J’ai à peine eu le temps de poser mes valises à Canmore (je suis arrivée tard lundi soir) que me voilà repartie pour Whistler où se tiennent les Championnats canadiens.
Ce n’est pas toujours évident de prendre part aux Championnats canadiens après une longue saison de Coupe du monde, mais ça permet de retrouver tous les coéquipiers et d’accumuler des points FIS. Dans mon cas, c’est dans les épreuves de vitesse que je veux faire le plein de points afin d’avoir un meilleur numéro de dossard en Coupe du monde.
Si j’accumule 500 points, je partirai tout juste après les 30 premières. Si je réussis à me hisser dans le top 30, alors là, je m’élancerai après les 15 meilleures. C’est vraiment mon objectif pour l’an prochain de me rendre à 500 points.
Je ne suis jamais très loin, autour de 400, mais je dois vraiment pousser encore plus pour optimiser mes chances dans les épreuves de vitesse. Quand tu pars loin, c’est plus difficile mentalement et physiquement parce que tu courses sur une piste plus endommagée, sans parler de l’obscurité qui s’installe parfois. Alors, ce n’est vraiment pas évident de sortir un bon résultat.
Pour se retrouver dans les points FIS, il faut avoir de la graine de mathématicien. C’est tout un calcul qui dépend du nombre de participants dans une course, du palmarès de ceux qui finissent dans le top 10, de la longueur du parcours, de l’avance du gagnant et de son nombre de points FIS. Bref, ce n’est pas facile de s’y retrouver.
Si je reviens sur ma saison en Coupe du monde, c’est sûr que je n’ai pas obtenu les résultats auxquels je m’attendais. J’ai eu beaucoup de sorties de piste, j’ai raté de belles occasions. Malgré tout, mon ski s’est vraiment amélioré. J’ai fait un gros pas en avant et je sens que je suis sur la bonne voie. Les résultats n’ont pas suivi. Mais des fois, ça fait partie du processus de progression. Je ne suis pas nécessairement contente de mes résultats, mais de ma progression oui. C’est excitant pour l’an prochain.
J’ai surtout appris qu’il ne fallait pas que je panique si je n’ai pas une bonne descente. Lors de quelques courses, je n’avais pas de bonnes sensations, pourtant, j’étais très rapide et je ne commettais pas d’erreurs. Comme j’attaque toujours, ça peut m’aider dans l’avenir.
Si je compare à l’an dernier où j’avais eu une super saison avec mon premier podium et plusieurs top 10, c’est assez similaire. Cette année, je suis quand même passée très près du podium avec ma 4e place en slalom à Ofterschwang, et j’ai réussi encore plusieurs autres résultats dans le top 10.
C’est certain qu’après la saison 2011-2012, j’avais mis la barre haut. Mais cette 4e position en Allemagne m’a vraiment ravie. J’étais contente d’avoir un résultat qui démontrait ce que j’étais capable de faire. À la deuxième manche, j’ai vraiment bien skié, tout était parfait. Alors, ça ne me dérangeait pas de passer si près du podium. C’est sûr que c’était l’un de mes objectifs cette saison, mais ce n’est pas la fin du monde, il me reste encore plusieurs années.
Par contre, j’ai reçu toute une tape dans le dos aux finales de la Coupe du monde à Lenzerheide.
L’Italien Andrea Massi, l’entraîneur de Tina Maze, la gagnante du grand globe de cristal, m’a dit que, selon lui, je figurais parmi les six meilleures skieuses en slalom géant et en slalom. Difficile de demander mieux comme encouragement quand les autres entraîneurs remarquent ta progression.
Après les Championnats canadiens, je passerai un mois avec mon copain (le skieur américain Travis Ganong) en Californie. Nous allons faire du ski hors piste et peut-être du vélo de montagne dans le désert de Moab.
Du ski pour des skieurs, ça ne rime pas trop avec vacances. Mais cette fois, c’est vraiment pour notre plaisir. Et puis, ça ne se compare en rien avec les pistes damées et injectées de la Coupe du monde. Nous sommes dans le milieu de nulle part, sans remonte-pentes et sans âme qui vive. J’apprends aussi à aimer la poudreuse, ce qui n’est pas évident pour une fille du Québec habituée aux pistes dures et glacées.
Début mai, ce sera le retour au travail avec deux camps de ski d’une semaine à Sunshine. Il est rare que nous ayons l’occasion de faire du ski au Canada. Ce sera agréable. Nous allons en profiter pour tester de l’équipement et faire différents exercices.
Notre entraînement estival sera similaire à l’an dernier, avec deux camps en Suisse et un en Nouvelle-Zélande. L’an dernier, les entraîneurs avaient choisi le plongeon comme nouvel exercice pour développer nos habiletés. Cette année, ce sera des cours de zumba… ce qui sera très bon pour améliorer ma souplesse!
Je vous promets une petite vidéo de mes cours de danse durant l’été!

















