indique l’enquête.