Enfin! Je suis à la maison pour environ un mois, ça fait du bien. Peut-être que je ferai une petite escapade dans le sud, du côté de Riviera Nayarit sur la côte ouest mexicaine, question de faire un peu de surf. Mais je n’ai rien réservé encore.
Comme le reste de l’équipe de bosses, j’ai un petit faible pour le surf. Peut-être parce que c’est tout le contraire des bosses puisqu’il n’y a aucun choc sur le corps. Tout ce que tu as à faire c’est de relaxer dans l’eau et d’attendre ta vague!
Je n’ai pas vraiment eu le temps de souffler depuis la fin de la saison de la Coupe du monde. La semaine dernière, à Whistler, j’ai fait mon premier tournage en vue des Jeux olympiques. Il s’agit de capsules qui seront diffusées pendant les Jeux, mais je n’ai pas vraiment le droit de dévoiler quoi que ce soit.
J’ai également fait plusieurs séances de photos en ski et en civil, que l’on pourra voir dans des journaux ou sur des édifices.
Mark McMorris (surf des neiges), Rosalind Groenewoud (ski acro/demi-lune) et ma coéquipière Justine Dufour-Lapointe étaient également de la partie.
Ma saison s’est bien conclue, il y a deux semaines à Val Saint-Côme, avec le titre canadien en simple. En revanche, d’un commun accord avec mon entraîneur, je n’ai pas participé à l’épreuve en parallèle. La neige était vraiment molle et nous ne voulions pas prendre de risques inutiles. D’ailleurs, mon coéquipier Simon Pouliot-Cavanagh s’est blessé à un genou à l’entraînement. Heureusement, il a eu plus de peur que de mal!
Je suis très content de ma saison, et surtout de ma fin de saison. Ce dont je suis le plus fier, c’est ma victoire en simple aux Championnats du monde. C’était vraiment cool. Comme cette compétition se déroule tous les deux ans, les skieurs poussent toujours un peu plus fort. Même moi, je suis sorti un peu de mes limites avec deux gros sauts et une descente très rapide. Je suis content d’avoir réussi LA descente au bon moment. Ça m’a prouvé que je pouvais skier sous pression, et j’en suis vraiment fier.
Oui, Alex a dit des choses contre les juges aux mondiaux et il a gagné les trois dernières Coupes du monde, mais j’ai bien skié à ces trois courses et je suis passé près de gagner. Toute cette histoire est derrière moi. J’ai tourné la page sur cet épisode et je suis prêt à me concentrer sur la prochaine saison.
Mes globes de cristal représentent aussi tout un accomplissement. Je ne peux pas dire que j’apprécie moins celui-là que le premier. L’an passé, c’était vraiment spécial de tenir les petit et gros globes pour la première fois. C’est comme gagner la Coupe Stanley deux années de suite, ça n’arrive pas souvent dans une carrière.
Alors, je suis tout aussi ravi. Ça montre que je me suis bien entraîné durant l’été et que tout va dans la bonne direction.
Par contre, à ce rythme, je vais devoir penser à faire installer un second foyer!

Mes globes
Je reprendrai le collier le 10 mai avec un camp et des tests physiques à Kelowna et à Whistler.
Durant l’été, je veux corriger mes petits défauts techniques. Parce que je veux que toutes mes descentes à Sotchi soient parfaites. Je ne veux pas faire d’erreur, je veux avoir une bonne vitesse et je ne veux pas sortir de ma zone de confort pour être certain d’aller chercher une médaille… celle d’or. C’est surtout sur ces points-là que je vais me concentrer.
Il y a beaucoup de skieurs qui vont prendre des risques aux JO et peut-être que ça ne pardonnera pas avec le changement de température. C’est une piste où tu peux être super rapide, mais il faut rester dans sa zone de confort.
Quand j’ai gagné la Coupe du monde à Sotchi, en février, je ne suis jamais sorti de ma zone de confort. En fait, c’est très rare que j’en sorte. Parfois, je dois le faire si je sais qu’un adversaire a réussi une superbe descente. À Sotchi, j’ai voulu skier comme si c’était les Jeux. L’an prochain, je veux donc répéter la même chose, mais en étant encore meilleur techniquement.
Il ne faut pas se méprendre, la zone de confort, ce n’est pas là où tout est facile. C’est là où je suis en contrôle, même si je vais très vite. Je dois être alerte et me rendre en bas avec cette vitesse-là. Donc, je ne prends pas de risques qui vont faire en sorte que je vais réussir 1 fois sur 5. En fait, il s’agit de skier sur la ligne sans jamais la dépasser pour ne pas perdre le contrôle.
J’essaie juste de trouver la stratégie pour être assez vite afin de remporter cette fameuse course olympique.
Outre ma technique, je veux aussi travailler sur mes atterrissages. Par contre, je n’ajouterai pas de nouveaux sauts à ma liste. Déjà, je fais les deux plus gros homologués par la Fédération internationale de ski. Alors, tant que la FIS ne modifiera pas ses règles, je conserve mes deux valeurs sûres, mon périlleux avec deux vrilles en haut et mon 1080 désaxé en bas. Même que selon la compétition, le 720 peut suffire!
Bon été!









